Une soirée, trois découvertes. 3. Le Long Hop

Si vous suivez ce feuilleton, vous savez qu’hier nous avions rencontré, au Café Litteratum, deux inconnu-e-s. A la fermeture du café, à minuit, iels nous ont entraîné pour un dernier verre dans un autre débit de boissons du coin. Le Long Hope. Je passe aussi devant très souvent. Et je n’y avais jamais pénétré!

Une tout autre ambiance.

D’abord, la taille. Il est immense. Et encore, je ne l’ai pas totalement exploré, et me suis promis d’y retourner pour ce faire.

Ensuite, la musique. Tendance années 20. Pas 1920, non!

Et puis, le service. Non pas un seul serveur, comme au Luccha Libre, ni un couple, comme au Café Litteratum, mais une équipe nombreuse de jeunes serveuses et jeunes serveurs.

Enfin, la clientèle. Nous faisions figure de dinosaures. Même pas de quarantenaires!

Souvent j’avais remarqué un agglutinement de jeunes gens devant sa devanture. J’ai compris pourquoi : il programme beaucoup de matches, et pas seulement de football. Rien que pour samedi prochain, j’en ai compté 6, apparemment de football et de rugby. Et, comme c’est un pub anglais, il propose des bières variées, dont certaines à prix très modique…

En préparant cet article, avec notamment le site du lieu, j’ai découvert aussi qu’il abritait baby-foot et billard. A revisiter donc, pour mieux en appréhender les avantages (ou non). On peut aussi y manger des soupes et des burgers, visiblement à des prix raisonnables. Mais seulement jusqu’à 22h30, alors qu’il reste ouvert jusqu’à 2 heures du matin, heure à laquelle nous l’avons quitté, à l’issue de cette soirée mémorable…

Un dernier petit détail : il est ouvert 7 jours sur 7. Donc une valeur sûre pour celles et ceux qui ne programment pas sérieusement leurs pauses conviviales… Attention cependant : il semblerait que le billard soit potentiellement inutilisable les jours de concert ou de grand match.

Un dernier mot, pour les non-spécialistes de sports collectifs comme moi : que signifie son nom?

« A delivery that is bowled short, slow and lacking lift. This gives the batsman ample time to assess the ball’s trajectory and play an attacking shot, so it is typically an inadvertent delivery. This is contrasted with a bouncer, in which the ball is played short with a sharp lift and is much more difficult for the batsman to play.« 

Cela dit, à part que c’est un coup remarquable au cricket, je n’ai toujours pas compris ce que c’était car je ne connais pas le jeu! Et rassurez-vous, point n’est besoin de le connaître pour y passer un bon moment, si la compagnie est agréable.

Une soirée, 3 découvertes. 2. Le Café Litteratum

Je passe très souvent, dans la rue des Ecoles, devant un café dont la devanture m’a toujours interpellée, mais où je n’ai jamais osé entrer. Pourquoi? Difficile à dire… Sans doute, entre autres, à cause de son nom : Café Litteratum. Peut-être aussi parce qu’il est minuscule, et qu’on ne peut donc y entrer et rester sans communiquer avec les personnes qui y sont. Enfin, la couleur blanche omniprésente me questionnait un peu. Bref, je n’y avais jamais pénétré avant cette fameuse soirée de samedi, où l’ami avec qui j’étais m’y a emmenée. Car lui le connaît bien. Et le fréquente depuis longtemps. Alors qu’il ne m’en a jamais parlé! J’avoue que j’ai été interloquée…

Et ravie, par la suite, de cette magnifique découverte.

Un endroit intime, chaleureux, et un accueil remarquable de « Gloria » (en réalité, son nom de famille : son prénom est Maria-Amélia) et de son époux, « Carlos » (de son vrai nom José, Carlos Janela Antunes) : Portugais, comme vous l’avez deviné.

