Une belle découverte : Avranches (1ère partie)

Je suis passée une centaine de fois au pied de cette ville, et, si j’y suis « montée » une fois, voici bien longtemps, je n’y avais jamais fait halte. Alors, hier, petit détour depuis l’autoroute. Au départ, pour aller acheter du pain afin de pique-niquer en bord de baie. Et finalement, une visite agréable et de belles surprises. Premier objectif : aller enfin voir ce qu’est cette « pointe » aperçue depuis l’autoroute, à chaque passage…


Et par la même occasion, découvrir une placette ornée d’oliviers et de lavande.

Et y déjeuner au son de l’eau déversée par une belle fontaine.

Le tout, en face du clocher que l’on voit de si loin et qui m’intriguait depuis toujours. Une église dédiée aux mêmes saints que celle du 4ème arrondissement, proche d’un de mes repaires à Paris (l’Ebouillanté, dont je vous ai déjà parlé) : Saint Gervais Saint Protais.

Un petit restaurant au nom amusant « Chez Wiwi », une carte tentante, deux toutes jeunes filles très souriantes et pleines d’entrain. De quoi s’arrêter pour un repas en terrasse. Il ne fait pas très chaud, mais pas très froid non plus. Plat un peu décevant, malgré une certaine recherche, mais ce n’est pas grave. Et quand la pluie survient, aucun problème : l’auvent est bien étanche! Un petit Sauvignon… un café… et vous devinez le digestif. Un Calva, bien sûr: nous sommes dans la région de production! Bref, le temps passe agréablement, surtout que le soleil est revenu. Et il est déjà presque 15 heures quand commence la balade suggérée par l’Office du tourisme, visité le matin.

D’abord, l’église, bien sûr. Qui en réalité est une Basilique, pardon! Je m’en doutais : je n’aime pas son style.

Mais elle ne manque pas d’intérêt.

On y est accueilli-e par un mignon Saint Michel qui joue au Menaçant…

Des étonnements dans les travées, comme cette statuette (un évangéliste?) égarée à même le sol…

… le visage travaillé de ce prélat (abus de vin de messe?)…

… deux personnages qui se font des politesses brodées…

et ce banc fermé, réservé… aux produits ménagers!

Les rides creusées par le temps ont été provisoirement comblées, mais, en l’absence de Botox, non réparées.

Un appel aux dons est d’ailleurs fait pour la restauration de la Basilique, et, en écrivant ce matin, je découvre qu’il est relayé par la Fondation du Patrimoine.

Direction maintenant : les Trésors.

Le crâne percé de Saint Aubert (et pas Saint Ovaire, comme j’avais entendu le matin de la bouche de la dame étrangère qui officiait à l’Office!) est effectivement intrigant.

Un regard aux autres « trésors »…

… aux belles grilles évoquant d’autres boissons que cidre et Calvados…

… et à la Basilique au style néoclassique (vive le roman!)

… pour arpenter les ruelles, non dénuées de charme. Pas aussi « uniformes » que dans certaines villes touristiques. Mais plus authentiques.

Un peu triste de constater que, visiblement, les autorités locales n’ont pas réussi à sauver certains édifices.

Mais, par contre, d’autres ont été bien conservés, restaurés, et leur environnement grandement améliorés. La Place du Marché en est un exemple.

C’est le cas aussi de la Maison Bergevin et de ses magnifiques jardins aux sculptures surprenantes : des livres, et une symbolisation du don d’organes (les « Passeurs »)…. J’y reviendrai dans un prochain texte… A bientôt!