Quelques photos saisies en cette période de Noël, sur les Champs-Elysées…




Et un personnage attend le chaland au Drugstore Publicis…

Quelques photos saisies en cette période de Noël, sur les Champs-Elysées…




Et un personnage attend le chaland au Drugstore Publicis…

Je n’aurais personnellement pas choisi spontanément d’aller voir David, car il ne fait pas partie de mes peintres préférés. Mais comme j’y étais invitée… direction donc Le Louvre en cet après-midi froid et gris. Et les premiers tableaux ont bien failli me faire abandonner. Vous savez, ces oeuvres gigantesques qui débordent de relents de bravoure et de scènes de carnage? Mais heureusement, j’ai continué, et j’ai découvert d’autres versants de son oeuvre, dont certains m’ont intéressée, à défaut de me séduire. A mon habitude, donc, loin d’une critique experte ou hardie, je vais focaliser sur quelques points de cette exposition qui ont retenu mon attention.
Les portraits
En bonne béotienne que je suis, j’ignorais que David avait peint des portraits autres que ceux des célébrités. Je dirais même « un nombre non négligeable de portraits », voire d’auto-portraits. En voici quelques échantillons… Ce qui a attiré mon attention, c’est l’originalité des visages, moins « inexpressifs » que chez beaucoup d’artistes de cette époque.


Les femmes notamment ont souvent l’air épanoui, voire un peu « canaille »…

Les détails
Ce qui m’a saisie, entre autres, est le sens du détail, même sur des toiles de dimensions impressionnantes. Qu’il s’agisse de passementerie, de crinières ou chevelures, ou de clins d’oeil à l’Histoire sous forme de gravures rupestres inédites…



Focalisation sur les seins
Dans les dernières salles de l’exposition, j’ai été surprise par le nombre de seins dénudés dans des tableaux où leur exhibition n’était pas toujours nécessaire. Appétence d’un homme vieillissant ou intérêt purement esthétique?



Un condensé de domination masculine !
Une thématique redondante : des femmes agenouillées devant des condensés de virilité, qu’ils soient guerriers ou divins… Qu’elles soient âgées, mères ou sans doute maîtresses (à en juger par la tête d’Héra !), elles se prosternent devant le Mâle…



Je finirai par un tableau qui m’a particulièrement séduite, et me « parle » beaucoup. Je me tais et vous laisse le découvrir…


Celles et ceux qui me connaissent savent combien j’apprécie le courage de Beaumarchais, qui a osé défier les « Grands » de son temps et semer les graines de la démocratie en terreau noble et royaliste. Ses textes percutants. Ses personnages si vivants. Ses idées si actuelles.
Aussi étais-je intéressée par l’invitation qui m’a été faite d’aller voir une représentation du « Mariage » à la Scala. D’autant que la distribution en était alléchante, Torreton en tête d’affiche.

