Les Rameaux sur l’Ile Saint Louis

En ce dernier dimanche de mars, le soleil brille sur les quais de Seine. Sainte Geneviève continue à veiller sur sa ville, de toute sa superbe.

Les pompiers s’entraînent, les uns le long de la berge, les autres sous un pont.

Il est 10 heures, les bouquinistes commencent à déployer leurs échoppes et à livrer leurs trésors ou bric-à-brac au regard des chalands encore peu nombreux à cette heure d’autant plus matinale que le changement d’heures a eu lieu cette nuit.

Le printemps est bien là, il se répand partout, faisant vibrer nos sens, nous en mettant plein la vue et plein les narines. Mais des péniches préfèrent se parer de fausses plantes!

Les alentours de Notre Dame font pitié… Un Algeco a été installé, qui la cache en partie…

Les grues perturbent toutes les images que l’on souhaite faire, et parfois entraînent un résultat cocasse…

Comme une épée de Damoclès sur la tête des innocents pigeons
Réajustement

On court, on marche, on pédale, on « trottine » (je ne sais pas quel verbe utiliser pour désigner l’action sur les trotinettes), on roule, et certains se contentent de rester tranquillement assis au bord de l’eau, malgré la fraîcheur matinale. Au loin, sur le Pont Saint Louis, un rassemblement étrange…

Eh oui, c’est le dimanche des Rameaux ! A ce propos, un très mauvais jeu de mots relevé sur le site de France Bleu, qui nous vient de Pierre Nuss, chroniqueur alsacien. Je vous le livre tel quel.

« C’est bientôt Pâques, et pour démarrer ce marathon de traditions, il vaut mieux commencer par le commencement. Ce dimanche, c’est… STOP ! Ce n’est pas le dimanche des Rambo, ce sera bien sûr le dimanche des rameaux. »

D’autres précisions, dont une aussi très drôle, sont apportées dans la suite de l’article :

« À propos de bêtes, nous n’avons pas encore parlé de l’âne, le Pàlmaesel, l’âne des rameaux, est une vieille tradition où l’on sortait une grande statue en bois de l’animal, parfois avec le Christ dessus, mais c’était plus rare. Les dignitaires du village organisaient une procession le matin, très digne, et l’après-midi, c’était la jeunesse qui s’en emparait pour faire parader l’âne à fond de train à travers les rues. Ils recevaient en échange du spectacle, des œufs, du pain, des saucisses, ou du lard. Et a priori, le dernier village d’Alsace qui pratique cette coutume est Ammerschwihr, à côté de Kaysersberg, où l’âne a été restauré après la Seconde Guerre Mondiale, et maintenant, il a même des roulettes !… »

Le plus drôle n’est pas que l’âne ait des roulettes, mais que le journaliste semble ignorer totalement qu’il s’agit d’une tradition très ancienne dans l’est, comme l’atteste cette statue en bois du XVème siècle – mais on en a des traces déjà six siècles plus tôt.

Christ des Rameaux, aussi dénommé Palmesel, Allemagne du Sud, XV7me siècle (Musée du Moyen-Age)

La Paroisse Saint Louis en l’Ile a organisé une procession depuis le pont jusqu’à l’église, dont elle a précisé en ligne qu’elle avait été autorisée. Un enfant chevauche l’âne, symbole d’humilité et de paix (par opposition aux chevaux des dignitaires et militaires).

Je suis étonnée par le nombre d’enfants et de jeunes gens dans la procession qui défile en chantant, palmes ou branches de buis à la main, après la bénédiction de ceux-ci par le prêtre, sur le pont.

Beaucoup de ce qui ressemble à des « enfants de choeur », d’un âge plus avancé. J’apprendrai par la suite qu’une maison adossée à l’église Saint Louis en l’Ile n’est autre qu’un séminaire, qui accueille une dizaine de jeunes se préparant à la prêtrise.

Au passage, j’admire les magnifiques broderies de la chasuble du prêtre qui va officier. Je ne suis hélas pas parvenue à les photographier de près, mais vous pouvez vous en faire une idée sur la photographie ci-dessus.

Il est 11 heures, les cloches sonnent, et la procession pénètre dans l’église pour la cérémonie religieuse qui inaugure la semaine sainte.

Un havre de paix entre périph et stade…

Enigme

Qui eût cru pouvoir trouver un endroit calme, serein, et qui serait extrêmement silencieux si l’on n’entendait aussi fort les moteurs de l’incessant ballet automobile sur le périphérique et, en temps « normal », les clameurs des spectateurs du Stade Charlety?

Avez-vous deviné de quoi il s’agit?

Ce pourrait être le Parc Kellerman, s’il n’était pas fréquenté par enfants ou ados… Mais ce n’est pas de lui dont je vais vous parler aujourd’hui.

