Musée des années 30 (2)

L’exposition que je souhaitais voir s’est terminée deux jours avant… Pas de chance! Mais il reste les collections… Il me faut avouer leur avoir trouvé un aspect un peu hétéroclite. Certes, elles se rapportent (plus ou moins) aux années 30, mais leur agrégat semble quelque peu artificiel. Qu’à cela ne tienne, elles n’en sont pas moins intéressantes…

Commençons par les premières salles, situées au quatrième étage (oui, on commence par le haut!). Devinez à qui elles sont dédiées ? Mais oui, bien sûr, à Landowski en personne. Normal, dans l’Espace éponyme !

Il fallait du courage, je pense, à la ville de Boulogne pour mettre en avant ce sculpteur qui a été controversé en raison de sa participation à la tournée en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale. Et j’avoue ne pas apprécier le gigantisme de certaines de ses oeuvres… Mais dans cette salle figurent des statuettes d’autres sculpteurs, plus fines et sensuelles…

Jeune fille à la toilette, Joseph Bernard (1912)

Je suis un peu surprise, sur le moment, de découvrir, entre la succession d’espaces dédiés à la sculpture, une maquette du Paquebot Normandie. Que fait ici ce joyau de la construction navale française, plus spécifiquement nazairienne ? Certes, il date des années 30, puisqu’en 1935, lors de son lancement, il est le plus grand paquebot du monde « plus long que la Tour Eiffel », à la salle à manger « plus vaste que la Galerie des Glaces de Versailles », pouvant accueillir plus de 3300 personnes (si vous voulez en savoir plus, voici un documentaire à ce sujet) ?

La suite de la visite me le fait comprendre : une partie du mobilier et des décors présentés proviennent du paquebot, aux décors très Art Déco. Une exposition a été dédiée en 2020 à son prédécesseur, qu’il a surpassé, le Paquebot Ile-de-France. En est-ce la raison? Je l’ignore. Mais revenons à cette salle dédiée au mobilier, aux objets et aux maquettes…

L’esthétisme, à cette époque, n’exclut pas le confort… Et une pièce m’a fait imaginer combien le télétravail pourrait devenir agréable si nous la possédions…

Que dites-vous de cette chaise longue adaptée au travail? Il ne lui manque que les prises électriques sous les accoudoirs, non?

Envie de voir de plus près le tableau exposé à droite, comme moi ? Le voici…

La sieste, Auguste Clergeau (1930)

Beaucoup de mobilier exposé, ce qui m’a plus, car j’aime les formes épurées de cette époque…

Les recherches pour embellir les matériaux, qu’il s’agisse de bois ou de verre, me séduisent tout autant.

Coffre, Léon Jallot, 1937. Ebène de Macassar.
Décor en ivoire, Maurice Pico, sur le Meuble au char de Jacques-Emile Ruhlman (1924)

C’est ainsi que j’ai appris ce qu’est le verre églomisé : on applique au revers d’un verre une peinture à froid associée à des fonds brillants – argent ou or – et à du vernis noir. Regardez cette merveille, sur laquelle j’ai focalisé…

Zoom sur un panneau en verre églomisé, sur une armoire en ébène de Macassar, Jules Leleu, (1937)

Le métal n’est pas oublié, avec notamment des paravents aux formes épurées.

Paravent, Léon Barillet et Jacques Le Chevallier (1930)

Ce paravent a été conçu pour le bureau du directeur d’une revue, La Semaine à Paris.

« La devanture de cet immeuble, situé au n° 26 rue d’Assas dans le 6ème arrondissement de Paris, a été réalisé en 1930 par Robert Mallet-Stevens, avec le concours de Louis Barillet pour les vitraux et des frères Jan et Joël Martel pour les reliefs. » (source). Il faudra que je vous reparle de Mallet-Stevens… un univers architectural à découvrir!

Vous avez déjà pu voir des objets dans les photos qui précèdent… j’ai été impressionnée par la beauté simple et le bleu profond du décor d’un vase, et ne résiste pas à l’envie de le placer ici.