José Carlos est historien. Un érudit comme on n’en voit pas assez. En recherchant sur le net, j’ai trouvé quelques-unes de ses publications, dont une sur la Révolution des Oeillets : https://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2005_num_80_1_1062. Il a été directeur de la Section de Portugais au Lycée International de Saint-Germain-en-Laye. Une culture qui n’a d’équivalent que sa simplicité et sa modestie…
On peut y boire (notamment un incroyable choix de Chartreuse), y manger, et surtout discuter, échanger, communiquer. S’y « restaurer » dans tous les sens du terme.

Alors, si vous passez par là, ne faites pas comme moi. Arrêtez-vous, entrez. Et surtout prenez le temps d’y rester et de faire la connaissance des hôtes de ces lieux. C’est ouvert tous les jours de la semaine, du matin à minuit…

Je n’ai pas fait de photos, ni trouvé de site (la page Facebook n’a pas été actualisée depuis 2022), mais vous pouvez voir photos et commentaires ici https://www.via-sapiens.com/recoin/934-Cafe-Litteratum ou encore ici https://lescafesdottilie.fr/litteratum-quartier-latin/

Et peut-être nous y rencontrerons-nous un jour? Comme j’y ai rencontré les personnes qui ont été à l’origine de la troisième découverte de cette folle équipée nocturne… Mais c’est une autre histoire…

Une soirée, trois découvertes. 1 La Lucha Libre

J’aime les sorties improvisées, certes. Mais il est rare de découvrir trois lieux, dans la proximité de sa résidence, en une seule soirée! C’est pourtant ce qui m’est arrivé hier soir, en une équipée de quatre étapes…

Etape 1 : un cocktail au Mexique

Il est encore un peu tôt pour dîner lorsque la personne avec qui j’ai rendez-vous arrive. A peine 20 heures! Je propose d’aller explorer un lieu qui m’intrigue depuis longtemps. Nous descendons donc les quelques marches proches du Couvent des Bernardins, pour pousser la porte de La Lucha Libre. L’intérieur est étonnant, surtout à cet endroit de la capitale…

Ne comprenant pas le sens de ce nom, j’ai eu quelques indices dans la décoration. Les voyez-vous?

Je voyais un rapport avec la boxe, mais pourquoi « luccha libre »? L’explication m’est venue, comme toujours, par le net.

« D’origine mexicaine, la lucha libre, que l’on pourrait traduire par « lutte libre » en français, existe depuis le début des années 30. Mais elle n’a été populaire qu’à partir de 1934, avec l’arrivée du lutteur-vedette El Santo.

Très populaire en Amérique latine, au Japon et aux États-Unis, la lucha libre est le deuxième sport le plus populaire après le soccer au Mexique. Les règles sont presque les mêmes que pour la lutte professionnelle américaine. Toutefois, ce n’est pas le poids qui fait la force des luchadores (lutteurs), mais leur rapidité et la qualité de leurs techniques de lutte. Ils sont d’ailleurs réputés pour leurs mouvements spectaculaires et aériens. »

Univers mexicain, donc, et, bien sûr, comme boisson possible, du mescal! Pas pour moi, qui ai préféré un cocktail citron-gingembre etc. A cette heure, peu de monde. Le bar va se remplir peu à peu, plutôt d’une clientèle jeune.

Musique appropriée, images générées par IA pour une danseuse qui reproduit des milliers de fois le même déhanchement, et boissons intéressantes… De quoi passer un bon moment!

Par la suite, j’ai appris que la porte que vous voyez sur les photos, au fond, cache… un ring! Voici ce qu’en dit le site du bar.