Je ne sais si c’est moi qui n’était pas « in the mood » ou s’il faut suivre la critique acerbe du journal La Terrasse, lue hier soir après la représentation… Toujours est-il que je ne suis pas parvenue à me laisser happer par le jeu pourtant « habité » des actrices et acteurs, qui se sont démené-e-s pendant deux heures sur une scène au décor si minimaliste que j’avais parfois du mal à comprendre ce qu’il représentait : de grandes échelles, un vaste morceau de tissu faisant « tapisserie », et du mobilier à quatre pieds.
Il a fallu attendre la fin pour que l’on puisse vraiment apprécier l’esprit de Beaumarchais, à travers notamment une brève tirade joliment dite par Philippe Torreton.
« LE COMTE : … Il ne faudrait qu’étudier un peu sous moi la politique.
FIGARO : Je la sais.
LE COMTE : Comme l’anglais, le fond de la langue!
FIGARO : Oui, s’il y avait de quoi se vanter. Mais, feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore, d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu’on entend, surtout de pouvoir au-delà de ses forces; avoir souvent pour grand secret de cacher qu’il n’y en a point ; s’enfermer pour tailler des plumes, et paraître profond, quand on n’est, comme on dit, que vide et creux ; jouer bien ou mal un personnage ; répandre des espions et pensionner des traîtres ; amollir des cachets ; intercepter des lettres ; et tâcher d’ennoblir la pauvreté des moyens par l’importance des objets. Voilà toute la politique, ou je meure !
LE COMTE : Eh! c’est l’intrigue que tu définis !
FIGARO : La politique, l’intrigue, volontiers mais, comme je les crois un peu germaines, en fasse qui voudra. » (acte 3, scène 5)
Pour moi, la seule « Lumière » de cette pièce au rythme trop rapide, où parfois les paroles se perdent (voix trop faibles? mauvaise acoustique?), qui m’a révoltée car j’y voyais une trahison vis-à-vis d’un auteur si « fort », au texte si puissant.
Post scriptum
En lisant la critique dont je parlais plus haut, vous allez comprendre pourquoi j’hésitais à écrire mon propre texte… on dirait que je la plagie. Mais je vous assure que ce n’est pas le cas!
« Les cinq actes du spectacle filent à vitesse grand V, en un peu moins de deux heures, sans que les actrices et acteurs ne parviennent à approfondir les enjeux intimes et sociétaux de la pièce. La comédie de Beaumarchais, par le biais des jeux de séduction et des abus de pouvoir qui nourrissent les rebondissements de son intrigue, tend un miroir à la question du consentement et de la domination (de classe, de genre…) qui interrogent, bien sûr, pleinement notre époque. Aucune de ces correspondances contemporaines ne vient vivifier la mise en scène de Léna Bréban. Ici, le théâtre d’hier reste dans son siècle lointain, alourdi par des codes de jeu appuyés et des ressorts dramaturgiques inopérants. On rit peu, lors de cette journée pas si folle. On ne pense guère davantage. Ce n’est que lorsque la représentation cesse de courir pour laisser Annie Mercier, puis Philippe Torreton, déployer les accents de monologues enfin forts de sens, que ce Mariage de Figaro prend un peu de consistance.«
Un dernier mot… Sans être âgiste, j’ai toujours ressenti un malaise quand des artistes trop vieux ou vieilles jouent des rôles d’une (voire plusieurs) génération(s) de moins. La première fois que je le ressentis, c’était pourtant un immense acteur : Jean Marais! Torreton, selon moi, ne « passe » pas dans le rôle de Figaro. Comment « croire » qu’il est le fils d’un père qui a une dizaine d’années de plus que lui et d’une dame qui n’a qu’un an de plus? A vous de jouer… où est le fougueux Figaro sur cette photo proposée par le site de La Scala?

Cela fait longtemps que je regrette de ne pouvoir finir mes assiettes dans les restaurants, et de ne pouvoir goûter davantage de mets. Que je dis « Il faudrait des portions moins importantes pour les personnes qui aiment déguster ou pour celles dont l’appétit est limité »…
Eh bien, j’ai vu mon voeu exaucé, avant-hier soir, dans un restaurant découvert par hasard dans la rue Biot, près de la Place Clichy. Une rue où m’avait entraîné un ami résidant non loin de là. J’ai compris pourquoi : il y a beaucoup de bistrots, café, restaurants et autres lieux conviviaux dans cette rue. Mais la plupart étaient pleins. Un aller. En vain. Un retour. « Tiens, une table s’est libérée dans ce resto! ». Un coup d’oeil rapide à la carte. Et là, surprise : face aux mets, deux colonnes. Une pour les « gourmets » (qu’iels n’ont pas mis au féminin, ça ferait trop « bijouterie ») et une pour les « gourmands » (mots qui a une connotation un peu « sexe » au féminin…). Avec des prix différents, bien sûr…


Nous entrons, on nous guide vers la table qu’on nettoie et dresse aussitôt, et nous voilà assis dans d’élégants fauteuils en bois, à la fois légers et confortables, devant une table mise avec goût : beaux verres à pied, assiettes simples mais belles, serviettes en triangle posées sur le coin de la table, supportant les couverts d’une belle simplicité également.

Pour moi, un gaspacho excellent. Visiblement « fait maison », contrairement à ceux qui parfois paraissent directement issus d’une conserverie. Délicatement rehaussé d’herbes. Puis de la pintade tendre en sauce. J’ai juste regretté que la poire promise soit réduite à deux tranches fines, alors que le chou-fleur était en abondance. Enfin, un dessert partagé tant il était copieux. Il était un peu tard quand j’ai pensé à le prendre en photo : je l’avais coupé, et les fruits s’étaient glissés entre les parts, mais cela vous donnera une idée…

Et voici sa photo sur le site du restaurant.

