Gautier Capuçon, quelle virtuosité!

Invitée hier soir à un concert d’une de mes idoles, Gautier Capuçon (j’apprécie aussi son frère, mais comme je préfère le violoncelle au violon…), j’ai couru jusqu’à l’extrême nord-est parisien pour assister au concert auquel il participait, dans une salle que j’aime beaucoup, la Salle Pierre Boulez.

Si vous êtes un peu expert en musique, vous aurez compris, en voyant le programme, qu’il ne prenait part qu’à la première partie de celui-ci, car la Symphonie du Nouveau Monde ne permet pas de mettre en valeur un virtuose du violoncelle. Par contre, il nous a gâté-e-s en ajoutant un morceau extrait de son dernier album, Gaïa (en hommage à la Terre), Toward the Forest que Bryce Dessner a composé pour lui. Rappelons donc, pour celles et ceux d’entre vous qui ne suivent pas sa carrière, qu’il s’agit d’un projet, présenté en ces termes sur le site de l’éditeur, Warner Classic (où vous pourrez le trouver, soit dit en passant).

« … un album inspiré réunissant dix-sept créations mondiales signées par seize compositeurs contemporains. Ce projet explore la relation entre l’humanité et la nature sous un prisme multiple, puisant dans différents genres musicaux, esthétiques et influences culturelles, ainsi que dans les contrastes saisissants du monde naturel.

« Chaque morceau donne sa propre voix au violoncelle, nous plongeant dans la puissance et la profondeur de la nature et de la Terre, source de toute vie », explique Gautier. « Dans chaque pièce, c’est la Terre qui s’exprime en musique : parfois fragile, parfois majestueuse, toujours essentielle. … Cet album est aussi un chant d’alerte, un hymne à cette beauté menacée, une prière pour les générations futures. »

Mais revenons au début du concert. Comme je n’avais pas vu le programme en amont, il m’a beaucoup surprise. Imaginez: vous attendez un orchestre symphonique et un soliste, et vous vous retrouvez devant… 4 musiciens! Et qui plus est quatre trompettes! Je n’avais jamais vu cela. Et c’est apparemment normal, car en faisant mes recherches j’ai appris que ce serait le plus petit ensemble requis pour une « fanfare ». Plus le chef d’orchestre, bien sûr. Un morceau envoûtant, étonnant, que je n’avais jamais ouï. C’est le 5ème d’une série de 6, composée par Joan Tower (pianiste et compositrice américaine, aujourd’hui âgée de 87 ans), dédicacé à Joan Harris, née, elle, en 1920.

Une petite parenthèse pour vous expliquer cette dédicace. Toute sa vie, elle a lutté contre les inégalités et la pauvreté, et soutenu les arts. Son (second) époux fortuné l’y a aidée en finançant beaucoup de ses actions, dont la création d’un théâtre à leur nom.

« Joan and Irving Harris review plans for a concert hall in Aspen in 1993.

Harris forged ahead, helping to raise funds and secure a location at Millennium Park in Chicago’s Loop, the city’s bustling central business district. When it opened in November 2003, the Harris Theater became the first multiuse cultural venue built in downtown Chicago since 1929. It has gone far in creating the kind of supportive and lively arts community Harris and other believers long envisioned. »

C’est à l’occasion de ce concert à Aspen qu’a été créée cette « Fanfare for the Uncommon Woman n°5 » que j’ai beaucoup appréciée. En quelque sorte, un hommage à deux femmes, de deux générations différentes : une philanthrope active et une musicienne, compositrice.

S’est ensuivi une pièce assez longue, prenante, un peu « déprimante », mais si intense et magnifiquement jouée par Gautier Capuçon! Voici comment elle est expliquée sur Wikipédia.

