Kiss the One we are

Etes-vous anglophone? Moi pas vraiment… Aussi ce titre m’a-t-il interpellée. Et continue-t-il à le faire… même après avoir vu le spectacle ainsi nommé. J’ai bien une idée de ce qu’il sous-entend, mais j’aimerais avoir l’avis de celles et ceux d’entre vous qui connaissent suffisamment cette langue – et j’ajouterai la culture – pour interpréter cette ellipse… A vos claviers, pour les « commentaires »!

L’énigme du titre ne m’a pas empêchée de filer à Chaillot voir ce dont il s’agissait. Chaillot en travaux…

… comme les abords de la Vieille Dame en face, qui commencent à dévoiler la nouvelle perspective depuis la vaste salle, naguère agréable restaurant, désormais ressemblant davantage à un hall de gare avec même un mini-comptoir « speed drink ou food ».

Qu’est-ce qui m’a donné envie d’y aller? Pas d’affiche. Il n’en existe pas! Simplement le texte présent sur le site du Théâtre National de la Danse :

« Daniel Linehan a demandé aux danseurs : « What moves you ? » (qu’est-ce qui vous meut ?) Sur la base de cette question, le public assiste à l’émergence de l’intime chez les neuf danseurs : les indications physiques reçues, les réactions, la mémoire du corps… un dialogue sensible en plusieurs strates s’élabore entre les interprètes et le public sur la joie universelle de danser. »

Me voici donc installée au premier rang, en ce soir de décembre, face à une non-scène noire, plongée dans une semi-obscurité. Y arrivent les un-e-s après les autres des hommes et des femmes, revêtu-e-s d’étranges accoutrements. Iels s’installent à divers endroits, dans des postures variées: debout, allongés, assis. Et demeurent silencieux et immobiles. Pas de musique. La salle attend.

Au bout de minutes qui paraissent longues mais permettent aussi de faire la coupure avec « la vie de dehors », « la vie d’avant ». Un homme se met à émettre des cris . Vêtu de noir. Fesses soulignées par des lèvres de feu… Il crie, agite la tête de droite à gauche, de haut en bas. Ses cris évoquent les animaux, et font naître diverses associations d’idées : homme pré-historique? animal blessé? appel à la meute? souffrance ? plaisir? envie? Puis il se tait. Et tout redevient silencieux.

Encore une attente dans la pénombre et le silence. Une des jeunes femmes debout avance vers le centre de la scène, marqué par un cercle assez large, au centre duquel se trouve un objet rond. Elle se penche et allume un brasero. Un vrai. Du vrai feu. Jamais vu cela dans les ballets jusqu’à présent! Elle regagne sa place et le silence revient.

Les flammes éclairent les corps et visages immobiles des individus sur le sol, mais aussi dans la salle. Le public sent monter l’odeur du feu. Une odeur étrange, pour un univers étrange, où de rares arbustes sont accrochés, sans racines ni appui sur le sol.

Une des personnes, assise les jambes allongées sur le sol, commence à bouger légèrement. J’utilise volontairement l’épicène, car, jusqu’au bout il sera impossible de la faire entrer dans une catégorie de sexe. Elle (car « personne » est féminin!) bouge, remue les mains, les pieds, puis le corps, et finit par ramper, pour progressivement se relever, avec l’aide de deux autres, dont un homme vêtu de blanc. Blanc de deuil ou blanc de la médecine? Par la suite il me semblera médiateur, comme chaman…

Je ne vais pas vous raconter tout le spectacle. Il faut le voir. Ou plutôt il faut le vivre. Dans son originalité. Dans sa singularité. Je devrais dire « dans la singularité de chaque être ». Allier spécificité, singularité, personnalité et unicité, fraternité, solidarité… est-ce ce qu’a voulu faire le chorégraphe? Si tant est que l’on puisse parler de chorégraphie ici, tant tout apparaît comme spontané, mais un spontané travaillé. Encore un oxymore! Tout est oxymore en somme, dans ce que j’ai ressenti de ce spectacle. Peut-être est-ce ce qui le rend si vivant, à la fois léger et profond, esthétique et émouvant, prenant et prégnant… Même le décor devient partie prenante de la danse, lorsque chacun-e se saisit d’un seau de caoutchouc noir pour déverser une sorte de sable ocre rouge sur le sol, créant des vaguelettes, des creux… ou lorsque les pas de danse retravaillent ce décor, sous forme de soleil géant, de formes plus ou moins circulaires….

Si vous ne pouvez aller le voir, voici quelques extraits qui vous parleront mieux que je n’ai su le faire : un ici, qui « montre » et un autre , qui « explique » (mais en anglais!). Un texte très intéressant, aussi, est en ligne.

