Pas de bijou chez les orfèvres

Je n’étais jamais allée au Petit Montparnasse. Une de mes amies m’ayant demandé de l’y accompagner en ce dimanche après-midi de mars, d’un froid glacial et, qui plus est, date funeste pour moi, j’ai découvert cette petite salle cachée derrière sa grande soeur, que je connaissais, elle. Aucun charme. Et, qui plus est, des sièges peu agréables. Mais nous n’y étions pas pour le confort. Juste pour voir cette pièce sur laquelle les critiques sont globalement élogieuses.

Le début est plutôt prometteur, avec une belle scène évocatrice des films policiers en noir et blanc de jadis. Comme d’ailleurs les tenues des acteurs et actrices. Seul le roux flamboyant de la chevelure de l’une d’elles tranche.

Bien sûr, je ne vous raconterai pas l’histoire. Cela ne se fait pas, n’est-ce pas, quand il s’agit de deviner qui est le ou la coupable? Sauf quand on regarde Colombo…

Nous avons été toutes deux très déçues par cette pièce, assez insipide. Sans nous être cependant trop ennuyées, car le jeu des acteurs est intéressant, voire parfois surprenant, et le rythme est assez soutenu. Et les pas dans l’invisible escalier de métal ne manque pas de réveiller celle ou celui qui s’assoupirerait. Mais cela ne suffit pas à prendre du plaisir. Et je n’en ai pas vraiment pris. Seul l’acteur qui joue l’inspecteur de police, Philippe Perrussel, réussissait à me faire sourire, avec son air de faux Colombo (justement!) et de mauvais Maigret.

Source : site du théâtre

Je ne vous dis pas de ne pas aller voir cette pièce. Je pense que des amateurs/trices de films et romans policiers peuvent y trouver plaisir, car elle doit être pleine de références que je n’ai pas. Peut-être me manque-t-il cette culture pour l’apprécier?

Le pari à la mode : un repas pour un billet

On nous le serine, mais aussi tout le monde en souffre : tout augmente, et il devient difficile de s’offrir ne serait-ce que le nécessaire. Alors, pour le superflu! Des ami-e-s et moi avons donc fait le pari de pouvoir déjeuner ou dîner au restaurant pour un billet. Bien sûr, ni 10 ni 20, mais 50.

A deux, deux plats au moins, avec du vin ou de la bière et du café. Voici donc les trois premières adresses où l’on peut se régaler à ce prix, dans des styles très différents.

Je vous ai déjà parlé des deux premières, mais je vais vous les rappeler… D’abord, ce petit restaurant vietnamien de la rue Galande, dans le 5ème (ou limite 6ème?), la Fraternité Vietnamienne. Entrée, plat, une bouteille de vin à deux… simple et très bon.

La deuxième est située dans le 15ème arrondissement, au 36 rue Dantzig. J’aime beaucoup son nom, La Cantine des Tontons. Et c’est bien une espèce de cantine, car il faut s’y servir en partie. Mais rien à voir avec un self-service : un véritable accueil du patron et de son épouse japonaise. Ce que j’aime, outre cet accueil? La simplicité. La convivialité. Le fait qu’on puisse manger asiatique ou français. Autant que l’on veut (entrée, plat, fromage, dessert) pour un prix dérisoire. Et c’est bon. Je me suis régalée des nems avec une laitue composée d’autre chose que d’eau et une sauce épicée à souhait. Et du léger gâteau à la mangue et passion, que j’ai choisi en délaissant les délicieux éclairs, l’excellent baba au rhum ou encore la tarte au citron et la tarte Tatin… Une « cantine » telle qu’on aimerait en trouver partout où l’on travaille! Et ici, beaucoup viennent y manger chaque jour de labeur… Plutôt une clientèle d’âge moyen et masculine le midi. Le soir, très mixte à tout point de vue. Avec 25 cl de vin, le compte est bon…

Les bois ont été trouvés… Le patron est violoniste, pas chasseur!

Je vous ai promis un choix varié. La troisième adresse se trouve dans un quartier « chic », le 7ème arrondissement, rue Saint Dominique. Un restaurant tout aussi « chic », mais qui a décidé de casser ses prix le midi en offrant deux plats au choix dans la carte (indiqués par une étoile) à 19 euros. Bon, d’accord, si on prend du vin, cela va dépasser légèrement les 50 euros. Mais la cuisine y est raffinée et les assiettes, dressées avec goût. Jugez-en par vous-même, avec le vol-au-vent en entrée, et la selle d’agneau en plat.

Un vrai régal (même le pain y est très bon), dans un cadre serein. Un peu trop, peut-être? Mais plutôt reposant, avec ses banquettes en cuir… et j’ai apprécié les coupelles en bois, moi qui adore la vaisselle dans ce matériau!