« Le soliste ouvre le Largo par une phrase grave et méditative, puis dialogue avec l’orchestre, d’une manière de plus en plus énergique et tendue, surtout dans la deuxième partie du mouvement, marquée par les sonorités du xylophone et une opposition entre les pizzicatos et les accords du violoncelle et la percussion. La fin du mouvement revient à l’intériorité et la retenue du début. Les deux mouvements suivants s’enchaînent et sont indiqués l’un et l’autre Allegretto. Le début s’apparente à une danse tzigane, d’abord assez légère, puis prenant l’allure d’une toccata, avec roulements de tambour et sonneries de cor. La partie suivante est contrastée entre des phrases lyriques, d’autres rythmées, parfois des explosions de violence et une formule cadentielle très classique. L’œuvre s’achève par une longue note grave du violoncelle sur fond de martèlement léger au xylophone. »

Vous pourrez en voir et écouter quelques extraits sur You Tube, qui suffiront à vous faire comprendre l’admiration sans borne pour la virtuosité de Gautier Capuçon, qui n’est pas que « technique ». On parle de l’âme d’un instrument, mais ici c’est la rencontre de trois âmes, celles du compositeur, de l’interprète et de son violoncelle… Pour information, si vous l’ignorez, l’oeuvre a été écrite alors que Chostakowitch était soigné dans un sanatorium, en 1966. Une belle présentation en est faite sur le site de l’orchestre de Monte-Carlo, par une auteure qui termine ainsi :

« Par sa complexité et ses multiples arrière-plans, ce deuxième concerto pour violoncelle de Chostakovitch peut être considéré comme le bilan d’une vie. Par leur côté hagard, leur violence percussive, leur lyrisme douloureux et leur introversion absolue, les concertos pour violoncelle de Chostakovitch constituent des documents historiques en même temps que des confessions humanistes au plein sens du terme sur ce que fut la dictature stalinienne. »

Comme je vous le disais précédemment, la première partie s’est achevée sur un des morceaux de l’album Gaïa (publié en novembre 2025), inspiré des tableaux de paysages et de nature de Münch.

Un petit entracte a permis au public de se remettre de ses émotions, mais c’était pour en retrouver d’autres avec la Symphonie du Nouveau Monde, magistralement interprétée par l’Orchestre Symphonique de Paris. Emphase? Non. Pour l’avoir moultes fois entendue, je peux affirmer que c’est la plus riche et puissante interprétation à mon sens. Un orchestre totalement mobilisé sous la conduite de son chef « dansant », Andrès Orozco-Estrada, un Colombien qui est devenu récemment directeur musical de l’Orchestre Symphonique de la Radio Suédoise, et de la première violon solo, Sarah Nemtanu, qui vient d’être nommée, le 1er janvier 2026. Le site de cet orchestre est remarquablement bien conçu, et vous pourrez y trouver la présentation de chaque membre, organisée par familles d’instruments.

Le public est ainsi passé par toutes sortes d’émotions, jusqu’à l’envol puissant de la finale symphonique… porté par un orchestre uni et fort, sous la baguette d’un elfe et accompagné par un génie. Bref, une soirée magique…

Mozart chez les Bernardins

La relation qu’entretenait Mozart avec la religion m’a souvent questionnée. D’où ma surprise lorsque j’ai découvert ce tout nouveau spectacle « immersif » proposé à Paris depuis hier…

Autre surprise : pas de problème pour obtenir une place au tout dernier moment! Et quand je dis « tout dernier »… Il était 16h20 pour une entrée à… 16h20! Car il faut retenir, pour pénétrer dans les lieux, et les flux se font toutes les 20 minutes. Le prix me paraissait assez élevé (32 euros), mais en cet après-midi où toute randonnée était exclue et tout déplacement rendu difficile par la chaleur, on ne comptait pas! Un petit café à l’ombre, avant de gagner le Collège et pour éviter la queue au soleil…

Un petit groupe d’heureux/ses élu-e-s participa donc avec moi à ce qui tient à la fois de la visite des lieux (que je n’avais jamais pu faire car les expositions et concerts déjà vus ici se tenaient au rez-de-chaussée), visite théâtralisée, de mini-concerts avec projections, de ballets, le tout impliquant au maximum le public, jusqu’à lui faire danser le menuet… Inutile de vous dire combien le rythme est soutenu pour que tout puisse se faire en 1h20.