Les habitant-e-s de ce coin de Paris sont au nombre de 18600. Oui, vous avez bien lu. Dix huit mille six cents. Enfin, aujourd’hui. Car ce nombre peut encore croître. Et pourtant, jamais vous ne les entendrez… Vous y êtes?

Autre particularité : ils et elles restent à Paris, dans le 13ème arrondissement, et pourtant leur ville est Gentilly. Avez-vous trouvé?

Eh oui, il s’agit d’un cimetière, et plus précisément du cimetière de Gentilly, qui, comme je viens de le préciser, ne se situe pas sur le territoire de cette commune, mais bien dans l’enceinte de Paris.

Encerclées par le monde d’aujourd’hui

Actuellement, on y entre par la rue Sainte Hélène. Or, sa particularité est d’être bien en pente… et le bas de la pente est situé de ce côté. Donc un excellent endroit pour se muscler les mollets, si vous voulez faire du sport.

L’Allée Principale

Sa situation si particulière provoque des vues étonnantes…

Parfois, les immeubles environnants apparaissent comme de gigantesques monuments funéraires.

A l’est, ce sont les immeubles HLM tout proches, ou les tours situées entre Place et Porte d’Italie.

A l’ouest, un immeuble brille de tous ses feux… je ne sais ce dont il s’agit, mais c’est étonnant, vu de l’endroit où je me trouve…

Au Nord, on a l’impression que les éclairages du stade lui sont destinés.

Tombes dominées par le stade

Au Sud, vue imprenable sur l’Hôtel Ibis… dont les chambres, en retour, ont vue imprenable sur le cimetière.

Le carré militaire

Spécimens

J’ai toujours aimé visiter les cimetières, qui nous apprennent tant sur la vie de jadis, voire de naguère… L’inventivité en matière de tombes n’a pas de limites, et j’aime à recueillir quelques images lors de mon passage en ces lieux. Voici donc un petit florilège de ce qui m’a émue, intéressée ou amusée… je vous laisse deviner.

Omphalos
Gémélléité
Vitraux de plein air
Déchaînée
Sous la main
Matriarcat?
Acte de résistance pacifique

Tombes de célébrité

Ce n’était pas l’objet de ma visite, et je n’avais pas de plan. J’en ai un maintenant, et je vais pouvoir retourner sur place si je veux saluer quelques célébrités dont j’ai beaucoup entendu parler pendant mon enfance. J’en retiendrai deux.

Mony Dalmès ・ Comédie-Française
Mony Dalmès

« L’actrice française, Mony DALMÈS meurt le 11 mai 2006 à Paris. De son vrai nom Simone Marie Georgette ETENNEMARE, elle voit le jour le 24 juillet 1914 au Kremlin-Bicêtre. Attirée très jeune par l’art dramatique, elle trouve des premiers engagements dans les théâtres parisiens avant de devenir pensionnaire de la Comédie Française, en 1937. Entre temps, elle a déjà eu un petit rôle dans un film de Pierre CARON « Les demi-vierges » adapté de la fameuse pièce homonyme de Marcel PRÉVOST, écrite trente ans plus tôt, et qui décrit les comportements de jeunes filles affranchies. Notons qu’elle elle devient sociétaire de la Comédie Française en 1942, à l’âge de 28 ans. Elle la quittera en 1957, sans pour autant cesser de monter sur les planches et d’obtenir des rôles au cinéma. Elle a doublé Marilyn MONROE dans quelques films. »

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Raymond Souplex

Eh oui, le fameux Bourrel qui a passionné certain-e-s d’entre nous durant leur jeunesse est enterré ici depuis 1972. Né en 1901, il s’appelait en réalité Raymond Guillermain. On le connaît surtout comme acteur, mais il fut aussi dialoguiste, scénariste et chansonnier.

Si vous voulez en savoir davantage sur d’autres tombes de « personnalités », vous pouvez vous reporter à ce site.

Des plantes (et belles…) au Jardin

Le soleil et l’air printanier de ce dernier jour de février invitaient à la promenade… Me voici donc au Jardin des Plantes, très fréquenté en cette belle journée. Au point que vous ne verrez pas de photographie de la gloriette, car impossible de trouver un angle de vue sans risquer de contrevenir au droit à l’image… Je me suis donc contentée des serres, des végétaux et des statues…

Les fleurs sont encore rares, mais elles commencent à pointer le bout du nez, pour certaines, tandis que d’autres embaument déjà, comme les hyacinthes.

.Hélas, il est à peine 17 heures 15, et des sifflets retentissent dans tous les coins du Jardin… les gardiens chassent tout le monde à grand renfort de gestes et de cris… il faut regagner la sortie, et repasser devant une statue qui m’a toujours interpellée, et que le soleil met en valeur…

Mais la sortie habituelle est déjà close, et je passe par une cour que je ne connaissais pas, et où m’attend une autre statue, une autre « belle plante »… Je vous laisse deviner ce qu’elle tient à bout de bras…

Jeux de mots et jeux de lettres…

Le plaisir de retrouver la Ville. Pas l’Eternelle. En ce moment, on ne peut plus l’atteindre. Mais, vous savez, celle dont le bateau vogue mais ne coule pas?