Bref, un excellent choix que le nôtre ce soir-là… Qui plus est, des serveuses charmantes et aussi efficaces que discrètes…
Ah! J’allais oublier de vous donner son nom! Le Strobi. Et son site : https://www.le-strobi.fr/ Et en prime l’adresse : 12, rue Biot, dans le 17ème.
Un autre détail pour les amateurs d’art. Il est orné de tableaux de deux peintres du coin. Bert Belanger, alias The Mad Silkscreamer, et Daniel Ricau. Un petit mot supplémentaire sur Bert Belanger, que j’ai déjà rencontré lorsqu’il m’avait fait visiter son atelier. Il travaille avec une association intéressante avec des personnes en insertion, La Fédé. Vous pouvez le voir sur cette vidéo.
Bonnes découvertes à vous, donc… Quant à moi, je me suis promis de visiter prochainement cet autre restaurant, sis en face du Strobi : Les Marchands de Vins. Mais c’est une autre histoire…
Qui trouvera où a été prise cette photographie?


Je suis allée récemment au Musée d’Orsay, pour y voir diverses expositions, mais il m’en restait une à visiter, qui se termine le 27. Or, hier, c’était déjà le 24. Un jeudi. Juste le jour de la « nocturne ». Belle conjonction! Me voici donc dans le bus qui me conduit vers le Musée d’Orsay, puis la file d’attente (car le billet pris par Internet avait mystérieusement disparu), puis filant vers les salles repérées au préalable.
Et je n’ai pas été déçue! Les émotions ont bien été au rendez-vous!
Bien sûr, il y avait celles que j’attendais, que j’espérais. Dans la série « marins », dont un tableau figurait sur l’affiche (voir ci-dessus!). Cependant je n’avais pas perçu l’originalité (pour l’époque) de son approche : l’angle de vue et le sens du détail. Le tableau reproduit sur l’affiche ci-dessus en est un exemple. En voici deux autres, qui, pour la fan de voile que je suis, illustrent deux des rôles importants sur un voilier…


Saisissant, non? Saisi, sans le « ssant », également!
Cette technique n’a pas été exploitée que sur l’eau… en voici un autre exemple, que j’ai beaucoup aimé.

Quelle intemporalité! Qui d’entre nous n’a pas eu ce geste, au grand dépit des parents ou grands-parents? Et qui ne continue pas à en être témoin, actuellement? C’est l’un des paradoxes que j’ai ressenti au cours de ma visite. A la fois une inscription réelle dans son époque – je dirais même une forme de révolte contre les injustices sociales, de militantisme – et une permanence au travers des siècles, notamment dans les interrelations humaines. Commençons par quelques peintures « narrant » littéralement des faits témoignent de la pauvreté, de l’injustice, de ce que l’on ne nommait pas encore la précarité.



La série de portraits de couturières épuisées par leur labeur est remarquable, et je ne résiste pas à l’envie de la partager avec vous.



Certaines oeuvres montrent combien la beauté subsistent malgré les difficultés, n’est-ce pas? Comme dans un des tableaux les plus connus du peintre, qui prenait parfois comme modèle des prostituées, ce que lui reprochait la « bonne société ».

Venons-en maintenant à ce que j’ai qualifié d’intemporel, de permanent, de « résistant ». En peignant des moments de la vie privée et/ou familiale, l’artiste soulève des émotions empreintes de l’écho qu’ils éveillent en nous. En tout cas, en moi. Car j’ai été très émue, je l’avoue, devant certains tableaux.