Dès l’entrée, le petit groupe est happé par la musique et la narration…

Mais il est très vite entraîné par un joyeux Papageno vers la Flûte enchantée, où Mozart révèle son appartenance à la Franc-Maçonnerie.

Le grand réfectoire s’anime, s’illumine, prend des couleurs… et c’est ensuite le Mariage de Figaro, où Mozart reprend les critiques de Beaumarchais contre le droit de cuissage.

Papagayo nous entraîne ensuite vers le jardin, puis l’escalier menant au sous-sol. Dont je découvris donc alors avec beaucoup d’intérêt les différentes salles, servant jadis pour la plupart de cellier. Dans chacune, un accueil chaleureux, et une nouvelle oeuvre.

Loin de moi l’idée de vous en faire une présentation exhaustive. Juste trois moments forts… L’un assez ludique : deux personnes du public furent désignés comme chef-fe-s d’orchestre, devant assurer le tempo de deux symphonies sous l’oeil averti de leur hôte.

Le deuxième, magnifiquement esthétique : un mini-ballet de Mourad Merzouki sur La Petite Musique de Nuit.

Les jeux de lumière répondent à la musique et à la danse, et la petite salle voûtée se transforme…

Ambiance totalement différente dans la salle suivante, où nous sommes invité-e-s à nous recueillir pour quelques minutes du Laudate dominum.

Et je dois avouer que les projections, ici, pour moi, étaient quelque peu perturbantes une écoute intimiste.

La visite du sous-sol se termine, et la remontée dévoile le magnifique escalier, ainsi présenté sur le site de la Région:

« Cet escalier à vide central est entièrement en stéréotomie. La rampe d’appui est composée d’arcades à enroulement reliées par des étriers. Elles se rattachent à une plate-bande inférieure et supérieure par des billes. Des rouleaux sont placés entre les arcades« .

Vous ne savez pas ce qu’est la stéréotomie? Je l’ignorais aussi, et me suis précipitée sur le site de la BNF pour en savoir plus. Cette « technique de découpage et d’assemblage des pierres » « suppose une connaissance approfondie de la géométrie ».

« À partir du 16e siècle, cette technique fait l’objet de nombreux traités exposant des schémas complexes exécutés avec règle, équerre et compas. Cet art du trait dépend aussi du savoir-faire du tailleur de pierre, qui débite et taille les blocs, du calepineur, qui transforme les dessins de l’architecte en plans d’exécution, et de l’appareilleur qui trace ces plans directement sur le chantier.« 

Jugez par vous-même!

Le résultat?

Mais revenons à Mozart… Nous voici invité-e-s à apprendre le menuet.

De beaux fous-rires, quand nous dûmes mettre des perruques, puis apprendre en quelques minutes toute une séquence de menuet!

Genrées, les perruques! Plutôt blanches pour les femmes (ci-dessus), et grises pour les hommes (ci-dessous).

Mais la fin approchait… Dans tous les sens du terme ! Car c’est un prélat qui nous accueillit pour la dernière étape, dans l’oratoire. Je ne vous parlerai pas (ici et maintenant) longuement de ces trois extraits du Requiem, dont le Lacrimosa qui m’émeut toujours autant. Et cette ultime séquence me bouleversa. Et, une fois encore, je regrettai les projections murales qui n’auraient pas perturbé autant l’écoute si elles étaient restées telles qu’à notre entrée dans les lieux.

