Une première : la barigoule

J’ignore comment j’ai fait pour n’avoir jamais rencontré la barigoule. Mais c’est un fait. Il s’est écoulé beaucoup de temps, et j’ai testé une quantité incroyable de plats de toutes contrées, sans jamais avoir goûté à celui-ci. La « barigoule ». Joli nom, n’est-ce pas? Et qui sent bon la Provence!

La barigoule, à l’origine, est un champignon. Un intéressant article d’un site spécialisé en étymologie en explique l’origine.

Nous devons cette explication en latin à un certain Anselmus Solerius Cemeliensis. En cherchant de qui il s’agissait – car je n’en avais jamais entendu parler -, j’ai découvert qu’il s’agit du pseudonyme d’un théologien jésuite, Théophile Raynaud, qui a vécu aux 16 et 17ème siècle, longuement : 1583-1663, et a écrit, entre autres, une étrange histoire des coiffes depuis l’Antiquité, et des satires contre les Dominicains.

Mais revenons à nos champignons. Selon les uns, ce serait le lactaire délicieux. Mais la plupart des auteurs s’accordent à penser qu’il s’agit plutôt de la pleurote du panicot.

Le site où j’ai trouvé cette belle photographie explique que ce serait un saprophyte.

« Ces pleurotes poussent directement sur les racines du chardon (genre Eryngium), dont les deux espèces les plus favorables au développement de ce champignon sont le panicaut champêtre et le panicaut maritime. »

Encore un nouveau mot pour moi, le « panicaut ». C’est un chardon qui pousse sur les sols calcaires. Voici le panicaut champêtre :

Et maintenant, le panicaut maritime, alias « chardon des dunes », « chardon bleu », « chardon des sables ». Beaucoup plus beau, non, cet autre « erygium »?

Mais revenons à nos champignons, qui sont désignés par un nombre impressionnant de termes. Jugez-en plutôt :

« pleurote du panicot, argouagne, argouane, beigoula, bérigoula, bérigoule, berigoulo, bolet dau baja preire, bouligoule, boulingoulo, bridoulo, brigoule, brigoulo, grigoulo, canicot, cardoueto, champignon de garrigues, champignon du panicaut, canquesto, congue, corgne, couderlo, congouerto, escouderme, fougga, gingoule, girboulot de panicot, onglet, oreille de chardon, oreillette, panichaou, panicau, ragoule, ringoule.« 

Il faut toutefois que je précise tout de suite, pour ne pas vous induire en erreur : ce ne sont pas du tout des « funghi » que j’ai mangés hier soir. Ce sont des artichauts. Car le terme employé sur la carte du Fran Calin est un raccourci pour l’expression « artichauts à la barigoule »! Quel rapport entre artichauts et barigoule? Un autre ecclésiastique, abbé cette fois, l’explique.

Ce serait donc à l’origine tout simplement un mode de cuisson identique? J’ai du mal à y adhérer. Mais passons, et revenons à notre plat.

La recette est provençale. Or, dans cette contrée, les artichauts sont petits, violets, et très goûteux. Ce sont les mêmes que l’on trouve dans la Bagna Cauda dont je vous ai déjà entretenus. Rien à voir avec ceux du Léon qui vous ont été présentés voici peu!

En Provence, on cuisine à l’huile d’olive et aux « herbes ». Lesdits artichauts sont donc cuits dans cette huile. Puis leur foin est remplacé par une farce… à base de champignons, souvent.

Ce n’était pas le cas dans le plat que j’ai dégusté, qui comportait par contre du lard fumé, comme l’indique la carte.

Un plat fin et délicieux. Quatre artichauts, c’était trop pour moi ! Cependant, je me suis vraiment régalée des feuilles fondantes et des coeurs savoureux! A réitérer, donc. Mais je tenterai de trouver un restaurant où on les sert farcis de « barigoules »!

Un projet revu à cause d’Aline

Cet avant-dernier dimanche d’octobre hésite entre le rose de noble cause et le noir/orange de cette fête hideuse importée d’un monde celtique revisité par le capitalisme. Que faire pour échapper à l’un (plages devenues terrains de sport) comme à l’autre (spectacles, animations, bals…)? La montagne y a peut-être échappé? Donc projet : direction arrière-pays niçois. Cela tombe bien : une « Fête des Châtaignes » est annoncée à Valdeblore. L’occasion d’apprécier l’ambiance d’un petit bourg montagnard, et d’acheter de quoi compléter la dinde qui sera bientôt sacrifiée sur l’autel des traditions familiales.

La route la plus courte, par la Vallée de la Vésubie, est impraticable, je le sais. De ce fait, il faut, d’après Mappy, plus d’1h30 pour atteindre l’objectif, en passant par la vallée du Var puis les Gorges du Cians. J’adore ces gorges, aux magnifiques teintes rouges. Cela motive les troupes pour un trajet que d’aucun-e-s trouvent un peu long, sachant qu’il est déjà 11h quand la décision est enfin prise! Mais haut les coeurs! La châtaigne attire, ainsi que l’idée d’un repas partagé avec les autochtones, et d’une belle randonnée sur les sommets environnants.