J’allais oublier de vous donner son nom! Le Comptoir des Fables. Je me suis demandé s’il s’agissait d’un jeu de mots, car il est situé en face de la Fontaine (de Mars)…

La servante de Proust

Celles et ceux d’entre vous qui suivent ce blog régulièrement savent qu’il est un petit théâtre que j’affectionne, le Poche Montparnasse. Non pour son confort (plus que sommaire) ni pour la facilité du stationnement, mais pour l’accueil aimable et surtout la qualité des spectacles.

Cette fois encore, je ne fus point déçue…

Pourquoi avoir choisi de le voir, moi qui n’aime pas trop les « one (wo)man show » (même si ce n’en est pas tout à fait un)? Tout simplement parce que j’ai vu l’an dernier la très belle exposition sur Proust au Musée Carnavalet, où l’on parlait longuement du rôle étonnant de cette « servante ». Un rappel, donc. Un contrepoint. Un complément?

« Servante » ne me paraît pas tout à fait adapté, comme terme, car, telle que présentée dans cette pièce, je l’appellerais plutôt « dame de compagnie ». Même si elle ne prétend pas être une « Dame », Céleste Albaret, de son vrai nom Augustine Célestine Gineste.

Une performance remarquable de l’actrice, Annick Le Goff. Qui parvient à tenir les spectateurs/trices en haleine pendant 1H15, les faisant passer par toutes les émotions, leur faisant visualiser ce qu’est censée avoir vécu la jeune femme qui accompagna les dernières années de l’écrivain si particulier que fut Marcel Proust.

J’ai moins apprécié le jeu de celle qui intervient dans la seconde partie, Clémence Boisnard, trop statique, presque « empesée ». Dommage… mais peut-être est-ce voulu pour accentuer le contraste?

Je ne vous en dirai pas plus, préférant vous laisser découvrir ce beau spectacle qui nous plonge dans un univers si spécifique, au début du XXème siècle : l’appartement de l’écrivain qui sacrifia son présent au futur de son oeuvre. Et pour celles et ceux qui sont loin des scènes, il reste le livre de Belmont.

Monsieur Proust - Céleste Albaret - Robert Laffont - Poche - Librairie Le  Failler RENNES

Un roman graphique en a été tiré.

Jupiter et Vénus surpris en pleine parade de séduction

En allant au cinéma avant-hier, j’ai remarqué dans le ciel deux énormes points lumineux proches l’un de l’autre. Leur observation m’a laissée interrogative. De quoi pouvait-il bien s’agir? Aucun ne semblait bouger. On élimine donc les engins volants. Une station spatiale, cela aurait pu se faire. Mais deux? Non plus. Je suis donc restée sur mes questions. A la sortie du cinéma, je n’ai revu ni l’un ni l’autre, mais n’ai su qu’en conclure.

Hier soir, donc, nouvelle investigation. Les points lumineux sont toujours là, bien visibles. J’ai tenté de les photographier. Mais l’Iphone n’est pas le meilleur appareil pour ce faire. Cependant, sur les (mauvaises) photos ci-dessous, vous pourrez les voir. En moins « brillants » qu’ils ne l’étaient réellement.

Heureusement la Fée Web est toujours avec moi… C’est ainsi que j’ai découvert qu’il s’agissait en réalité de deux planètes, éclairées par le soleil couchant : Jupiter et Vénus. Les médias avaient annoncé le phénomène, mais je ne les avais pas lus. Et certains ont eu la même idée que moi : penser aux amours du Dieu et de la Déesse. L’un parle même de « baiser »! Mais n’oublions pas que Jupiter est très surveillé par ses satellites : Io, Europe, Ganymède et Callisto.

« Le mercredi 1er puis le jeudi 2 mars, vous pouvez voir un rapprochement très serré entre deux planètes du système solaire : Vénus et Jupiter. Si la météo n’est pas favorable à l’observation, il vous est même possible d’en profiter en ligne et en direct.

Si les conditions sont réunies pour voir la conjonction en vrai, rendez-vous juste après le coucher du Soleil, qui a lieu à 18h32 ce mercredi et à 18h34 ce jeudi. Quelques minutes après, vers 18h40, Vénus et Jupiter font leur apparition dans le ciel, dans la direction de l’ouest. »

D’autres, pourtant plus sérieux, parlent de « flirt ». C’est ainsi que j’ai appris que, le jour du cinéma, elles se sont croisées. Hier, elles commençaient à s’éloigner.

