L’Aveyron au pied de Montmartre

Vous vous êtes peut-être demandé pourquoi j’avais évoqué l’Aveyron dans le titre de mon précédent article… et je réitère! Mais peut-être aussi avez-vous deviné? Souvenez-vous : en ce dimanche de mars, il était près de 14 heures, et je n’avais toujours pas déjeuné… Eh oui, l’équipe qui m’a fort gentiment et gaiment accueillie dans un restaurant, au bas de la Butte, était aveyronnaise. Et, bien sûr, une partie (non négligeable) de la carte aussi. Son nom pourtant ne l’évoque pas. Il me faisait penser davantage à une fête religieuse : l’Ascension.

Quand je suis arrivée, je visais bien évidemment les tables au soleil. Mais elles étaient occupées. Les seules libres se situaient près de l’entrée et étaient à l’ombre. Un jeune homme vient m’accueillir. Je lui explique ce que je suis en train de faire : calculer, en projetant la course du soleil, quelle serait celle qui bénéficierait la première de ses rayons. Et je lui en désigne une. Il me dit que j’ai raison, mais qu’elle est réservée, et m’en suggère une autre, que j’accepte. Effectivement, une dizaine de minutes plus tard, je bénéficiais de la chaleur solaire. Quant à la table réservée, j’ai compris pourquoi et surtout à qui : à sa soeur et un ami venus… de l’Aveyron.

Lui-même avait acquiescé quand, après avoir vu la carte, je lui avais demandé s’il était  » de là-bas ». Autre détail le rendant bien sympathique, ce tout jeune patron de restaurant : il essayait d’écrire sur une ardoise affichée au mur (que vous voyez sur la photo ci-dessus, derrière ma chaise – celle qui porte un blouson blanc), et n’y parvenait pas. Je lui demande ce qu’il veut inscrire : il voulait faire une réduction aux personnes qui avaient, le matin, couru le semi-marathon de Paris. Je lui demandai s’il l’avait fait lui-même. « Oui », me répondit-il, en me montrant la grosse médaille grise (en plastique!) qu’il cachait sous ses vêtements.

Et ses amis l’avaient aussi fait, bien sûr, d’où leur retard et leur tenue (et l’épuisement avoué par la suite de l’un d’entre eux). Ce fut donc un repas avec des échanges fort sympathiques. Et un repas au rapport qualité/prix inégalable, avec une saucisse grillée (de l’Aveyron, bien sûr) et un aligot délicieux. Il regrettait de ne plus avoir de Marcillac (qui s’imposait!), mais le Malbec de Cahors bio était tout à fait agréable.

L’intérieur est d’une belle sérénité, en alliance d’orange non agressif et de vert amande.

Bref, si vous passez par là, n’hésitez pas à vous y restaurer. Et, le dimanche, y prendre un brunch. C’était le repas des jeunes voisins de table, et il avait l’air exquis!

Quitte à descendre la Butte pour une nouvelle « ascension » après, comme je l’ai fait pour « remonter rue Saint Vincent ».

Sauf si vous préférez emprunter le bus qui vous y aide, le 40. Il passe tout près du 62 rue Custine où se situe l’établissement. Et vous pouvez aussi venir d’ailleurs, car les métros 4 et 12 ne sont pas loin! J’allais oublier de vous donner l’URL de son site : https://lascensionmontmartre.com/