Je demande à mon copain Waze de m’indiquer le chemin vers Valdeblore. Refus successifs. Jamais vu un GPS se rebeller! Je mets « La Bolline ». Idem. Je recommence. Il finit par m’indiquer une route, de plus de 100 km et en trois heures. Je me dis que les sorcières d’Halloween ont déjà frappé! Et ne le crois pas. DIrection Digne, donc, par une voie Mathis qui se termine en piste dans un paysage d’après-guerre…

Le Var s’amuse à ressembler à un torrent grisâtre. La route est en travaux, mais pour cause de sécurisation des tunnels, ce n’est pas nouveau. Tout va bien et les premières clues sont passées dans la joie et la bonne humeur. Panneau de signalisation : Valberg et la Colmiane ne sont pas accessibles par la Vésubie. Nous le savons! Mais ce que nous ignorions et que nous apprend le panneau suivant, à l’entrée de la route du Cians, c’est qu’elle est aussi barrée! Il faut donc, effectivement, aller faire tout un tour pour accéder à ces coins.

Comme je l’enseigne à mes stagiaires, un projet doit pouvoir être réajusté. Pourquoi ne pas aller sur le plateau de Dina, que j’aime beaucoup, et revoir par la même occasion la jolie vallée de la Roudoule, voire revisiter son petit Musée si charmant? Et comme il est l’heure de déjeuner, un resto au passage. Il y a bien un micro-pique-nique qui nous vaut une horrible odeur de fromage dans le véhicule, mais il est destiné à être consommé en regardant le couchant…

A Puget-Théniers, un marché vient d’avoir lieu. En attestent la difficulté à accéder au parking, et l’odeur de vaches (ou autres bestiaux) qui envahit les lieux. La carte du seul restaurant ouvert ne tente pas. Trop ordinaire et trop cher. Mais en passant, nous avions vu, un kilomètre plus bas, un petit restaurant avec terrasse. Appel. Peu aimable, l’aubergiste demande où nous sommes. Quand je lui dis que nous pouvons être là rapidement, il accepte de nous recevoir. Il n’est pourtant que 13 heures… Un dimanche!

Nous sommes accueillis par un couple charmant. L’homme a retrouvé son sourire. La femme, elle, n’a pas perdu son accent « de pays de l’est ». Nous jouons à deviner son origine. Une table en terrasse, soleil hélas caché par de grands arbres. L’ardoise est alléchante, et vaut une belle hésitation. J’opte finalement pour une planche partagée en apéritif, puis un gratin de ravioles aux cèpes.

Comme vin? Je ne connais pas les deux vins de pays proposés, et en discute avec celle qui nous sert, pour finalement opter pour un Taradeau, qu’elle me dit préférer.

En attendant le repas, je vais profiter des nacelles de la terrasse voisine, en me balançant tranquillement au soleil…

Le repas est délicieux, le vin, très agréable, bien fruité et très tannique.

Nous apprenons que la dame est Polonaise, et que Basia est le diminutif de Barbara. Elle nous explique que, dans son pays, on utilise beaucoup de diminutifs pour les prénoms féminins. Quand nous lui demandons comment, de Pologne, on arrive à un bourg si éloigné de tout, elle nous répond que c’est une longue histoire, et nous n’en saurons pas davantage. Si ce n’est qu’elle est l’épouse de l’aubergiste, lui-même tenant ce restaurant depuis 25 ans, et qu’ils ferment pour partir au Mont Blanc en vacances avec leur fils… C’est donc le dernier repas qu’ils servent avant cette parenthèse. Le repas se termine par un Genepi fait maison. Et nous nous promettons de revenir à l’Auberge des Acacias

En discutant avec d’autres convives, nous apprenons que la vallée de la Roudoule est aussi fermée! Mon amie a envie d’aller aux champignons, on nous décourage (il n’y en aurait pas cette année) mais nous conseille d’aller à Collongues, en passant par le col de Saint Raphaël. Je suis déjà passée par ce col (et crois même me souvenir qu’un article de ce blog en parle), mais pas le village en question. Donc, changement de cap. Direction Collongues.

Au lieu de prendre une vallée vers le nord-est, nous prenons un col vers le sud-ouest. La vue est magnifique en montant, et le contraste entre ubac et adret, remarquable. Nous atteignons La Penne. Détour? Non, l’heure avance, et ici le soleil se couche tôt! Un petit arrêt près de la jolie chapelle du 11ème siècle (bon, d’accord, remaniée au 13ème), et nous admirons le village de loin, avant de reprendre la route.

