Les mythes et légendes du Pays Basque, à découvrir à Irissary. 1. La Commanderie d’Irissary

J’ai évoqué dernièrement la découverte de Bidarray. Ce n’était qu’une halte, cependant, sur la route qui me menait à Irissary, où un concert avait lieu à l’Ospitalea.

J’ai raté le concert pour cause d’excellent repas (je vous en parlerai dans un autre article), mais pas la visite des lieux, qui abritent en ce moment une exposition qui m’a hautement intéressée, sur la mythologie basque. Il n’est pas trop tard pour y aller si vous le pouvez, car elle perdure jusqu’au 10 octobre.

Vous pouvez par ailleurs la découvrir sur le site officiel. Moi qui ai baigné depuis mon enfance entre mythologies mésopotamienne, égyptienne, grecque, romaine et mythologie celte, puis, par la suite, en ai découvert d’autres, j’ai été extrêmement intéressée par ce que j’y ai appris, et me suis bien promis d’approfondir quand j’en aurai la possibilité… En attendant, je vais simplement vous relater ce que j’en ai vu et entendu. Entendu, car on peut passer des heures dans les lieux, à écouter les histoires racontées pour chaque personnage, ou les entretiens avec les spécialistes. Je n’ai pas compté les sièges avec écouteurs, mais ils sont extrêmement nombreux… Beaucoup d’entre eux sont des « coussièges » qui, encadrant les fenêtres, permettaient d’observer l’extérieur. Tant par sécurité que par curiosité…

En effet, l’exposition se fait dans une ancienne Commanderie.

« Située au cœur du Pays basque, en Basse Navarre, cette commanderie a été construite au XVIIe siècle par les Chevaliers Hospitaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de Jérusalem, aussi connu sous le nom de l’Ordre de Malte.

Les chevaliers s’installent à Irissarry dès le XIIe siècle dans le but d’exploiter les terres agricoles aux alentours. Le fruit de ce travail servira à financer les actions de l’Ordre en Palestine et en Méditerranée, pendant les croisades et les guerres successives. (…)

Le bâtiment visible aujourd’hui à Irissarry date pourtant du XVIIe siècle. L’ancienne commanderie étant en très mauvais état, elle est entièrement remplacée par une construction neuve administrée par le nouveau commandeur d’Ospitalea, le navarrais Don Martin de Larrea, dont le nom apparaît sur l’inscription au-dessus de la porte d’entrée. »

Dès l’entrée, le ton est donné.

Deux caractéristiques sautent aux yeux des visiteurs qui pénètrent dans les lieux : un audacieux mélange de contemporain et d’ancien, et une volonté de communication pour tous les niveaux d’âge et de culture. Ce qui donne des espaces vastes et clairs.

La salle où avait eu lieu le concert que j’ai raté était encore, au début de ma visite, occupée par les sièges…

… Mais elle était vide lorsque je suis redescendue des étages supérieurs…

Une restauration et une rénovation que j’ai trouvée très réussie, et qui laisse place à toutes sortes de manifestation, comme, en ce jour, concert et exposition.

L’escalier est particulièrement esthétique dans son dépouillement.

J’ai moins aimé une pièce « fonctionnelle » où la belle cheminée a piètre allure.

Les enfants sont les bienvenus, cela se sent dès l’entrée, et se confirme, au premier étage, avec une pièce qui leur est visiblement destinée et montre des traces d’activités culturelles et ludiques.

Les fenêtres ouvrent sur l’environnement, village blotti sous l’aile du Commandeur, et montagnes dans le lointain…

Au moment où je lisais ces lignes, ce n’était pas les rires des enfants que j’ouïssais, mais le bruit d’un jeu… ce qui se confirma à la sortie, devant un tableau digne du passé… si l’on excepte le véhicule… Le village admirais et applaudissais ses jeunes…

Vers le sommet de la Butte

Il ne me reste plus qu’un petit bout de grimpette quand, dans un virage, j’aperçois un édifice qui m’interpelle. De quoi peut-il bien s’agir? J’en fais donc le tour, et découvre que cet ancien réservoir, l’un des trois de la Butte, désaffecté en 1930, abrite aujourd’hui la Commanderie Clos de Montmartre.

« Le premier et plus ancien réservoir de Montmartre, est situé Place Jean Baptiste Clément, à l’angle de la rue Lepic et de la rue Norvins. D’une capacité de 260 m3, il a été construit en 1835, et surélevé en 1865. Il a été  désaffecté en 1930, remplacé par le réservoir du Sacré-Cœur. La surélévation à aujourd’hui disparue.

Il a en fait été créé pour compenser la disparition des sources de Montmartre. De forme octogonale, ce réservoir intègre une fontaine renaissance, alimentée à l’époque par une pompe hydraulique à Saint-Ouen, relayée par une pompe à feu, passage Cottin, près de la rue Ramey.  En 1865, avec l’ajout de l’étage, le réservoir à été alimenté par les eaux de l’Ourcq et de la Dhuys.

Aujourd’hui cet ancien réservoir  abrite le siège de la Commanderie Clos Montmartre, association Loi 1901, qui apparaît comme une renaissance de la tradition vivante des vignerons parisiens. »

La Commanderie a été fondée en 1983, et vous pourrez en savoir davantage sur sa page Facebook, ici. Elle propose des festivités, notamment pour la Saint Vincent et les vendanges.

En face, une plaque rappelle l’emplacement d’une « Tour de Montmartre ».

Tout renseignement pris, elle était dénommée « Tour de Solférino », du nom d’une guinguette sise à côté, qui faisait payer pour que l’on puisse y monter le paysage… qui, soit dit en passant, devait être beaucoup plus beau que celui d’aujourd’hui!

Un peu plus haut, un panneau rappelle l’emplacement de la « mire du Nord ».

On ne peut pas la voir, car elle est située dans une résidence privée (Moulin de la Galette), mais je vous la présente grâce à Wikimedia.

Aujourd’hui, pas de visite au Sacré Coeur, car l’heure tourne et il est à craindre que les restaurants non « touristiques » ne servent plus… C’est donc le moment de redescendre par la face nord. Mais cela fera l’objet d’un quatrième article, si vous le voulez bien…