Au moment où j’écris ces lignes, il ne vous reste que le week-end pour aller voir l’exposition… Courez-y vite, si vous le pouvez. A défaut, il vous reste le net, où documentaires et photos ne manquent pas pour que vous puissiez « rencontrer » ce Norvégien qui n’a pas été que peintre, mais également écrivain et journaliste…
Il est des jours où tout s’enchaîne mal, où les petits problèmes s’accumulent et nous poussent à penser que « tout va mal ». Ce n’est pas du tout ce qui s’est produit hier, où, au contraire, les faits se sont enchaînés pour me faire croire à une bonne étoile… Il n’est guère dans mes habitudes de vous raconter ma vie sur ce blog où je préfère partager mes découvertes, mes plaisirs, mes coups de gueule comme mes coups de coeur… Mais j’ai trop envie de vous narrer ce qui s’est produit et vais donc céder à cette envie.
Episode 1. Efficience de l’URSSAF
Ma journée s’annonçait plutôt pénible, avec de l’administratif. Comme je n’avais pas obtenu de réponse de l’URSSAF pour finaliser ma déclaration d’impôts, et qu’il est difficile d’avoir un interlocuteur (qui est le plus souvent une interlocutrice) au bout du fil, je tentai une connexion (mais le site a évolué et se « loguer » devient une épreuve que je ne réussis pas – je parle au passé simple, ça fait bien n’est-ce pas?) une nouvelle fois, j’osai un nouvel appel. Miracle, seulement quelques sonneries, et une voix me répond. Et me donne toutes les informations dont j’ai besoin, notamment où trouver la fameuse fiche qui m’a été adressée suite à ma demande (autre miracle!). Bref, en 10 minutes tout était résolu!
Episode 2. Un RDV pour une échographie une demi-heure après, dans un centre conventionné tout près de chez moi
Autre épreuve que je décidai d’affronter alors : trouver un rendez-vous pour une échographie dans les deux jours qui suivent, sans payer un supplément tel que les 122 euros de mon précédent examen. Vite, Doctolib. Il est alors 11h20 Première réponse, en première ligne : une proposition pour 12h (si, si!) au Centre de santé proche de chez moi (où tout est pris en charge).

Mais il faut être à jeun depuis au moins 6 heures. Une chance! J’ai oublié de petit-déjeuner! Et une seconde : je sors de la douche, il ne me reste plus qu’à me vêtir, chausser, attraper l’ordonnance et filer. Une heure après, l’examen était fait et je pouvais rentrer.
Episode 3. Un colis livré dans l’heure
Alors que je m’apprête à sortir dans la rue, je me retourne pour demander à l’homme que je venais de croiser, l’air perdu, si je pouvais l’aider. « Oui, je dois placer un avis de passage pour un colis pour Madame X ». « Eh bien, c’est moi, Madame X! Vous avez le colis? » « Non, je l’apporterai vers 13h » « Je ne suis pas sûre d’être de retour, car je pars faire un examen médical. » « Alors ce sera jeudi ». « Mais, jeudi, je ne serai pas ici. Puis-je vous laisser mon numéro de téléphone, et vous m’appellerez tout à l’heure, j’essaierai de vous retrouver dans le quartier? » Il accepta et m’appela pour que je garde trace du sien. A mon retour, je lui envoie un SMS. Il m’appelle aussitôt : « J’arrive dans 5 mn ». Et c’est ainsi que je pus réceptionner un gros carton, toute étonnée, car je n’avais rien commandé. Qui contenait un minuscule boîtier adressé gratuitement par Orange…

Episode 4. Cadeau d’un commerçant
Comme j’étais sortie très vite du Centre de santé, je décidai de pousser jusqu’au magasin de matériel informatique Gingko, un peu plus loin sur le Boulevard Saint Germain, car j’étais en manque d’encre pour mon imprimante. J’y achetai un jeu de cartouches noire et de couleurs. Au moment de payer, le commerçant me demande si je ne voudrais pas une bleue en supplément. Gratuite. Je n’ai pas refusé, bien sûr!
Episode 5. Une rencontre étonnante
Revenons un peu en arrière. Alors que j’arrivais au magasin sus-cité, s’y trouvait déjà une belle jeune femme. Qui s’adressa à moi : « Vous allez assister à une résurrection! » Je lui demandai si elle avait fait un voeu avec un cierge à l’église (intégriste) voisine… Le réparateur-commerçant dont je viens de vous narrer la générosité avait réussi à réparer son Mac alors qu’il l’avait totalement lâché. Nous échangeons sur nos professions. Elle me déclare mener des expériences autour de la démocratie participative. Je lui demande si elle s’inscrit dans la même mouvance que mon ami José Dhers. Elle ne le connaît pas, mais aussitôt regarde sur le net. Comme je la questionnais sur ses « expériences », elle me parla de « Ma Voix », à l’Assemblée Nationale.

