J 44 à J 47

Encore une période « vide » pour ce blog… Mais j’avoue qu’après 7 heures de visio, je n’ai guère envie de reprendre l’ordinateur le soir, et, comme je prépare en amont mes interventions, pas le temps de batifoler sur l’appli… Alors je vous présente à nouveau toutes mes excuses pour ce « silence »…

Un mot cependant pour le J 47, durant lequel j’ai été amenée à rouler à toute vitesse pour être sûre de revenir en bord de mer après ma journée de travail. Combien d’accidents de la route sont à prévoir entre 19 et 20 h, dans les semaines qui suivent, pour cette raison ? Je m’interroge de plus en plus sur la notion de « couvre-feu », et ai l’impression de revivre les souvenirs transmis par mes parents et grands-parents… Mais où est l’ennemi ?

Une petite photo cependant, voulez-vous ?

Hymne à la culture, même si elle est « commerciale »

J 43 après N-C

Je vais bien sûr commencer par lever le voile sur l’énigme d’hier. Non, ce n’était pas un coquillage. Non, pas non plus un oeuf sur le plat… c’était une méduse échouée sur la plage proche de la Route Blanche, désormais effondrée, non loin de la Baie de Somme. Une méduse d’une quinzaine de centimètres de diamètre, qui attendait la marée montante pour refiler au large… Etonnant en cette saison, non? « Ah ma brave dame, il n’y a plus de saison », disaient déjà nos aïeux…

Comme un air de fin du monde…

J 38 à J 42 après N-C

4 jours se sont écoulés depuis la dernière fois où j’ai publié, et je n’ai donc pas tenu ma promesse d’une photo par jour… En ce moment, les agendas sont sans cesse bousculés, comme si le temps s’affolait autant que les quelques personnes sensées dont vous êtes, puisque vous aimez partager avec moi… je préfère essayer de rire, alors que nous assistons à l’enterrement de la culture, des cultures, des partages, justement. Ce matin, j’ai dû demander le remboursement de 5 spectacles, trois concerts et deux pièces de théâtre. Si je l’avais pu, j’aurais laissé tomber, mais hélas ma profession est aussi impactée par les décisions prises « là-haut », j’allais plutôt écrire « là-dessous »…

Les agendas sont bousculés, le temps s’affole, les gens se démotivent et dépriment… et il est difficile de comprendre en ces temps de mésinformations, désinformations et manque d’informations… car identifier la réalité des faits devient de plus en plus difficile tant la confusion est entretenue.

Profitant d’un samedi après-midi un peu plus tranquille, je reprends le clavier pour vous demander d’excuser ce silence… et le rompre par la même occasion. Nous voici au J 42, et bientôt l’emprisonnement va être plus fort. Si l’on veut voir ses ami-e-s après le travail, il faudra commencer l’apéritif à 20h et finir le digestif à 6h… Idem pour les parties de cartes, qui vont peut-être paraître bien longues, même si on aime cela. Et comment reprendre le travail à 9h quand on ne peut rentrer chez soi qu’après 6h? J’aimerais qu’on me l’explique… mais sans doute suis-je trop stupide pour comprendre le bien-fondé de ces décisions… de même que pour comprendre comment un Etat qui prône la laïcité autorise une fête propre à une religion, et pas une fête partagée par tout le monde… je dois être trop bête, sans doute…

Bref, j’arrête de déverser la colère qui m’a envahie depuis quelques temps, vous n’êtes pas ici pour la supporter.

Pour ce qui concerne la photo du jour, j’ai longuement hésité… et comme il faut lutter contre la morosité ambiante, je vous propose un petit jeu… à nouveau, oui! Il vous suffit de deviner ce que j’ai photographié…

Késako?

J 37 après N-C

En écho à l’article posté hier…

Pourquoi des sens interdits???

En me promenant dans les mollières de Brighton ce dimanche après-midi, je me suis trouvée face à ce panneau, accroché à ce que je considère comme un abribus en bois, panneau fort étonnant, qui m’a interloquée… Lâcher de canards interdit! Voilà qui me rassurait, au regard de ce qui s’était passé la veille et que je vous ai narré en J 36.

Ceux que je voyais tranquilles sur l’eau étaient donc venus de leurs propres ailes et de leur plein gré!