Ecole avec date 1904 portant fièrement le blason de la Ville

Je me suis donc offert une petite promenade de 16.30 à 17.30, couvre-feu oblige, en ce 15 février moins froid que les journées précédentes. Rue Monge, rue Pestalozzi, rue de l’Epée de Bois, rue Mouffetard, et retour vers la Seine. Je vous sens frémir de curiosité toponymique, n’est-ce pas?

Monge, vous connaissez, même si vous n’aimez pas les mathématiques. Mais connaissez-vous son prénom? Gaspard! Non, pas le « pauvre Gaspard » de Rutebeuf… Il était Comte (de Péluse), et, si son nom a été donné à la rue et la place de ce quartier, c’est qu’elles sont proches de l’ancienne Ecole Polytechnique dont il fut l’un des fondateurs et où il enseigna. Je ne vais pas disserter sur lui, il y aurait beaucoup à dire. Du bon comme du mauvais. Donc je vous laisse vous plonger dans sa biographie, ses cours et/ou ses oeuvres scientifiques, voire sa « correspondance mathématique » éditée en 1947 par René Taton (un Ardennais ! – il faut rappeler que Monge avait épousé une riche veuve propriétaire d’une fonderie ardennaise).

Avec son copain Napoléon, je ne vous dis pas où…

Mais Pestalozzi??? Plus difficile, non? Qui le connaît? Si vous n’avez pas entendu parler de lui, c’est vraiment triste, car cet homme mena de nombreuses expériences pédagogiques, fort en avance sur son époque, ce qui lui valut de nombreux déboires. Prenez le temps de le découvrir sur le site de La Ligue de l’Enseignement belge. Et, ce qui ne gâte rien, dans la lignée de Rousseau. « Rousseau brisa avec la force d’un Hercule les lourdes chaînes de l’esprit humain » écrit-il en 1826.

Johann et Anna Pestalozzi

Ne cherchez pas qui était Mouffetard… le nom proviendrait d’un lieu-dit jadis dénommé Mont Cétard. J’ai eu bien du mal à en trouver trace, de ce « Mont »…

« Nous ne reproduirons pas ici toutes les opinions de nos écrivains qui semblent, en traçant l’origine de l’église Saint-Marcel, avoir pris à tâche de se contredire. Il est certain cependant que saint Marcellus ou Marcel, évêque de Paris, fut enterré vers l’an 436 dans cet endroit, sur une éminence appelée Mons Cetardus (Mont-Cétard), depuis, par altération, Mouffetard. Le tombeau de l’évêque, bientôt illustré par des miracles, attirait un grand concours de fidèles qui construisirent autour du mausolée, des habitations qui peu à peu formèrent un bourg ou village que Grégoire de Tours appelle vicus Parisiensis civitatis. Sous nos rois de la première race, la tombe de saint Marcel avait disparu et sur son emplacement s’élevait un oratoire dédié au pieux évêque. Vers cette époque le bourg de Mont-Cétard avait change de nom et portait celui de Chambois. La petite rivière de Bièvre le séparait du bourg de Saint-Médard. Ce village de Chambois, dans les siècles suivants, eut sa juridiction particulière et fut même entouré de fossés. Dès le XIe siècle il portait le nom de Saint-Marcel, et s’accrut tellement par la suite qu’il fut considéré comme une ville. Les lettres-patentes de Charles VI, de l’année 1410, le désignent sous ce titre. Le roi, par ces lettres, confirme l’octroi par lui fait aux manants et habitants d’icelle ville de Saint-Marcel, d’un marché chaque semaine et de deux foires par an. Au XVe siècle, la capitale avait déjà absorbe plusieurs villages environnants et atteignait la petite ville de Saint-Marcel. Envahie bientôt par cette marée montante, elle perdit ses privilèges et devint faubourg de Paris. L’église Saint-Marcel avait été détruite par les Normands ; elle fut reconstruite au milieu de XIe siècle ainsi que le prouvent certaines parties de l’édifice, notamment les chapiteaux déposés aujourd’hui dans une des cours du palais des Beaux-Arts. » (source)

Pour vous donner une idée, « avant »… (source)

Impossible d’en savoir plus sur le net, mais j’ai trouvé la source de l’histoire : une publication de 1815 (page 312), que vous pourrez lire en ligne : Histoire civile, physique et morale de Paris (rien que ça!!!). Par J.-A. Dulaure, volume 1.