« Unique en Europe, ce bar déjanté cache un vrai ring de catch dans son sous-sol ! Oui, oui, tu as bien lu : un ring où se déroulent régulièrement des combats de catch mexicain aussi impressionnants qu’amusants. Ambiance garantie !​

La salle du ring, spacieuse et capable d’accueillir jusqu’à 80 personnes, est LE spot parfait pour les soirées d’entreprise, anniversaires qui sortent des sentiers battus, pots de départ mémorables ou afterworks survitaminés ! »

Alors, si le coeur vous en dit, rendez-vous pour un show de match pro le 18 janvier…

« Miracle! » le 8 janvier 2026

Oui, je sais, il ne faut pas croire aux miracles… Mais quand même, parfois on doute! Jugez-en plutôt. Vous vous souvenez que j’ai dû abandonner la mise en ligne des photos de l’article précédent (et de la suite!) car j’avais « perdu » le disque d: de mon ordinateur. Deux informaticiens ont pris la main à distance, ce jour-là, et m’ont confirmé qu’il avait disparu, sans doute par bug électronique, et qu’il allait falloir le sortir et essayer de récupérer les données, avec peu de chance d’y parvenir (10% selon l’un de ces professionnels). C’était le 7 janvier. Vous imaginez mon découragement! Car il n’y avait pas que les photos : tous mes dossiers professionnels et personnels, également. Or hier, vers midi, alors que je commençais à reprendre grâce aux envois par courriels certains fichiers urgents, j’ai vu brutalement réapparaître d:/ Je n’en croyais pas mes yeux et ai timidement essayé d’ouvrir un fichier… Réussi… Un autre… Idem. Eh oui, tout est revenu!

Alors, je vous dois ces photos, n’est-ce pas? Les voici donc, avant que la tempête de ce jour ne les fasse envoler à nouveau…

D’abord, la Dame Océane, qui protège les marins (et les ordis?)

Le dernier regard sur le port, après la disparition du Char de Phoebus…

Malgré la faible luminosité, les pignots sont encore bien visibles sur le Bassin.

Ah oui, j’oubliais! Tout le monde ne maîtrise peut-être pas la langue locale? Les « pignots », ce sont ces « piquets » qui parsèment le Bassin.

« Eléments indissociables des paysages du Bassin d’Arcachon, ces grands piquets de bois « plantés » en ligne ou en carré dans l’eau sont dénommés « pignots » (on prononce le T !), du gascon « pinhòt », terme désignant un jeune pin maritime. Dans le nord du Bassin vous pourrez également entendre parler de « lattes » pour désigner un pignot. Jeunes troncs d’arbres ébranchés et plantés sur le fond sablo-vaseux, ils servent à délimiter et à signaler les parcs. Le pin n’étant pas pérenne dans l’eau, on lui préfère aujourd’hui le chêne ou le robinier faux-acacia. » (source)

En recherchant des textes qui évoqueraient ces pignots, j’ai trouvé sur ce beau blog, Aquarêve, que je vous invite à visiter, ce poème d’Alain Pujol, illustré par cette aquarelle.

« 

Le chemin du retour s’effectue entre chien et loup. Expression qui me parle… Une idée pour un prochain article! Et il fait bien sombre quand je découvre que la Tour Javal, précédemment présentée, est devenue écran géant pour des projections lumineuses…

Au revoir, Arès (non, pas toi, le Dieu, mais toi, ce bourg charmant)… En route vers Bordeaux. Mais il me reste une belle surprise sur le trajet. Que je vous narrerai bientôt…

Arrêt à Arès. 3. Le port ostréicole

Arès a fêté ses 170 ans d’existence, et un blog a été consacré à son histoire. Si cela vous intéresse, vous pouvez le lire ici. Mais pourquoi ne remonter que sur 170 ans? Car l’habitat sur ces lieux est attesté depuis bien plus longtemps. En tout cas signifié par écrit dès le 13ème siècle. A cette époque, Arès appartenait à la Baronnie de Blanquefort. L’article de Wikipedia est assez fourni et, semble-t-il, assez rigoureux. A lire donc également. Mais cela ne répond pas à la question initiale. Pourquoi 170 ans? C’est que le hameau n’était pas indépendant. A la Révolution une commune fut créée, regroupant Andernos et Arès. Et ce n’est qu’en 1851 qu’Arès devint une commune autonome. Le petit port que nous voyons maintenant n’a rien à voir avec ce qu’il fut jadis. Port de commerce, puis port animé par le tourisme dès la fin du 19ème siècle, il est devenu ce port ostréicole au charme certain que je vais vous emmener visiter…