Décor du Vase au bananier et oiseau exotique, René Buthaud (1926)

Pas plus que je ne résiste à celle de partager avec vous deux tableaux aux antipodes l’un de l’autre et que la muséographie farceuse a placé face à face.

Le Pensionnat de Nemours, Bernard Boutet de Monvel (1909)

Soit dit en passant, je me suis demandé pourquoi figurait ici un tableau de 1906… Plus Années Folles qu’Années 30, non ?

Dans ce même espace sont proposées des maquettes d’architectes divers, allant de la belle demeure à l’immeuble le plus « moderne »…

On revient enfin au Paquebot Normandie avec cette belle verrière qui en décorait la salle de séjour.

Les Biches, Pierre Petit (1928)

Vous l’avez compris, j’ai regretté l’accumulation d’éléments un peu hétéroclites, que seuls rassemblent les dates de production. L’espace de ce 4ème étage est trop restreint pour autant d’objets si différents, et, qui plus est, sans fil conducteur autre que cette période. Dommage, car il y a de très belles pièces qui sont ainsi quelque peu « étouffées ». Comme cette table de bridge sur laquelle je finirai, qui a plus que séduite la joueuse que je suis…

Musée des années 30 (1)

Connaissez-vous le Musée des années 30 ? Ce n’était pas mon cas jusqu’à ces derniers jours, où je l’ai découvert. Comment? En me renseignant, à l’Office de Tourisme de Boulogne-Billancourt, sur ce que l’on pouvait voir dans cette ville. Une ville que je traverse ou longe souvent, en allant d’est en ouest ou vice-versa, mais dans laquelle on songe rarement, je pense, à faire du tourisme. Or elle possède quatre musées, pas moins. Et c’est ainsi que j’ai appris son orientation vers les années 30. Un autre jour où je disposerai de temps (et où il fera moins froid!), je pourrai ainsi faire le « Parcours des années 30 » proposé par un des dépliants, parcours architectural cette fois, à la fois Art Déco et Art Moderne. Mais, pour ce jour, direction l’Espace Landowski.

Situation de l’Espace Landowski

L’architecture de cet Espace est remarquable, au sens propre du terme. Voici ce qu’en disent ses architectes :

« Le projet structure et qualifie les espaces publics et s’intériorise autour d’une grande nef couverte, vide fédérateur des divers éléments du programme. Il exprime les deux fonctions du programme initial, politique et culturel, par une double image : l’une solennelle et minérale, l’autre quotidienne et transparente. L’écriture architecturale appuie la lisibilité du parti : la rigueur de la grande nef contraste avec les parois de béton poli ou sablé, les bandes vitrées soulignées de panneaux en béton blanc. Proportions et modénatures reprennent le vocabulaire des années 30 à l’origine de l’identité de ce secteur de Boulogne.« 

Il a visiblement été construit pour les fonctions qu’il remplit, d’ordre culturel. En effet, il accueille une médiathèque, un cinéma d’art et essai et un Musée. Proche de l’Hôtel de Ville, il apparaît comme un navire accueillant, la proue arrondie, et surtout ouvert, avec de vastes baies vitrées. Récent, car achevé en 1998, il tranche avec les immeubles environnants : l’Hôtel, dont la construction a été confiée à Tony Garnier par André Morizet, maire de la ville qui a donné son nom à l’Avenue où elle se situe, qui a été inauguré en 1934, quatre ans avant la Poste (architecte Charles Giroud).

Hôtel de Ville (1934)
Portail de la Poste (1938)

Si cela vous intéresse, un documentaire intéressant (et court!) est consacré à la ville : « Quand le béton libère l’architecture »

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est bm_4.jpg

Sur la porte de la Poste, une évocation du blason de la ville « Taillé de gueules et d’azur à la barque à l’antique d’argent voguant sur des ondes du même brochant sur la partition, accompagnée en chef à dextre d’un poisson posé en pal et à senestre d’une fleur de lis, le tout d’argent« .

Fichier:Blason ville boulogne billancourt.svg
Blason de Boulogne-Billancourt

Devant l’Espace, une surprenante sculpture.