Reste l’Epée de Bois, qui n’est pas suspendue sur vos têtes, mais qui a donné son nom à un cinéma que vous connaissez peut-être – et à un théâtre mais à ne pas chercher dans celle-ci… voir la Cartoucherie! Son nom serait lié à une ancienne enseigne, et aurait détrôné la dénomination précédente : rue du Petit-Champ. Si vous voulez en savoir plus, plongez page 202 dans le Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris, par Lazare, en ligne ici.

Mais revenons à aujourd’hui – ou plutôt à hier, au moment où j’écris ces lignes – pour sourire aux jeux de mots, plus ou moins bons, présents dans les enseignes.

On ne file pas la laine, ce sont les toiles qui filent…
Et si c’étaient des objectifs? ou des objections?

Certaines vitrines m’interpellent. C’est le cas de celle-ci, que l’on pourrait dénommer « Chat-rentaises »…

L’architecture est un peu tristounette, dans certaines zones, car des immeubles sans intérêt esthétique (en tout cas pour moi) ont remplacé les anciennes demeures. Quand ils ne les ont pas « sur-montées »!

Jolie vue…
… mais il ne faut pas lever le nez!

Les librairies survivent, dans ce quartier de la Contrescarpe. J’ai discuté avec la patronne de celle que je préfère, l’Arbre du Voyageur. Elle me dit « tenir le coup », mais impactée surtout par la limitation horaire à 18h, car c’est le soir qu’elle avait le plus de client-e-s. Heureusement, elle en a de fidèles, comme moi, qui ont modifié leurs habitudes pour continuer à fréquenter ce petit coin de paradis. En ce moment, clin d’oeil à deux de mes amis dont je parlais hier, tous deux fans de la culture nipponne, une vitrine consacrée à sa littérature.

L’Arbre du Voyageur

La littérature résiste aux lieux d’alimentation (épiceries, supermarchés, fastfoods, boutique de « fooding » en tout genre, et heureusement encore quelques vrais restaurants), et survit par les librairies, les lieux de culture (s’ils survivent à la fermeture prolongée!) et les plaques rappelant la mémoire des écrivain-e-s qui y ont vécu.

Hemingway
James Joyce et Valery Larbaud

J’ai beaucoup aimé le quasi vis-à-vis de l’Ancien et du Moderne-rappelant-l’Ancien, en haut de la rue du Cardinal Lemoine.

Chez le libraire…

Ses propriétaires ne manquent pas d’humour, et je vous conseille d’aller voir leur site.

« Tripot Littéraire & Artistique, Bar Cabaret, Estaminet, Dicentrarchus labrax, Cambuse, Lupanar, fondé le mercredi 2e aoust 1589, à deux heures après minuit à Paris », selon le site de ce lieu.

Et inutile de vous dire que j’ai apprécié leur annonce liée à la situation.

Le gouvernement a décidé de fermer les bars et restaurants jusqu'au 20 janvier dans le cadre de l'Etat d'urgence. Le Conseil d’État a conclu, s’appuyant sur une étude scientifique, que les restaurants et bars (comme les hôtels et les salles de sport) présentaient un risque significativement plus élevé de transmission du virus que les autres lieux de brassage de population, commerces notamment. 


Lamentations 3:26 Il est bon d'attendre en silence Le secours de l'Éternel.

La Place de la Contrescarpe reste une bulle de vie, malgré tout. Si les établissements historiques, comme le Café Delmas et son voisin d’en face, sont fermés, les autres sont restés ouverts et offrent toutes sortes de breuvage et de nourriture aux jeunes qui les dégustent… assis à même le sol ou sur les bancs, debout, marchant, sur cette place qui est restée bien vivante. J’aurais aimé filmer, mais pour cause de droit à l’image… vous vous contenterez de mon témoignage.

Pour finir, une photo qui, je vous le souhaite, vous permettra de garder le sourire…

Il et elle ont leur masque???

Sur le chemin de retour…

Rassurez-vous, je ne ferai pas comme Plus belle la vie, en termes de nombre d’épisodes. Ce n’est qu’un triptyque… dont voici le troisième volet.

Après la quête du grand Cerf, l’arrêt sur images rue Dussoubs, voici donc quelques « observations » sur le chemin qui me ramenait chez moi.

Le Centre Beaubourg fait oeuvre originale, pour marquer la distanciation dans la file d’attente, avec des citations aussi diverses que variées. L’une d’entre elles m’a particulièrement attirée, car elle faisait écho à l’entretien que je venais d’avoir…

Dans une rue voisine, un aubergiste montre autant d’humour que celui de Saint Valéry sur Somme, dont j’ai publié quelques photos de la salle de restaurant vue par la vitrine…

Client-e-s du jour

Le masque est bien évidemment présent!