Bande de foulques en balade

J 36 après N-C

Ce matin, point d’énigme… mais vous aurez quand même à subir la – ou plutôt, les photos du jour, rassurez-vous! Et un « article » un peu plus joyeux que certains qui l’ont précédé, grâce à des conférenciers/ères, des canards et des libraires… Non, je ne les mets pas au même rang, bien sûr, mais ils ont, chacun à leur manière, provoqué des sourires, j’allais écrire « des sourires internes », si vous me permettez cette image plus qu’osée.

En ce qui concerne les premiers, je ne vous les présente pas ici, car je vais en reparler dans un autre texte, dans la mesure où ils et elles m’ont donné à réfléchir – et, comme souvent, vous n’échapperez pas au fruit de mes modestes pensées. Si je les évoque, c’est pour acter le plaisir que j’ai eu à suivre ce wébinaire consacré à une analyse de la situation actuelle en lien avec la conception de la noosphère par Teilhard de Chardin. Pas très drôle, me direz-vous. Ce n’est pas évidemment pas la drôlerie qui m’a donné ce « sourire intérieur », mais la chaleur. La chaleur dégagée par ces penseurs et penseuses engagé-e-s. Et notamment toute une réflexion sur l’interdépendance des Hommes et le principe de subsidiarité. Et l’affirmation qu’il faut développer l’égalité du droit à la mobilité. Voilà qui m’a comblée, car rejoignant mes propres idées et porteur d’un discours tendant à l’optimisme.

Pour les deuxièmes, des rires mais aussi une vague crainte. Résurgence des souvenirs, des Oies du Capitole (merci Tite-Live) aux Oiseaux d’Hitchcock

J’étais en train de jouer les touristes dans la basse vallée de l’Yères – je vous narrerai peut-être cela, si j’en trouve le temps – et passais de l’ancienne minoterie de Criel-sur-Mer au Manoir de Briançon, en longeant la rivière, lorsque tous les canards et toutes les canes, sans exception aucune, sortirent de l’eau pour se précipiter vers moi. Ils et elles étaient bien une cinquantaine! Ils m’entourèrent, et, lorsque je continuai ma promenade vers le manoir, me suivirent.

C’était à la fois drôle, et j’ai tenté de saisir cela en photo, et angoissant, car le bruit de leurs nasillements conjoints et amplifiés par les murs et l’eau était assourdissant. Les volatiles avançaient en rangs serrés, comme des petits soldats, se dandinant derrière le col vert qui semblait en être le chef… et j’ai bien cru qu’ils ne me laisseraient pas tranquille, jusqu’au moment où j’ai obliqué vers le terrain de pétanque, bien occupé en ce samedi après-midi. Enfin des humains! pensais-je. Ont-ils et elles pensé « Zut, d’autres animaux ! »?

La nuit arrive vite, bien trop vite, en ce début décembre. Fin de l’exploration touristique, traversée de la magnifique Forêt d’Eu, et arrêt au centre de cette ville que j’ai longtemps fuie car trop « bourgeoise » à mon goût. Mais, par les temps qui courent, trouver un petit centre ville aussi animé est chose rare, et il faut en profiter. Il se dégage des deux petites rues semi-piétonnes une atmosphère de fêtes en ce samedi soir. Même s’il faut faire de longues queues au froid devant la porte des magasins, les gens sont au rendez-vous des commerces ouverts, essentiellement commerces de bouche dans ce coin. A quelques exceptions près. Dont ma librairie préférée, l’Encre Marine.

Sous prétexte d’aller rechercher un livre commandé la semaine précédente, m’y revoici donc. Une vraie librairie. Un de ces lieux devenus trop rares où l’on peut venir se ressourcer, échanger ou au contraire s’isoler dans les rayonnages tous plus alléchants les uns que les autres, voire lire dans un fauteuil éloigné de l’entrée… Un de ces lieux de rencontre, de partage, de culture… Le Paradis ! Impossible de boire un verre, car le petit « coin bar » subit la même loi que les autres, mais les deux personnes qui vous accueillent répondent à vos questions… Qu’il s’agisse de livres ou de jeux, elles connaissent leur fond et n’hésitent pas à vous consacrer le temps espéré… Le Paradis !

Et j’en suis ressortie avec un nouveau jeu et 5 livres, dont celui que j’avais commandé, Umberto Eco « Comment écrire sa thèse » (pas pour moi, c’est fini, mais pour mes stagiaires…) « Votre premier travail de recherche, c’est comme votre premier amour ». Je vous en reparlerai sans doute.