A suivre…

L’art du détour. Episode 3

Petit rappel pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi les précédents épisodes… Retour aéroport – Villa : en temps normal, une vingtaine de minutes. Mais recherche de terreau pour agrumes servant de prétexte, je me retrouve d’abord dans un vallon, puis à Bellet, et enfin dans une vieille famille nissarte qui cultive les agrumes. Nous en étions au moment où je regagnais la Vallée du Var par une petite route de montagne. Autrement dit, où je me dirigeais vers l’ouest alors que ma Villa est plein est…Descente donc vers la vallée du Var, un Var qui est resté étonnamment en eau cet été, alors qu’on parlait de sècheresse! Passage devant le centre commercial… J’oublie de m’arrêter pour faire le plein, un des objectifs du détour! Car à l’ouest de Nice le carburant coût en moyenne 20 centimes de moins que de l’autre côté… Arrivée dans le coin des jardineries et entreprises d’horticulture, je m’aperçois que midi est passé depuis un bon moment. Or, ici, tout ferme entre 12 ou 12.30 et au moins 14 heures! Soleil oblige!

Une idée alors : pourquoi ne pas aller déjeuner « Chez Michel », à Castagniers? Je ne suis pas bien loin de ce village perché où l’enseigne existe depuis le début du XXème siècle et où m’entraînait autrefois une famille nissarde qui, comme les autres, allait, le dimanche midi, y faire ripaille. Direction donc Castagniers. Petite grimpette en lacet, et le tour est joué. Il y a de la place pour stationner, contrairement à la dernière fois que j’y suis venue!

L’auberge est toujours là, dominant la vallée, avec sa jolie terrasse devant l’église du village.

Un accueil souriant par un jeune couple, qui se relaiera pour nous servir. Les parasols sont agréables par cette chaleur, et j’adore déjeuner près de l’eau. Ici, une fontaine surmontée d’une étonnante statue.

L’ardoise est alléchante, et je choisis de déguster des gnocchis aux girolles. Un régal!

Accompagnés d’un vin du Var, car, comme je le disais dans le précédent article, le vin de Bellet est trop coûteux, ces petites auberges ne le servent pas. Des mignardises sont proposées en entrée, et il fait bon déjeuner tranquillement après le trajet Paris -Orly dans un bus surpeuplé, le vol Paris -Nice dans un avion sentant les produits chimiques, la route aéroport – Boulevard de la Madeleine – Chemin du Génie – Route de Bellet – Vallée du Var – Catagniers! Un peu de répit bien mérité, non? Bref, le temps a passé, et 14h sonnent à l’église. Un petit café? Oui, bien sûr. Quand j’ai enfin le courage de me lever de mon siège, c’est pour une petite promenade dans le village.

Un dernier regard sur l’auberge…

En face, la Mairie, joliment décorée d’une peinture abstraite.

La petite placette qui la jouxte est, elle, ornée d’une charrette fleurie, qui me rappelle les charrettes des marchandes de fleurs du Cours Saleya, naguère.

Comme, hélas, dans la plupart des villages français, on croise peu d’habitant-e-s. Mais leurs demeures font des clins d’oeil.

Ici une piscine avec vue imprenable sur les montagnes… Là, le rouge des statues animalières attire le regard…

Beaucoup d’oliviers, et je constate que la récolte doit être proche, quelle que soit la couleur du fruit.

Plus de 15 heures maintenant… les magasins sont ouverts, mais l’envie de plage est plus forte ! Pas de redescente, donc, vers la Vallée du Var. Direction : l’est. En passant par Tourrette-Levens, autre village perché que j’aime beaucoup. Et voilà comment, de 20 minutes envisagées, le trajet de retour de l’aéroport a occupé 6 heures de la journée. Comment aussi je suis rentrée avec un réservoir quasi-vide, et sans le terreau pour nourrir mes citronniers. Mais que de beaux et bons souvenirs!

Léonarde d’un soir…

Avez-vous déjà essayé de trouver un camping en Bretagne (plus précisément non loin de Morlaix), un 5 août, à partir de 17h30? Une vraie gageure! Statistiques personnelles : un tiers ne répond pas au téléphone; un tiers précise par répondeur interposé qu’il ferme à 18h; et le dernier tiers, qui répond enfin, est complet… J’ai quand même fini, après une demi-heure d’efforts, par obtenir une réponse positive, à Saint Pol de Léon.

Voilà qui tombe bien : je ne me suis jamais arrêtée dans cette ville! L’accueil ferme à 19h, pas une minute à perdre (au sens vrai du terme : Waze annonce une arrivée à 18h59). Mais quand même rassurée par la voix qui me précise qu’on peut avoir le numéro de l’emplacement au bar…

Un endroit inattendu : un promontoire sur la plage de Sainte Anne, caractérisée par une longue languette s’avançant dans la Baie de Morlaix. Un emplacement tranquille, bien à l’abri du vent… et des voisins fort aimables habitant… à quelques kms de Mers-les-Bains, à Bouttencourt!