Cette photo n’est pas géniale, j’en conviens. Mais je l’ai publiée car on y voit une affiche, sur le premier mur à droite. Il y en a sur presque toutes les façades : elles présentent l’ostréiculteur qui occupe ces lieux et y travaille.

Comment donner une identité spécifique à ces édifices construits sur le même modèle ou presque? D’abord par la couleur. Vous voyez ici du jaune, du vert, et il y a aussi du bleu… Ensuite, parce que certains ont une fonction de « lieu de dégustation ».

Chers lecteurs, chères lectrices,

Vous ne verrez malheureusement pas les dernières photographies destinées à cet article. En effet, je viens de perdre le disque d: de mon ordinateur, sur lequel elles étaient stockées…
Je vous dois cependant la réponse à deux questions posées dans le premier épisode de cette série.

  1. La petite construction ornée de cygnes et de canards abrite un distributeur… d’huîtres! Vous pourrez le voir sur cette vidéo de la Maison Pasquet, qui le gère

2. La statue que l’on apercevait de loin est « La Femme Océane », du sculpteur Dominique Pios.

« Élément incontournable du port ostréicole, « La Femme océane », une statue en bois de niangon (du Cameroun) réalisée en 1997 par le sculpteur arésien Dominique Pios, trône au beau milieu des darses. Pour mémoire, cette œuvre d’une hauteur de 4,30 m avait nécessité 600 heures de travail. Symbolisant l’eau, elle est reconnaissable par ses formes arrondies. »

Très abîmée par les éléments, elle a été restaurée dernièrement. Pour en savoir plus sur cet artiste arésien, voici son site : https://dominiquepios33.wixsite.com/pios

Vous ne verrez donc pas non plus les dernières photographies sur le chemin de retour, ni la projection nocturne sur la tour qui vous a été présentée au début de cette série… Je vous prie de m’en excuser…

Arrêt à Arès. 2. Les Prés Salés

Pour vivre une partie de l’année non loin de la Baie de Somme, je connais bien les Prés Salés. Mais si j’en ai reconnu certaines spécificités lors de la visite à Arès, des différences notoires m’ont frappée. Je ne compte cependant pas vous faire un exposé sur celles-ci, mais plutôt vous inviter à pénétrer dans l’ambiance tout à fait sereine de cette fin d’après-midi du 25 décembre 2025…

Ici, pas de huttes qui montent ou descendent avec la marée, mais des embarcations échouées deci-delà.

Cela fait plus de 40 ans que cette réserve naturelle a été créée, et elle s’étend sur 330 hectares, dont deux tiers de prés salés.

Partons donc pour une promenade dans cet espace éclairé par les rayons du couchant, ce qui vous permettra de critiquer les contre-jours de mes photos!

La zone encadrée en noir est celle que j’ai pu observer. En effet, vu l’heure tardive, et sans disposer d’un second véhicule qui pourrait attendre de l’autre côté, un demi-tour a dû être effectué au niveau de la passerelle.

Les lignes explicatives sont extraites du site « Réserve naturelle du littoral« .

« L’est du site offre un paysage façonné par l’homme avec des réservoirs à poissons créés à partir de 1835. On les longe depuis la digue en quittant le port ostréicole d’Arès. Abandonnés depuis des années, la végétation les avait peu à peu envahis avant que des travaux de réouverture des milieux soient réalisés. Le ruisseau la Machinotte marque la limite nord des réservoirs et les alimente en eau douce par le biais d’un barrage de dérivation.« 

Ces petits triangles blancs, dans le lointain, ne sont autres que les cabanons qui bordent le port ostréicole.