J’allais oublier de parler des sons. Sons vocaux, comme les cris et chants. Sons musicaux, comme celui produit par un étrange petit instrument ressemblant à un petit tambourin que l’on place sur un micro. Sons de la nature… et musique « moderne », incitant à des danses débridées. Alternance de replis et d’expansion, de calme et d’agitation, de solos et de danse à deux / trois / plus… Tout y est. L’article cité ci-dessus parle d’holisme. Pas mal vu…

Bien sûr, pas d’image. De toutes façons, j’étais trop « prise » pour en prendre. Juste, comme vous en avez l’habitude, celles de la fin (toujours aussi mauvaises!).

J’ai eu le temps, car il y a eu plusieurs rappels. Le public était ravi. Je dirais même « heureux ». Car c’est un de ces rares spectacles qui fait qu’on en sort plus « Humain » et plus « heureux/euse »…

L’incroyable créativité de Carolyn Carlson

Depuis bien longtemps je « suis » cette chorégraphe hors normes, qui m’a séduite dès que je l’ai vue en Avignon, voici… je ne sais combien d’années… La dernière fois que je l’ai vu danser, c’était au Musée d’Orsay, et elle était seule, non sur une scène mais sur le sol, devant nous qui étions assis-e-s par terre. Maintenant elle ne danse plus, je pense? Mais elle continue de créer, encore et encore. Et de nous enchanter.
Ce fut le cas cette semaine, dans la salle du Théâtre Libre, dont les « hiéroglyphes » et les « sequins-boucliers » m’interpellent.

Le public était tellement « pris » qu’il a mis du temps avant d’applaudir, à la fin du spectacle. Et les applaudissements ont duré, duré, duré… Les trois danseurs et les trois danseuses le méritaient largement. Mais aussi celle qui a imaginé un tel spectacle. A la fois onirique et authentique. A la fois inspiré de l’Histoire de l’Humanité et des histoires des humains.

On pouvait par moments revivre les grands mythes, Orphée et Eurydice, Icare, Faust… et à d’autres moments revivre les épisodes sanglants de notre histoire, mais aussi nos élans, nos amours, nos enthousiasmes… La Vie. Et la Mort. Jusqu’à la Cène « interprétée », dans tous les sens du terme. Les portes glissant sur la scène comme autant de portes vers le Bonheur ou vers la Disparition. Vers le Paradis ou vers l’Enfer.

Et ces corps qui courent, glissent, s’entrelacent, se rejettent… Jouant avec des chaises, bondissant sur des pneus ou des tables. Dans des rythmes tantôt endiablés, tantôt d’une lenteur, pour ne pas dire d’une langueur (sur)prenante… La musique est remarquablement variée, et les chansons lancinantes ou entraînantes.

Ces corps et leurs clones, dans un film projeté à la fenêtre dominant la scène. Comme autant de fantômes, de spectres, d’âmes… ou simplement de doubles, symbolisant peut-être une autre Vie, une forme de Résurrection?

Bref, 72 minutes que l’on ne voit pas passer, tant on est enveloppé – que dis-je, enlevé/élevé/transporté – par cette alternance de tourbillons spontanés de vie et de marche ralentie, réfléchie, de mortels qui hésitent parfois à franchir le seuil…

J’allais oublier… Si vous voulez avoir un aperçu, regardez cette vidéo

Un mariage (d)étonnant : viole de gambe et hip-hop

Lorsque j’ai réservé pour ce spectacle, annoncé le 7 novembre au Théâtre 13 (dont je vous ai déjà parlé à moults reprises, tant sa programmation est exceptionnelle), j’étais un peu hésitante, car le hip hop n’est pas de mes danses préférées. Mais, la curiosité aidant, me voici, en ce mardi soir bien frais, franchissant le seuil du centre commercial de la Place d’Italie. Relooké, soit dit en passant, avec une peinture plus que voyante! Je n’en ai pas trouvé de photo, mais j’irai vous en faire une dès que possible. Au fait, pourquoi ce nom d’Italie « deux »? Y a-t-il un centre « Italie un(e) »?

Mais revenons dans la salle noire et bien aménagée de ce qui fut le Grand Ecran Italie, cinéma qui permit aux promoteurs, à l’époque (fin des années 80), de construire ce complexe immobilier hideux.

C’est le chorégraphe lui-même, Mourad Merzouki, qui introduit le spectacle. Emu ou ivre? je ne sais… Toujours est-il qu’il a bien du mal à lire le texte préparé! Ce que je comprends mal, étant donné qu’il est à l’initiative de ce programme. A moins que ce ne soit un subterfuge pour ne pas avoir l’air de trop remercier les « sponsors »? Je n’ose le penser… Quoique… Bref, il explique ce qu’est le festival Kalypso, qu’il a créé en 2013, festival dédié au hip hop, puis explique comment il en est arrivé à marier deux éléments de cultures apparemment si éloignées : la viole de gambe, instrument de la Renaissance qui fut très à la mode dans certaines cours, royales ou non, avant de disparaître pour réapparaître tout récemment, et le hip hop, danse née 5 siècles plus tard, au départ dans des milieux plutôt plébéiens…