Photo empruntée au site consacré aux frères Martel

Un panneau apporte quelques explications sur cet « arbre » cubiste.

Issu du blog qui est consacré à Jan et Joël Martel, voici le commentaire permettant de comprendre l’oeuvre :

« Les frères Martel participèrent à Paris à des expositions au Salon des indépendants, au Salon d’automne, au Salon des Tuileries et à l’Exposition des arts décoratifs de 1925, où ils présentent, en collaboration avec Robert Mallet-Stevens, des arbres cubistes en ciment armé qui défraieront la chronique. Une réalisation destinée à montrer la solidité du béton armé en architecture. »

La lecture du blog qui est consacré à ces jumeaux nés en 1896 et morts tous deux en 1966 est passionnante.

Les frères Martel dans leur atelier parisien, rue Mallet-Stevens
© Archives familiales

Comment entrer dans le Musée ? Il m’a fallu un certain temps pour y parvenir. Car l’Espace a été transformé en centre de vaccination! La porte principale est donc réservée aux candidat-e-s à la piqûre… Direction, l’est… Eh non! c’est l’entrée du bâtiment administratif et de la médiathèque! Les vigiles se moquent gentiment de moi, et me renvoient… de l’autre côté. Il faut en effet quitter l’Avenue Morizet pour emprunter l’entrée commune Cinéma / Musée et pouvoir enfin pénétrer dans ce dernier, dont je vous parlerai dans un prochain article… Vous remarquerez peut-être que je ne vous ai pas parlé de Landowski, vous comprendrez alors pourquoi…

La Villa Paloma

J’ai découvert la Villa Paloma l’été dernier, à l’occasion d’une exposition Tom Wesselmann, La Promesse du Bonheur.

Et j’avais admiré le site tout autant que l’exposition… Me voici donc revenue sur les lieux, pour une exposition cette fois consacrée à Ettore Spalletti.

Et, chose amusante, la première « oeuvre d’art » que j’ai admirée se trouve… dans le parking situé juste en face de la Villa (facile de s’y garer, et on arrive vraiment devant la porte du jardin… il peut aussi servir pour l’accès au Jardin Exotique).

L’entrée dans la propriété se fait par le haut du parc, qui abrite une autre exposition, consacrée, elle, à Michel Blazy, artiste originaire de Monaco, qui joue avec fantaisie sur des gammes d’objets ordinaires, comme les baskets de Collection de Chaussures, créée pour la 57ème Biennale de Venise, voire périssables comme les pelures d’orange de Sculptcure (non, je n’ai pas fait de fautes d’orthographe), datée de 2001 à « en cours » (sic).

Collection de chaussures
Sculptcure

Les jardins en terrasse offrent une vue splendide sur la Principauté et la Méditerranée.

Ils sont délicatement ornés, en particulier par un petit édifice au bleu qui me rappelle les jardins de Majorelle à Marrackech, jardins où j’aimais tant aller me promener…

L’architecture extérieure est à la fois simple et recherchée, avec un blanc contrastant sur le bleu environnant.

La plupart des fenêtres doivent être occultées pour permettre l’accrochage des oeuvres. Ettore Spalletti a souhaité, pour sa part, qu’elles restent ouvertes pour laisser pénétrer cette superbe lumière méditerranéenne. Il faut préciser qu’il conçoit les oeuvres pour les sites qui les accueille…

Les oeuvres sont très épurées, et la mise en scène est importante. La première sensation, dès la première salle, est celle d’une grande pureté, d’une symbolique forte mais discrète, d’une recherche de l’épuré et de la (fausse) simplicité…

La palette de couleur est à la fois réduite et très riche, car l’artiste joue beaucoup sur la surface et la texture. Les tranches sont travaillées en fonction du nombre d’or, et dorées à l’or fin. Des détails peuvent surprendre, comme ce crayon écartant du mur l’un des côtés d’un vaste tableau.

Tout un immobilisme apparent pensé pour mieux rendre l’idée de dynamique et de mouvement, évoquant ainsi la nature des environs de la ville natale de Spalletti, Pescara.