« Songez que Vénus, de la taille de la Terre (environ 12000 km de diamètre) est à 204 millions de km alors que Jupiter croise à 863 millions de km ! Leur rapprochement n’est donc qu’apparent, les deux corps célestes se trouvant presque sur la même ligne de visée. »

La NASA elle-même avait annoncé le phénomène par ce tweet :

« Attention skygazers: Witness Venus and Jupiter hanging out like two peas in a pod! At twilight today (March 1), catch the pair above the western horizon during sunset and just a little bit after. Details on this and other events: https://go.nasa.gov/3Je9Xa9« 

J’ai tenté de suivre le lien, mais il m’a conduite aux phases de la lune en février (très beau, d’ailleurs)! Il m’a permis de découvrir qu’on pouvait suivre l’actualité des étoiles et planètes…

 » Wednesday evening, March 1, 2023, the two brightest planets, Venus and Jupiter, will appear just half a degree apart. They will be 17 degrees above the western horizon as evening twilight ends (at 6:58 PM EST) and will set together about 1.5 hours later (at 8:31 PM).

Thursday evening into Friday morning, March 2 to 3, 2023, the bright star Pollux (the brighter of the twins in the constellation Gemini) will appear near the waxing gibbous Moon. Pollux will be 2 degrees to the left as evening twilight ends (at 6:59 PM EST), the Moon will reach its highest in the sky about 2 hours later (at 9:11 PM) with Pollux above the Moon, and Pollux will be 5 degrees to the right of the Moon as the pair sets on the northwestern horizon 9 hours after that (at 5:57 AM).

Friday afternoon, March 3, 2023, at 1:01 PM EST, the Moon will be at apogee, its farthest from the Earth for this orbit.

Sunday night into Monday morning, March 5 to 6, 2023, the bright star Regulus will appear to the lower right of the waxing gibbous Moon. Regulus will be 4.5 degrees to the right as evening twilight ends (at 7:02 PM EST), the Moon will reach its highest in the sky 4.5 hours later (at 11:30 PM) with Regulus 4 degrees below, and morning twilight will begin 6 hours after that (at 5:36 AM) with Regulus 5 degrees below.

The full Moon after next will be Tuesday morning, March 7, 2023, at 7:40 AM EST. The Moon will appear full for about 3 days around this time, from Sunday evening through Wednesday morning (and possibly early Wednesday evening). »

Vous savez donc le programme pour les prochains jours : ce matin, Pollux va flirter avec la lune gibeuse.

Cet après-midi la lune sera à son apogée. Samedi, ce sera au tour de Regulus d’aller lutiner la lune. Et elle sera pleine mardi soir, mais le semblera déjà dimanche…

A ce propos, j’ai aussi appris que ce mois, ce serait le « Lune des vers ». Pourquoi? Tout simplement parce que c’est le moment où les vers de terre apparaissent à la surface du sol qui se réchauffe. Mais ça, c’est seulement pour l’Occident. Ailleurs, elle porte d’autres noms (source).

  • Chinois : Lune endormie
  • Celtique : Lune des vents
  • Wiccan : Chaste Lune
  • Cherokee : Lune venteuse
  • Hémisphère Sud : Lune des moissons, Lune du maïs

De remarquables vidéos permettent de visualiser des phénomènes, comme la vitesse de rotation des planètes, ou encore les différentes échelles.

Mais revenons aux 1er et 2 mars 2023, et à la Seine, pour une vidéo sur le site du Téléscope virtuel européen, et pour une seconde photo (tout aussi ratée).

Par contre, vous pourrez voir de très belles photos du phénomène à Paris sur ce site.

Et rendez-vous le 7 mars pour la Lune des Vers, endormie, venteuse ou chaste…

Un homme heureux

Qui est cet « homme » bienheureux? Le titre semble simple, mais, à la sortie du cinéma, on peut se poser la question…

J’avais hésité à aller voir ce film qui a été lancé à coup de grands campagnes médiatiques, et traite d’un sujet très à la mode. Dans un tel cas, je suis toujours méfiante.

Et si vous me demandez maintenant « faut-il aller le voir? », j’hésiterais…

Oui pour avoir osé aborder ce thème.

Oui pour la performance de Fabrice Lucchini, pour une fois pas trop cabotin et assez sobre (quoique…), et pour celle de Philippe Catherine, pas trop « humoriste, j’en fais beaucoup ».

Oui pour la satire de la vie « politique » dans une petite ville du Pas-de-Calais. Satire qui prend cependant au sérieux quelques-uns des problèmes de ses habitant-e-s, dont certain-e-s gagnent leur vie grâce aux emplois fournis par EDF, en travaillant à la centrale nucléaire de Graveliens qui a massacré un coin de leur magnifique côte.

Mais aussi film qui rappelle l’importance, pour la population locale, de se défouler chaque année au Carnaval de Dunkerque.

Et oui, bien sûr, pour les magnifiques photos de Montreuil-sur-Mer et de ses environs.

Un coin de France dont on parle peu et qu’on montre encore moins, à l’exception des natifs/ives. Pourtant si beau et si accueillant, comme je l’ai constaté à maintes reprises. Mais, si j’y suis allée et retournée, ce n’est pas de mon propre chef. C’est parce que des ami-e-s d’Aire-sur-la-Lys me l’ont fait découvrir. Vous ne connaissez pas non plus cette ville? C’est ce que je disais…

Point d’interrogation cependant pour l’interprétation de Catherine Frot, en contre-emploi, peu crédible à mon sens dans ce rôle difficile.