Puis ce fut le moment de la danse… Les mots me manquent pour exprimer la magie de ce spectacle…

Imaginez une jeune femme, robe ample, cheveux longs dénoués, jouant de l’instrument sur une sorte de traîneau glissant sur la scène au gré du mouvement qu’impriment les danseuses et danseurs… Une musique tantôt suave, tantôt envoûtante, tantôt vive et entraînante…

Quant à la chorégraphie, qu’en dire, sinon qu’elle est remarquable, et que les quatre artistes semblent glisser comme sur la glace, ondoyer comme des sirènes, virevolter tels des elfes gracieuses dans les brumes nordiques…

Bref, vous l’aurez compris, un spectacle enchanteur tel qu’on aimerait en voir plus souvent, tant il nous entraîne dans le monde de la Beauté Pure…

Bien sûr, je ne puis vous montrer des images du spectacle lui-même, mais je vous ai enregistré un tout petit extrait de la suite de celui-ci, lors d’un des xièmes rappels de la foule enthousiaste. Il ne restitue pas l’ensemble, car se situe un peu à part, en insistant sur l’interculturalité, comme vous le constaterez.

Mais vous pourrez voir bien d’autres vidéos, teasers comme extraits, sur les chaînes du net… Je me contenterai donc de vous offrir quelques photos de la troupe (pas toujours très bonnes, hélas, par manque de lumière et d’un appareil performant).

Marco Polo à l’Opéra de Nice

Dans le train qui me ramenait vers le sud, je cherchais les activités possibles pour ce week-end. Un certain choix, je dois dire, pour cette soirée de vendredi, jour de vacances scolaires. Dont une représentation à l’Opéra de Nice : Marco Polo. L’occasion de revoir ces lieux, et d’une sortie avec de jeunes amies. L’affiche, qui plus est, était alléchante, non?

J’avais oublié que l’Opéra de Nice est comme un théâtre exigu, donc tout en étages… et me voici au 5ème de ces étages, dénommé « Amphithéâtre ». Pour une sujette au vertige, une catastrophe! Je n’ai donc que moyennement pu profiter de la première partie. Nous sommes tous descendus au parterre pour la seconde!

Spectacle déroutant, aux dires des 7 personnes qui constituaient notre groupe. Montrant la déchéance d’un empereur… Mais le reste a semblé peu compréhensible aux ignares que nous sommes. Car je pense qu’il faut avoir lu le livre qui a inspiré l’oeuvre, pour mieux comprendre.

Livre lui-même très déroutant, qui évoque 55 « villes invisibles », sur une thématique ainsi explicitée :

« Les villes comme les rêves sont faites de désirs et de peurs, même si le fil de leur discours est secret, leurs règles absurdes, leurs perspectives trompeuses ; et toute chose en cache une autre. — Moi, je n’ai ni désirs ni peurs, déclara le Khan, et mes rêves sont composés soit par mon esprit soit par le hasard. — Les villes aussi se croient l’ouvre de l’esprit ou du hasard, mais ni l’un ni l’autre ne suffisent pour faire tenir debout leurs murs. Tu ne jouis pas d’une ville à cause de ses sept ou soixante-dix-sept merveilles, mais de la réponse qu’elle apporte à l’une de tes questions. » (Italo Calvino)

Petite information au passage : une architecte péruvienne, Karina Puente, propose 55 oeuvres, chacune représentant une de ces « villes invisibles », qu’elle a dotées de prénoms féminins.

Voici la présentation de l’ouvrage d’Italo Calvino dans un article fort intéressant, qui le traite, lui, de « dépaysant ».

« Dans Les villes invisibles (Le città invisibili, 1972), Italo Calvino met en scène l’empereur Kublai Khan et Marco Polo. Le premier ne peut visiter toutes les villes qu’il a conquises, et il demande au second de voyager pour lui et de les lui décrire. Selon un ordre savant, Marco Polo décrit des villes merveilleuses, tellement extraordinaires qu’elles pourraient être inventées tout autant qu’exotiques. L’ailleurs, à travers ces descriptions et les dialogues qui s’y intercalent, est donc aussi bien géographique qu’onirique, mais aussi linguistique (l’échange entre les personnages est freiné par un problème de langue). On analyse ici les multiples valences de l’ailleurs, dans un texte qui est sans cesse excentrique, excentré, énigmatique. »

Aquarelle de Sylvie Perrot

Si j’avais su cela avant, j’aurais sans doute mieux compris l’étonnant hiatus entre deux scènes. A commencer par les deux premières : à la deuxième, je me demandais comment on était passé de la salle du trône en Asie, où Marco Polo proposait quelques pacotilles à l’empereur, à ce qui semblait être la préparation d’une fiancée pour son mariage!

Côté mise en scène, rien de bien nouveau. Et j’ai trouvé quelque peu stéréotypée l’évocation de l’Asie. A commencer par l’insistance sur la couleur rouge.

