
Essais en noir et blanc… Suite…


Non loin de la Promenade, les cousines des chaises bleues s’empilent, lorsque vient l’heure de fermeture des nombreux restaurants du Cours Saleya. Je n’ai pas résisté à la tentation de faire quelques photos, dont hélas la qualité n’est pas toujours au rendez-vous, et je vous prie de m’en excuser…




Mais que vois-je? Certaines font-elles de la résistance ?

Elles sont bien isolées!





De la promenade (parallèle à la Promenade) qui m’a menée du restaurant du Gesu, ma « cantine », au Parking, j’étais guidée par la Lune…


Et, au passage, quelques détails m’ont inspirée…






Bien sûr, je ne finirai pas sans un clin d’oeil à leur célèbre cousine…


Voilà bien longtemps que je n’ai pas mis en ligne de photographie « d’essai »… en voici donc une, en ce 11 janvier où le travail ne m’a pas permis de finir l’article commencé…


Photo perso… Soleil à Mers-les-Bains, décembre 2025
« Gardons l’espoir malgré les sombres nuées : la Lumière revient toujours »
En ce dimanche 21 décembre, un événement qui me réjouit chaque année… Les jours vont rallonger, enfin. Pour les explications scientifiques, je vous renvoie aux innombrables articles présents sur le net… Pour ma part, je me suis intéressée aux festivités autour de ce solstice, et, cette fois, je vous emmène dans les Andes.
Les Incas fêtent le « Soleil enfant », ou « Renaissance du Soleil » (je ne parle pas quechua, et ai donc dû m’appuyer sur des sources, qui divergent) : Wawa Inti Raymi.

Représentation de la cosmologie des Incas, d’après Juan de Santa Cruz Pachacuti Yamqui Salcamayhua (1613), reproduisant un dessin présent dans le temple du soleil Qurikancha à Cuzco, avec Inti (le Soleil), Killa (la Lune), Pachamama (la mère-terre), Mama Qucha (mère de la mer), et Chacana (la croix du Sud) avec Saramama (la mère du grain) et Kukamama (la mère de la Coca).
Inti, c’est le dieu du soleil, comme vous le voyez ci-dessus, sur cette image extraite d’un diaporama sur la religion inca, héliolâtre (adoration du soleil). Un temple est dédié au Dieu-Soleil à Cuzco, dans la forteresse de Sacsayhuamán (Aigle Royal), que l’on voit à gauche de cette gravure.

Gravure représentant la ville de Cuzco (source)
« L’empereur se tenait au centre et le peuple tout autour. Tous attendaient ainsi le lever du soleil ensemble. Dans le même temps, ils effectuaient des offrandes et des rites. Puis ils se dirigeaient vers le Temple du Soleil. » (source).
Cette fête fut célébrée jusqu’en 1535, puis interdite par les Espagnols en tant que blasphématoire. Cependant son souvenir perdure à travers l’art andin.

Vous voyez où je veux en venir… Célébrons donc le Solstice et la Renaissance du Soleil !
Quelques photos saisies en cette période de Noël, sur les Champs-Elysées…




Et un personnage attend le chaland au Drugstore Publicis…

Je n’aime pas transcrire les mots grecs dans notre alphabet, car cela les dévalorise, à mon sens. C’est le cas particulièrement de celui dont il est question aujourd’hui. Dans notre langue moderne, il est souvent transformé en « agape ». Ce terme renvoie à une forme de repas en commun, attesté dans le paléochristianisme, notamment par Tertullien. Un vif débat à ce sujet évoque la différence entre ce repas que certains considèrent comme « de charité » (par exemple, les veuves y étaient invitées) et le partage de l’Eucharistie. En voici un exemple, qui occupe 15 pages de la Revue d’Histoire Ecclésiastique 7 (1906) pp. 5-15, où un certain Fr (Frère?) X. Funk, de Tubinge, contre-argumente contre un prélat.
« L’existence, dans l’antiquité chrétienne, du repas de charité, au sens admis jusqu’ici, a été combattue, en 1902, par Mgr Batiffol dans ses Études d’histoire et de théologie positive. J’ai montré alors, dans la Revue d’histoire ecclésiastique (t. IV, pp. 4-21), qu’on n’est pas fondé à se départir de l’opinion universellement reçue, qu’en particulier Tertullien (Apolog. c. XXXIX) est un témoin indiscutable de l’agape.«
« Tertullien dit du repas en question: « Editur, quantum esurientes capiunt; bibitur, quantum pudicis utile est ». J’ai fait remarquer que le passage ne peut pas s’entendre de l’Eucharistie, mais bien du repas de charité connu sous le nom d’Agape, et que « des expressions de ce genre, abstraction faite de certaine littérature mystique ou pseudomystique, ne se rencontrent jamais dans un passage qui traite de l’Eucharistie. »
Pas question, je vous rassure, que j’entre dans ce débat. Ce qui m’intéresse aujourd’hui, ce ne sont pas les agapes, mais « agapè ». Toute la différence tient dans l’accentuation, qui correspond à un éta en grec. Le voici en grec ancien.

Car les Hellènes étaient plus fort-e-s que nous! Ils et elles (ou elles et ils) avaient trois mots pour le concept d’ « Amour » : eros, philia et agapè.
« Eros, c’est le désir du bien sensible, mais aussi de toute autre objet digne d’attachement, la beauté par exemple. La philia c’est l’amour désintéressé qui prend soin de l’homme, de l’ami, de la patrie, en qui la volonté et la noblesse de coeur ont maîtrisé les passions humaines. Le mot agapè a parfois le sens d’Eros, mais plus souvent le sens de philia. Le dictionnaire grec donnent les sens suivants au mot agapè: 1- Accueillir avec amitié, traiter amicalement, 2- se contenter de, être satisfait de, 3- Aimer, chérir. Parmi les mots de même souche, on remarque agapètikos, tendre, affectueux, agapèteos,qui mérite d’être aimé ou désiré, agapèsis, affection, tendresse. » (source)
Vite, le Bailly!!
« ἀγάπη,ης (ἡ) [ᾰᾰ]
1 affection, Spt.Eccl.9, 1 ;particul. amour fraternel, NT.1 Cor.13, 1 ; amour divin, Phil.1, 283 ;NT.Luc.11, 42 ;2 Cor.5, 14 ;rar. amour au sens de passion, Spt.Cant.2, 4, 5 ;titre d’honneur (Votre Amour) Bas.4, 381 ;Nyss.3, 1073 edd. Migne ||
2 objet d’affection, être aimé, Spt.Cant.2, 7 ||
3au pl. agapes, repas fraternels des premiers chrétiens, NT.2 Petr.2, 13,etc. ;au sg.Clém.1, 384, 1112 Migne. »
Mais pourquoi, allez-vous me demander, parler de cela aujourd’hui?
Tout simplement à cause d’une sculpture qui a attiré mon regard, hier au couchant, sur la Promenade des Anglais. Sculpture dont j’ai fait des photos, que voici…


A vous de retrouver dans la liste qui suit l’expression signifiant « je t’aime » en grec. Un petit piège : elle est en majuscules, pour que ce ne soit pas trop facile!

Vu sur la plage de Passable, Presqu’île de Saint Jean Cap Ferrat…

Qui trouvera où a été prise cette photographie?



