Le comble du masculinisme? Ou simplement de l’humour?

Sur un mur rue des Chantiers, voici ce que j’ai vu, « de mes yeux vu », comme on disait naguère. J’ai noirci (mal) les QR code et l’adresse, et fait un masque pour anonymiser… Mais je ne sais comment interpréter cette affichette. Vous pouvez m’y aider, en commentaires…

Apparemment, il a du succès, si on considère les bandelettes arrachées !

En marge de l’exposition Zurbaran, rions un peu…

Un peu d’humour ne fait pas de mal, en cette matinée grise de novembre… J’ai donc décidé d’essayer de vous distraire avec des photos prises pendant la visite, mais qui ne concernent pas toujours le peintre et ses oeuvres. Pas toujours, car je commencerai quand même par souligner ce que je retiens ou que j’interprète comme pointe d’humour dans ses tableaux…

On pourrait intituler le tableau : « Concours de couvre-chefs » !

Quelle délicate intention ! Le peintre a pensé aux ignares, qui ne reconnaîtraient pas le personnage, ou qui ne sauraient pas que la signature apposée au bas d’un tableau, souvent discrètement, est celle de l’artiste… Il a donc placé un cartellino bien en vue, accroché par une jolie épingle (pour rappel aux mêmes ignares : à l’époque, le post-it n’avait pas vu le jour).

Dans l’extrait de tableau, suivant, on peut se demander si c’est le peintre qui, au dernier moment, a voulu rajouter un peu trop rapidement les bésicles, ou si c’est Jean-Paul Sartre qui a voulu mettre son grain de sel…

Vous pardonnerez mon impudence, mais je n’ai pas résisté à mettre des mots sur les expressions des visages de certains personnages…

Même technique (plus ou moins bien exploitée) sur des photos de visiteurs/teuses… D’autres, bien évidemment anonymisées, ont été prises pour partager avec vous ce qui m’a fait sourire ou rire.

Mise en abîme… Mais attention ! Votre chapeau doit être de la même teinte que l’habit du personnage, en l’occurrence vêtement qui confirme le dicton « l’habit ne fait pas le moine »!

Celle-ci ne prend pas de photos, mais elle en a « plein les bottes »!

Devinette : que regarde le visiteur assis ?

Je finirai par un « jeu des 7 erreurs »…

Une pièce qui « décoiffe »

Je vous ai promis dernièrement de vous parler de la pièce vue cette semaine au théâtre de la Pépinière. Le moment est venu, bien que la tâche me paraisse difficile. En effet, je crains d’en dévoiler trop pour celles et ceux qui voudraient aller la voir, et pas assez pour les autres. Alors je vais faire court.

Une pièce qui montre que deux acteurs brillants – et sportifs par ailleurs -, peuvent nous entraîner d’un bout du monde à l’autre (ou presque) uniquement par le texte, le corps et des morceaux de cartons porteurs de messages. La pièce commence avant de commencer… Un bon début, n’est-ce pas?

L’entracte n’en est pas vraiment un…

Et elle finit après avoir fini…

Une belle fin, n’est-ce pas?

Entre les deux, on voyage de l’Islande à l’Espagne, parmi les animaux peuplant ou survolant les mers, en compagnie parfois d’une sirène.

On apprécie le jeu des acteurs, et ce que je ne crains pas d’appeler la « chorégraphie » et les performances physiques de l’un et de l’autre. Même si l’un (que vous voyez habillé – ou plutôt déshabillé – en nageur) ne cesse de s’agiter durant tout le spectacle.

Et surtout, on réfléchit à la politique, l’amour, l’écologie, les relations avec les animaux, et la relation que l’on a avec notre propre corps…

Je ne vous en dirai pas plus. Sachez simplement que les ami-e-s qui l’ont vue, aussi différents soient-elles et ils, ont tous, sans exception, beaucoup apprécié le spectacle. Alors, si vous le pouvez, allez vite le voir. Vous passerez un excellent moment de partage avec une salle qui sera, je l’espère pour vous, aussi pleine et en délire que celle où j’étais ce mardi soir.

S’encouméler ?