J’ai pour ma part – et c’est rare! – regretté de n’avoir vu qu’à la fin de la visite le long documentaire consacré à l’artiste, qui permet de mieux comprendre la philosophie et les principes créatifs qui sous-tendent son oeuvre… Le film est passionnant, et je pense que, pour une fois, un bref extrait pourrait être visionné dès l’entrée pour mieux pénétrer son univers qui n’est pas qu’esthétisme…

L’harmonie est certaine, entre l’installation proposée et l’architecture intérieure de la Villa, avec ses escaliers monumentaux et ses superbes vitraux…

Bref, j’ai hâte de retourner l’an prochain voir ce qui sera proposé en ces lieux, mais j’aimerais aussi aller voir la ville de Pescara et la chapelle réalisée par la compagne de celui qui, en relation avec Raphaël, aimerait n’être appelé qu’ « Ettore »…

Fluctuart

Un vernissage avait lieu la semaine dernière sur un site dont j’ignorais l’existence et qui me fut signalé par un expert… Fluctuart… Aussitôt je me suis précipitée sur Internet, pour découvrir  » le premier centre d’art urbain flottant au monde » (sic, sur le site officiel), dédié au Street Art – « tout art de la rue qui n’est pas du graffiti », selon un site que j’apprécie. Toujours aussi curieuse, je me devais d’aller découvrir ce lieu flottant sur la Seine, près du Pont des Invalides, à deux pas du Faust où j’aime voir le couchant en mi-saison…

Me voici donc sur place en ce dimanche soir de juillet… et, première surprise, une contestation exprimée juste en face de l’embarcation…

Une fois la passerelle franchie, on pénètre dans un espace ouvert sur l’onde, le ciel et la Ville…

L’exposition se situe, comme on le voit sur ce qui sert d’affiche (photo), dans la « cale ».

En ce moment, une exposition d’une artiste de rue américaine, qui a débuté un peu avant 2000 à Brooklyn.

Caledonia Dance Curry peint sous le pseudo de Swoon, que l’on pourrait peut-être traduire par « Défaillance », « Pâmoison ».

Je ne me suis pas pâmée devant ses réalisations, mais j’ai apprécié entre autres les personnages, saisis sur le vif, à l’expression saisissante d’authenticité…

Cependant cela a requestionné la définition de cet art, comme évoqué en début de cet article.

Des installations sont aussi exposées, telles que celle qui accueille au début de la cale.

L’étage supérieur est consacré à d’autres artistes. Je dois avouer que, pour ma part, j’ai du mal à concevoir un « Street Art » ainsi emprisonné dans des cadres, sur un espace qui, bien qu’ouvert au maximum sur l’environnement urbain et fluvial, reste un espace clos… Ainsi figé aussi dans le temps, alors que, pour moi, c’est avant tout un art vivant qui se doit de rester éphémère… Mais sans doute ai-je une conception restreinte, datée, figée aussi, de cet art…

Futura
Bombe aérosol sur toile
Dorado

Une petite librairie est logée à l’étage supérieur de la péniche, dédiée à ce courant artistique. Le même étage abrite un vaste bar où des reflets métalliques jouent avec les reflets aquatiques…

Une vaste terrasse alliant métal et bois offre une magnifique vue sur le couchant à l’ouest, le pont et le Grand Palais à l’est et au nord-est.


Les cartes ont des supports originaux.

Celle des boissons n’est autre qu’une bombe… C’est là que j’ai trouvé « le Piège à partager »…

Et celle des plats, une planche de surf miniature et ornée.

Une boisson bien fraîche, rien de tel en ce crépuscule estival… Un mélange de Prosecco et de fruits divers, servi sur des glaçons en nombre considérable…

Je craignais que la fonte des glaçons ne pervertisse le goût.

Mais non, c’est le contraire qui s’est produit.


Et le dernier verre fut le meilleur!

La descente des escaliers s’est donc faite à la nuit tombante, ce qui m’a permis d’apprécier la métamorphose nocturne de l’ensemble, toute en nuances de roses vifs et de mauve / violet.