Rien à côté de ce qu’une charmante jeune dame achetait… En riant, elle m’a expliqué que toute sa famille commandait ici ses ouvrages, et qu’elle faisait donc la collecte pour tout le monde, des plus jeunes aux plus âgés, à partir des titres précisés par les commanditaires. La liste était impressionnante! Il y a donc encore place pour ce genre de boutiques, en oubliant les Amazon et les JouéClub, c’est rassurant!

Voilà pourquoi je suis si contente, en cette aube de dimanche d’une Saint Nicolas que les étudiant-e-s de ma région d’origine ne pourront pas fêter comme leurs prédécesseur-e-s, de vous faire partager ces « petits bonheurs » de la vie, ces instants qui vous redonnent le sourire… intérieur.

J 35 après N-C

Ἦμος δ᾽ ἠριγένεια φάνη ῥοδοδάκτυλος Ἠώς,
νῆας μὲν πάμπρωτον ἐρύσσαμεν εἰς ἅλα δῖαν,
ἐν δ᾽ ἱστοὺς τιθέμεσθα καὶ ἱστία νηυσὶν ἐίσῃς,
ἂν δὲ καὶ αὐτοὶ βάντες ἐπὶ κληῖσι καθῖζον·
ἑξῆς δ᾽ ἑζόμενοι πολιὴν ἅλα τύπτον ἐρετμοῖς.

Le lendemain, dès que brille dans les cieux la fille du matin, Aurore aux doigts de rosé, nous lançons nos vaisseaux à la mer ; puis nous dressons les mâts, et nous déployons les voiles de nos navires égaux. Les rameurs entrent dans les vaisseaux, se placent sur les bancs ; et, assis en ordre, ils frappent de leurs rames la mer blanchissante. (Odyssée, livre IV)

J 34 après N-C

Comme promis, avant d’initier un nouvel « article » (en jargon de blogueuse), je dois vous donner la réponse attendue, que bien évidemment tout le monde a devinée : mon amie a créé un « drapeau » sans « drap », d’un nouveau genre, au travers des trois couleurs nationales. A quelle occasion? Lorsqu’elle a appris le décès du professeur d’histoire, qui a marqué l’actualité voici peu. Mais de là à utiliser des boules en plastique… l’émotion la lui a fait perdre… oh! excusez ce mauvais jeu de mots… mais à J 34 vous me pardonnerez, n’est-ce pas?

Je ne résiste pas à l’envie de vous proposer une nouvelle énigme. Hier, un ami m’a envoyé deux photographies prises de chez lui… La question est donc : dans quelle région – et si vous voulez être plus précis-e, dans quel département – se situe sa demeure?

J 33 après N-C

En arrivant un soir chez une amie qui tient une galerie d’art, j’ai eu la surprise de voir des objets insolites sur une petite table qui tient parfois lieu de bureau… en l’occurrence, deux boules en plastique et un « galet » de craie, de ceux que sculpte un ami artiste.

Enigme : qu’est-ce ?

Pensant à une oeuvre d’art en attente d’exposition, et quelque peu interrogative sur l’intérêt esthétique de celle-ci, je me suis questionnée, et j’ai questionné sur le sens de cette composition, mêlée aux instruments de bureau et à quelques bonbons révélateurs d’un petit syndrome dépressif, à mon sens.

Je ne sais si vous avez trouvé une réponse à ma question (à exprimer en commentaire) : qu’a voulu faire la galeriste avec les deux boules et le galet? à quelle occasion dans un passé assez proche ?

Rendez-vous demain pour la réponse…

J 22 après N-C

Comme nous sommes aujourd’hui dimanche, et que vous ne pouvez ni aller à la messe ni vous promener en forêt ou ailleurs si cela se situe à plus d’un kilomètre, je vous propose un petit jeu du type « chassez l’intrus »…
J’aime à muser le nez en l’air dans les villes, pointé vers l’horizon en bord de mer, et baissé vers le sol sur les galets… Je vous propose donc quelques photos de galets, prises au pied d’une falaise. Précisons que je n’ai pas touché à ce qui les jonchait, pour en faire des « tableaux »… L’un des « décors » n’est pas de même type que les autres… je vous laisse donc deviner lequel…