J’aime à jouer avec les mots, à me régaler de leur sonorité, voire à en inventer… Et voici que je viens de découvrir qu’un terme que j’utilisais comme « existant » est en réalité apparemment un néologisme. Je partage donc cela avec vous en ce samedi matin qui succède à une lourde semaine de travail, pour vous demander de l’aide. L’un ou l’une d’entre vous connaîtrait-il ce mot : « s’encouméler » ? Si oui, merci de m’apporter quelques éclaircissements, car mes recherches sur le net sont restées vaines… Pour les autres qui doivent s’interroger sur son sens (sauf s’ils l’ont deviné), sachez que je l’utilise au sens de « se perdre dans les méandres de… (en particulier « de la pensée »)  » ou « se prendre les pieds (ou les mains) dans… ».

Par exemple, lorsque je confonds des horaires ou des personnes, je « me suis encore encoumélée ». Lorsque je trébuche à cause des innombrables fils qui relient mon ordinateur à la prise et au tableau blanc « j’ai failli tomber en m’encoumélant dans les fils ! »…

Je suis allée du côté des patois ardennais. Je ne sais plus si je vous l’ai déjà dit, mais il se trouve que le père de ma tante est l’auteur d’un livre :

Mais non, il n’y est pas. J’ai cherché à vérifier dans des sources plus récentes, et ai découvert cet amusant petit film… « S’empierger » y figure, mais pas « s’encouméler ».

Or lorsque j’ai effectué mes recherches, je suis tombée sur un autre mot, que je ne connaissais pas : « s’encoubler ». Il appartiendrait à la langue suisse romande, et aurait le même sens, apparemment, dérivé de « couble » qui signifierait « lien ». Et, toujours en surfant, une carte est apparue, avec quantité de synonymes en fonction des régions…

Il me vient alors une hypothèse : n’aurais-je point conçu un mot-valise, à partir de « s’emmêler » et « s’encoubler » (et, non, ne rajoutez pas  » Ukulélé » alias « Youkoulélé ») ? Mais je ne me souviens pas du tout avoir entendu un jour ce deuxième terme… Le mystère reste donc entier. Aidez-moi à le lever?

Cyrano(s)

Un jeudi soir pluvieux de février. Un contexte socio-politique sinistre. Des « problèmes » de tous ordres… Que faire? Sinon tenter de s’amuser un peu. Oui, Pascal, je sais ce que tu penses de la « distraction ». Mais quand même. Il faut « soulever le couvercle », n’est-ce pas, Baudelaire? Chic, une amie est disponible! « Tu as envie de sortir? » Réponse quasi-immédiate : « oui volontiers. Que souhaites-tu faire? ». « Un théâtre pour changer? ».

Je ne vous ai pas encore tout narré de ma semaine, mais ce fut vendredi, soirée entre ami-e-s, samedi, restaurant en Normandie, dimanche, spectacle de danse au 13ème Art, mercredi, concert à Notre-Dame, jeudi, dîner en silence… Il fallait donc varier, avec cinéma ou théâtre…

J’ai mis tellement de temps à chercher sur le net ce qui pouvait convenir qu’elle s’est inquiétée « ? ». Il faut dire qu’il était déjà plus de 19 heures. Critères pas simples à croiser : proximité, prix, drôlerie, et, pour elle qui vient de devenir « Parisienne », découverte d’un nouveau lieu. Une idée, enfin. Commençons pas le dernier de ces critères : Le Lucernaire (juste derrière le Luxembourg), donc accessible en moins d’une demi-heure. Une présentation qui m’intriguait, mais fleurait bon l’humour décalé. Prix abordable. Je lui proposai donc. Elle accepta. Vite, réservation et règlement en ligne pendant qu’elle s’acheminait pédestrement (malgré la pluie) vers chez moi. Ensuite quête du 89 (pas le Journal, le bus). Et à l’heure dite, nous voici dans la queue devant les marches qui mènent à la salle que je connais bien et continue de fréquenter malgré ma claustrophobie (elle est tout en noir!).

« Scotchée ». C’est le terme qui m’est venu à la sortie, quand vient l’heure de l’échange d’impressions. Littéralement « scotchée ». Oui, je sais, le terme est bien désuet. Cependant il existe en tant que participe passé du verbe « scotcher : (Transitif) (Sens figuré) (Familier) Épater, étonner, interloquer, surprendre, stupéfier. » Vous me pardonnerez le « familier ». Mais comment ont-iels réussi à nous « embarquer » (je continue…) toutes et tous dans leur histoire… je dirais même leurs histoires, avec aussi peu de moyens?