Si cela vous intéresse, un mémoire sur ce sujet m’a permis de mieux comprendre ensuite. Nous décidons d’échanger nos coordonnées. Etonnée par son prénom et son nom, je les lui fais répéter… D’abord, le prénom, plutôt rare : Quitterie. Si vous voulez en savoir plus sur Sainte Quitterie, patronne d’Aire-sur-l’Adour, allez ici. Le prénom latin renvoie à la notion de « calme », de « tranquillité » : c’est la même racine que « quiet » « quiétude »… Ensuite, le nom, qui vous évoquera peut-être quelqu’un d’autre : « De Villepin ». Et, effectivement, c’est sa famille. Le net m’a appris qu’en réalité c’est une des branches des « Galouzeau de Villepin », très fournie en énarques…
« Ayant commencé sa carrière au début des années 2000 en créant des campagnes de communication pour des ONG, Quitterie de Villepin, 38 ans, connue aussi son nom de femme mariée – Delmas –, est devenue la responsable de la campagne numérique de François Bayrou en 2007. Se disant dégoûtée par la politique politicienne, elle a ensuite quitté le Modem. Elle est cependant restée très présente sur les réseaux sociaux, notamment grâce à sa campagne menée contre les marques de textile à la suite de l’effondrement meurtrier de l’atelier bangladais du Rana Plaza en 2013 (elle avait été invitée sur Arrêt sur images pour en parler, à voir ici). Elle est à l’initiative du mouvement #MaVoix lancé en 2015 qui veut « hacker l’Assemblée nationale », en imposant des candidats citoyens. »
Attention, cet article a 9 ans, elle en a donc 9 de plus… mais fait très jeune! et réside dans mon quartier… d’où sa visite à ce magasin, un 8 juillet au matin, qui permit cette rencontre… Elle tient un blog, je l’ai appris depuis… d’une bien meilleure qualité que le mien, à tous points de vue!
Episode 6. Une conjonction de livraisons bien menées
J’avais espéré déjeuner avec un ami ce midi-là. Mais il était retenu à la Défense, dans l’attente d’une livraison, et m’avait donc déclaré l’impossibilité de nous rejoindre. Vers 13 h, donc, après avoir réussi avec l’URSSAF, reçu mon colis dans les temps, chez moi (alors que je dois toujours me déplacer à la poste), fait mon échographie, acheté mes cartouches et en voir reçu une gratuite, rencontré Quitterie de Villepin et être rentrée chez moi, je m’apprêtais à pique-niquer dans mon studio. Je reçus alors un appel « La livraison est faite, je peux te rejoindre, sur le trajet de la ligne 1 ». Rendez-vous fut alors pris pour la sortie de la station Saint-Paul… Malgré une panne de mon téléphone, je réussis à y retrouver mon ami pour un agréable déjeuner… Et c’est alors que je vécus un autre moment étonnant…
Episode 7. Une rencontre plus que surprenante
Nous voici donc à la recherche d’un restaurant dans ce coin que je connais mal, bien qu’y ayant joué les touristes, dans l’église Saint Pierre Saint Paul et en découvrant l’Hôtel de Sully. Enfin nous en repérons un, que je vous recommande : le Café Fontaine Sully (au calme dans rue perpendiculaire à celle de Rivoli, et avec un personnel très sympathique).

Au moment de nous y installer en terrasse, une voix masculine : « Bonjour, Madame! ». Un charmant jeune homme… Mais qui pouvait-il être? Vite, mon cerveau tourne… Un stagiaire? Arrive alors une jeune femme, puis une autre, puis une dame plus âgée… Ce ne sont autres que les 4 personnes rencontrées la veille dans le train en provenance de Calais. J’avais entendu, tout au long du trajet depuis Abbeville, leur conversation. Une grand-mère et 3 jeunes gens venus passer quelques jours à Paris, en « touristes ». J’avais alors proposé mes services pour les aider à distinguer ce qu’il et elles avaient à voir, où aller manger peu cher, etc. Et leur avais donné l’adresse de ce blog. Un peu plus de 24 heures après, nous voici donc réuni-e-s par le hasard, dans un quartier où je vais assez rarement! Surprise réciproque, vous imaginez bien!
J’espère ne pas vous avoir ennuyé avec ce récit un peu long. Mais j’avais vraiment envie de partager cela avec vous. Peut-être vous demandez-vous comment j’ai achevé la journée? Au théâtre, à me tordre de rire… Mais c’est une autre histoire…
J’ai toujours détesté le « faux ancien ». Vous savez, ces salles de séjour faussement Henri II ou ces manoirs modernes voulant se faire passer pour historiques? De même que je ne comprends pas la lutte contre les rides de certaines personnes, à coup de Botox et d’opérations chirurgicales.
Alors, vous pouvez comprendre mon appréhension à l’idée d’aller revoir Notre-Dame après sa restauration. J’aurais dû m’abstenir. Pour garder le souvenir de celle qui était pour moi si symbolique du Moyen-Age, cette si belle « vieille dame »…
Car j’ai eu un véritable choc en entrant. A découvrir ces voûtes toutes blanches, qui font vraiment « faux ancien »! Jugez-en plutôt…