Installation faite, reste à trouver à manger… pas de pain au camping, ni de petite restauration. Tant pis, ce sera resto… Il y en a 4 en bord de plage, pas difficile! Petite marche, donc. Et analyse des cartes et menus. Puis appels. D’abord, celui qui tente le plus. « Complet ». Et l’on continue… Tous « complets »! On nous conseille d’aller en ville. Mais il y a plus de 3kms, et il est déjà fort tard pour une région où l’on dîne traditionnellement assez tôt. Il ne reste plus que le resto-plage, Effet-Mer. Pour des raisons liées au droit à l’image, je n’ai pas pris la photo de l’ensemble. En voici une empruntée au site Restaurant Guru.

Une terrasse sympa, en bordure de sable.

Un accueil tout aussi sympa, mais… « On n’a plus rien ». Je n’y crois pas et insiste. « On a recommandé 30kgs de moules cet après-midi, et tout a été liquidé en un rien de temps ce soir ». J’insiste à nouveau « Même pas un petit encornet? ». « Non, plus rien ». Devant mon air désespéré, les serveurs se concertent. « On pourrait à la limite vous faire un steak haché frites ». Et voilà comment on se retrouve devant une bière, un steak haché et des frites, à 21h, en laine polaire, en plein mois d’août!

Mais pas de regrets. Les gens sont très aimables, convives comme serveurs, et la musique est bien choisie. Lynurd Skynyrd, par exemple…

Stéphane Gilet entre les deux Nicolas, en salle et aux fourneaux. (emprunt au Télégramme). Je parlais entre autres des « Deux Nicolas », les deux autres personnes rencontrées ne sont pas sur cette photo

La bière est bonne… Et l’on m’offre même un Calva! Pourquoi? Apparemment, ils n’ont pas l’habitude qu’on aide en débarrassant sa table… et ça les a fait bien rire. Et puis, j’avais demandé un Lambig, et me suis fait traiter de « touriste ». Avec le sourire, bien sûr!

Bref, une super soirée qui avait pourtant bien mal commencé…

Une belle découverte : Avranches (1ère partie)

Je suis passée une centaine de fois au pied de cette ville, et, si j’y suis « montée » une fois, voici bien longtemps, je n’y avais jamais fait halte. Alors, hier, petit détour depuis l’autoroute. Au départ, pour aller acheter du pain afin de pique-niquer en bord de baie. Et finalement, une visite agréable et de belles surprises. Premier objectif : aller enfin voir ce qu’est cette « pointe » aperçue depuis l’autoroute, à chaque passage…


Et par la même occasion, découvrir une placette ornée d’oliviers et de lavande.

Et y déjeuner au son de l’eau déversée par une belle fontaine.

Le tout, en face du clocher que l’on voit de si loin et qui m’intriguait depuis toujours. Une église dédiée aux mêmes saints que celle du 4ème arrondissement, proche d’un de mes repaires à Paris (l’Ebouillanté, dont je vous ai déjà parlé) : Saint Gervais Saint Protais.

Un petit restaurant au nom amusant « Chez Wiwi », une carte tentante, deux toutes jeunes filles très souriantes et pleines d’entrain. De quoi s’arrêter pour un repas en terrasse. Il ne fait pas très chaud, mais pas très froid non plus. Plat un peu décevant, malgré une certaine recherche, mais ce n’est pas grave. Et quand la pluie survient, aucun problème : l’auvent est bien étanche! Un petit Sauvignon… un café… et vous devinez le digestif. Un Calva, bien sûr: nous sommes dans la région de production! Bref, le temps passe agréablement, surtout que le soleil est revenu. Et il est déjà presque 15 heures quand commence la balade suggérée par l’Office du tourisme, visité le matin.

D’abord, l’église, bien sûr. Qui en réalité est une Basilique, pardon! Je m’en doutais : je n’aime pas son style.

Mais elle ne manque pas d’intérêt.

On y est accueilli-e par un mignon Saint Michel qui joue au Menaçant…

Des étonnements dans les travées, comme cette statuette (un évangéliste?) égarée à même le sol…

… le visage travaillé de ce prélat (abus de vin de messe?)…

… deux personnages qui se font des politesses brodées…

et ce banc fermé, réservé… aux produits ménagers!

Les rides creusées par le temps ont été provisoirement comblées, mais, en l’absence de Botox, non réparées.

Un appel aux dons est d’ailleurs fait pour la restauration de la Basilique, et, en écrivant ce matin, je découvre qu’il est relayé par la Fondation du Patrimoine.

Direction maintenant : les Trésors.

Le crâne percé de Saint Aubert (et pas Saint Ovaire, comme j’avais entendu le matin de la bouche de la dame étrangère qui officiait à l’Office!) est effectivement intrigant.

Un regard aux autres « trésors »…

… aux belles grilles évoquant d’autres boissons que cidre et Calvados…

… et à la Basilique au style néoclassique (vive le roman!)

… pour arpenter les ruelles, non dénuées de charme. Pas aussi « uniformes » que dans certaines villes touristiques. Mais plus authentiques.

Un peu triste de constater que, visiblement, les autorités locales n’ont pas réussi à sauver certains édifices.