Le rythme global est haché par l’alternance répétée, sans transition, ce qui « perd » le/la spectateur-e en permanence.

Mais la chorégraphie est intéressante, et il faut saluer les prouesses des danseuses et danseurs, dont certain-e-s font preuve de qualités exceptionnelles. Seuls, à deux, en groupe… une danse vive, laissant une large part aux « glissements », à mi-chemin parfois du classicisme et du burlesque. Une mention particulière, à mon goût, pour l’allusion aux derviches, fort réussie.

Les articles lus a posteriori confirment mon impression, comme celui-ci:

« La pièce a tous les ingrédients d’une réussite qui n’est pourtant pas totalement au rendez-vous: qui n’a pas lu l’argument peine à comprendre ce qui se joue sous ses yeux, parce qu’au lieu de rester sur le premier degré du voyage et de la lutte entre les deux hommes s’ajoute une dimension philosophique que la danse peine à faire comprendre. La splendeur n’est pas au rendez-vous. Si les costumes de Jean-Pierre Laporte sont magnifiques, son décor n’a pas les moyens de l’opulence et ne se résout pas à une sobriété qui sauverait la mise. »

Une divergence cependant avec son auteure : je n’ai pas adhéré au personnage campé par Eric Vu-Han, qui, tout en finesse pour évoquer la spiritualité, me semblait manquer de puissance pour l’incarnation d’un empereur tel que Kubilaï Khan, souverain de l’Empire Mongol de 1260 à 1294. En voici quelques représentations artistiques:

Le danseur qui incarne Marco Polo est plus crédible à mon sens.

Le jeune Vénitien a en effet 17 ans quand il entre au service de l’empereur, avec son père et son oncle. La jeunesse, l’impatience, l’esprit un peu rebelle du jeune homme sont bien rendus par Alessio Passaquindici.

Ce que je me dis à présent, c’est que je voudrais m’informer davantage sur ce séjour de Marco Polo auprès de l’empereur, lire l’ouvrage d’Italo Calvino, puis revoir le ballet. Et reste une autre question : le traitement de la musique de Francis Poulenc… je ne suis pas assez experte pour en juger, mais cela m’a questionnée…

Les 4 « derviches »

Des personnages symbolisant différents univers

En rouge, l’empereur. En blanc, le jeune Vénitien

Philomèle à Saint Nectaire… et souvenirs d’enfance

L’église de Saint Nectaire est l’une de celles que j’admire le plus. D’abord, parce qu’elle est de mon style préféré, le roman. Ensuite, parce que la pierre volcanique lui donne une teinte sombre remarquable. Enfin, pour sa situation, sur ce promontoire dominant la vallée. Mais je pourrai désormais ajouter une quatrième raison : son acoustique exceptionnelle.

Comme je l’ai précédemment narré, je venais y écouter un concert de la chorale francilienne Philomèle (alias « Rossignol »), dans le second répertoire qu’ils et elles interprètent cette année. J’avais entendu le « mozartien » en juin à Saint-Jacques-du-Haut-Pas, dans le 5ème. Cette fois, un florilège de « musique orthodoxe, baroque et classique ».

Un petit tour à l’église en arrivant : les choristes sont bien là, en train de répéter.
Un petit verre au café voisin… Une bière locale, bien sûr!

Pleine de saveurs et de finesse, dégustée en admirant l’église.

Un amusant ballet commence alors. Les choristes sortent, en petites grappes, en habit de « touristes ». Musicien-ne-s ont leur instrument à la main. Elles et ils partent vers le haut. Par la suite, j’apprendrai qu’on leur a préparé un vestiaire dans le local de l’association s’occupant de la paroisse. Puis les revoici, dans l’autre sens, entièrement revêtu-e-s de noir. Certain-e-s ont déjà mis leur écharpe ou leur pochette (rouge, jaune ou orange). D’autres les tiennent en main. Quand tout le monde est passé, direction le porche, puis l’intérieur des lieux.

Commence enfin le concert. D’abord avec « le petit choeur ». Les autres se tiennent près de nous, dans les travées latérales. Le chef explique le programme, présente les compositeurs, resitue les oeuvres..

Il dirige avec passion chanteurs/euses et musiciennes (violon, violoncelle et orgue). Une soliste laisse coi le public, avec un Ave Maria très difficile à interpréter.

Le Soleil descend, et les rayons, pénétrant par le portail laissé ouvert, viennent taquiner les artistes placés au centre du dernier rang. On le voit éblouir le premier…

… puis venir taquiner mon ami José Dhers…

… avant de mettre en lumière son voisin, en train de se désaltérer…

A la fin, les choristes se déplacent, et viennent entourer le public. Ce dernier morceau restera inoubliable, je pense, pour les auditeur-e-s présent-e-s! Un instant d’émotion intense.
C’est hélas le moment de se séparer. Pour ma part, je vais revoir la Vierge en majesté dite « Notre-Dame-du-Mont-Cornadore » (le site des eaux réputées de la ville thermale).