Loin de moi l’idée de déflorer la pièce. Il faut impérativement la voir. Que dis-je « la voir »? La « déguster ». Juste une piste : comme l’annonce l’affiche, nous sommes toutes et tous « Cyrano » d’un certain point de vue (le talent en moins, pour ce qui concerne les dons littéraires, en ce qui me concerne!). Tout le spectre des émotions y est passé, tant ces cinq acteurs que sont les « Moutons Noirs » sont excellents. Intervertissant les rôles, jouant de tous les registres, passant de l’interpellation familière du public au récit auto-biographique et à la pièce de Rostand… Mais « Chut ! ». Allez le voir (j’espère qu’ils vont « tourner » hors Paris), vous ne le regretterez pas!

Mozart au Paradis

Soirée aux Bernardins, pour un spectacle dont je me demandais ce qu’il allait me réserver. Inclus dans l’année « Mozart », dont je vous ai déjà présenté un spectacle magnifique, il m’intriguait à la fois par son titre et par l’acteur annoncé, Chevallier (vous savez, l’un des humoristes du duo, avec Laspallès).

Me voici donc en route vers le Collège des Bernardins, si blanc et lumineux en cette soirée de janvier…

J’ai déjà assisté à des spectacles au rez-de-chaussée et en sous-sol, mais jamais je n’étais « montée » au deuxième étage. J’y ai découvert avec étonnement une superbe salle de concert. Sur la scène, un piano et quatre sièges…

L’un des sièges servira d’escabeau! En effet, le personnage incarné par Chevallier bouge énormément dans l’espace. Il commence au milieu des spectateurs, va sur la scène du piano à un muret sur lequel il s’asseoit, redescend inviter des spectatrices à danser, remonte sur scène pour interagir avec les musiciennes, etc.

Loin de moi l’idée de vous révéler l’intrigue, je préfère vous laisser le plaisir de la découvrir, car ce spectacle va se rejouer, aussi bien en tournée dans tout le pays qu’à Paris à partir de février. Si vous avez l’occasion, je vous invite sérieusement et chaleureusement à aller le voir. Car en apparence « léger », comme certains airs mozartiens, le texte est fondamentalement profond, et invite à penser, méditer, rentrer en soi-même. Comme certains des morceaux interprétés avec brio par le trio Bagatelle.

Un vrai moment d’émotions partagées, de méditation collective, et de plaisirs, voire de rires. C’est rare! Merci donc à celles et ceux qui ont eu l’excellente idée de monter ce spectacle!

Une dernière photo que j’ai envie de partager avec vous… Une mise en abîme…

Si vous voulez en savoir plus, une vidéo sur You Tube présente le spectacle au travers d’interviews de l’acteur et du pianiste. Il y est aussi question de l’écrivain philosophe Fabrice Hadjadj.

Découverte du Cap Ferret. 2. L’Herbe

Non, il ne s’agit pas de « beuze » ou autre substance, mais d’un charmant village d’ostréiculteurs, sis en face d’Arcachon, sur le cap. Une chance de le découvrir en hiver, car il paraît qu’il est envahi l’été, et même hors saison, par les touristes. En ce matin de Noël, il était quasi-désert, ce qui m’a permis une balade sereine et des dizaines de photos. Rassurez-vous, je ne vais pas vous en gaver, mais vous en proposer quelques-unes seulement.

Ostréiculture

Omniprésente dans le village, qui porte les traces de son activité principale.

La pêche n’est cependant pas oubliée, non sans une pointe d’humour.

Art et humour

On sent la joie de vivre dans ce village, qui cultive visiblement le rire et le sourire.

Couleurs et fleurs

Ce n’est pas la saison de la floraison, mais on devine ce que cela doit être quand la nature se réveille… En attendant, maisons et objets rivalisent de couleurs…

Quatre acteurs, une actrice… Un beau délire !

En quête d’évasion à la suite de difficultés professionnelles et de mauvaises nouvelles concernant la santé d’amis, je décidai que rien ne valait une bonne comédie. Quand je dis « bonne », je ne parle pas de la qualité de l’écriture, mais de son impact sur le public : une comédie qui fasse vraiment rire. Un délire, quoi! Et je fus servie… Mon choix, un peu à l’aveugle au départ, mais ensuite étayé par des commentaires en ligne, s’est porté sur une pièce qui se joue actuellement au Théâtre Gaîté Rive Gauche à Montparnasse. « Mission Florimont ». Peut-être attirée par l’affiche, car Florimond « Long Minton » est le « Géant » de Doullens, dans la Somme.