La passerelle franchit un canal. C’est là qu’il faut rebrousser chemin pour ne pas finir dans l’obscurité. Mais je note les chemins qu’il me restera à faire un jour…

« Au nord, débouche le canal des Etangs, qui relie les lacs médocains au Bassin d’Arcachon. Le canal achemine dans la Réserve Naturelle une quantité d’eau douce non négligeable vers les prés salés. Une pinède ancienne étourdie par le sel et le vent montre que l’action de la mer met à mal les végétaux moins bien adaptés. »

Le chemin du retour, au moment où le soleil va se cacher / se coucher, offre des vues flamboyantes.

En recherchant la dénomination de ces embarcations, j’ai découvert deux termes pouvant désigner de petits bateaux non pontés : « prame » et « pinassotte ». Il semble qu’il s’agisse ici de prames. La pinassotte, très spécifique du Bassin, est plus longue et plus fine, avec généralement proue et poupe pointues. Lors d’un prochain séjour, il faudra que j’en photographie!

Et me voici revenue à bon port au port! Rendez-vous bientôt pour le découvrir…

Arrêt à Arès. 1. Du bourg au port ostréicole

Sur le chemin du retour du Cap Ferret, un arrêt s’imposait, car les dépliants touristiques annonçaient une réserve naturelle à Arès, au bord du Bassin d’Arcachon. Et je n’ai pas regretté, loin de là. Un peu déçue par la rareté des oiseaux, mais ravie par ce port ostréicole tout à fait charmant, que je n’ai découvert qu’après une belle marche en bord de Bassin, après avoir découvert une étrange tour. Cet article relate la première étape, du bourg au port.

Pourquoi l’avoir trouvée « étrange »? Regardez bien : avez-vous souvent vu des créneaux sur une tour non cylindrique? Et j’avais raison : c’est un moulin démantelé qui a été crénelé!

Tout aussi étonnant quoiqu’intéressant, ce « Square des grands principes républicains »…

En lisant le site de la ville a posteriori, j’ai appris qu’il se constituait année après année, en fonction des événements. A lire et visionner.

Un agréable chemin longe la côte et amène au port ostréicole.

Le soleil n’est pas très haut, ce qui me vaut un joli contre-jour…

Après un quart d’heure de marche environ apparaît l’entrée du port.

En verticalité, des piquets dans la vase, des poteaux sur le sol, et un élément bizarre, comme une statue. Nous y reviendrons, mais vite, le soleil baisse, allons voir faune et flore préservées…

En passant, et comme une invite, une petite construction au mur orné de volatiles.

Et, sur le parking à l’entrée du port et de la réserve, un personnage venu d’ailleurs…

Mais allons vite visiter ce qui est présenté comme des « prés salés », qui feront l’objet d’un autre article. En attendant, un petit plan emprunté à Wikiloc.

Découverte du Cap Ferret. 5. En quête de table le jour de Noël

Après la visite de L’Herbe et ses agréables surprises, l’heure est venue de se mettre en quête d’un restaurant, pour ce midi de Noël. Direction « Chez Hortense ». Une véritable institution du coin. Je vous propose d’écouter ce podcast qui en raconte l’histoire, narrée par un des descendants d’Hortense, Olivier Lafitte, fils de Bernadette, que vous pourrez aussi entendre. Un article a été consacré à ce restaurant par Le Monde. Hélas, quand nous arrivons, c’est pour constater qu’il est aussi fermé que le phare aperçu au passage.

Que les portes en soient closes, on peut comprendre, en cette période de fêtes. Mais « lumière éteinte »??? Un phare sans lumière… du jamais vu, sauf pour ceux qui sont désaffectés! Il ne reste plus qu’à regarder le site – fort bien conçu, soit dit en passant, puis aller se promener sur une grève, non loin de là. La vue sur la Dune du Pylat, de l’autre côté du Bassin, est à couper le souffle.