Hélas maintenant elle est enfermée dans une vitrine qui cache une partie de sa beauté.


Quand j’étais enfant, voici comment je la voyais (source de la photo).

Inutile de vous dire combien j’étais déçue! Par contre, je suis toujours aussi effrayée par le buste de Saint Baudime, reliquaire en chêne recouvert de cuivre repoussé et doré.

Il est temps de quitter l’église pour aller dîner, car ici, on mange tôt. Encore plus ce soir, nous apprendront les serveurs/euses, car il y a une soirée à Murol, avec défilés et feu d’artifice, et le personnel veut y assister!

Pendant que je me régale d’une tartelette au Saint Nectaire et d’une part de tarte aux myrtilles (oui, je sais, pas très équilibré, ce repas!) avec un verre de Chanturgue, le couchant sublime l’architecture romane…

Puisque j’en suis à faire une sorte de « pélerinage » sur les lieux de mon enfance et adolescence, autant continuer… Direction « le dolmen », car je veux retrouver la prairie prêtée à mes parents pour y placer leur caravane, par le docteur Roux (neveu du collègue de Pasteur), pour que mon petit frère puisse faire tranquillement sa cure chaque année. Une calamité, vous l’imaginez, pour l’enfant, et encore plus l’adolescente que j’étais! Plus de copains ni copines. Je n’ai jamais autant lu, enfermée dans ma tente. Notamment, je me souviens, toute la série des « Jalna ». Renny Whiteoak m’avait séduite! Voiture garée, reste à explorer à pied. Sans avoir trouvé le dolmen, je reconnais la prairie, et revois en images la caravane et son auvent, et les deux petites canadiennes à sa gauche. Il faut dire que films et photos familiales ont aidé à visualiser les souvenirs! Une pensée émue pour le médecin, doux et gentil, qui aimait tant son petit malade, accompagné année après année. En recherchant son nom sur le net, je viens d’apprendre qu’il était également maire de la ville. Sa villa s’appelait… « Villa du Dolmen »… Nous étions donc bien dans sa propriété!

« La Villa du Dolmen appelé aussi la Villa du Dr Roux ». Mr Roux a été Maire de St Nectaire de 1945 à 1965 et il était aussi un médecin réputé. » (source)

J’ai aussi découvert qu’il avait publié un livre en 1978…

Une fois le terrain trouvé, il ne reste plus qu’à chercher le dolmen. Et il est bien là, juste à côté! Pour info, si cette période vous intéresse, il y a 6 mégalithes sur la commune de Saint-Nectaire : deux dolmens et quatre menhirs.

La nuit tombe, et l’église est désormais éclairée. Pardonnez la mauvaise qualité de l’image, mais je voulais terminer par ce spectacle, plus beau en réalité qu’en photo…

Empreintes

Le mois dernier, j’avais découvert la remarquable dynamique culturelle d’un petit village normand, Longueville-sur-Scie. Je n’ai hélas pas eu le temps de relater ici cette visite d’une propriété extraordinairement vivante, celle de Pierre et Bernard, qui organisent chez eu des expositions, telles que « De l’Art en ce jardin« , et des concerts, tout au long de l’année… j’essaierai de le faire, promis.

Lors du vernissage, j’avais fait la connaissance de Sylvie. Elle m’avait expliqué qu’elle gérait un espace artistique créé dans… une maison de santé! MédiScie. Or, co-incidence, la semaine dernière, une amie artiste m’a justement envoyé une invitation pour un vernissage : elle allait exposer en ces lieux.

Me voici donc, en premier samedi de juillet plutôt frisquet, sur les petites routes normandes, en direction de Saint Crespin, village d’un peu plus de 300 âmes (depuis le concile de Trente, y compris les femmes!), qui jouxte Longueville, dans la vallée de la Scie. Et je n’ai pas regretté la petite heure de route! D’abord, parce que les paysages sont très beaux et apaisants. Ensuite, parce que chaque hameau recèle des trésors d’imaginaire architectural. Enfin, par ce que j’y ai vécu.

Le rendez-vous se situait à l’église Saint Crespin, du village éponyme. Mais il était précisé qu’une promenade nous conduirait ensuite à la maison de santé MédiScie, puis à l’EHPAD du village, où aurait lieu un concert. Et c’est effectivement ce qui s’est produit. Je ne vais pas tout vous raconter, ce serait trop long. mais plutôt exprimer le plaisir ressenti à constater que des personnes bénévoles et bienveillantes peuvent produire un évènement exceptionnel, dans des sites inattendus, en mobilisant un grand nombre d’acteurs, des habitant-e-s aux artistes.

Empreintes

Empreintes de vie. Empreintes de morts.

Empreintes de la Nature. Empreintes de l’Homme.

Les promesses du titre ont été tenues.