Inutile de vous dire, à la suite de cette narration, combien je vous encourage, quelles que soient vos idéologies et quel que soient vos âges, à participer à cette aventure. Et vous ne regretterez pas, je pense, la somme versée pour y parvenir…

L’orchestre de Budapest à la Philharmonie

On a beau vouloir tout découvrir – comme c’est un peu mon cas, l’avouerai-je? -, certains lieux échappent à votre curiosité, pour des raisons qu’il est difficile de définir. Tel est le cas de la Philharmonie de Paris, que je ne connaissais que de l’extérieur, notamment pour être allée à plusieurs reprises à la Grande Halle de la Villette (en particulier pour la magnifique exposition Toutankhamon) et au Musée de la Musique (à propos, n’hésitez pas, si vous êtes dans le coin, à aller à la Nuit du Rossignol, dont j’ai déjà parlé dans ce blog : c’est le 31 mars cette année). Aussi étais-je bien contente de la découvrir pour un concert en ce mardi soir encore bien frais pour la première soirée complète du printemps.

Il ne faut pas souffrir de vertige, comme moi, pour fréquenter le balcon du 6ème étage, où j’ai eu la chance d’être au premier rang, ce qui offre une vue splendide sur la salle et sur la scène.

L’architecture en est sidérante, et bat en innovation, à mon sens, celle de la Seine Musicale. J’ai entre autres apprécié son asymétrie et l’audace du balcon blanc, projeté comme un vaisseau spatial… Mais le long balcon plus calme et serein qui lui fait face n’est pas mal non plus…

La scène est disposée pour accueillir un orchestre symphonique, ainsi qu’un piano. Cela obligera d’ailleurs le chef d’orchestre, Ivan Fischer, à tourner le dos à une partie des musicien-ne-s, avant l’entracte qui fera disparaître l’instrument.

Dans cette salle, l’acoustique est telle que le moindre petit bruit des spectateurs/trices résonne partout. Ce qui contraint à un silence absolu, qui fut d’ailleurs respecté tout au long du spectacle. Mais cela permet aussi de prendre des places moins chères et d’entendre tout aussi bien! Soit dit en passant, une place comme celle que j’avais est pour moi excellente, car on y voit à merveille les doigts courir sur le clavier du piano comme sur les cordes des harpes…

Vous ne verrez pas de photos de l’orchestre, car il est interdit de saisir des images dans la salle. Je vous renvoie pour le découvrir à son site, accessible en anglais pour celles et ceux d’entre vous qui ne sont pas magyarophones. Ce Budapest Festival Orchestra a enthousiasmé la salle. Par la qualité de son jeu, et une harmonie remarquable entre ses membres, sous la direction d’un chef dynamique et original, qui termine le concert par des « mini-impros » de deux groupes de musiciens, sur des thèmes de musique hongroise, qui n’ont rien à voir avec le programme annoncé. Mais revenons à celui-ci. Je dois dire que j’ai préféré la première partie à la seconde, qui était composée de trois morceaux de Richard Strauss aux tonalités très différentes : Dom Juan, Danse des sept voiles, Till Eulenspiegel. Le dernier en particulier ne m’a pas vraiment « emportée », même si j’ai apprécié la virtuosité des artistes et la véritable sym-phonie, au sens propre du texte, de l’orchestre.

Une mention spéciale, donc, pour le début de la première partie, d’un compositeur hongrois dont je crois n’avoir jamais entendu parler : Ernö Dohnänyi (1877-1960). Les Minutes Symphoniques op.36 m’ont littéralement emportée par leur mélodie et leur poésie. J’en ai trouvé pour vous une interprétation par deux autres orchestres : la première, que je trouve personnellement moins bonne car trop « enlevée » à mon goût, mais qui vous en donnera une idée. La seconde, par un orchestre plus modeste mais à la tonalité plus proche. Il faudrait que la Tribune des Critiques de Disques consacre une de ses émissions du dimanche après-midi à cette oeuvre!

