Découverte du Cap Ferret. 5. En quête de table le jour de Noël

Après la visite de L’Herbe et ses agréables surprises, l’heure est venue de se mettre en quête d’un restaurant, pour ce midi de Noël. Direction « Chez Hortense ». Une véritable institution du coin. Je vous propose d’écouter ce podcast qui en raconte l’histoire, narrée par un des descendants d’Hortense, Olivier Lafitte, fils de Bernadette, que vous pourrez aussi entendre. Un article a été consacré à ce restaurant par Le Monde. Hélas, quand nous arrivons, c’est pour constater qu’il est aussi fermé que le phare aperçu au passage.

Que les portes en soient closes, on peut comprendre, en cette période de fêtes. Mais « lumière éteinte »??? Un phare sans lumière… du jamais vu, sauf pour ceux qui sont désaffectés! Il ne reste plus qu’à regarder le site – fort bien conçu, soit dit en passant, puis aller se promener sur une grève, non loin de là. La vue sur la Dune du Pylat, de l’autre côté du Bassin, est à couper le souffle.

Une petite carte pour vous y retrouver? Et ne cherchez pas la logique du parcours, car il a fallu revenir sur nos pas pour aboutir à un restaurant qui nous a accueilli-e-s. Encadré en rouge ci-dessous.

L’espoir était en cours d’abandon (il était près de 14 heures), au moment où l’on nous dit qu’une table allait se libérer. Un peu d’attente, certes. Mais l’endroit est si agréable, et le soleil brille…

J’ai recherché l’histoire de ce restaurant, dont on dit que c’est un des plus anciens du Cap. Effectivement, dans les années 50 il existait sous la forme d’une dégustation, « Chez Louis ». Il s’agit de Louis Villenave, qui a repris par la suite un autre restaurant, le Bélisaire. On voit le bâtiment et sa terrasse sur cette ancienne carte postale, empruntée au site dont je vous ai déjà parlé.

Le voici maintenant… et je vous propose le Jeu des Différences!

Difficile de reconnaître, n’est-ce pas? D’autant qu’un détail a dû vous sauter aux yeux…

Revenons en arrière. J’ai encadré en rouge ce qui allait devenir le restaurant l’Escale.

Eh oui, le débarcadère a changé de place. La première jetée, construite en 1877, que l’on voit sur cette carte écrite en 1951, a été remplacée par un nouvelle, sise plus à l’est, donc presque en face du restaurant. La vue depuis la Jetée Bélisaire permet d’embrasser une grande partie du Bassin d’Arcachon (voir vidéo ci-dessous).

Mais revenons au restaurant, où les convives ont été installé-e-s pendant que je baguenaudais… Et à la vue qui s’offrait à moi en dégustant de délicieuses huîtres.

Tout le monde a apprécié le repas, notamment la souris d’agneau fondante à souhait… Comme le proclame le slogan placé en titre du site, « Notre concurrent, le Paradis! »

Découverte du Cap Ferret. 1. La Lège

Jusqu’à maintenant, à une exception près, les fêtes de Noël se déroulaient dans un des domiciles familiaux. Cette année, nouveauté donc que l’organisation du Réveillon à l’extérieur… Plus précisément, au Domaine du Cap Ferret. Au programme : découverte des environs, piscine/sauna/hammam, et soirée familiale dans un des lodges, au coeur de la forêt de pins.

Un premier arrêt : Lège

Un village dont le centre est interdit aux véhicules, en cette période de fêtes. Voilà de quoi m’intriguer. Arrêt donc au centre de Lège, sur le parking proche de l’église Saint Pierre. Je précise, car il n’y a pas moins de trois églises à Lège! Et celle-ci a failli s’appeler Saint Blaise car, en 1770, un effroyable ouragan détruisit les récoltes et noya le bétail. Les habitants adressèrent alors une pétition à l’archevêque.

« Fau pas se mouca de lous Lege, lou Sen Pé ne bau ré de ré, nou en boulem mey, hique lou dehore” (faut pas se moquer de nous, les Légeots, saint Pierre ne vaut rien, » flanquons-le dehors). »

L’église actuelle ne date que du début du 20ème, car la précédente, trop petite, a été détruite en 1925 pour être remplacée, trois ans plus tard, par l’actuelle. L’intérieur en est surprenant. Dès la porte d’entrée, une forme de militantisme.

L’originalité est omniprésente, avec des choix très affirmés (Jeanne d’Arc, Curé d’Ars, Sainte Thérèse…), alliés à une option de « modernité ». Partout, des détails originaux…

Néanmoins, on retrouve quelques éléments de l’ancienne église…

A la sortie resurgit le monde païen, avec un mini-village de Noël.