Non pour la manière dont l’entourage familial est présenté sous un angle très optimiste, avec des enfants idéaux notamment.

Idem pour les électeurs/trices qui tout à coup défendent une cause dont on sait que, « in the real Life », elle ne le serait pas. Un peu trop « eau de rose »…

Je sais, je ne vous ai pas dit grand’chose du film. Mais c’est volontaire. Il faut le découvrir par vous-même, si la question de la « transition » et de son lourd processus vous intéresse. Et si vous voulez voir un (tout) petit bout des Hauts-de-France, en passant par tout le spectre des émotions…

Une journée de rencontres. Episode 4 : la Fraternité Vietnamienne

Cette journée du samedi 18 février a été si riche que je ne parviens pas à en sortir! Nous nous sommes quittés, souvenez-vous, au Parc Monceau et au Musée Cernuschi. J’avais parlé de 7 rencontres. Si vous avez bien compté, il y en eut déjà 4 au Musée : l’artiste Young-sé Lee et les trois charmantes dames rencontrées lors de sa démonstration. J’aurais pu aussi, comme je vous l’ai dit, ajouté la personne adorable qui fait l’accueil de l’exposition, mais je ne l’ai pas comptée. De retour du Musée, il faut penser aux nourritures plus terrestres… Or il est un restaurant où j’ai souvent eu envie d’entrer sans jamais oser le faire.

C’est sans conteste l’un des plus petits, pour ne pas dire minuscules, de la capitale. Imaginez une devanture composée d’une porte et d’une fenêtre… Une pièce où l’on a peine à circuler entre 7 ou 8 tables… et, au bout, une toute petite cuisine. Au mur, des posters du Vietnam et des images pieuses. Tout est simple, vivant, « vrai ». A mon arrivée, une table est occupée par deux messieurs. Sur une autre mange celle que l’on imagine être la cuisinière, à en juger par sa charlotte (sur la tête, pas dans l’assiette). Un petit bout de femme, tout sourire, nous accueille, nous souhaite la bienvenue, demande où nous souhaitons nous installer, puis apporte une carte. Je choisis. Elle me suggère de changer de choix, me propose, à la place des nems, une autre entrée. J’accepte. Et je n’ai pas regretté ! C’était tout simplement divin!

Mais avant cela, la cuisinière avait fini son Pho. Et j’ai assisté à une scène que je n’aurais jamais imaginée. Le « client » de la table d’en face s’était levé, était allé choisir une bouteille de vin parmi la dizaine située sur une étagère au fond du restaurant, l’avait débouchée, et en avait proposé à la dame, qui a accepté. Mais le vin n’était pas destiné au verre : il l’a versé dans la soupe. J’ai ainsi retrouvé, dans ce petit restaurant vietnamien, ce que mon grand-père d’adoption faisait quand j’étais petite : chabrot.

« Chaque matin, il faisait chabrot, vidait une chopine de rouge sur le bouillon, dans son écuelle. Rien de tel pour reprendre vigueur (Pourrat, Gaspard des Montagnes,La Tour du Levant, 1931, p. 172) »

Bon, il avait bien un béret (il était « cadet de Gascogne », comme il disait avec accent), il versait bien le vin dans son fond de soupe ou de potage, mais il ne buvait pas à l’assiette, il se servait d’une cuillère. Et ce sont sans doute les premières gouttes d’alcool que j’ai bues, car, quand j’ai commencé à grandir, il m’a laissé faire comme lui…

Petit intermède culturel, si vous permettez. Pourquoi « chabrot »? Je voyais un lien linguistique avec « chèvre », et j’avais raison. C’est bien la racine « capra » que l’on retrouve. « Capra », c’est la chèvre. « Capreolus », le chevreuil. L’idée est qu’on lape la soupe agrémentée de vin comme les capridés lapent l’eau…

« Étymol. et Hist. 1876 chabrol (A. Daudet, Jack, t. 2, p. 50); 1876 chabrot (Gaz. des trib. ds Littré Suppl.). Terme prob. originaire du Périgord (fa chabroù « boire du vin dans du bouillon » d’apr. FEW t. 2, p. 304b) d’où il a passé en Limousin : fa chabroù, fa chabrol (Mistral, s.v. cabroù) et dans d’autres dial. occitans comme le gascon où il est relevé par Lespy sous les formes chabrò, chabròl, chabrot; chabroù (chabrol) proprement « chevreuil » (Mistral, loc. cit.) est issu du lat. capreolus, la forme chabrot s’expliquant par substitution du suff. -ottu, v. -ot. Le syntagme fa chabroù a tiré sa signification partic. de béue à chabro littéralement « boire comme une chèvre », c’est-à-dire « boire dans son assiette ». (CNTRL)

Donc, pour en revenir à nos moutons (pardon, nos capridés, pas ovidés), le client se sert, travaille, et sert la cuisinière qui « fait chabrot ». Inattendu, non?