Une petite carte pour vous y retrouver? Et ne cherchez pas la logique du parcours, car il a fallu revenir sur nos pas pour aboutir à un restaurant qui nous a accueilli-e-s. Encadré en rouge ci-dessous.

L’espoir était en cours d’abandon (il était près de 14 heures), au moment où l’on nous dit qu’une table allait se libérer. Un peu d’attente, certes. Mais l’endroit est si agréable, et le soleil brille…

J’ai recherché l’histoire de ce restaurant, dont on dit que c’est un des plus anciens du Cap. Effectivement, dans les années 50 il existait sous la forme d’une dégustation, « Chez Louis ». Il s’agit de Louis Villenave, qui a repris par la suite un autre restaurant, le Bélisaire. On voit le bâtiment et sa terrasse sur cette ancienne carte postale, empruntée au site dont je vous ai déjà parlé.

Le voici maintenant… et je vous propose le Jeu des Différences!

Difficile de reconnaître, n’est-ce pas? D’autant qu’un détail a dû vous sauter aux yeux…

Revenons en arrière. J’ai encadré en rouge ce qui allait devenir le restaurant l’Escale.

Eh oui, le débarcadère a changé de place. La première jetée, construite en 1877, que l’on voit sur cette carte écrite en 1951, a été remplacée par un nouvelle, sise plus à l’est, donc presque en face du restaurant. La vue depuis la Jetée Bélisaire permet d’embrasser une grande partie du Bassin d’Arcachon (voir vidéo ci-dessous).

Mais revenons au restaurant, où les convives ont été installé-e-s pendant que je baguenaudais… Et à la vue qui s’offrait à moi en dégustant de délicieuses huîtres.

Tout le monde a apprécié le repas, notamment la souris d’agneau fondante à souhait… Comme le proclame le slogan placé en titre du site, « Notre concurrent, le Paradis! »

Découverte du Cap Ferret. 4. Une chapelle peu ordinaire

Un petit arrêt à la sortie du village de L’Herbe… pour tout dire, il s’agissait de rechercher un endroit « tranquille » car aucun lieu trouvé pour ce que vous devinez… Et, dans ce recoin espéré, une trouvaille inattendue : une chapelle! Qui plus est, très intrigante.

Chapelle ou mosquée? Plutôt la première, à en juger par la croix… Mais pourquoi ce style mauresque? Approchons-nous… Des inscriptions en latin « Gloire à Dieu ». C’est bien catholique, ça. Mais une autre en arabe « Marhaba », « Bienvenue »… Etrange, non?

Vous avez aussi sans doute remarqué que les croissants de lune, symboliques de l’Islam, y sont très présents ? Pénétrons maintenant dans cet édifice pour mieux comprendre…

Eléments d’architecture et de décoration évoquant les pays d’Orient, mais le reste peut sans nul doute être relié à la religion catholique. C’est donc bien une chapelle… D’ailleurs, vous avez repéré la crèche, n’est-ce pas ?

Plutôt moderne, non? Et il manque un roi mage… Quant à l’ange, il est plutôt discret!

La lumière est omniprésente, et joue avec les vitraux.

Du plafond pendent un lustre d’inspiration orientale et un voilier hélas dé-voilé.

Au-dessus de la porte, un élément de type « moucharabieh », une rosace au coeur de laquelle se distingue une lyre, instrument né en Mésopotamie, adopté en Egypte, et parvenu jusqu’à nous par l’intermédiaire des Grecs. Encore un clin d’oeil à d’autres cultures…

Alors que je me dirige vers la sortie, mon regard est attiré par un tronc à la forme ambigüe.

Il est temps de sortir rejoindre le groupe qui m’attend dans les voitures. Le Bassin est tout proche.

L’ombre que vous voyez n’est autre que celle d’un magnifique pin qui ploie sous le poids des ans et la force des vents.