Mais, par contre, d’autres ont été bien conservés, restaurés, et leur environnement grandement améliorés. La Place du Marché en est un exemple.

C’est le cas aussi de la Maison Bergevin et de ses magnifiques jardins aux sculptures surprenantes : des livres, et une symbolisation du don d’organes (les « Passeurs »)…. J’y reviendrai dans un prochain texte… A bientôt!

A travers les massifs centraux…

Après une belle nuit à écouter le murmure du Courançon, dont je viens d’apprendre que le véritable nom de cet affluent de la Couze Chambon est le « Fredet », départ vers Nice… destination du jour, obligations urgentes. Mais on ne se refait pas, et la grande majorité du trajet se fera tranquillement. Certes, malgré l’envie, pas de pause à Murol, dont le château est encore plus impressionnant en contrejour.


Mais un arrêt « pélerinage », encore, au lac Pavin avant qu’il ne soit pris d’assaut par les touristes. Mes parents nous y emmenaient souvent, et j’ai toujours apprécié son cadre si particulier de cratère, et la couleur incroyablement vert/bleu de ses eaux. Hélas, les nuages obscurcissent ciel et onde…

Puis poursuite de la route parmi les contreforts verdoyants des monts d’Auvergne, qui jouent avec les nuages.

Petit bout de Cantal, petit bout de Lozère, et maintenant les Cévennes. Encore un coin que j’aime beaucoup. La recherche d’auberge conduit… à des menhirs !

Je commence à marcher dans le vent qui adoucit la température, mais m’aperçoit qu’il faut deux heures pour faire ce circuit. Il faut donc renoncer, et redescendre vers la vallée du Tarn et Florac. J’ai repéré sur Internet l’Auberge cévenole. Et elle vaut le léger détour par le Prunet. Une patronne accueillante, des tables disposées sur les petites terrasses, parfois en léger dévers, et le long de l’auberge elle-même.

Voici quelques photos prises de ma place.

Je vous recommande particulièrement l’aligot, mais les autres plats, aux dires des client-e-s, sont apparemment tous aussi bons. Et les desserts, non négligeables!

La lumière jour avec le verre, et j’en profite pour saisir quelques instantanés, dont voici un exemple.

L’intérieur est simple et chaleureux.

Il y a même le petit cochon pour recueillir les pourboires… bien mérités, notamment, par une jeune serveuse pleine de dynamisme et d’humour, bien peu « classique »!

Les échanges avec la « patronne » nous apprennent que le cuisinier n’est autre que son propre fils. Le travail se fait donc en famille!

Ayant vu passer une famille en maillot de bains, sur le chemin qui sépare l’auberge des terrasses, je demande s’il est possible de se baigner dans le coin. On nous explique que oui, il y a une plage juste à côté. Direction donc l’eau… pas question d’une baignade, mais au moins se tremper les jambes, cela fera du bien! Une petite marche dans le hameau montre qu’il recèle des surprises.

Enfin les bords de la rivière… un petit pont à traverser, et me voici dans l’onde fraîche…

Retour vers l’auberge, car la voiture est à l’ombre, sur le parking privé… D’autres surprises attendent la badaude…

Bref, un hameau où il fait visiblement bon vivre, et qui ne déborde pas de touristes…

Visite interrompue par l’heure… il reste encore quelques kilomètres pour arriver à Nice, où nous attend le Gesu… mais c’est une autre histoire…

Les charmes de l’Auvergne

Nous en étions resté-e-s, dans le récit de la « descente » vers Nice, au bord de la Sioule, dans un château qui en domine un méandre. La route se poursuit tranquillement le long de la rivière, qui s’offre aux pêcheurs, randonneurs, nageurs et amateurs de kayak ou canoë, pour leur plus grand plaisir, visiblement. Et l’on découvre, au détour d’un virage, l’impressionnant viaduc des Fades.

« Fada », en occitan, c’est la « fée ». Et des légendes circulent autour du pont, qui était, semble-t-il, au moment de sa construction, entre 1901 et 1909, le plus haut du monde, avec des piles de 92 mètres de haut. Un petit détour pour aller chercher de l’essence dans un bourg sur le plateau… et l’occasion de se souvenir que l’on est le 14 juillet. J’aurais pu aller boire l’apéritif avec l’équipe municipale et les pompiers auprès de cette belle église.

« Elle appartient à la période de transition (fin du XIIème) entre le roman auvergnat et les constructions cisterciennes, période où « des novateurs commencent à introduire des formes étrangères dans les églises qu’ils élèvent ».
On voit apparaître des éléments nouveaux: forme polygonale remplaçant la forme circulaire dans le plan du choeur et des chapelles absidiales, mais surtout l’arc brisé employé aux voûtes et aux grandes arcades
. » (source: site du bourg)

Je n’avais pour ma part jamais vu de « monument aux morts » comme celui de l’église de Saint Gervais d’Auvergne. La photo est ratée, mais je vous la montre quand même.

