« Miracle! » le 8 janvier 2026

Oui, je sais, il ne faut pas croire aux miracles… Mais quand même, parfois on doute! Jugez-en plutôt. Vous vous souvenez que j’ai dû abandonner la mise en ligne des photos de l’article précédent (et de la suite!) car j’avais « perdu » le disque d: de mon ordinateur. Deux informaticiens ont pris la main à distance, ce jour-là, et m’ont confirmé qu’il avait disparu, sans doute par bug électronique, et qu’il allait falloir le sortir et essayer de récupérer les données, avec peu de chance d’y parvenir (10% selon l’un de ces professionnels). C’était le 7 janvier. Vous imaginez mon découragement! Car il n’y avait pas que les photos : tous mes dossiers professionnels et personnels, également. Or hier, vers midi, alors que je commençais à reprendre grâce aux envois par courriels certains fichiers urgents, j’ai vu brutalement réapparaître d:/ Je n’en croyais pas mes yeux et ai timidement essayé d’ouvrir un fichier… Réussi… Un autre… Idem. Eh oui, tout est revenu!

Alors, je vous dois ces photos, n’est-ce pas? Les voici donc, avant que la tempête de ce jour ne les fasse envoler à nouveau…

D’abord, la Dame Océane, qui protège les marins (et les ordis?)

Le dernier regard sur le port, après la disparition du Char de Phoebus…

Malgré la faible luminosité, les pignots sont encore bien visibles sur le Bassin.

Ah oui, j’oubliais! Tout le monde ne maîtrise peut-être pas la langue locale? Les « pignots », ce sont ces « piquets » qui parsèment le Bassin.

« Eléments indissociables des paysages du Bassin d’Arcachon, ces grands piquets de bois « plantés » en ligne ou en carré dans l’eau sont dénommés « pignots » (on prononce le T !), du gascon « pinhòt », terme désignant un jeune pin maritime. Dans le nord du Bassin vous pourrez également entendre parler de « lattes » pour désigner un pignot. Jeunes troncs d’arbres ébranchés et plantés sur le fond sablo-vaseux, ils servent à délimiter et à signaler les parcs. Le pin n’étant pas pérenne dans l’eau, on lui préfère aujourd’hui le chêne ou le robinier faux-acacia. » (source)

En recherchant des textes qui évoqueraient ces pignots, j’ai trouvé sur ce beau blog, Aquarêve, que je vous invite à visiter, ce poème d’Alain Pujol, illustré par cette aquarelle.

« 

Le chemin du retour s’effectue entre chien et loup. Expression qui me parle… Une idée pour un prochain article! Et il fait bien sombre quand je découvre que la Tour Javal, précédemment présentée, est devenue écran géant pour des projections lumineuses…

Au revoir, Arès (non, pas toi, le Dieu, mais toi, ce bourg charmant)… En route vers Bordeaux. Mais il me reste une belle surprise sur le trajet. Que je vous narrerai bientôt…

Arrêt à Arès. 3. Le port ostréicole

Arès a fêté ses 170 ans d’existence, et un blog a été consacré à son histoire. Si cela vous intéresse, vous pouvez le lire ici. Mais pourquoi ne remonter que sur 170 ans? Car l’habitat sur ces lieux est attesté depuis bien plus longtemps. En tout cas signifié par écrit dès le 13ème siècle. A cette époque, Arès appartenait à la Baronnie de Blanquefort. L’article de Wikipedia est assez fourni et, semble-t-il, assez rigoureux. A lire donc également. Mais cela ne répond pas à la question initiale. Pourquoi 170 ans? C’est que le hameau n’était pas indépendant. A la Révolution une commune fut créée, regroupant Andernos et Arès. Et ce n’est qu’en 1851 qu’Arès devint une commune autonome. Le petit port que nous voyons maintenant n’a rien à voir avec ce qu’il fut jadis. Port de commerce, puis port animé par le tourisme dès la fin du 19ème siècle, il est devenu ce port ostréicole au charme certain que je vais vous emmener visiter…

Cette photo n’est pas géniale, j’en conviens. Mais je l’ai publiée car on y voit une affiche, sur le premier mur à droite. Il y en a sur presque toutes les façades : elles présentent l’ostréiculteur qui occupe ces lieux et y travaille.

Comment donner une identité spécifique à ces édifices construits sur le même modèle ou presque? D’abord par la couleur. Vous voyez ici du jaune, du vert, et il y a aussi du bleu… Ensuite, parce que certains ont une fonction de « lieu de dégustation ».

