J 10 après N-C

Voici 10 jours, un tiers de mois, que j’ai commencé cette série de photos, une par jour, pour tenter de déjouer la morosité du confinement, soit par la dérision, l’humour et le rire (souvent jaune), soit par une quête esthétique, plus ou moins réussie. Une par jour, m’étais-je dit… Voici donc celle de ce 10 novembre, prise hier soir. Un moment à saisir : la pluie menaçait au loin tandis que le soleil qui avait permis un bain de mer le midi était en train de se coucher…

Rideau de pluie au couchant

En faisant route vers Paris entre 4 et 7 du matin, j’ai aussi pu admirer un superbe croissant de lune éclairant la campagne picarde et la vallée de la Bresle… Mais là, pas de photo possible… Je vous laisse donc imaginer…

J 7 après N-C

Rien de tel pour s’évader qu’une promenade sur les falaises. Surtout quand vient l’heure du couchant, et que celle-ci correspond à une marée presque haute, qui permet les entrées et sorties des chalutiers dans le port… Hier soir j’ai assisté à un ravissant (au sens profond du terme) ballet des bateaux. D’abord, l’entrée, alors que le soleil déclinait. Puis, la sortie, quand celui-ci commençait à disparaître progressivement…
J’ai pris des dizaines de photos, mais comme j’ai promis de n’en placer qu’une par jour…

Une pensée pour Jacques Brel… qu’aurait-il dit de ces ports silencieux?

J 4 après N-C

La culture en prison…

Je ne pensais pas voir un jour l’accès à Boule et Bill interdit… Ni celui aux ouvrages sur Mers-les-Bains et la Baie de Somme. Voilà, c’est fait. Les personnes qui ne fréquentent pas beaucoup (voire pas du tout, j’en connais!) les librairies n’auront pas le droit d’acheter non plus. Nous touchons au comble de l’absurdité. Quoique… peut-être verrons-nous pire ?

J 3 après N-C

Chalut au Tréport (1er novembre 2020)

J’aurais pu créer une devinette, du style « Quel est cet objet mystérieux ? »

Mais vous auriez aisément deviné qu’il s’agit d’un chalut…

C’est l’époque où certains des pêcheurs du Tréport ravaudent leurs filets. Pendant la période des coquilles Saint Jacques (début octobre à fin avril), ils ont en effet modifié l’équipement des chalutiers. Et, lorsque la tempête sévit, ils mettent à profit le temps libre pour nettoyer, sécher, réparer les filets qui ne servent plus.

Alors la plateforme qui jouxte l’écluse d’entrée à l’arrière-port se transforme en un gigantesque tableau coloré… dont voilà un échantillon.