Dans le premier site, l’église, il a été fait le choix de présenter des oeuvres d’artistes qui ont exploité des techniques diverses pour fixer des empreintes. Depuis celles d’un tyrannosaure jusqu’à celles de légers feuillages.

Dans le second, une symphonie de formes et de couleurs. Ici, les empreintes allient les souvenirs du passé, comme ces blockhaus tombés des falaises, aux vécus émotionnels, la poésie d’Anna de Noailles à la prose si poétique de Colette, la calligraphie au tissage, le noir et blanc, décliné en nuances de gris, aux couleurs éclatantes des peintures d’enfants de maternelle…

Enfin, des oeuvres collectives, dans la rue, et d’autres plus personnelles, à l’EHPAD… Une richesse et une variété époustouflantes…

Ce petit miracle, on le doit entre autres à trois femmes. Sylvie Auger, d’abord, à la fois organisatrice et tisseuse de liens. C’est à elle que l’on doit l’initiative, mais aussi la mobilisation d’autant d’artistes de régions différentes.

Sophie Doré, aussi. La maire du village. Elle a été présente, souriante et aimable, tout au long de l’événement. Et n’a pas « fui » à toutes jambes une fois les discours achevés, comme son collègue du Conseil Départemental. Sans doute un des « moteurs » de la vie culturelle du village. Mais aussi investie dans celle de l’EHPAD, où sa maman a travaillé jadis comme aide-soignante.

Anne Legrand, enfin. Une directrice pleine de PEPS : on la trouve à l’église, on la revoit à l’EHPAD, tantôt promenant les résidentes, tantôt servant boissons et petits fours… Accompagnée de ses parents et de ses charmantes petites filles, parmi les personnes âgées. Et attentive à toutes et tous, délicate avec les concertistes qui ont bien du mal à se faire entendre.

Une belle chaîne humaine et humaniste, avec trois femmes comme « maillons forts »… et une belle expérience vécue dans ce petit village… Merci, Sylvie, Sophie et Anne! Mais aussi Sébastien, Pierre et Bernard… Sans oublier Thierry, artiste si souriant et hospitalier… je vous en reparlerai… comme je vous présenterai quelques aspects des oeuvres exposées et de leurs auteur-e-s…


	

Mozart et ses amis

Ce titre n’est pas de moi : je l’ai trouvé sur le programme d’un concert qui avait lieu hier soir, et qui sera renouvelé le 13 juin. Une chorale – pardon, un « ensemble choral », car il y a également des musiciens – dont je vous ai déjà parlé, voici bien longtemps, et qui porte le nom d’un oiseau réputé pour ses chants : Philomèle, alias le Rossignol.

Le programme s’est réparti en fonction de la composition du choeur : d’abord « petit choeur », puis ensemble. Avec un intermède : un air interprété en solo par la soprano. Très belle voix, hélas un peu « timide » au regard de l’orchestre.

J’ai particulièrement apprécié certains morceaux, notamment en première partie, et ai découvert des compositeurs que je ne connaissais pas, ces fameux « amis » de Mozart. Permettez que je vous en dise un mot? En adoptant l’ordre proposé par l’affiche…

Eybler, d’abord. Pas seulement un ami : son élève. C’est l’un de ceux qui ont poursuivi la composition du Requiem après la mort de Wolfgang Amadeus, à la demande de son épouse Constance.

« Le 30 mai 1790 Mozart a écrit Eybler: « Je certifie par la présente que M. Joseph Eybler est un digne élève de Albrechtsberger, un grand compositeur, également préparé en musique de chambre et dans ce sacré, compétent dans l’art de la chanson ainsi qu’un joueur habile de l’orgue et le clavecin , bref, un jeune musicien dont, malheureusement, sont rarement égaux ». » (source)

Adlegasser, ensuite. Vous pourrez entendre notamment les Litanies sur le net ici. A l’inverse d’Eybler, il n’est pas plus jeune que Mozart, mais appartient à la génération intermédiaire entre celui-ci et son père Léopold. Ce qui explique peut-être que papa et fiston assistèrent de concert (bon, d’accord, très mauvais jeu de mots) à ses noces. Enfin, aux 3èmes, car ce séducteur aux compositions très variées s’est marié trois fois, avant de décéder à 48 ans, en 1777, alors qu’il jouait de l’orgue. Savez-vous qui prit sa place en tant qu’organiste à Salzbourg? Mozart, bien sûr!

Le dernier, Frantisek Ignac Antonin Tuma, est un Bohêmien. Un vrai. Né en Bohême en 1704. Mais décédé à Vienne. Je n’en avais jamais entendu parler. Une émission intéressante de France Musique a été consacrée à son Stabat Mater.

Vous êtes un peu perdus? Résumons-nous. Voici le quarté dans l’ordre, concernant les naissances.

L’ordre est le même pour les décès, mais l’un a vécu deux fois plus âgé que Mozart!