Boire son cocktail avec un masque…

Mais chez le voisin, c’est toute la tenue qui préfigure peut-être ce que sera la nôtre pour faire face au virus…

Mode 2021

La Seine m’offre à nouveau ses débordements, et les oiseaux se sont emparés des rambardes et des bancs, avec belle vue sur les flots.

Un peu plus loin, des passant-e-s s’interrogent : on y va? on n’y va pas?

On se tâte…
Et on fait demi-tour !

Vers le Grand Cerf

J’avais ce jour-là rendez-vous avec le Grand Cerf.

Non, je ne partais pas à la chasse.

Et je ne me prenais pas non plus pour Bambi !

Souvenir ému du film qui m’a tant fait pleurer !

Il s’agit d’un de ces passages parisiens que j’affectionne. Je décidai donc de m’y rendre à pied, en baguenaudant, à mon habitude. Me voici donc sur le Pont de la Tournelle, celui qui me relie le plus à la rive droite. L’occasion de constater que, depuis la veille, le niveau d’eau avait encore monté.

Si vous comparez ces photos à celles que j’ai déjà postées, vous observerez que le passage en bord du fleuve est de plus en plus difficile, et que l’on ne peut plus accéder aux bancs situés sur la berge sud de l’Ile Saint Louis.

Un petit plaisir en passant, le changement d’angle… rires…

J’observai alors un phénomène étrange : sous le pont suivant, un reflet très brillant… mais reflet de quoi? J’ai passé un bon moment à l’observer, sans parvenir à comprendre ce qui le justifiait.

Rue de la Barre, passage le long de la mairie du 4ème – qui célèbre De Gaulle par une exposition photo -, rue de la Verrerie… je ne vous décris pas le trajet, que j’ai déjà commenté. Le Centre Pompidou fait peau neuve – ou plutôt tuyaux neufs -, et l’on a bien du mal à distinguer ce qui relève de l’édifice moderniste et ce qui est échafaudages… Le Forum des Halles pleure la foule disparue, et le Père Tranquille l’est plus que jamais, désert et tristounet. Même le parvis est calme. Seule l’Eglise Sainte Eustache connaît une certaine animation, car on y sert un petit déjeuner aux plus pauvres… de plus en plus nombreux… En levant les yeux, j’observe un détail étrange.

L’étrange cadran solaire

Grossissez l’image, et vous observerez les nombres en chiffres romains sagement alignés sous le cadran solaire…

Pause au début de la rue Montorgueil, pour un bon vin chaud servi à la terrasse d’une pizzeria. Une belle table ronde semble attendre le/la client-e, et des fauteuils en rotin me tendent les bras, mais la serveuse explique qu’il est interdit de s’y asseoir. Heureusement, quelqu’un de bien malintentionné a cisaillé le fil métallique recouvrant un banc proche, et il est possible d’en profiter, malgré l’interdit.

Un peu d’animation rue Montorgueil, mais quelle tristesse de voir tous ces bars, dont l’un que j’affectionne particulièrement, et tous ces restaurants fermés ou réduits à devenir « fast food »!

Tintin et le Capitaine Haddock dominent toujours, pour mon plus grand plaisir, l’angle avec la rue des Petits Carreaux. En fouinant sur le net, j’avais appris que celle-ci est née d’une scission avec son aînée, et qu’il existait des débats concernant son nom.

La rue Greneta me conduit à un square étonnant, portant le nom de Place Goldoni. Tout simplement parce que le dramaturge italien est mort tout près, rue Dussoubs. Un détour m’a conduite devant la maison qui l’a abrité.

Face à cette demeure d’une sobriété remarquable, un jeu de plaques colorées attire mon regard.

Mais quittons la rue Dussoubs – au fait, saviez-vous qu’elle a porté à une époque le nom de « Gratte-cul »? – pour arriver revenir Place Goldoni.

Le mur faisant face à une école élémentaire est orné de symboles de ballons de football, et deux plaques expliquent aux passant-e-s qu’en tapant avec un ballon sur le mur, on fait pousser les arbres et développer les insectes. Les enseignant-e-s auront ensuite bien du mal à expliquer les phénomènes scientifiques!

Si vous observez ce qui se trouve au-dessus de ces oiseaux stylisés, vous découvrez un morceau d’oeuvre d’art. Il s’agit en effet de La Place des Enfants, oeuvre d’un artiste né en Belgique en 1959, Patrick Corillon.

Voici sa présentation sur Wikipedia:

« L’œuvre occupe un mur aveugle d’une superficie de 666 m2 (39 m de haut sur 23 m de large). Elle est composée de plaques d’acier découpées et colorées, formant les voyelles a, e, i, o, u, écrites à la manière manuscrite ; les couleurs reprennent celles évoquées par Arthur Rimbaud dans son poème Voyelles. »

Il est temps de me diriger vers le Passage du Grand Cerf, mais je me laisse encore distraire, attirée d’abord par un panneau apportant des informations sur la rue sise en face de celui-ci.