La conversation s’est donc tout naturellement engagée avec les deux hôtes voisins. Celui qui s’était servi est un vieux client de la maison, et m’a racontée qu’elle était tenue avant par une vieille Vietnamienne, qui vivait dans une chambre au-dessus. Une immigrée qui avait choisi de rester en France, un « personnage », cette Maï, d’après lui. Elle est décédée il y a trois ans, et c’est lui, en tant qu’agent immobilier (son agence est toute proche, rue Santon, qui a effectué la vente à la nouvelle propriétaire, la jeune femme qui m’a accueillie. Et qui est venue s’asseoir et discuter avec nous. Arrivée en France pour faire ses études, elle a choisi d’y rester, elle aussi. Elle a passé un doctorat, a été « qualifiée » pour devenir « maître de conférences » (être titularisée pour enseigner en université), mais est « barrée » pour obtenir un poste, selon ses dires. Apparemment, son objet, l’enseignement catholique au Vietnam, suscite des réticences. J’ai trouvé trace de cette thèse sur le net. La soutenance a eu lieu à l’Université Paris Diderot le 25 mai 2016.

« 10:25 – 11:15 Le Thi Hoa (SPHERE)
L’histoire du système éducatif catholique au Vietnam de 1930 à 1990.« 

« Cette thèse vise à saisir l’histoire de l’éducation catholique au Viêt Nam aux XIXe et XXe siècles, en particulier la formation des prêtres et des catéchistes depuis l’époque des vicaires apostoliques occidentaux jusqu’en 1975 au Sud. Il est indéniable que l’enseignement profane catholique s’est appuyé sur la politique éducative de la colonisation française au début du XXe siècle et s’est développé sous les première et seconde Républiques du Sud Viêt Nam. La thèse situe en effet l’évolution de l’enseignement – public et privé – à travers les mutations de la société vietnamienne : persécution contre les chrétiens, colonisation française, guerre d’Indochine à partir de 1946, accords de Genève et exode de catholiques vers le Sud en 1954, proclamation de Diêm comme président de la République du Sud en 1955, érection de la hiérarchie ecclésiastique en 1960 qui change le rôle des missions. L’enjeu de notre travail n’est pas de contribuer à l’écriture d’une « contre-histoire » du catholicisme vietnamien et de sa place dans l’éducation mais de proposer une plus juste relecture de la place des catholiques dans l’histoire moderne et contemporaine du Viêt Nam. »

Vous pouvez voir ses articles sur le net. Elle publie sous le nom de Marie Le Thi Hoa. Ici, sur le rôle des papes dans la paix au Vietnam. , sur les réfugiés catholiques au Vietnam et en France.

Donc, en attendant, elle tient ce restaurant toute la semaine, sans aucun jour de fermeture; le lendemain, elle attendait 12 personnes pour un anniversaire. En y retournant la semaine suivante, j’ai appris qu’en réalité il y avait eu deux anniversaires ce jour-là, et elle était tout heureuse de me raconter cela.

Un couple entre, est accueilli, s’installe à une table toute proche. J’ai oublié de signaler que le Monsieur, après avoir servi la cuisinière, avait rempli nos verres aussi. Comme j’avais acheté une bouteille (choisie par moi, prix unique 14 euros!), j’ai proposé à ces voisin-e-s un verre, et la conversation s’est engagée. Elle, en reconversion professionnelle, est apicultrice dans le Val d’Oise et fait des études à l‘Ecole des Plantes. J’ignorais totalement l’existence de cet établissement! Nous avons donc parlé « abeilles » et surtout échangé autour de la difficulté à être reconnu comme « herboriste », dans un pays au lourd passé, concernant l’usage des plantes.

« En Europe, à partir du Moyen Âge, trois corporations se différencient et sont souvent en lutte : les herbiers (dénomination médiévale) qui deviendront les herboristes, qui récoltent et vendent des plantes indigènes séchées (médecine la moins chère et disponibles pour tous à l’époque) ; les apothicaires (qui deviennent pharmaciens au XIXe siècle, avec une école nationale et une centralisation de l’organisation du métier ; ce sont alors les pharmaciens qui forment les herboristes qui sont tolérés, mais souvent critiqués par les pharmaciens) qui fabriquent et vendent des remèdes plus complexes et préparés à base de plantes, de minéraux et de substances animales ; et les médecins qui soignent souvent des personnes et des animaux et ont obtenu des monopoles sur le suif des chandelles, ou les poids et mesures. La médecine des simples est en partie inspirée de la « médecine des signatures » qui lie la santé aux équilibres de l’univers et sous-tend une prédétermination divine. »

Sans oublier le sort réservé aux femmes expertes en ce domaine, qui finissaient souvent en cendres, car considérées comme « sorcières »!