Heureusement, des éléments « modernes » rappelleront à l’avenir le souvenir de notre époque…

Les vitraux eux-mêmes m’ont posé question. Du style « Qu’est-ce qui est authentique? Qu’est-ce qui ne l’est pas? Et « authentique » de quelle époque? ». A vous de jouer…



Pour les tableaux, c’est un peu plus facile… Des « anciens » sont toujours là…


… et des « nouveaux » les ont rejoints, dont certains plutôt exotiques, voire rafraîchissants…

Je ne sais dans quelle catégorie classer la série d’icônes au fond de la nef, ni cette étonnante « oeuvre ».

Heureusement, il reste des éléments qui témoignent de l’Histoire… je vous en parlerai dans un second article, si vous le voulez bien…
La relation qu’entretenait Mozart avec la religion m’a souvent questionnée. D’où ma surprise lorsque j’ai découvert ce tout nouveau spectacle « immersif » proposé à Paris depuis hier…

Autre surprise : pas de problème pour obtenir une place au tout dernier moment! Et quand je dis « tout dernier »… Il était 16h20 pour une entrée à… 16h20! Car il faut retenir, pour pénétrer dans les lieux, et les flux se font toutes les 20 minutes. Le prix me paraissait assez élevé (32 euros), mais en cet après-midi où toute randonnée était exclue et tout déplacement rendu difficile par la chaleur, on ne comptait pas! Un petit café à l’ombre, avant de gagner le Collège et pour éviter la queue au soleil…

Un petit groupe d’heureux/ses élu-e-s participa donc avec moi à ce qui tient à la fois de la visite des lieux (que je n’avais jamais pu faire car les expositions et concerts déjà vus ici se tenaient au rez-de-chaussée), visite théâtralisée, de mini-concerts avec projections, de ballets, le tout impliquant au maximum le public, jusqu’à lui faire danser le menuet… Inutile de vous dire combien le rythme est soutenu pour que tout puisse se faire en 1h20.
Dès l’entrée, le petit groupe est happé par la musique et la narration…

Mais il est très vite entraîné par un joyeux Papageno vers la Flûte enchantée, où Mozart révèle son appartenance à la Franc-Maçonnerie.

Le grand réfectoire s’anime, s’illumine, prend des couleurs… et c’est ensuite le Mariage de Figaro, où Mozart reprend les critiques de Beaumarchais contre le droit de cuissage.

Papagayo nous entraîne ensuite vers le jardin, puis l’escalier menant au sous-sol. Dont je découvris donc alors avec beaucoup d’intérêt les différentes salles, servant jadis pour la plupart de cellier. Dans chacune, un accueil chaleureux, et une nouvelle oeuvre.

Loin de moi l’idée de vous en faire une présentation exhaustive. Juste trois moments forts… L’un assez ludique : deux personnes du public furent désignés comme chef-fe-s d’orchestre, devant assurer le tempo de deux symphonies sous l’oeil averti de leur hôte.



Le deuxième, magnifiquement esthétique : un mini-ballet de Mourad Merzouki sur La Petite Musique de Nuit.
Les jeux de lumière répondent à la musique et à la danse, et la petite salle voûtée se transforme…


Ambiance totalement différente dans la salle suivante, où nous sommes invité-e-s à nous recueillir pour quelques minutes du Laudate dominum.

Et je dois avouer que les projections, ici, pour moi, étaient quelque peu perturbantes une écoute intimiste.