Une petite anecdote? Je demande à un passant où trouver du carburant, car le petit bourg ne semblait pas en recéler. Il me dit « A la grande maison grise, là », en me désignant effectivement une demeure « ordinaire ». Je pense qu’il se moque de la touriste que je suis, mais m’y rends quand même… Et découvre un petit supermarché… avec des pompes, effectivement! Le plein fait, direction le vaste lac de barrage (400 hectares), dont les sites vantent les plages.

Pour vous aider à vous retrouver, voici une carte où sont entourés les différents sites. Menat (pont roman) et Saint-Rémy du Bosc (château Rocher), présentés dans l’article précédent, le viaduc des Fades et Saint-Gervais d’Auvergne, dont je viens de vous parler, puis le lac des Fades et Les Ancizes-Comps, où nous allons arriver…

L’heure tourne, et je n’ai pas prévu de quoi déjeuner. Un 14 juillet à 13 heures, peu de magasins ouverts. Surtout dans une campagne désertée par les commerces… Vite, trouver un restaurant. Il y en a plusieurs autour du lac, mais, au téléphone, la réponse est partout identique : pas de places. L’un d’entre eux, où je m’arrête, est quasi vide. Mais même réponse!

En descendant vers le lac, une enseigne avait retenu l’attention « La Vieille Ferme« . Donc, remontée pour la retrouver. Appel. Ton aimable (ça change!) : « Oui, si vous ne venez pas trop tard » (il est 13h30 déjà). Une petite ville sans grand intérêt architectural. Une vaste place presque déserte, si l’on excepte une petite terrasse de café. Une maison semblant très ordinaire. Mais qui cache les restes d’une ancienne ferme, et une terrasse/jardin bien au calme.

J’en profite pour déguster une incroyable fondue au Saint Nectaire, accompagnée d’un Châteaugay, pour varier les crus auvergnats!

Après un tel repas, comme il fait bien chaud, une sieste s’impose… Mais où? J’avais repéré l’annonce d’une abbaye dans les environs… En général, elles étaient implantées près de sources et de rivières, et avaient donné lieu à des essartages, donc offrent des espaces boisés. Direction donc la Chartreuse du Port-Sainte-Marie.

Et quelle belle découverte! Effectivement, les lieux sont idyllique, et je m’offre une belle sieste sous les frondaisons…

… avant d’aller découvrir le site de cette chartreuse fondée en 1219 par Raoul et Guillaume de Beaufort.

« La légende raconte que Guillaume étant à la chasse, il vit Saint Bruno lui apparaître et lui demander de fonder un monastère de son ordre sur le lieu de cette vision. Ce lieu, dit Confinéal était situé aux confins des paroisses de Chapdes-Beaufort, de Comps et de Miremont. Véritable désert entouré de montagnes et de forêts à un carrefour de rivières, le site correspondait à l’esprit de solitude et de méditation exigé pour l’installation d’une chartreuse. Comme le rappellent les Statuts : « Que nulle maison ne puisse être acceptée, si ce n’est dans un lieu conforme, correct et éloigné de toute présence humaine ».

Je ne vais pas vous narrer toute l’histoire, vous la trouverez détaillée sur le site tenu par une association dynamique.

Il reste hélas peu de choses des différents bâtiments, ni même du cimetière des lieux. Mais quelques beaux éléments, ou des murets…

Ce jour-là, une animation pour les enfants (mais les parents semblent aussi bien en profiter!) autour de l’écologie. Il n’y a cependant pas foule…

Hélas pas le temps d’effectuer une visite guidée par les membres bénévoles de l’association, dont un visiteur me dit qu’elle est remarquablement bien documentée.L’après-midi est déjà bien entamé…

Cependant il fait chaud, et j’ai envie de plonger dans de l’eau fraîche. Je me souviens
qu’on m’emmenait me baigner, enfant, au paisible lac d’Aydat.

Direction donc ce lac. Un vrai choc! Une marée de voitures et d’humains en rend quasi-inaccessibles les rives. Et l’ambiance allie la folie des Champs-Elysées un jour d’événement à la surpopulation de certaines plages au mois d’août! Même pas
tenté un arrêt. Vite, demi-tour. Comment peut-on gâcher ainsi un tel site???

Maintenant, direction Saint-Nectaire. L’heure du concert approche…

 

 

 

Paris Nice… en 3 jours! Etape 2 : une petite auberge au bord de la Sioule

Après l’intéressante visite du Musée d’Issoudun, direction le sud-est… Mais il est déjà 18 heures! Où s’arrêter pour passer une nuit calme et reposante? Heureusement, il existe encore des cartes imprimées… Me voici donc en train de chercher cours d’eau et lacs, à une portée d’environ deux heures de route. J’avais déjà pensé à la Sioule, mais elle me semblait plus orientale. Eh bien non! C’est elle qui « descend » presque à la verticale sur le papier. J’aime bien Saint Pourçain, halte de la caravane de mon enfance. Donc, pourquoi pas? Cette fois, c’est Internet qu’il me faut. L’auberge que je connais est fermée. Une autre est pleine. Je poursuis mes recherches, et trouve une adresse « Hôtel restaurant des Gorges de Chouvigny« .