Mais la jeune femme n’avait rien d’une sorcière, rassurez-vous. Elle et son époux avaient pour une fois confié leurs deux bambins aux grands-parents pour profiter de Paris, où lui travaille en ce moment en tant que spécialiste d’échafaudages, sur le chantier de Notre Dame. Donc tout près de ce restaurant, situé au 65 rue Galande. Lui n’a jamais aimé les études, et son père, pour lui donner une leçon, l’avait fait embaucher dans une entreprise d’échafaudages. Pas de chance pour le papa: le garçon s’est pris au jeu, a aimé ce métier, et est maintenant responsable dans l’entreprise à qui a été confié ce chantier immense!

Un moment donc de convivialité, d’échanges, de voyages dans les espaces et dans les vies. De quoi oublier guerre, luttes et morosité ambiante… Pour une vraie chaleur humaine, une vraie « fraternité ». Ce mini-resto mérite bien son nom! Ce n’est pas le cas d’Eataly, qui pourtant l’expose en grand, et où cela fait deux fois que je renonce à dîner tant l’ambiance y est désagréable et l’accueil peu sympathique.

Sur les traces du passé

Jeune maman, j’ai habité dans le XVIIème arrondissement de Paris. Le plus proche parc était loin, mais cela ne me faisait pas peur. J’emmenais donc, quand mes études le permettaient, mon « bébé en poussette » au Parc Monceaux. Depuis, je suis souvent passée devant ce parc, mais n’y était jamais retournée. Aussi la visite au Musée Cernuschi fut-elle l’occasion de le revoir. A vrai dire, je ne me le remémorais pas du tout tel qu’il est : je le voyais plus vaste, plus « sauvage », moins cerné d’immeubles. Mais il offre cependant quelques sources de belles surprises, et surtout d’étonnement.

Ainsi, par exemple, j’ignorais cet épisode de l’histoire de l’aéronautique.

C’est bien un parachute que vous voyez sur la plaque. Pourquoi? Tout simplement parce que c’est ici qu’atterrit le 22 octobre 1797 le premier parachute. Je me suis demandé (et vous aussi, peut-être?) comment on pouvait faire du parachute alors qu’il n’y avait pas d’avion… et pourquoi? Réponse 1 : en sautant d’une montgolfière. Réponse 2 : pour permettre aux habitant-e-s d’un immeuble en feu de sauter en sécurité. Il paraît que, ce jour-là, il y avait foule au Parc Monceau, pour voir s’écraser le téméraire. Mais Jacques André Garnerin s’en sortit indemne, ou presque : une entorse.

« Il monte à 700 mètres d’altitude à bord d’une montgolfière puis fait exploser le ballon. La corbeille à l’intérieur de laquelle il se tient descend alors, simplement accrochée à une voilure.L’aérostatier arrive au sol sain et presque sauf, avec une entorse à la cheville. »

Mais la suite de l’histoire est étonnante…

« En 1799, c’est au tour de sa femme de tenter et réussir l’exploit ! Le 11 octobre 1802, elle dépose le brevet du parachute au nom de son mari, après que celui-ci a amélioré la stabilité de son engin. » (source)

Puisque j’en suis à vous parler d’histoire, un peu de toponymie? Je me suis demandé qui était « Monceau » ou ce qu’était « Monceau ». Or ce nom serait en réalité une déformation de « Mousseaux », nom du village sur lequel il a été créé (source). Mais comme il est situé face à la ville de Batignolles-Monceaux, il en aurait pris le nom. Attention cependant, je ne connais pas le sérieux de la source. Mais allez lire ce passage, à défaut de l’ouvrage, il en vaut la peine. Merci, Gallica!

La nature est très en avance encore cette année, et les fleurs sont déjà bien épanouies en cette mi-février. Malheureusement, le soleil n’est pas là pour sublimer les couleurs…

J’ai tenté de photographier une curiosité : un tronc tordu comme un linge qu’on essore. Pas très réussi, mais je vous le montre quand même.

Guère mieux réussie, mais j’aime cet arbre, un saule pleureur fait figure de statue.

Je ne dirais pas que ce parc est magnifique. Mais il est étonnant à plus d’un point de vue. D’abord parce qu’il est littéralement prisonnier, encerclé par des immeubles. Pas un point de vue sans l’un d’eux. Certes, leur architecture est parfois belle…

L’un d’entre eux m’a interpellée. Je pensais à un édifice ultra-moderne. mais en y regardant de plus près, ce sont des travaux qui sont en cours, bien dissimulés derrière des panneaux d’une blancheur éclatante.