Vous l’avez peut-être remarqué sur la première photo de cet article : un panonceau explicatif apporte des informations sur cet endroit. En voici quelques extraits.

La chapelle faisait partie d’un ensemble comportant aussi une école et une demeure bourgeoise, la « Villa Algérienne », sise dans un vaste parc.

Un site de cartes postales anciennes, « Ferret d’Avant » présente de nombreuses vues de la Villa, dont on voit ci-dessous le mini-golf et le débarcadère.

Il avait fallu au propriétaire l’autorisation du Président de la République, René Coty, pour construire cette chapelle privée, mais ouverte au public, qui, auparavant, devait se rendre en pinasse de l’autre côté du bassin ou franchir les kilomètres qui séparent le lieu des premières églises.

En préparant ce texte, j’ai aussi appris que le style mauresque est assez répandu sur le Bassin d’Arcachon. Mais c’est une autre histoire…

Découverte du Cap Ferret. 3. C’est du cinéma!

Je vous ai laissé-e-s hier dans le charmant village de L’Herbe. Nous y restons en ce jour de Nouvel An (Bonne Année à toutes et tous!) pour nous arrêter devant un édifice de bois rouge et blanc qui attire l’oeil dès l’entrée.

Le travail du bois y est remarquable, et je n’ai pu m’empêcher de photographier cet escalier extérieur et les détails ornementaux qui le surplombent.

Mais qui peut s’offrir – et surtout entretenir – une telle demeure? La réponse est « Ce n’est pas une demeure »… En effet, il s’agit d’un hôtel. Et pas n’importe lequel.

Cela vous rappelle quelque chose?

Peu d’entre vous me répondront « Une ancienne pension de famille ». Encore moins « Une cantine pour forestiers ». Ce qu’il a été au 19ème siècle.

Par contre, des cinéphiles pourraient réagir…

Peut-être vous souvenez-vous du trio formé par…

… Vous avez reconnu? Guy Marchand, Francis Lemaire et Daniel Ceccaldi. Mais ils étaient entourés d’une pléiade d’actrices et d’acteurs de tout âge, portant l’humour, l’émotion et la nostalgie de ce film de Michel Lang. Vous pourrez en visionner la bande-annonce sur You Tube ici.

Ce faisant, vous remarquerez sans doute que les prises de vue de plages ne sont pas du coin… En effet, l’action se situe non en Aquitaine, mais en Bretagne!

Pourraient aussi réagir des musicologues, ou simplement des fans de Mort Schuman ou Hugues Auffray. Car la bande sonore du film est riche.
D’abord, « Un été de porcelaine », de Mort Schuman. Pour le voir à cette époque, c’est ici.

« Il y a quinze ans à peine

Il y a quinze ans déjà

Ma mémoire est incertaine

Mais mon cœur, lui n’oublie pas

Un été de porcelaine

Un cœur pour la première fois

Qui chavire et se déchaîne

Et balbutie ses premiers pas

Source : https://lyricstranslate.com/fr/un-ete-de-porcelaine-un-ete-de-porcelaine.html


Ensuite, Hugues Auffray, avec « Redoutable ».

A écouter et voir ici...

Un autre film a été tourné dans cet hôtel. Plus récent, celui-là.

Marion Cotillard est en effet une fan du Cap Ferret, où elle possède une résidence. Or, si la maison d’ostréiculteur du film a été construite de toutes pièces à cette occasion, c’est par contre l’hôtel actuel qui a servi de décor également au film de Guillaume Cannet. Vous pouvez le voir sur ce site, qui protège ses photos…

L’hôtel a été rénové dernièrement par Delphine Carrère, et vous pouvez le fréquenter à votre tour, si le coeur vous en dit… et si vous en avez les moyens (plus de 200 euros la chambre en avril !). Pour réserver, voir son site d’où j’ai copié ceci :