Le parcours de la combattante : achat d’un BZ à Nice

J’interromps mes récits de voyage pour « vider mon sac » et vous faire rire un peu…

Comme tous les ans ou presque, je me suis trouvée confrontée à la nécessité de racheter un canapé. Non qu’il soit vieux ni usé, mais le mécanisme en a été cassé, ainsi que de nombreuses lattes, par un jeune peu soigneux – c’est le moins que l’on puisse dire!!! Me voici donc, sur Internet, en quête d’un mécanisme…

Le constat est rapide : peu à vendre et, quand ils le sont, très chers par rapport au canapé complet, et, surtout, avec des délais de livraison dépassant l’entendement : un mois au moins!

Je décide donc l’achat d’un nouveau canapé entier.

Même remarque pour la livraison : au moins deux semaines. Or il me faut le canapé dans la semaine!!!

Je cherche donc comment faire et appelle les différentes marques. Je finis par obtenir une réponse positive d’Ubaldi : je commande le canapé, et je l’ai le lendemain.

Me voici donc partie hier soir à l’autre bout de Nice, près du stade Allianz. Bonne double surprise d’abord: le magasin est situé juste après le péage de l’autoroute, et un parking peu occupé et gratuit est accessible directement sous celui-ci. Je jubile… et découvre un superbe espace épuré, bien décoré, bref, une vitrine de luxe… et ce n’est effectivement qu’une vitrine, ce qui va me valoir un certain nombre de déconvenues.

Une attente interminable

Dans l’espace « pièce à vivre », une vendeuse et un vendeur. L’une est occupée à un bureau avec un vieux couple qui n’en finit pas; l’autre fait le guide avec une cinquantenaire peu pressée, qui finalement n’achètera rien. Bref, j’attends près d’une demi-heure…

Aucun BZ en exposition

Lorsque le vendeur réussit à se libérer de sa prédatrice, il m’annonce qu’il n’y a pas de BZ en exposition, et me montre sur Internet ce qui existe… Un comble! J’aurais pu commander de chez moi! Mais confirme que je pourrai l’avoir le lendemain matin en magasin. Je commande donc.

Une exigence incroyable au niveau des papiers, et des courriels d’une lenteur effrayante

Au moment de finaliser la commande et les modalités de règlement, je découvre qu’il faut une attestation de domicile et un RIB. Pour moi, pas de difficulté : je télécharge le tout sur mon Iphone.

Mais il m’est expliqué que la facture EDF doit dater de moins de 3 mois. Si, comme moi, vous êtes en paiement mensualisé, vous savez qu’il n’y a qu’une facture… par an. La mienne date du 20 mars. Donc la date ne convient pas. J’argumente… et finalement le vendeur cède. Je lui envoie le document par courriel. Il n’arrive pas. Je le renvoie, à une autre adresse. Toujours rien. Il finira par parvenir au bout d’environ 10 mn!

Quant au RIB, ma banque propose de l’envoyer directement. Ce que je fais. Mais il est intégré à un courriel, et non joint en fichier pdf. Nouveau refus du vendeur. Je tente et retente sur le site de la banque. Rien n’y fait. Il finit par accepter, en me demandant de revenir le lendemain avec un RIB « correct » !

Au total, cela fait plus d’une heure que je tente d’acheter un article que je n’ai pas vu et qu’on me livrera dans ce magasin le lendemain… Je ne me décourage pas. Puisque je suis là, je décide d’acheter le réchaud dont j’ai besoin. Mal m’en a pris!

Encore une « vitrine », mais vide… et toujours autant d’attente!

Les objets électroménagers sont magnifiquement exposés. Pas un réchaud. Mais je ne décourage pas. Puisque les canapés ne le sont pas non plus… Je cherche donc un vendeur. En vain. Finalement, on m’explique que je dois faire la queue face aux caisses. Au bout d’environ une demi-heure, c’est mon tour… Un gentil vendeur se pose avec moi dans un coin, allume sa tablette, et cherche…. Il ne trouve rien… je fais de même sur mon téléphone, et trouve des réchauds. Mais il m’explique alors qu’en réalité Ubaldi sert d’intermédiaire à des sous-traitants, et que, dans ce cas, il faut commander par Internet et attendre la disponibilité et la livraison…

Une heure plus tard, soit plus de 2 heures après mon entrée dans le magasin, je ressors donc avec un bon de commande pour un canapé fantôme et bredouille pour le réchaud, que je trouverai chez Darty, un peu plus loin, en quelques minutes.

Un second aller et retour pour rien

Le vendeur avait dit « après 10h ». Comme je travaillais jusqu’à 11, cela m’arrangeait. Je reprends donc l’autoroute et regagne Nice Ouest. Parking. Recherche du point de retrait. Accueil sympathique. Attente. J’en profite pour aller porter mon RIB au vendeur (à l’autre bout du magasin) et reviens au point retrait.

Nouvelle attente.

Un jeune vient au secours de la personne en poste. Et informe que 1) le canapé fera partie de la deuxième vague de livraison et 2) aucun sms ne m’a été envoyé.
C’est ainsi que je découvre qu’il aurait fallu attendre confirmation de la livraison avant d’y aller et que 10 h est l’heure de la première livraison!