A l’intérieur, un seul bâtiment, une rotonde.

Elle faisait partie du Mur des Fermiers Généraux, datant d’un peu avant la Révolution. C’est l’une des 7 enceintes successives de Paris, aujourd’hui élargi en particulier par les « Bois » (surface plus claire ci-dessous).

Long de 24 kilomètres, ce mur fut détruit en 1860. Sans regret pour les Parisien-ne-s, à qui il évoquait surtout l’impôt fort décrié, sur les marchandises entrant dans la ville : « Le mur murant Paris rend Paris murmurant. »

Une autre construction étonne dans ce parc (je vous passe la pyramide et autres ornements…), mais, cette fois, l’effet est assez réussi. Oubliez l’horrible immeuble derrière, et concentrez-vous sur le bas de la photo.

La colonnade fait un peu « déplacée ». Normal : elle le fut. Elle provient de la Basilique Saint Denis, où Catherine de Médicis avait imaginé la Rotonde des Valois pour honorer son époux.

Le bassin qu’elle borde porte un nom surprenant : la Naumachie. Traduction pour les non-héllénistes : bataille navale (pas le jeu, la guerre). Pourquoi? Mystère…

Puisqu’on en est aux « mystères », en voici un autre : que fait ici cette étrange composition? une fermette en bois, et des animaux faits de bric et de broc. Et une échelle bizarre, comme vous allez le constater.

Mais ce qui m’a le plus choquée, c’est la représentation de la Femme dans la statuaire du Parc. Littéralement toujours aux pieds de l’Homme. Alanguie, admirative ou séduite, mais toujours à Ses pieds. Je vous laisse en juger par vous-même (la photo 2 n’est pas de moi) : dans l’ordre, Edouard Pailleron, Guy de Maupassant, et, le comble, Chopin. Et Gounod a même droit à trois femmes (vous me direz : les Muses?) !

Une journée de rencontres. Episode 3 : le Musée Cernuschi

Je vous ai déjà narré l’exposition et la démonstration vues dans ce musée. Je ne vous en dirai pas beaucoup plus, mais ne voulais pas le « quitter » sans avoir parlé du peu de collections permanentes que j’y ai vue, et qui m’ont donné envie de le découvrir davantage lorsque les travaux seront finis. En effet, ne sont ouvertes actuellement que les salles consacrées à l’Antiquité. Heureusement, les couloirs et escaliers offrent des espaces où l’on peut admirer de belles pièces. Mais faisons d’abord connaissance avec l’Hôte de ces lieux. Il y a deux ans, l’on pouvait fêter le deux centième anniversaire de la naissance, à Milan, d’Enrico Cernuschi.

S’étant souvent révolté contre les politiques de l’époque, il en vint à voyager de par le monde, et réunit une collection énorme d’objets, notamment du Japon et de Chine. Pour les abriter, il se fit construire la vaste demeure qui est devenue Musée, par suite du don qu’il en fit à la Ville de Paris, à la seule condition que ce Musée portât son nom francisé lorsqu’il fut naturalisé Français après la guerre de 70.

Les récits de l’époque montrent que sa demeure était déjà une sorte de musée, dans lequel étaient donnés les bals costumés qu’adorait le banquier.

Joli brûle-parfum, n’est-ce pas? Mais pas aisé à placer chez soi!

La verrière centrale est de toute beauté, véritable puits de lumière. J’ai tenté de la photographier…

La vitrine au fond comporte une collection de théières et de pots à eau chaude.


Comme je le disais, beaucoup de pièces sont fermées. Mais on peut avoir une idée de la mise en scène dès la première (section Antiquité).

Superbes poteries, donc. Et j’ai aussi admiré de nombreux objets datant d’un millier d’années avant JC. Parmi ceux-ci, je vous laisse deviner ce qu’est celui-ci. Je vous donnerai la réponse dans un prochain article, sauf si l’un-e d’entre vous la donne par commentaire, ce qui serait pour moi une très agréable surprise…

Une belle surprise, j’en eus une : ce fut une des rencontres que je vous avais annoncées en début de semaine. Dans la queue morose qui attendait pour entrer voir la démonstration de calligraphie, il y avait trois femmes dont l’attitude tranchait. Elles bavardaient gaiement, prenant visiblement cette longue attente de manière positive. Durant la démonstration, l’une d’entre elles engagea la conversation, durant les pauses. Ses réparties étaient justes, drôles, et elle irradiait la Vie. Nous nous dîmes « au revoir » à la fin. Mais, une fois sortie, je les retrouvai devant le Musée, et nous engageâmes la conversation. Elles se demandaient notamment où trouver le papier hanji, et je leur parlai de mes magasins de fourniture beaux-arts, Sennelier et… impossible alors de retrouver le nom du second (Adam, pourtant, j’aurais pu m’en souvenir!). Je leur promis de le leur envoyer (ce que je fis, après avoir vérifié qu’il en avait bien, notamment au magasin de Montmartre). C’est ainsi que furent échangées nos coordonnées et que s’initia une relation dont j’espère qu’elle va durer. En particulier parce que deux d’entre elles font du théâtre amateur, et que j’aimerais les voir jouer. Depuis, j’ai appris qu’elles partaient faire un trek au Maroc, pays où j’ai longtemps vécu, et j’ai hâte d’avoir leur récit… Une très belle rencontre de personnes aussi assoiffées de découverte et de partage que moi!

