J 36 après N-C

Ce matin, point d’énigme… mais vous aurez quand même à subir la – ou plutôt, les photos du jour, rassurez-vous! Et un « article » un peu plus joyeux que certains qui l’ont précédé, grâce à des conférenciers/ères, des canards et des libraires… Non, je ne les mets pas au même rang, bien sûr, mais ils ont, chacun à leur manière, provoqué des sourires, j’allais écrire « des sourires internes », si vous me permettez cette image plus qu’osée.

En ce qui concerne les premiers, je ne vous les présente pas ici, car je vais en reparler dans un autre texte, dans la mesure où ils et elles m’ont donné à réfléchir – et, comme souvent, vous n’échapperez pas au fruit de mes modestes pensées. Si je les évoque, c’est pour acter le plaisir que j’ai eu à suivre ce wébinaire consacré à une analyse de la situation actuelle en lien avec la conception de la noosphère par Teilhard de Chardin. Pas très drôle, me direz-vous. Ce n’est pas évidemment pas la drôlerie qui m’a donné ce « sourire intérieur », mais la chaleur. La chaleur dégagée par ces penseurs et penseuses engagé-e-s. Et notamment toute une réflexion sur l’interdépendance des Hommes et le principe de subsidiarité. Et l’affirmation qu’il faut développer l’égalité du droit à la mobilité. Voilà qui m’a comblée, car rejoignant mes propres idées et porteur d’un discours tendant à l’optimisme.

Pour les deuxièmes, des rires mais aussi une vague crainte. Résurgence des souvenirs, des Oies du Capitole (merci Tite-Live) aux Oiseaux d’Hitchcock

J’étais en train de jouer les touristes dans la basse vallée de l’Yères – je vous narrerai peut-être cela, si j’en trouve le temps – et passais de l’ancienne minoterie de Criel-sur-Mer au Manoir de Briançon, en longeant la rivière, lorsque tous les canards et toutes les canes, sans exception aucune, sortirent de l’eau pour se précipiter vers moi. Ils et elles étaient bien une cinquantaine! Ils m’entourèrent, et, lorsque je continuai ma promenade vers le manoir, me suivirent.

C’était à la fois drôle, et j’ai tenté de saisir cela en photo, et angoissant, car le bruit de leurs nasillements conjoints et amplifiés par les murs et l’eau était assourdissant. Les volatiles avançaient en rangs serrés, comme des petits soldats, se dandinant derrière le col vert qui semblait en être le chef… et j’ai bien cru qu’ils ne me laisseraient pas tranquille, jusqu’au moment où j’ai obliqué vers le terrain de pétanque, bien occupé en ce samedi après-midi. Enfin des humains! pensais-je. Ont-ils et elles pensé « Zut, d’autres animaux ! »?

La nuit arrive vite, bien trop vite, en ce début décembre. Fin de l’exploration touristique, traversée de la magnifique Forêt d’Eu, et arrêt au centre de cette ville que j’ai longtemps fuie car trop « bourgeoise » à mon goût. Mais, par les temps qui courent, trouver un petit centre ville aussi animé est chose rare, et il faut en profiter. Il se dégage des deux petites rues semi-piétonnes une atmosphère de fêtes en ce samedi soir. Même s’il faut faire de longues queues au froid devant la porte des magasins, les gens sont au rendez-vous des commerces ouverts, essentiellement commerces de bouche dans ce coin. A quelques exceptions près. Dont ma librairie préférée, l’Encre Marine.

Sous prétexte d’aller rechercher un livre commandé la semaine précédente, m’y revoici donc. Une vraie librairie. Un de ces lieux devenus trop rares où l’on peut venir se ressourcer, échanger ou au contraire s’isoler dans les rayonnages tous plus alléchants les uns que les autres, voire lire dans un fauteuil éloigné de l’entrée… Un de ces lieux de rencontre, de partage, de culture… Le Paradis ! Impossible de boire un verre, car le petit « coin bar » subit la même loi que les autres, mais les deux personnes qui vous accueillent répondent à vos questions… Qu’il s’agisse de livres ou de jeux, elles connaissent leur fond et n’hésitent pas à vous consacrer le temps espéré… Le Paradis !

Et j’en suis ressortie avec un nouveau jeu et 5 livres, dont celui que j’avais commandé, Umberto Eco « Comment écrire sa thèse » (pas pour moi, c’est fini, mais pour mes stagiaires…) « Votre premier travail de recherche, c’est comme votre premier amour ». Je vous en reparlerai sans doute.

Rien à côté de ce qu’une charmante jeune dame achetait… En riant, elle m’a expliqué que toute sa famille commandait ici ses ouvrages, et qu’elle faisait donc la collecte pour tout le monde, des plus jeunes aux plus âgés, à partir des titres précisés par les commanditaires. La liste était impressionnante! Il y a donc encore place pour ce genre de boutiques, en oubliant les Amazon et les JouéClub, c’est rassurant!

Voilà pourquoi je suis si contente, en cette aube de dimanche d’une Saint Nicolas que les étudiant-e-s de ma région d’origine ne pourront pas fêter comme leurs prédécesseur-e-s, de vous faire partager ces « petits bonheurs » de la vie, ces instants qui vous redonnent le sourire… intérieur.

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