Je n’ai pas pris mon téléphone, et donne donc le numéro de la personne qui m’accompagne. Le jeune homme refuse. J’insiste. Il appelle au téléphone le vendeur, l’invective, le somme de venir immédiatement. Celui-ci arrive, mais n’a ni papier ni stylo et me demande de venir le voir (à l’autre bout du magasin). J’y vais donc et il note sur un coin de papier le second numéro. Je repars au point retrait et demande quand environ aura lieu la livraison. Aucune réponse.

Je regagne donc la maison, de l’autre côté de la ville. Plus d’une heure de perdue… et je rentre bredouille.

Epilogue

Un sms est finalement arrivé, à 13h30. Sur mon téléphone. J’ai couru pour rien donner l’autre numéro! Et je n’irai que demain rechercher l’objet… pas envie d’un troisième aller et retour! Vive Ubaldi!

Gaspard Proust à la Comédie des Champs Elysées

Gaspard Proust
Un titre adapté…

Je n’étais jamais allée à la Comédie des Champs Elysées qui, comme son nom ne l’indique pas, ne se trouve pas sur l’Avenue éponyme mais sur l’Avenue Montaigne… Un site intéressant… Accès à l’étage par un ascenseur un peu « Art Déco », immense, avec un liftier qui pourrait être de la même époque…

L’étonnant ascenseur
Source : kactus.com

Un bar classique, avec moultes bouteilles de Champagne bien en vue pour appâter le chaland…

theatre de la comédie des champs-elysées
La salle (1913)
Source : site du théâtre

Une belle salle qui comporte tout ce que l’on peut en attendre, malgré sa petitesse : des balcons, des corbeilles… et même une scène! Par contre, je n’ai pas vu de rideau, car il était levé à l’arrivée, et l’est resté tout le temps du long monologue de l’artiste, censé venir de la loge de celui-ci – et peut-être est-ce vrai?

Long monologue, effectivement… et une sacrée performance d’acteur, dans le sens où l’on assiste à une sorte de logorrhée – comme je l’ai entendu dire par une jeune femme sur le quai du métro, hier, une « logorrhée de paroles » (sic!) – qui a beaucoup séduit un public visiblement acquis d’avance, et a fait rire à gorge déployée mes voisines de devant et de derrière.

Bon, vous l’avez deviné, pas moi. Pourtant, j’apprécie beaucoup l’humour, le premier, le second, voire le troisième degré. Mais en l’occurrence, j’ai vraiment très peu ri et peu apprécié ce spectacle pour « bobos in ». Certes, on pourra me reprocher d’être un peu coincée si je dis que, pour moi, on ne peut pas rire de tout, de la Shoah par exemple. Certes, on pourra m’accuser d’être un peu bourgeoise quand je reconnais ne pas aimer les gauloiseries grasses ni les images d’éjaculation faciale. Et aussi d’être idéaliste pour penser qu’un artiste se doit de s’engager, à défaut d’être engagé.

Car c’est pour moi le principal défaut de ce type de spectacle : à force de tout dénoncer, on ne dénonce rien. On « noie le poisson » – et on noie ses idées par la même occasion. Il est facile de critiquer les politiques, les croyants de tout bord, les adeptes du bio, les vieux, les jeunes, etc. Mais quand cela devient une forme de parti pris sans relief, toute la satire perd de sa valeur et aucune idée forte n’émerge. D’accord, je suis peut-être partiale, mais je trouve regrettable de ne pas mettre un tel talent au profit de causes, quelles qu’elles soient…

Il n’en reste pas moins que ce spectacle vaut la peine d’être découvert, ne serait-ce que pour deux choses : la performance de l’artiste, et les rires de la salle.

Instantanés

J’aime à saisir l’instant… Il peut être drôle, émouvant, saisissant… C’est pourquoi j’ai décidé d’appeler ainsi une des rubriques de ce blog, afin de pouvoir partager ces « instants » saisis avec mon Iphone. L’éphémère pérennisé… le personnel diffusé…

Une rubrique-à-brac moins élaborée que celle qui a réjoui mes trajets d’étudiante…

Cela fait longtemps que je « fige » le fugace… Et peut-être un jour en ferai-je quelque chose… Mais construire… A quoi bon? Pour l’instant, je choisis de les faire simplement « figurer » en fonction des rencontres. La question qui se pose est dès lors « texte ou no comment? ». Au fait, pourquoi vouloir établir une règle? Foutu esprit cartésien et perfectionnisme idiot cultivé par toute une éducation et des années d’études sorbonnardes… Laissons-nous aller au gré de l’envie…

Pour commencer, quelques petites séries de photos prises ces derniers temps. Et, pour une fois, une forme de classement ?E

Bars et cafés

Bar poli
Le Bistrot Saint André Mers-les-Bains
Un peu de philo…
Le Loco Loco
Villefranche-sur-Mer

La vie des Autres

« Mais non, je ne te traite pas de haut! »
Tant pis pour Christina Cordula !

J’aime à « saisir » les personnes…

Non pour me moquer d’elles, mais parce que je me questionne en permanence sur leur vie, leurs pensées, leurs choix…