
Elle fait partie des « institutions » parisiennes, en termes de restauration : la Brasserie Bofinger perdure encore et encore. Et qui plus est, elle « vit » bien. J’y étais allée voici bien longtemps. J’y suis retournée cette semaine. Elle est toujours là. Elle n’a pas changé.

Et qui plus est, on y mange bien, pour un prix raisonnable.

Toute la vaisselle est estampillée!

Et aucun détail n’est oublié. Ainsi, pas de sachet plastique ou de petit pot ouvert pour la moutarde : une petite conserve de marque, individuelle.

La choucroute « signature » est excellente. Avec le petit bol de Crémant d’Alsace qui vient rehausser, au dernier moment, le goût du chou, c’est un vrai délice. Jarret, trois types de saucisse, poitrine… Tout y est, pour le plus grand plaisir des gourmand-e-s, dont je suis.

Elle était tellement copieuse que j’ai fait l’impasse sur le dessert, mais mon voisin s’est laissé tenter. Je lui ai conseillé la Forêt Noire. Il n’a pas été déçu!

Les vins proposés à la carte sont un peu chers, mais j’ai trouvé un Riesling acceptable, à partager avec un des convives… C’est le troisième de cette liste impressionnante de vins d’Alsace que vous trouverez en ligne ici.
Mais le plus impressionnant reste le cadre dans lequel on se restaure. Le Ministère de la Culture le décrit ainsi.
« Description historique
Fondée en 1864 par l’aubergiste alsacien Frédéric Bofinger, originaire de Colmar, elle sera la première brasserie parisienne à servir la bière à la pression, en 1870. Une partie du décor d’origine daterait de 1880. Après l’agrandissement de la brasserie en 1919, englobant trois boutiques avoisinantes, le décor a été refait de 1919 à 1921 par l’architecte Legay et le décorateur Mitgen, avec une coupole ovale ornée de motifs floraux. Le vitrail, au premier étage, montrant Gambrinus, Roi de la bière, est signé par les maîtres-verriers G. Neret et E. Royer ; les statues de hérons en céramique sont l’oeuvre du sculpteur Jérôme Massier. Après un nouvel agrandissement en 1930, une salle réalisée en 1931 à l’occasion de l’Exposition coloniale a été décorée de tableaux montrant des paysages alsaciens, réalisés par le peintre Jean-Jacques Waltz, dit Hansi, également auteur de l’enseigne de l’établissement. Les urinoirs, dont les montants sont ornés de têtes de dauphins, sont également à signaler. La devanture de l’établissement a été refaite en 1982, en chêne, à l’identique de celle de 1919. » (Base Mérimée)
Voici des photographies que j’ai faites, en relation avec le texte ci-dessus.
- La coupole

2. Gambrinius, roi de la Bière

3. Autres éléments du décor



Mobilier et objets sont tout autant porteurs d’Histoire.

J’ai cherché à en savoir davantage sur cette marque et cette date…
« Peu de gens connaissent le prénom de ce créateur de génie, Ernest Mauviel, mais les produits hérités de son atelier artisanal fondé en 1830 sont devenus célèbres dans le monde entier. Quant à ses héritiers, tous ont le feu sacré. D’Ernest hier à Valérie aujourd’hui, déjà 7 générations que l’entreprise phare de la Baie du Mont St Michel magnifie les cuisines des professionnels et des particuliers, en France comme à l’étranger. Son savoir-faire d’exception est l’atout maître de son succès et sa capacité d’adaptation en est la clé de voûte. Depuis presque deux siècles, Mauviel 1830 s’adapte aux évolutions du marché. » (source)

Enfin, la vue du 1er étage où nous avons déjeuné ouvre en perspective sur la coupole de l’église Saint Pierre Saint Paul.