La rencontre du Geste et de l’Esprit (2)

Je vous ai déjà présenté Young-sé Lee, et ne vais donc pas recommencer. Par contre, je ne vous ai pas encore parlé de la « démonstration » qu’il fit de son art, en ce samedi 18 février 2023. Vous avez pu lire hier quelques explications concernant la calligraphie, à partir d’une vidéo sur un autre peintre célèbre. Tout cela, j’ai eu le bonheur de le vivre « en vrai », « en direct », « en live », comme disent les franglophones…

La « palette » (objet qui brille par son absence, soit dit en passant…) est beaucoup plus réduite que celle de son prédécesseur. Les trois couleurs primaires. Du bleu, du jaune, et du cinabre. Couleur que je ne connaissais pas. Et dont j’ai appris depuis qu’il est utilisé depuis l’Antiquité, que jadis en Chine seuls les empereurs pouvaient l’utiliser, et qu’il provient d’un minéral en lien avec le souffre.

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Et surtout du noir. De la « suie » issue du charbon de bois.

«  Le bâton d’encre est, avec le pinceau, le papier de riz et la pierre à encre, un des quatre trésors du lettré, instruments de la calligraphie et de la peinture de lettré chinoise, coréenne et japonaise.

Le liant originel de l’encre de Chine proprement dite, en bâton, est une colle de protéine, colle de peau ou colle de poisson

La préparation de l’encre, qui précède l’exécution d’une calligraphie ou d’une peinture de ce style, consiste à moudre le bâton d’encre sur la pierre à encre, avec de l’eau. La proportion d’encre et d’eau détermine l’intensité de l’encre, et permet d’aménager des contrastes ; notamment dans la peinture de paysages3«  (source)

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Ce que vous voyez au premier plan, c’est le rouleau de papier coréen, fait d’écorce de mûrier. S’il vous intéresse de voir comment est fabriqué ce type de papier, vous pourrez le découvrir ici, ou, en vidéo, là, très pédagogique...

Un seul pinceau pour l’ensemble des oeuvres qui seront créées devant nous. Le peintre m’expliquera à la fin que c’est pour lui très important, comme une gageure, un signe d’expertise en quelque sorte, en tout cas une fierté, et qu’il y tient. Mais que d’autres ont tout un panel de pinceaux de tailles divers et surtout aux configurations de poil différentes. Il ajoute que la qualité du pinceau est extrêmement importante, et qu’il n’est pas toujours aisé de trouver l’objet idoine. Il faut absolument que ce soit du poil de chèvre pur.

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La phase de préparation est donc assez longue; de même que la phase de concentration avant le premier geste. Cela sert, comme je le disais, l’aspect spirituel de la création artistique.

Et voici l’oeuvre achevée, présentée par l’assistante du peintre.

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Elle va rejoindre, malheureusement sur le sol (je vous ai parlé de l’incroyable inorganisation de la séance!), les autres productions récentes.

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Chacune a permis de voir des facettes différentes de cet art… La première (ananas et pommes), notamment, comment on obtient des nuances de couleurs très fines et comment le blanc façonne les formes. La seconde, comment on travaille les courbes et comment l’on dessine finement à l’aide de « points » en pressant plus ou moins le pinceau. J’ai été particulièrement séduite, dans la suivante, par la manière dont les spécificités des bambous étaient rendues, juste par la manière de presser ou non le pinceau, plus ou moins encré, dans un trait sans interruption aucune. Admirez…

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J’étais cependant un peu frustrée car, si vous vous souvenez bien, j’attendais ce que bêtement je considérais comme de la calligraphie (sans doute en lien avec mon expérience d’immersion en pays de culture arabe) : de l’écriture. Aussi fus-je ravie de voir cette attente comblée dans la deuxième phase… Les mêmes mots, en quatre styles différents.

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Vous avez remarqué que, cette fois, le pinceau est tenu bien droit, la main placée assez haut…

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Si, si, je vous assure, ce sont bien les mêmes mots… Hélas, je ne me souviens plus exactement lesquels, mais ils ont un rapport avec « lumière » et « printemps ». Et en voici deux autres interprétations (calli)graphiques.

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Comme je vous le disais, j’ai eu l’honneur de discuter avec l’artiste à la fin, et il m’a fait une démonstration « personnelle ».

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