La « Maison Idéale » à la Villa Paloma

J’ai déjà écrit, sur ce blog, un article présentant la Villa Paloma. Celles et ceux qui l’ont lu comprendront que j’aie eu envie d’y retourner.

Ce que j’ai donc fait après la visite du Pavillon Bosio. Et, pour la première fois, j’ai pris le bus qui serpente à travers Monaco et Monte Carlo, menant du Musée océanographique au Jardin exotique. Presque une demi-heure, qu’on ne voit pas passer tant il est intéressant de découvrir un autre Monaco, à travers la population qui prend ce bus, par exemple pour aller au marché Place d’Armes, ou pour vaquer aux occupations quotidiennes. Car il y a bien, dans cette ville, une population qui est loin des fastes et de la richesse, et qui profite des transports en commun parce qu’elle n’a pas, ou plus de véhicule personnel.

D’un terminus à l’autre, on peut aussi découvrir les différents aspects de la ville, et les étonnants mélanges d’architecture…. Me voici arrivée « tout en haut » (ou presque) : la villa Paloma jouxte le Jardin exotique. Les fenêtres offrent une vue plongeante, comme le montre cette photo empreinte de « japonisme » (plongée, poteau, « grille », voile – j’ai bien appris ma leçon, lors de la conférence à Nice!).

J’y retrouve deux oeuvres qui ont changé : normal, elles exploitent la mouvance de la nature. L’une, parce qu’elle est composée à partir de peaux d’agrumes;

l’autre, parce que des plantes y poussent dans des chaussures, qui elles-mêmes vieillissent…

L’exposition du moment ? La casa ideale, de Pier Paolo Calzolari. Au départ, surprenante… des salles quasiment vides. Dans l’une, une bande de métal…

Dans une autre, des quasi-monochromes blancs un peu « ocre » avec quelques objets.

Mais peu à peu je suis entrée dans l’esprit de l’artiste, et me suis prise au jeu.

Il est des « oeuvres » qui m’ont questionnée sur le sens de ce qualificatif, comme celle-ci:

Un bruit au fond du couloir, étrange, comme un grincement répété à l’infini. Je découvre un petit porcelet rose, comme coincé dans une porte…

Mais d’autres m’ont séduite, comme celles qui suivent.

Approchons-nous, si vous le voulez bien…

Sur le mur qui lui fait face, cette phrase :

Après le bois, la fleur… La nature est souvent présente, d’une manière ou d’une autre, dans les oeuvres. Ainsi ces pétales qui forment le fond de ce « specchio oro portrait »…

… et ces feuilles de tabac qui forment comme une guirlande au bout de l’expression en lumière…

Il m’a cependant fallu voir l’entretien filmé dont j’ai pu profiter seule dans la salle de projection, pour mieux encore le comprendre, et saisir son rapport au monde, au langage, à la poésie. Vraiment très intéressant!

Un dernier regard sur le vitrail qui orne l’escalier, aux oiseaux éponymes de la villa, et je redescends vers le Rocher…