Je ne sais si vous parviendrez à le lire, mais ce panonceau explique l’erreur commise, concernant la rue Marie-Stuart, et revient sur son passé, car cette rue abritait jadis des dames…

Une autre curiosité, un peu plus loin, m’entraîne à faire un détour.

Dommage, pas le temps d’aller déguster, mais je me promets d’y revenir… Il est temps maintenant de pénétrer dans le passage qui est ma destination finale. Voici ce qu’en dit un guide.

« En 1825, la maison du « roulage du Grand Cerf », qui était le terminus des Messageries Royales, fut démolie. La date d’ouverture du passage reste imprécise.
Sans doute, vers 1835, il fut ouvert. Le style de la verrière est cependant plus tardif.
Son histoire est étroitement liée à l’histoire du quartier : le quartier Saint-Denis était en 1830 le plus populaire et industrieux de Paris où l’on y trouvait des petites fabriques et des ateliers.

L’apparition de passages plus luxueux fit de l’ombre au Passage du Grand Cerf. Pourtant, la qualité de son architecture mérite une attention. Sa hauteur, 11,80 m, est la plus importante de tous les passages parisiens.

Sa structure en partie métallique permettait de construire deux niveaux de façade entièrement vitrée. L’habitation ne commence qu’à partir du troisième étage. Ainsi, on a pu dire que ce Passage était plutôt destiné à la production et à l’artisanat qu’au luxe et à la vente de ses produits. »

Et c’est encore le cas, comme j’ai pu le constater en discutant dans deux de ses « boutiques ». Mais c’est une autre histoire, que je vous narrerai peut-être plus tard… Je vous laisse découvrir le Passage par images, sans commentaires…

Une Grande Dame sans admirateurs/trices

Mes pas m’ayant conduites dans le quartier de la Tour Eiffel, j’ai eu l’occasion de voir combien la crise pesait sur les environs de la Vieille Dame… au point qu’elle se cache dans les nuages pour ne pas voir les dégâts sur la Terre…

Qu’il s’agisse des nombreux bars et restaurants, ou de commerces plus « alimentaires », il semble que les propriétaires ont baissé les bras et renoncé à se battre… les chaises sont empilées derrière la devanture de la belle pâtisserie.

Le marchand de « souvenirs » n’est plus lui-même qu’un souvenir. Il a visiblement abandonné au lendemain des fêtes, à en juger par la décoration de sa vitrine, un mois après…

Mais un vaillant petit soldat continue de se battre. Il a maintenu son affiche, et son enseigne est éclairée, contre vents et marées, comme s’il allait accueillir des spectateurs en soirée…

Dire qu’il y a deux ans, à quelques jours près, un dimanche après-midi, j’assistais en ces murs, parmi un public très hétérogène qui n’épargnait pas ses rires. On jouait alors « Le Tour du Monde en 80 jours », et familles, personnes âgées et/ou isolées partageaient un excellent moment convivial et détendant malgré la grisaille de l’hiver…

Neige facétieuse…

La neige a saisi Paris en ce week-end de janvier, mais à peine apparue, elle s’est effacée… Non sans jouer quelques tours… D’abord, déposer un immense cercueil dans la cour de l’immeuble…

Je me suis précipitée pour saisir des images du « blanc manteau », mais il était déjà trop tard, la pluie l’avait en partie éliminée…

Neither singing in the rain… nor in the snow…

Je vous invite à me suivre dans cette promenade qui m’a conduite du Pont de la Tournelle sur l’Ile Saint Louis, puis celle de la Cité, pour revenir ensuite rive gauche…

Camouflage ?
Déshabillez-moi… Mais non, pas tout de suite, pas si vite…
Ternitude…
Sur la scène, Monsieur du Corbeau…
Mais où sont les spectateurs/trices???
Ah: En voici un au balcon…
Mais il regarde de l’autre côté!
Le Siam grelotte…
Palmier enneigé !

J 54 après N-C… et veille de Noël

On nous rebat les oreilles de Noël plus qu’on ne l’a jamais fait, cette année. Pour nous inciter à consommer, bien sûr! Et les films – guimauve surabondent sur les chaînes de télévision, pour mettre en scène des rencontres de couples qui, ne se connaissant pas au début, finiront par passer la fête ensemble, dans une maison super-illuminée (pas écolo!!!) ou une grange que tout le village aura participé à décorer… et avec des pulls tous aussi laids les uns que les autres. Seule la drôlerie en sauve quelques-uns.