Vous comprenez peut-être pourquoi je me questionnais sur le terme « amis »? Quoi qu’il en soit, une belle harmonie entre les différentes pièces qui ont été interprétées. Hélas, je serais bien incapable de vous citer celles que j’ai préférées. Mais la Missa Solemnis, en do majeur KV 37, pour les puristes, est intéressante. Composée en 1780, elle a été jouée pour le couronnement du roi de Bohême, Léopold, l’année de la mort de Mozart, et en sa présence, selon le choix de son ennemi Salieri… « Intéressante », mais ce n’est pas ce que je préfère dans l’oeuvre de Mozart. Sans doute pour quoi j’ai préféré la première partie du concert. Mais l’ensemble était remarquable, y compris les musiciens. Pour celles et ceux qui seraient disponibles le 13 juin, ou qui visiteraient l’Auvergne en juillet, allez les écouter! Dans un édifice que je connais depuis mon enfance et qui est pour moi l’une des plus belles églises de France, le 14 juillet, notamment : à Saint Nectaire, ce doit être fantastique!

Violoncelle et orgue

Il me faut vous présenter des excuses… j’ai été absente un long moment… Non pour cause de vacances, mais parce que j’étais débordée de travail. Quand on accompagne des personnes qui doivent rendre des écrits et ont des difficultés pour ce faire, et lorsque les échéances arrivent, l’urgence fait que l’on aide à rédiger, mais que l’on n’est plus disponible pour écrire soi-même. C’est ce qui m’est arrivé dernièrement.

J’ai donc de nombreux articles en souffrance. Au moment de reprendre, je me pose la question : revenir sur eux? ou commencer par « l’actualité »? Je fais le choix, en ce lundi matin d’un mai peu chaleureux, de la seconde idée. Et vais donc vous parler du concert que j’ai vu hier après-midi…

Mes fidèles lecteurs/trices le savent bien, j’adore le violoncelle… Hier après-midi, concert annoncé, en l’église Saint Rémy de Vanves.

Me voici donc parmi la cinquantaine de personnes venues profiter de cette aubaine. Car le programme annonçait en outre de l’orgue. Jamais je n’avais entendu de concert violoncelle et orgue. Moi qui suis fana de « trompette et orgue », c’est l’occasion de découvrir! C’est l’association Orgues de Vanves qui a eu cette bonne idée d’une association assez rare, me semble-t-il.

Le premier morceau ne m’a pas séduite. Qui plus est, trois erreurs de l’organiste, pourtant virtuose. Peut-être parce qu’il ne connaît pas l’instrument, dont il n’est pas titulaire?

Deuxième morceau, cette fois, le violoncelle en solo, devant l’autel. Un ravissement. Mais que vois-je? A peine fini, le violoncelliste reprend son instrument, le range, et file en courant par la porte de côté. Effarement. Moi qui viens écouter le « cello »!

Un deuxième morceau de l’orgue en solo… cette fois, sans couac. Très beau.

Et, surprise, l’oeuvre suivante est en duo. En réalité, Christophe Jeannin avait rejoint rapidement son collègue, Lorenzo Cipriani, au balcon! Une succession d’interprétations émouvantes, qui me font frissonner, voire, pour deux d’entre elles, verser quelques larmes.

L’entente des deux interprètes est remarquable, et ils entraînent le public dans leur univers musical. Jamais je n’avais entendu jouer de l’orgue ainsi, avec tant de « douceur » et de volupté. Jamais non plus je n’avais imaginé que ces deux instruments réussiraient à quasi concurrencer la voix humaine dans l’interprétation de mon Ave Maria préféré… Je n’en ai trouvé qu’un exemple sur le net, mais beaucoup moins bon à mon sens. Mais si l’un-e d’entre vous en connaît un autre, n’hésitez pas à transmette?

Longs applaudissements d’un public ravi, debout, tournant le dos au tabernacle… Car oui, c’est l’inconvénient d’un tel concert : on ne voit pas les musiciens, qui sont en haut, et derrière… Mais après tout, écouter les yeux fermés, cela n’amplifie-t-il pas l’émotion?

Murmuration

Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps ont déjà vu ce titre… Et les autres peuvent découvrir, en remontant au 27 janvier 2022, l’article dans lequel j’expliquais le ravissement de sa découverte. Mais ce n’est ni d’oiseaux ni de langage dont je vais vous parler aujourd’hui… Quoique… En y réfléchissant bien, si, je vais aussi vous parler d’oiseaux et de langage. Car c’est de danse dont il s’agit, et d’une danse qui évoque la murmuration animale, voire humaine, et le langage des membres, comme autant d’axes de vie et de liens labiles.

La salle a été littéralement transportée par l’oeuvre du chorégraphe Sadeck Berrabah, pourtant parfois décrié par les critiques. Et je l’ai été aussi. Transportée… Le mot me semble le plus juste pour décrire l’intensité de l’emprise du spectacle, avec un côté « hallucinant », dans tous les sens du terme. Je ne vais pas trop vous en parler, car il faut le voir. Absolument. Vous en penserez peut-être moins de bien que moi. Mais tentez. Allez partager avec les autres spectateurs cette alternance de « subjugation » et de « défoulement » collectifs.

