Générations

Ma fille a déjà vécu un demi-siècle… Autant je ne m’étais pas interrogée lorsque cela m’est arrivé, autant je me questionne en ce mois où elle va fêter son anniversaire. D’autant que je suis en parallèle plongée dans le jeu de la généalogie, pour aider un de mes amis à créer « son arbre ». Or j’ai de mon côté trois générations après moi, alors que lui, de 5 ans mon aîné, n’en a qu’une… Mais si je remontre dans mon arbre, chaque couple a eu relativement peu d’enfants, alors que, dans le sien, on trouve jusqu’à 16 enfants d’un même père. La « forme » des arbres, et la longueur des branches, si elle était fonction du temps, peuvent donc considérablement varier d’une famille à l’autre. Vous allez me dire que j’enfonce des portes ouvertes (non, je ne ferai pas comme Yann Barthès dans une de ses émissions récentes à propos de Riquet à la Houppe)… mais il est vrai que revisiter le passé, rechercher des aïeules et aïeux, essayer de comprendre les inter-générations, ce qu’il reste et ce qui disparaît, si cela influe ou non sur notre « être », et ce qui se « génère » occupe le temps laissé par les confinements, manques de contrats, et autres privations de liberté…

J’ai donc hier exhumé les photos de famille, depuis le mariage de mes grands-parents voici un siècle et un an… et regardé les films mettant en scène l’aînée de mes petites-filles, pour constater qu’on pourrait confondre avec son fils qui vient de fêter ses deux ans… Passant ainsi d’un siècle à l’autre, essayant de deviner ce qu’ont vécu mes ancêtres et ce que vivront mes descendant-e-s… tandis qu’en même temps j’essayais de comprendre comment et pourquoi une branche avait changé de nom, comment cohabitaient des défunt-e-s dans un même caveau, et ce qui amenait à la fin du 19ème siècle à confier la garde d’enfants, dont un nourrisson, au père lors d’un divorce…

Et lorsque, le soir, ma petite voisine de 8 ans a dessiné des étoiles et écrit sur les « poussières d’étoiles », ce n’est pas à Hubert Reeves que j’ai pensé, mais à la « poussière » des écritures « saintes », qui désormais se traduit plutôt en cendres…

Alors, me direz-vous, c’est bien triste, tout cela… Eh bien non, figurez-vous que cela m’a donné encore plus envie de déguster, jouir de la vie et échanger… comme avec vous, sur ce blog, même si certain-e-s, je le sais, considèrent que tout cela est bien vain. Et c’est cela que j’ai écrit à la suite du texte de la jeune Jeanne… comme un hymne à la Vie.

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