Clin d’oeil à Verlaine

En saisissant cette image, je songeais à Verlaine « Le ciel est par-dessus le toit »…

Mais c’est un autre poème de lui que je préfère vous rappeler maintenant, en cette nuit de pleine lune…

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée…

Ô bien-aimée.

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure…

Rêvons, c’est l’heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise…

C’est l’heure exquise.

J 19 après N-C

Deuxième journée de télétravail à partir d’un studio parisien… et le ciel bleu me nargue, comme le reflet des rayons du soleil sur les fenêtres de l’immeuble voisin, ou encore le gazouillis des oiseaux, étonnant à cette époque de l’année… Deux fois 7 heures les yeux fixés sur un écran, à parler à une machine… Même plus le courage avant ou après de poster l’article quotidien… Comme vous l’avez peut-être constaté, pas de J 18. Et j’ai dû me faire violence pour rouvrir l’ordi afin de rédiger celui-ci, dans un silence de mort… car il n’y a même plus « cette paisible rumeur-là » qui « vient de la ville »…
Et, le soir, la solitude absolue car on n’a plus accès aux bars chaleureux, aux restaurants réconfortants ni même aux ami-e-s situé-e-s de l’autre côté de Paris… Alors, bien sûr, je pense à Verlaine….

« Le ciel est par-dessus les toits, si bleu, si calme… »