Chers lecteurs, chères lectrices,

Vous ne verrez malheureusement pas les dernières photographies destinées à cet article. En effet, je viens de perdre le disque d: de mon ordinateur, sur lequel elles étaient stockées…
Je vous dois cependant la réponse à deux questions posées dans le premier épisode de cette série.

  1. La petite construction ornée de cygnes et de canards abrite un distributeur… d’huîtres! Vous pourrez le voir sur cette vidéo de la Maison Pasquet, qui le gère

2. La statue que l’on apercevait de loin est « La Femme Océane », du sculpteur Dominique Pios.

« Élément incontournable du port ostréicole, « La Femme océane », une statue en bois de niangon (du Cameroun) réalisée en 1997 par le sculpteur arésien Dominique Pios, trône au beau milieu des darses. Pour mémoire, cette œuvre d’une hauteur de 4,30 m avait nécessité 600 heures de travail. Symbolisant l’eau, elle est reconnaissable par ses formes arrondies. »

Très abîmée par les éléments, elle a été restaurée dernièrement. Pour en savoir plus sur cet artiste arésien, voici son site : https://dominiquepios33.wixsite.com/pios

Vous ne verrez donc pas non plus les dernières photographies sur le chemin de retour, ni la projection nocturne sur la tour qui vous a été présentée au début de cette série… Je vous prie de m’en excuser…

Arrêt à Arès. 2. Les Prés Salés

Pour vivre une partie de l’année non loin de la Baie de Somme, je connais bien les Prés Salés. Mais si j’en ai reconnu certaines spécificités lors de la visite à Arès, des différences notoires m’ont frappée. Je ne compte cependant pas vous faire un exposé sur celles-ci, mais plutôt vous inviter à pénétrer dans l’ambiance tout à fait sereine de cette fin d’après-midi du 25 décembre 2025…

Ici, pas de huttes qui montent ou descendent avec la marée, mais des embarcations échouées deci-delà.

Cela fait plus de 40 ans que cette réserve naturelle a été créée, et elle s’étend sur 330 hectares, dont deux tiers de prés salés.

Partons donc pour une promenade dans cet espace éclairé par les rayons du couchant, ce qui vous permettra de critiquer les contre-jours de mes photos!

La zone encadrée en noir est celle que j’ai pu observer. En effet, vu l’heure tardive, et sans disposer d’un second véhicule qui pourrait attendre de l’autre côté, un demi-tour a dû être effectué au niveau de la passerelle.

Les lignes explicatives sont extraites du site « Réserve naturelle du littoral« .

« L’est du site offre un paysage façonné par l’homme avec des réservoirs à poissons créés à partir de 1835. On les longe depuis la digue en quittant le port ostréicole d’Arès. Abandonnés depuis des années, la végétation les avait peu à peu envahis avant que des travaux de réouverture des milieux soient réalisés. Le ruisseau la Machinotte marque la limite nord des réservoirs et les alimente en eau douce par le biais d’un barrage de dérivation.« 

Ces petits triangles blancs, dans le lointain, ne sont autres que les cabanons qui bordent le port ostréicole.

La passerelle franchit un canal. C’est là qu’il faut rebrousser chemin pour ne pas finir dans l’obscurité. Mais je note les chemins qu’il me restera à faire un jour…

« Au nord, débouche le canal des Etangs, qui relie les lacs médocains au Bassin d’Arcachon. Le canal achemine dans la Réserve Naturelle une quantité d’eau douce non négligeable vers les prés salés. Une pinède ancienne étourdie par le sel et le vent montre que l’action de la mer met à mal les végétaux moins bien adaptés. »

Le chemin du retour, au moment où le soleil va se cacher / se coucher, offre des vues flamboyantes.

En recherchant la dénomination de ces embarcations, j’ai découvert deux termes pouvant désigner de petits bateaux non pontés : « prame » et « pinassotte ». Il semble qu’il s’agisse ici de prames. La pinassotte, très spécifique du Bassin, est plus longue et plus fine, avec généralement proue et poupe pointues. Lors d’un prochain séjour, il faudra que j’en photographie!

Et me voici revenue à bon port au port! Rendez-vous bientôt pour le découvrir…

Arrêt à Arès. 1. Du bourg au port ostréicole

Sur le chemin du retour du Cap Ferret, un arrêt s’imposait, car les dépliants touristiques annonçaient une réserve naturelle à Arès, au bord du Bassin d’Arcachon. Et je n’ai pas regretté, loin de là. Un peu déçue par la rareté des oiseaux, mais ravie par ce port ostréicole tout à fait charmant, que je n’ai découvert qu’après une belle marche en bord de Bassin, après avoir découvert une étrange tour. Cet article relate la première étape, du bourg au port.