Voilà qui me semble parfait : pas besoin de deux recherches, on peut à la fois dîner et dormir, dans ce genre d’endroit, normalement. Moins de deux heures de route… je réserve, après avoir appelé l’hôtelier pour savoir s’il est possible d’arriver assez tard et de manger quand même (hors de Paris, se méfier : certains restos ne servent pas après 20h30… ce qui est le cas ici). Pas question donc de s’arrêter en route, ce que je regrette car elle est vraiment belle, cette route! Mais il faut « tracer »… Enfin, à moins de 60km/h de moyenne… Surtout à la fin, sur ces lacets qui descendent vers les gorges, surplombées par l’imposant château de Chouvigny. J’appréciais jadis son cousin de Chauvigny, auprès duquel j’allais boire, sous les frondaisons, un hypocras pour me consoler de travailler à Chasseneuil du Poitou… Celui-ci est moins en ruines, mais tout aussi vaillamment campé sur son rocher.

La photographie ci-dessus n’est pas de moi, et elle n’est pas libre de droit. Voici donc le site sur lequel je l’ai empruntée, et le copyright: Château de Chouvigny Ⓒ Prod’03

Il est encore temps de dîner, et me voici installée sur une terrasse au bord de l’eau, dans un cadre idyllique, tel que je n’aurais osé le rêver, au confluent de la Sioule et d’une petite rivière dont je tairai le nom (que j’ignore!).

La carte est alléchante, et le menu, plus qu’intéressant. Je choisis donc une bouchée aux ris de veau, sauce « grand-mère ». Et l’aubergiste m’a effectivement expliqué la recette, qu’il tient bien de sa mère grand. Mais il a tu le nom de l’alcool qui lui donne un goût si original.

Et je ne résiste pas aux cuisses de grenouilles, dont on m’assure qu’elles sont bien du coin.

Et je n’ai pas regretté! Tout était délicieux. J’aurais pu leur préférer les ablettes droit sorties de l’onde voisine…

C’est le patron qui cuisine, et il prend la peine de venir voir si ses hôtes sont satisfait-e-s de ses plats. Ce qui est le cas. Je ne regrette que le choix du vin : en souvenir de mon père, qui, d’après mes souvenirs, semblait l’aimer, j’avais pris du vin de Boudes.

Mais il m’a semblé un peu trop rude, voire rocailleux. Bercée par le bruit de l’eau, j’aurais volontiers passé la nuit sur cette terrasse…

Mais la petite auberge est située de l’autre côté de la route. Dommage! Une route sur laquelle, fort heureusement, nul véhicule ne circule la nuit. Et c’est après un sommeil serein que je retrouve la terrasse pour le déjeuner.

Hélas! Le serveur refuse de m’y servir, disant qu’il fait trop froid. Et je dois me contenter d’une table avec vue rivière, mais sans les odeurs si spécifiques des rives à l’aube.

Une belle halte cependant. Si vous passez par là, n’hésitez pas à en profiter! Et l’on peut se baigner non loin de là…

La confiance

Au programme en ce vendredi soir : un spectacle d’impro, dans le Marais, à l’ImproviBar. Je rejoins donc une amie pour prendre un verre, voire manger un morceau, avant. Rue Rambuteau, les restaurants ne manquent pas. Notre choix se porte sur une enseigne étonnante : cuisine japonaise et… péruvienne!

De la place en terrasse… Etonnant! En lisant ce matin les commentaires TripAdvisor sur ce restaurant, j’ai compris pourquoi : ils sont très mauvais. Sur le service, d’abord. Et c’est assez justifié : la jeune fille est gentille, mais, après être restée longtemps derrière le comptoir sans s’occuper de nous, elle nous sert difficilement, oubliant par exemple les baguettes… Mais la nourriture ne vaut pas les critiques acerbes qui lui sont faites. Notamment par son originalité. Et les gyoza sont bons, bien que pas tout à fait assez grillés. Mais ce n’est pas pour faire de la critique gastronomique que j’ai entrepris d’écrire cet article, après un assez long silence! C’est pour vous parler de deux choses.
D’abord, la relation entre Japon et Pérou. Si je vous demande qui était le Président du Pérou entre 1990 et 2000, je suppose que j’aurai peu de réponses? Alberto Kenya Fujimori. Etonnant, comme nom, n’est-ce pas?

« En 1897, les gouvernements japonais et péruvien ont convenu d’ouvrir la région côtière du Pérou à l’installation d’agriculteurs japonais. »

« Le 3 avril 1899, un navire japonais en provenance de Yokohama, le Sakura-maru, faisait son entrée dans le port de Callao, à l’ouest de Lima. A bord, 790 hommes épuisés par plus de deux mois de traversée. Un paysage inconnu se révélait à leurs yeux : la cordillère des Andes se profilait à l’horizon et, dans le désert, pointaient les clochers des églises de Lima.