La visite du sous-sol se termine, et la remontée dévoile le magnifique escalier, ainsi présenté sur le site de la Région:
« Cet escalier à vide central est entièrement en stéréotomie. La rampe d’appui est composée d’arcades à enroulement reliées par des étriers. Elles se rattachent à une plate-bande inférieure et supérieure par des billes. Des rouleaux sont placés entre les arcades« .
Vous ne savez pas ce qu’est la stéréotomie? Je l’ignorais aussi, et me suis précipitée sur le site de la BNF pour en savoir plus. Cette « technique de découpage et d’assemblage des pierres » « suppose une connaissance approfondie de la géométrie ».
« À partir du 16e siècle, cette technique fait l’objet de nombreux traités exposant des schémas complexes exécutés avec règle, équerre et compas. Cet art du trait dépend aussi du savoir-faire du tailleur de pierre, qui débite et taille les blocs, du calepineur, qui transforme les dessins de l’architecte en plans d’exécution, et de l’appareilleur qui trace ces plans directement sur le chantier.«
Jugez par vous-même!

Le résultat?

Mais revenons à Mozart… Nous voici invité-e-s à apprendre le menuet.

De beaux fous-rires, quand nous dûmes mettre des perruques, puis apprendre en quelques minutes toute une séquence de menuet!


Genrées, les perruques! Plutôt blanches pour les femmes (ci-dessus), et grises pour les hommes (ci-dessous).


Mais la fin approchait… Dans tous les sens du terme ! Car c’est un prélat qui nous accueillit pour la dernière étape, dans l’oratoire. Je ne vous parlerai pas (ici et maintenant) longuement de ces trois extraits du Requiem, dont le Lacrimosa qui m’émeut toujours autant. Et cette ultime séquence me bouleversa. Et, une fois encore, je regrettai les projections murales qui n’auraient pas perturbé autant l’écoute si elles étaient restées telles qu’à notre entrée dans les lieux.

Inutile de vous dire, à la suite de cette narration, combien je vous encourage, quelles que soient vos idéologies et quel que soient vos âges, à participer à cette aventure. Et vous ne regretterez pas, je pense, la somme versée pour y parvenir…
« Mazette »… Un mot que je n’avais pas entendu depuis longtemps! Et savez-vous ce qu’il signifie, hormis en tant qu’exclamation exprimant l’étonnement ou l’admiration? Un « mauvais cheval ». On ne peut dire que ce soit très valorisant, comme terme… D’autant que, par extension, il prit ensuite le sens d’ « avorton », de « personne qui manque de force, d’adresse, (etc.).
« L’humiliation profonde d’un gros personnage qui s’est fait (…) clouer le bec par une mazette de bureaucrate (Courteline, Gaîtés esc., Sans chenil, 1897, I, pp.269-270). »
« Quand il est bien avec un type quelconque, il dit tout de suite, «c’est un grand monsieur», ou «c’est un grand bougre». Pas de milieu pour Joseph: d’un côté les canailles ou les mazettes, de l’autre, les «grands quelque chose» (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p.119). » (CNRTL)
C’est pourtant le nom qui a été choisi pour le lieu que j’ai découvert hier, accosté près du port de la Râpée. Je me promenais en bord de Seine, près de la Gare d’Austerlitz et de la Cité de la Mode, quand j’aperçus cette « péniche » (mais peut-elle se mouvoir??? il semble que ce soit plutôt une barge… mystère!) en raison des coloris vifs qui la distinguaient. Vite, traverser le pont et la trouver sur le quai. Beaucoup de monde, visiblement, et j’ai failli ne pas y monter. Mais, la curiosité aidant, je décidai d’aller la découvrir. Et j’ai bien fait! Un lieu étonnant, une grande mixité selon tous critères, un vrai « lieu de vie et de rencontres ». Une DragQueen se promenait sur le pont, distribuant des papiers. J’appris par la suite qu’il s’agissait d’un jeu.

Plus de place assise. Je demandai à une jeune femme si elle acceptait de partager sa table, et elle accepta avec un beau sourire… C’est ainsi que j’ai passé une très agréable et intéressante soirée avec Mélissa et Hajar, son amie d’enfance. Nous avons beaucoup échangé, beaucoup « voyagé », et beaucoup ri. Une soirée de rêve! Avec des cocktails délicieux, comme ce « Cactus » que j’ai vraiment apprécié, et des tacos végans qui méritent le détour. Le tout à des prix très raisonnables.

J’émettrai cependant une réserve, liée au fait qu’à 22h et quelques (je n’ai pas regardé l’heure), des vigiles font évacuer le pont ouest, d’où je venais d’admirer le couchant sur la Seine, pour faire aller vers l’arrière et surtout en bas, où visiblement l’on devait danser bien tard… Mais cela, je ne l’ai pas vu : travail oblige, il fallait rentrer!