Pourquoi l’avoir trouvée « étrange »? Regardez bien : avez-vous souvent vu des créneaux sur une tour non cylindrique? Et j’avais raison : c’est un moulin démantelé qui a été crénelé!

Tout aussi étonnant quoiqu’intéressant, ce « Square des grands principes républicains »…

En lisant le site de la ville a posteriori, j’ai appris qu’il se constituait année après année, en fonction des événements. A lire et visionner.

Un agréable chemin longe la côte et amène au port ostréicole.

Le soleil n’est pas très haut, ce qui me vaut un joli contre-jour…

Après un quart d’heure de marche environ apparaît l’entrée du port.

En verticalité, des piquets dans la vase, des poteaux sur le sol, et un élément bizarre, comme une statue. Nous y reviendrons, mais vite, le soleil baisse, allons voir faune et flore préservées…

En passant, et comme une invite, une petite construction au mur orné de volatiles.

Et, sur le parking à l’entrée du port et de la réserve, un personnage venu d’ailleurs…

Mais allons vite visiter ce qui est présenté comme des « prés salés », qui feront l’objet d’un autre article. En attendant, un petit plan emprunté à Wikiloc.

Des feux de la Saint Jean en hiver?

Aujourd’hui, 27 décembre, c’est la Saint Jean. « Mais non! », me direz-vous… « La Saint Jean, c’est en juin! Vous savez, le moment où l’on allume les grands feux, au-dessus desquels jadis on s’amusait à sauter. » Et les plus intéressés par les fêtes d’ajouter : « Le 24 juin ». Mais je vous rétorquerai « Je vous assure, aujourd’hui c’est bien la Saint Jean ». Comment se fait-ce? Eh bien, tout simplement, parce qu’il y a eu deux Jean sanctifiés.

Les deux Saint Jean. Atelier de La Pasture (1475-1500). Musées Maison d’Erasme et Béguinage, Bruxelles.

En juin, c’est celui qui aurait baptisé son cousin Jésus sur les bords du Jourdain, d’où le qualificatif « Jean le Baptiste ». En décembre, c’est celui qui a écrit l’un des quatre évangiles, d’où son surnom « Jean l’Evangéliste ». Je ne résiste pas à l’envie de placer ici le tableau peint en 1614 par un de mes artistes préférés, Le Gréco.

Mais mon propos n’est pas de vous ennuyer avec un cours de religion! Il est plutôt de vous intriguer, comme souvent. Regardez les dates. Chacune est proche de deux dates remarquables de l’année. Et si je vous dis que des cérémonies diverses, mais toutes en lien, ont lieu aux alentours de ces dates… allez, cherchez!

Vous avez trouvé? Eh oui, nous sommes dans les solstices d’été et d’hiver. Au moment où les jours décroissent et/ou croissent.

Nous venons, souvenez-vous, de fêter le solstice d’hiver. Le soleil nous fait l’honneur de rallonger son temps de présence. Et cela fait du bien! J’étais avant-hier au bord du Bassin d’Arcachon, au Cap Ferret, et j’ai profiter d’un magnifique couchant à près de 17h30, en cette fin de journée de Noël, dans la réserve naturelle d’Arès.

Et, bien sûr, je ne puis m’empêcher d’évoquer ces festivités qui ne sont pas que chrétiennes, loin de là… et notamment celles d’un des endroits qui m’intéresse depuis mon enfance, Stonehenge. Voici une analyse scientifique de l’orientation du site.

Et je ne résiste pas non plus à l’envie de copier l’une des photos de l’article publié dans le National Geografic, montrant le rituel druidique autour du solstice d’hiver.

En Bretagne, on retrouve le feu à l’occasion de la célébration druidique du solstice d’hiver. Plusieurs sites la présentent. Je vous conseille de lire celui-ci, auquel j’emprunte un extrait.

« Dans la Tradition, la bûche décorée que chacun apporte lors de la cérémonie pour nourrir le feu du Solstice d’Hiver rappelle la solidarité nécessaire entre les hommes pour traverser la période parfois difficile de la Saison Sombre, qui arrive à son acmé lors du Solstice. »

Un extrait d’un autre site, sur le druidisme contemporain, « Calendrier celtique ».

Puisque nous parlons de druides et que je suis dans le Médoc, une question : le druidisme existait/existe-t-il dans cette partie de l’Aquitaine? Eh bien, oui, et des sites en sont connus, comme la fontaine de Bernos. Et l’on trouve d’autres traces de culture celtique au nord-ouest de Bordeaux… Mais c’est une autre histoire…