Oui, c’est comme les Dupont/d, l’un avec un t, l’autre avec un d… Comme Florimond Robertet, fort apprécié de Charles Quint

« Ce personnage a marqué l’Histoire de France. Jugez plutôt : il a servi pas moins de trois souverains, Charles VIII, Louis XII et François Ier, remplissant pour eux les plus hautes fonctions comme les missions les plus sensibles (…) ’activité de ce bourreau de travail fut surtout diplomatique et ses interventions revêtent très souvent un caractère dramatique, voire romanesque. (…) Charles Quint le considérait comme le seul interlocuteur valable. » (source Historia)

La pièce ne le met pas en scène, mais il y a des liens… à commencer par Charles Quint. Drôlatique à souhait, son interprétation : l’acteur adopte tour à tour les accents slave, allemand, italien, espagnol, pour évoquer l’aspect international de son pouvoir. Charles Quint qui tente d’intercepter, avec l’aide d’un policier digne des plus noirs polars humoristiques, le dénommé Florimond, bâtard de La Courneuve. Lequel lui a confié trois graines qui permettent de se sauver des situations les plus difficiles.

Je ne vais pas vous narrer l’intrigue, car mieux vaut la découvrir. Quant à l’humour, il utilise toutes les gammes possibles… Et même moi qui n’aime pas trop les gauloiseries ni le burlesque, je dois reconnaître que je me suis amusée tout au long du spectacle. Même si je n’ai pas compris toutes les références, extrêmement nombreuses et empruntées à toutes sortes de contexte, y compris la chanson contemporaine! Le tout pour une histoire censée se dérouler entre François Premier, Charles Quint et Soliman le Magnifique, et qui nous entraîne à travers l’Europe et la Turquie. Et l’exploitation des anachronismes permet de jouer les Voltaire, en attaquant les politiques de notre époque.
A aller voir absolument pour une cure de rire! Et bravo aux acteurs et à l’actrice qui, à 5, jouent d’innombrables rôles… Le site du théâtre annonce 30 personnages, mais l’un des acteurs en interprète seul, par jeux de mimiques, une trentaine à la fois!!!

Peut-on rire de tout ?

Vaste question, n’est-ce pas? Mais la pièce vue hier soir m’a poussée à me la poser à nouveau.

Car je dois avouer que, comme la grande majorité du public dans la salle du Théâtre Fontaine, j’ai beaucoup ri à certains moments. Le dialogue est amusant. Une vraie comédie de boulevard. Mais le sujet l’est moins, surtout pour quelqu’un comme moi, qui ai connu la vie de l’Allemagne dite de l’Est sous l’autorité soviétique, qui ai partagé les craintes de mes amis allemands, et ai pu voir les conséquences horribles de la répression permanente.

Car la pièce met en scène cette période sombre qui a précédé la chute du mur de Berlin. Période où nombre d’habitants de la RDA ne pensaient qu’à fuir de l’autre côté, en se faisant une image un peu trop idyllique de ce qui se passait à l’ouest… Et certains des personnages illustrent les fanatiques du régime, voire les tortionnaires de la STASI.

Un des films projetés durant la séance, évoquant le Berlin de l’époque (source)

Alors, me direz-vous, pourquoi tant de rires?

Car certaines répliques y poussent, et, au comique de mots, s’ajoute celui des situations. Le jeu exagéré de certains acteurs, et surtout de l’actrice principale, m’a certes gênée, mais il faut dire que je me suis bien amusée. Tout au moins pendant la première moitié de la pièce. Pendant la seconde, j’étais partagée entre rires et horreur, tant remontaient des souvenirs noirs…

A la sortie, avis partagés. Le public a ovationné les acteurs. Certes, ils et elles se sont littéralement démené-e-s pour maintenir un rythme effréné tout du long. Et la mise en scène, avec « irruption » (je choisis volontairement ce mot, tant on s’y attend peu) de films et animations, est assez originale.

Mais la question demeure : peut-on rire de tout? Comment la pièce parle-t-elle aux générations pour qui cette période relève désormais de l’histoire?

La voûte étoilée du théâtre évoque une autre Dimension…

Ne restons pas sur une note trop sombre. Car, à la sortie, j’ai ri à nouveau en découvrant la décoration du théâtre…