Une seconde mention spéciale pour le concerto n°4 de Beethoven. Si je devais expliquer à quelqu’un ce qu’est un concerto pour piano et orchestre, c’est sans conteste ce spectacle que je conseillerais… L’instrument et l’orchestre se complètent, se répondent, s’opposent discrètement parfois, en une synergie parfaite. Il faut dire que Rudolf Buchbinder, est exceptionnel. Ce pianiste né en Bohême d’une famille originellement allemande a maintenant 77 ans. Vous pourrez le voir et l’entendre, mais beaucoup plus jeune et avec un autre orchestre, sur cette vidéo. Après moults rappels, il a joué deux autres morceaux, seul, cette fois, et l’admiration des membres de l’orchestre était évidente. Les ovations du public sont la preuve que je n’étais pas la seule à l’admirer… Si vous voulez l’entendre, il revient jouer à Paris les 5 et 6 avril, à la Maison de la Radio et de la Musique, ce concerto mais aussi d’autres oeuvres, et avec un autre orchestre, celui de Radio France.

Inutile de vous dire combien l’on vit intensément durant un tel concert, en oubliant le fracas du monde, et comme il est dur d’en sortir… mais la musique résonne encore en soi, n’est-ce pas?

Un concert à Henri IV

Ce week-end avait lieu au Lycée Henri IV un concert, auquel je n’ai pu assister. Mais un ami musicien, membre de l’orchestre, a eu la gentillesse de l’enregistrer pour moi. Cela me permet de vous en faire part…

Ce concert était joué par l’Orchestre symphonique du lycée Henri IV (composé essentiellement d’élèves et anciens élèves de l’établissement, si l’on excepte 10% de professionnel-le-s), en hommage à sa cheffe récemment disparue, Marie-Christine Desmonts, violoniste avant la direction d’orchestre. Vous pourrez trouver ici des images de celle-ci, et là sa discographie… Pour ma part, j’ai apprécié celle où elle dirige Egmont (dont l’Ouverture fait partie du programme) pendant qu’un jeune homme danse… c’était au Lycée Turgot, en présence d’un ministre et d’un footballeur, pour un évènement intitulé Inégalités et Hip Hop (source).

Egmont, comme je viens de le dire, était au programme. Au départ, un « héros » ayant inspiré Goethe.

Lamoral (comte d'Egmont)
Le Comte d’Egmont (1522-1568)

Lamoral, comte d’Egmont, avait été exécuté comme un protestant alors qu’il était catholique, pour sa prise de position non-violente lors de la crise iconoclaste de 1566… De quoi nourrir l’imaginaire de Goethe, puis, par la suite, en 1810, la verve musicale de Beethoven. Voici l’enregistrement lors du concert…

Vous trouverez l’Ouverture sur le net, sans problème, car c’est l’un des extraits les plus fréquemment interprétés. Ici, par exemple, sous la direction de Daniele Gatti.

Le choix s’était aussi porté sur la symphonie n°3 de Mendelssohn, dite « Ecossaise ». Pourquoi ce qualificatif? En référence, dit l’histoire, à Marie Stuart et aux paysages de son pays envahi par la brume…

Il a fallu 13 ans pour que cette oeuvre voie le jour. En effet, sa composition, initiée lors d’un voyage en Ecosse en 1829 par un compositeur de 20 ans, a été interrompue par un voyage en Italie, pour n’être reprise que 12 ans plus tard à Londres. Et décidément elle est vouée au 13… car c’est un 13 juin (1843) que le reine Victoria l’applaudira…

Si vous souhaitez en entendre d’autres interprétations, pour une étude comparative digne de l’émission du dimanche, sur France Musique, dont je parlais récemment… on trouve surtout des extraits sur le net, mais il y a cette interprétation de la Philharmonia sous la direction d’Otto Klemperer que je vous laisse découvrir…

Un concert sincère, émouvant, en hommage à une cheffe d’orchestre généreuse et experte. Nous attendons d’autres concerts avec impatience, désormais sous la baguette de Jane Latron.