Seuls quelques voyageurs touchèrent terre ce jour-là. Le lendemain, le Sakura-maru entreprenait un périple le long des côtes péruviennes, débarquant ses passagers par groupes dans les diverses plantations. Tous pensaient, sans doute, n’être là que pour quelques années, le temps de s’enrichir et de rentrer au pays. Aucun certainement n’imaginait être un pionnier. Et pourtant, ces migrants allaient être les fondateurs d’une forte communauté : celle des Japonais du Pérou. »

Ce n’était pas le cas des ascendants de Fujimori. Ses parents, eux, avaient quitté le Japon en 1934. Mais ils trouvèrent sur place une communauté qui s’était considérablement enrichie. Mais revenons au restaurant. Les Nikkei – on les nomme ainsi – ont développé une cuisine interculturelle, si j’ose dire. Le principe est simple : garder les fondements de la cuisine japonaise, mais exploiter la richesse des légumes et épices du Pérou. C’est ce qui produit des plats comme ce saumon dont la sauce est à base de fruits de la passion, plat que j’ai apprécié hier à Côté Sushi (je ne puis vous donner son site, car il est fermé, mais vous pourrez en avoir une idée sur deliveroo ici ou sur ce site, où j’ai copié l’image qui suit : le tiradito maracuja).

Si vous passez près d’un restaurant vous proposant Pérou et Japon, n’hésitez donc pas, le mélange est excellent!

La deuxième raison est tout autre. Les quintes de toux qui me perturbent en ce moment se sont accrues durant le repas. J’ai donc décidé de ne pas aller au spectacle, surtout que j’avais appris qu’il avait lieu en cave. Mon amie est donc partie, me laissant seule en terrasse, où je suis restée un petit moment. Quand je décidai de partir, je passai à la caisse. Refus de la banque sur ma carte bleue. Pourtant compte positif! Idem sur ma carte professionnelle. Idem! Et pas un centime de liquide! J’appelai un ami, malgré l’heure tardive. Il accepta de descendre de chez lui pour aller me chercher du liquide et m’attendre à la bouche de métro… J’expliquai à la personne apparemment responsable de l’établissement, et proposai de laisser ma carte d’identité en attendant. Refus, avec le sourire. « Non, pas de problème ». Je filai donc en métro vers Pigalle… et revins trois quarts d’heure après, alors que l’on rangeait tout pour fermer. La personne parut surprise de me revoir. Je lui tendis 30 euros, pour les 21,90 (deux plats et boisson) que je devais. Il me rendit le billet de 10. « C’est bon comme cela », ajouta-t-il en souriant. Je repartis vers chez moi, très surprise et réjouie de constater que la confiance, la générosité et la gentillesse existent bien… Encore une anecdote qui renforce mon idéalisme béat, direz-vous!

Huîtres perlières

La pluie s’estompe, mais il fait frais. Qu’à cela ne tienne, direction la plage. Laquelle? Celle du Tréport… Car celle de Mers-les-Bains est en grands travaux : d’énormes engins charrient les galets en tout sens, d’autres les râtissent, d’autres y ajoutent du sable… De quoi faire fuire l’amateur de calme.

Plage dévastée… Le Café Plage est, lui, serein, tout là-bas derrière la jetée du phare

Au Tréport, ce n’est pas mieux ce week-end : une fête foraine est installée sur les quais. Résultats: des restaurants en bord de port, la vue est « superbe »! Le dos des vastes remorques qui abritent jeux, tirs et autres amusements futiles et dispendieux.

Mais il en est un qui échappe à tout ce fracas : le Café Plage, dont je vous ai parlé jadis. Car je suis depuis le début l’aventure du jeune couple qui a « monté » de toutes pièces ce lieu enchanteur. Au départ, des palettes et des bobines en bois. Puis, progressivement, tables et chaises; couverture provisoire de la terrasse; et, désormais, une terrasse abritée du vent. Car nous sommes sous l’esplanade, au ras des galets. Vue directe, donc, sur la mer, la falaise, le phare. Un endroit idyllique. Ce qui fait enrager, c’est que la loi maritime a été invoquée pour les empêcher de se développer un peu sur les galets. Résultats : pas de soleil pour le déjeuner à cette époque! Alors qu’au début, on se régalait au soleil sur les galets (j’espère que vous avez remarqué le jeu de mots – rires).

Sur la plage, mais bien à l’abri du vent glacial de ce jour

Bref, un endroit comme je les aime, et un accueil fort sympathique. Sans compter le meilleur Moscow Mule de tous ceux que j’ai dégustés un peu partout en France!

Crâne voilé

Au menu, huîtres, crevettes roses, et délicieux tartare de saumon. Avec un Viognier, pour changer des Muscadet et Sancerre habituels.

Pourquoi vous parler de cela en ce dimanche matin? Tout simplement parce que je voulais introduire une photo d’une idée idiote qui m’a fait beaucoup rire (je suis un peu simplette)… Celle d’une huître perlière…