Dommage, car Noël pourrait être une belle fête, si l’on oubliait tout ce clinquant et le côté économique. Une des rares fêtes de la laïcité. De la vraie laïcité, c’est-à-dire de l’acceptation des autres idéologies, philosophies et religions. Que pour certaines c’est La date importante de l’année, où l’on célèbre la naissance du Sauveur, et pour d’autres celle d’un prophète parmi d’autres, et pas le plus important, tout le monde l’accepte, dans un partage qui pourrait être vrai, et qui l’est heureusement encore souvent… C’est aussi celle de la subsidiarité (cela fait deux semaines que je veux écrire à ce sujet mais n’en trouve pas la sérénité nécessaire pour aborder un tel sujet)… Oui, des portes s’ouvrent, des couverts sont mis, des bras sont ouverts pour des personnes esseulées ou en difficulté de tout ordre. Enfin, je devrais mettre l’imparfait. Car cette année elles resteront hélas souvent closes, et les places à la table de fête seront souvent limitées… Qui restera dehors? Ou qui mangera à la cuisine, pour reprendre l’excellente idée de certains de nos membres du gouvernement? Mais je sais que « l’esprit de Noël », si vanté dans les films américains pour des raisons tenant autant du puritanisme que du commercial, règne encore, et je vous souhaite de passer le meilleur ou le moins mauvais réveillon possible.

Alors, aujourd’hui, dans cet esprit d’ouverture et de laïcité, quelques photos d’une crèche arménienne. Elles ont été prises avant-hier à la cathédrale Sainte-Croix des Arméniens, à Paris. J’ai eu des difficultés à comprendre la genèse de cette église, vouée au culte catholique orthodoxe arménien.

D’après certaines sources, elle a été construite sur un terrain où se situait avant un entrepôt de bois, qui a brûlé en 1897.

« La cathédrale Saint Jean-Baptiste a été construite entre 1902 et 1904 sur les ordres du bienfaiteur Alexandre Mantashev, un richissime arménien originaire de Tbilissi en Géorgie.

Le terrain sur lequel la cathédrale est construite abritait un grand entrepôt en bois qui a accueilli le bazar de la Charité pendant quelques mois avant de brûler en 1897.

Mantashev a confié l’œuvre à Albert-Désiré GUILBERT, architecte français à qui l’on doit l’église Notre-Dame de la Consolation, située à 150 mètres de l’actuelle cathédrale au 23 de la rue Jean Goujon.

L’ensemble de la construction comprend la cathédrale, une cour intérieure, un bâtiment de deux étages servant de siège à la primature (1er étage) et de locaux administratifs (rez-de-chaussée) avec en plus une salle en sous-sol, d’une capacité d’accueil d’une centaine de personnes, créée en 1990 et qui fut nommée d’après un bienfaiteur, Nourhan Fringhian. »

D’autres racontent une histoire bien différente. Elle aurait une origine beaucoup plus ancienne et aurait connu bien des vicissitudes.

« Sa construction remonte à 1623. Le financier Claude Charlot qui entreprend de créer des logements dans le quartier du Temple, construit l’église Saint-Jean-Saint-François ainsi qu’un couvent attenant où s’installent des frères capucins. La chapelle de ce couvent est construite l’année suivante, sur l’emplacement d’un ancien jeu de paume dont un mur subsiste le long de la rue Charlot.

A la Révolution le couvent est détruit puis loti sauf la chapelle qui devient en 1791 église paroissiale. L’église, fermée en 1793 puis achetée par la ville de Paris en 1798 est rendue au culte en 1803 après le Concordat.

L’église est agrandie entre 1828 et 1832 et son porche est reconstruit par Victor Baltard en 18551 (sic). Entre-temps Cavaillé-Coll y réalise une de ses premières orgues parisiennnes en 1844. Dans les années 1970, l’église, alors fermée au culte, est confiée à la communauté arménienne qui la transforme en cathédrale catholique. »

Pour ma part, j’ai tendance à opter pour un mixte des deux. En effet, sur la façade, on voit inscrit la devise de la République… Ce serait sans doute durant la période 1798-1803 dont il est fait état plus haut. A moins que cela ne corresponde aux années 1970? Par contre, pour la suite, je pense que les donateurs auxquels il est fait allusion ont effectivement oeuvré à son achèvement.

J’étais déjà venue dans ces lieux pour un concert. Et c’est la musique qui m’y a accueillie, avec le son des orgues. Sans doute une répétition ou un essai, car trois messieurs sont ensuite sortis de derrière l’autel, où se situe le clavier, laissant le silence s’installer.

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Mais revenons à la crèche… L’an dernier, j’avais eu le plaisir de visiter une exposition de crèches du monde entier. Cette fois, c’est un univers spécifique que j’ai admiré… Prenez le temps d’observer, zoomez, les détails sont émouvants…

J 52 après N-C : balade au Marais

Agréable promenade dans le Marais en ce premier jour post-solstice… Hélas pas pu voir le ciel cette nuit, avec ce phénomène extraordinaire qui était annoncé… J’espère que vous, vous avez pu en profiter?