Le Petit Palais, Nuit des Musées

Que j’aimerais avoir le don d’ubiquité! Cela m’aurait permis d’être à la fois au Théâtre Antoine et de profiter de la Nuit des Musées… J’avais envie d’aller au Musée Picasso, ou encore au Musée d’Orsay, mais la plupart finissait leur programme vers 22h30. Le Grand Palais était tentant, avec une performance de Yoann Bourgeois. Mais je pressentais (j’ai pu le constater de visu) que ce serait la cohue… et comme j’ai visité l’exposition La Lune voici peu…

D’où le choix du Petit Palais, qui annonçait un concert tardif. Heureusement, il y a des taxis pour sauter du 10ème au 8ème, afin d’arriver à temps pour le spectacle repéré dans le programme.

 » À l’auditorium, trois pianistes se succèdent au fil de la soirée pour jouer sur un piano d’époque. Des oeuvres de Liszt, Chopin, entre autres, sont proposées pour (re)découvrir ces chefs-d’oeuvre de la musique romantique dans leurs sonorités d’origine »

Hélas, bien qu’arrivée à temps, je ne verrai pas ce concert… Une file incommensurable me fait renoncer au bout d’un quart d’heure d’attente. Car le temps passe, et je voudrais aussi voir ce que propose le Musée.

C’est donc dans la rubrique « Plaisir des yeux », et non « des sons » que figure cet article, à mon grand regret.

Des cris, des rires, des chants heurtent mes oreilles habituées au quasi-silence qui règne habituellement dans ces lieux… Hypothèse : le Boulevard du crime?

 » En prélude à sa grande exposition-événement, Paris romantique, 1815-1848, (ouverture le 22 mai), la galerie sud du Petit Palais change de décor et invite le visiteur à découvrir le Paris du début du XIXe siècle et son énigmatique Boulevard du Crime. C’est en effet à cette époque que le Boulevard du Temple, lieu emblématique de la ville, s’est vu attribué ce surnom mémorable en raison du foisonnement des théâtres dont les pièces jouées, principalement axées sur le thème du drame et du crime, étaient source de fascination. Dans la galerie sud, au détour des performances d’une vingtaine de comédiens, les visiteurs savourent le temps d’une soirée l’esprit et l’ambiance savamment reconstituée du Boulevard du crime. »

Effectivement, c’est bien cela…

« Reconstitution » d’une scène du Boulevard du Crime, lieu de théâtre en tout genre, devenu Boulevard du Temple, pour la plus grande joie de la foule, qui participe aux interactions / artistes.

Comme souvent dans ces Nuits, la foule délaisse les oeuvres d’art, comme cette statue abandonnée…

Ce qui m’étonne toujours dans ce Musée, c’est la concentration d’oeuvres en tout genre et de toute époque… Un assemblage hétéroclite qui, à mon sens, nuit au plaisir que l’on éprouve en « dégustant » telle ou telle époque, tel ou tel art. Ici, on passe de l’époque antique au XIXème en quelques mètres…

Bien sûr, cela me permet d’aller saluer Dionysos, les Ménades, Isis-Aphrodite et les Satyres…

… avant d’aller voir et revoir les tableaux dont je ne me lasse pas…

Mobilier et objets se bousculent dans une galerie que je trouve étouffante, et dans laquelle je ne me sens pas à l’aise, tant il y règne un relent de mort… Mais cela n’empêche pas la pause devant des éléments que j’apprécie, comme ce paravent et ce peigne, à la fois pour leur esthétique et pour les questions qu’ils suscitent en moi, qui aime essayer d’imaginer à quelles vies ils ont participé et comment…

Qu’a dissimulé naguère ce paravent ?
Et quelle chevelure a paré ce magnifique peigne?

La visite s’est terminée par les jardins. Hélas le café restaurant n’a pas daigné rester ouvert pour l’occasion, mais ce fut quand même un plaisir de me promener dans les jardins, parfois bousculée par des comédiens qui couraient…