C’est au 13ème art, cette salle qui propose des spectacles souvent novateurs. Et revenez me dire ce que vous en avez pensé?

Une bulle musicale

Quoi de mieux pour clore les fêtes de Pâques que de vivre un concert « prenant »? C’est ce qui m’est arrivé hier, et je me suis félicitée d’avoir choisi de rentrer plus tôt du bord de mer pour assister à la représentation du Messie (alias Messiah) de Haendel dans une église que je vous ai déjà présentée, celle de l’Ile Saint Louis.

Vous avez peut-être remarqué, au-dessus de l’autel, le triangle rayonnant entourant le tétragramme et le pentagramme (entre parenthèses, ces deux mots sont troublants : le premier désigne 4 lettres, alors que le second indique 5 branches…) ?

Tétragramme et pentagramme : du trois au cinq…

Et j’ai été frappée par l’oecuménisme d’une autre manière : le public était très mixte, et la kippa bien présente. Vous remarquerez que l’illustration choisie pour le programme est tout aussi oecuménique!

Mais revenons à l’un des oratorios composé par Haendel, le Messie (1741). Au passage, la date est proche de celle de l’anniversaire de son décès, le 14 avril, qui était en cette année 1759 le jour du Samedi Saint.

Si vous voulez décrypter…

Un Monsieur, devant moi, fait littéralement « dégager » une vieille dame pour qu’elle laisse libre une place sur laquelle il fait s’asseoir… un enfant. J’en suis choquée. Et sa « prétention » est à l’image de sa goujaterie… Seule vision négative durant ces deux heures de Bonheur Partagé.

Un « personnage » – il ne s’est pas présenté, et ce qualificatif lui va si bien! – introduit le spectacle, précisant qu’il salue la présence d’un célèbre compositeur, Dominique Probst. Il le désigne. L’artiste se lève. C’est justement le « prétentieux » que je venais de remarquer! Dommage… En préparant ce texte, j’ai regardé sur le net, et trouvé sa biographie ici et . Il n’est autre que le fils de Gisèle Casadesus et de Lucien Pascal (Probst), directeur de la Comédie Française. Et neveu de Jean-Claude Casadesus. Son épouse est comédienne, l’une de ses filles, Barbara, aussi, et la seconde, Tatiana, chante aujourd’hui. Si j’ajoute qu’un film a été tourné sur sa biographie, il faut avouer qu’il y a de quoi prendre la grosse tête! En continuant mes lectures, j’ai compris que la dame « en retrait » près de lui n’est autre que l’actrice Catherine Chevallier. Et le petit garçon qui dormait sur ses genoux, leur petit-fils, dont la maman chantait ce jour.

La soprano Tatiana Probst est vraiment lumineuse, et sa voix, à la fois chaleureuse, intense et souple. J’ai vraiment adoré son interprétation et le rayonnement de sa personne. Vous pouvez la voir sur cette (mauvaise) photo, aux côtés de l’alto, ici souriante alors qu’au contraire de sa collègue, elle avait gardé un air triste tout au long du concert.

La soprano Tatiana Probst et l’alto Laeticia Gopfert

Mais, après ces digressions, revenons au début du concert, quand l’orchestre s’installe.

Un orchestre remarquable, en accord parfait tant en interne qu’avec les solistes et le choeur. Les choeurs, devrais-je dire, car il y avait deux chorales, avec un chef pour l’un et une cheffe pour l’autre. Une mention spéciale au « choeur » ainsi formé, qui a fait raisonner, avec intensité et émotion, l’oeuvre de Haendel. Quant aux solistes, j’ai préféré la soprano à l’alto, et le baryton basse au ténor. Celui-ci ne semblait pas au mieux de sa forme, alors que Jean-Louis Serre nous a fait vibrer à maintes reprises.

A gauche Pierre Vaelo, ténor, et à droite, Jean-Louis Serre, baryton

Ce furent presque deux heures de vibrations et d’émotions pour un public totalement sous le charme. En ont témoigné les applaudissements enthousiastes à destination des solistes, de l’orchestre, des chef-fe-s de choeur et du choeur lui-même.

Le « personnage » et la cheffe de choeur, Solène Labour

Les deux solistes et le chef d’orchestre Frédéric Loisel

J’ai fait une exception à une règle pour moi sacro-sainte : ne pas enregistrer durant le concert. Lors de la reprise de l’Hallelujah par le choeur, j’ai capté quelques moments de la fin, pour vous les partager. Vous pourrez voir et entendre cette « finale de final », et peut-être comprendrez-vous mieux mon plaisir, j’allais dire le Bonheur pur. Vous n’entendrez hélas pas les solistes, qui se trouvaient à ce moment sur les côtés, hors champ; mais Tatiana Probst chantait aussi…