Enfin une bonne nouvelle : les jours vont rallonger! Si, si! Mais la durée du couvre-feu ne va pas raccourcir pour autant… A ce propos, j’ai trouvé triste de voir tous ces gens entassés sur des bancs, ou debout aux tables hautes des bars placées dehors, alors que toutes ces vitrines, toutes ces salles, toutes ces terrasses de cafés étaient sombres, closes, sinistres! Heureusement, il faisait très doux à Paris en ce 22 décembre. Mais que sera-ce quand le froid va venir?

Quelques images à partager ? Oui, bien sûr! Je me/vous propose de décliner une série de « quand »…

Quand la destruction pousse les artistes à s’exprimer, face aux engins porteurs de mort, dans des oeuvres éphémères qu’un nouvel édifice tuera…

Quand Victor sortait de chez lui pour aller rejoindre Juliette qui logeait dans une rue proche, j’aime à penser qu’il passait sous ces voûtes…

Combien d’amants les ont admirées depuis ? A moins qu’ils ne soient passés sans les regarder, préférant plonger leurs yeux dans ceux de leur amante ou courant pour aller la rejoindre, comme le poète éperdu ?

Quand les passant-e-s observent une enseigne révélatrice d’un passé laborieux et aperçoivent une main de fer (je ne vous ferai pas le mauvais jeu de mot « à vapeur »!) sur un balcon… Oeuvre d’art en péril ?

Zoomez sur le balcon du 2ème étage…

Quand les rues changent de noms, et que le monde de la culture s’insurge contre les flèches mortelles qu’on ne cesse de leur lancer…

Bien sûr, la curiosité m’a poussée à chercher l’histoire de cette double dénomination…

La première vient du fait que dans cette rue se situe l’Hôtel d’Ecquevilly, propriété de la veuve d’Auguste de Harlay. Au passage, signalons qu’il y a une autre rue Harlay à Paris, du nom d’Achille de Harlay, premier président du Parlement de Paris, dans le 1er arrondissement. De ce fait, autrefois, l’une était désignée comme « Harlay-au-Palais », car elle longe le Palais de Justice, et l’autre, « Harlay-au-Marais » – inutile de vous expliquer pourquoi…

Pour la petite histoire, cette dernière s’est aussi appelée « rue Diderot », avant de prendre en 1879 le nom de ce qui est actuellement sa partie nord.

Alors, que viennent faire ici les arquebusiers? Eh bien, leur compagnie, entre 1609 et 1670, était établie non loin de là, dans un bastion de l’enceinte de Charles V approximativement située sur ce qui est maintenant le Boulevard Beaumarchais… Et ils s’entraînaient sur un terrain proche de la rue qui rappelle désormais leur souvenir, dont il reste des traces : le jardin de l’Arquebuse. Toujours aussi curieuse, je suis allée rechercher un vieux plan de Paris qui montre son emplacement, non loin de la Bastille.

Le jardin de l’Arquebuse. (source)

Effectivement, la forme allongée du jardin offrait l’espace nécessaire au tir à l’arquebuse !

Quand les poubelles sont sagement alignées en rang d’oignons et vous montrent la route… Où celle-ci mène-t-elle ?

Quand les hôtels 4 étoiles sont signalés par des poubelles et un vélo de location… c’est qu’ils sont fermés!

Quand les chasses royales permettaient aux veneurs de se faire construire des palais en plein Paris…

Vous avez sans doute remarqué sur les photos précédentes le haut-relief situé sur la porte. En le voyant, je me suis demandé ce que faisaient ces cors entrelacés en plein coeur de la capitale…

Ils marquent le début de la rue du Grand Veneur, qui conduit à l’ancienne résidence de celui-ci, l’Hôtel d’Ecquevilly, à l’élégante architecture classique.

Etonnant hétéroclisme de l’architecture, dans cet espace presque clos qui mène à l’hôtel… et décalage total entre les édifices eux-mêmes, et entre les édifices et la population qui profite du jardin.

Quand la Mairie de Paris méprise une auteure et fait des anachronismes (volontaires?).

Quand une déclaration d’amour embellit un mur plutôt tristounet dont la grisaille est rompue par une porte bleue…

Quand les artisans/commerçants contredisent les peintres… Vous vous souvenez de la déclaration de Magritte à propos de son tableau si controversé ? « La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit sous mon tableau « ceci est une pipe », j’aurais menti! » Et en plus, l’auteur-e de l’enseigne joue de la métonymie!!!

Quand les galeristes se mettent aux jeux de mots et qu’un objet de la vitrine renvoie à un tableau exposé…

Je ne vais pas continuer à vous soûler avec mes écrits (sans corps ni âmes) en cette nuit pluvieuse, et continuerai, si vous le voulez bien, un de ces jours prochains… Vous l’avez compris, j’apprécie infiniment les balades au Marais…