Une salle aux murs blancs, tout en arrondis… Une suite de petits cadres avec des photographies en noir et blanc… Les badauds se suivent en longue procession pour les regarder, s’arrêtant peu devant chaque oeuvre. Et pourtant!
Pourtant, elles sont originales, d’une sobriété raffinée, d’une élégance rare, et si « parlantes », que leur sujet soit un Etre ou un Paysage ! Inutile de vous dire – car vous l’avez déjà compris – que j’ai été totalement séduite par cette exposition à la Bourse de Commerce de Paris, découverte de ce beau dernier dimanche de janvier…
La collection complète comporte 101 photographies dédiées à Robert Franck. D’aucuns font l’hypothèse que ce nombre désignerait un couple 1 et 1 séparé par le néant, le 0… Le couple serait le photographe et son épouse (et souvent modèle) décédée jeune. Le 0 représenterait donc la mort.
Mais les sujets, humains ou non, appartiennent bien à la Vie, sous maints aspects.
Je ne vous présenterai pas beaucoup de ces oeuvres (pourquoi faire des photos de photos?)… Juste quelques éléments représentatifs de ce qui m’a plu…
D’abord, des instantanés de paysages urbains et d’activités des citadin-e-s. Comme ces étangs de pêche parmi les immeubles…
Ensuite, les « Merveilleux Nuages » chers à Françoise Sagan, tels des tableaux abstraits à la mouvance poétique.
Enfin, toute une série dédiée aux nus féminins, dans des poses très langoureuses.
J’ai fait le choix de ne pas vous présenter un autre aspect de cet art, dédié au shibari et autres techniques nippones pour embellir le corps des femmes. Vous en trouverez sur le net autant que vous le souhaiterez… Bonne quête!
Les articles vantant l’exposition « immersive » au Bon Marché m’a poussée, en ce samedi après-midi, à me rendre dans ce magasin que je n’ai visité que dans mon jeune temps, afin de mieux comprendre le roman de Zola qui narre sa naissance.
Je ne vous parlerai pas du magasin lui-même aujourd’hui… Promis, je mettrai en ligne la série de photos que j’y ai faites, subjuguée par la décoration et l’agencement des lieux. Non, c’est de SU que je vais traiter.
SU, en turc, signifie EAU. Oui, j’ai vérifié, et vous pourrez l’entendre prononcer sur ce site.
C’est en effet un artiste turc, Mehmet Ali Uysal, qui a créé les installations visibles dans le magasin et dans ses vitrines rue de Sèvres.
Immersif… je m’attendais à me sentir environnée par l’eau, plongée dans un univers marin, submergée d’émotions aquatiques…
Hélas!
Hélas, il n’en fut rien.
Une bonne surprise au début, cependant. Il faut dire que j’étais toute prête, sinon à nager, du moins à embarquer…
Une immense coque d’un blanc éclatant (c’est le Mois!) attend les passagers/ères à l’étage… Une fois entré-e-s à l’intérieur, vous avez droit à une vision marine…
… et mouvante, comme vous pouvez le constater sur ces deux photos. Vues qui ont provoqué un débat avec un physicien. Ma position? « Invraisemblable. On voit la mer de plus haut quand on est dans une cabine de bateau ». Contre-argument, basé sur la poussée d’Archimède « Pas toujours. Si le bateau est très chargé et que des cabines sont situées assez bas, on pourrait même être sous l’eau ». Bon, d’accord, je ne connais rien aux sciences. Mais par bon sens, jamais je ne louerais une cabine sise sous le niveau de la mer!
Ce n’est pas le vent qui est en poupe, mais des icebergs inversés, qui surplombent les étages inférieurs du magasin.
« Oeuvres colossales, ces cathédrales de glace suspendues culminent de la verrière, représentant le niveau de la mer, jusqu’au dessus des têtes des visiteurs. Le cœur du magasin se trouve ainsi plongé dans les profondeurs de l’océan confrontant le visiteur à la puissance de la nature. Les icebergs capturent d’importantes quantité de CO2 via l’écosystème qui les entoure et se nourrit de ces montagnes d’eau. »
Tel est le commentaire sur le site de la marque… Pour ma part, je n’ai vraiment pas été convaincue… Certes, cela produit un joli sujet pour les photos, mais vous risquez d’être déçu-e-s en allant voir sur place, car j’ai considérablement « zoomé ».
J’attends toujours l’immersion… En vain… des soldes, des rayons, d’autres oeuvres que je vous montrerai plus tard, mais pas d’eau, pas de mer ni de rivière, même pas de bleu dans les décors. Déception!
Un panneau annonce que l’exposition se poursuit dans les vitrines extérieures… j’y cours… pour voir une succession de fonds bleus à peine mouvants… Le bleu lui-même étant d’une fadeur certaine.
Un système électrique, situé en haut, fait effectivement légèrement bouger « l’eau », de manière différente dans chaque vitrine. Revenons aux commentaires :
« Mehmet Ali Uysal a souhaité métaphoriquement inonder le grand magasin ainsi que les vitrines en les immergeant entièrement sous l’eau. Cette installation fait écho à l’imminence de la fonte des glaces. Elle préfigure les risques dus à la montée des eaux, liés au réchauffement de la planète. »
Cette fois, je ne crains pas de dire que cela ressemble fort à de la publicité mensongère… Aucune inondation, aucune immersion, on reste « en-dehors », et j’allais dire « de glace » devant ces « oeuvres ». Vous ne serez peut-être pas de mon avis si vous allez voir cette exposition qui se poursuit jusqu’au 20 février. Si c’est le cas, écrivez un commentaire pour donner votre point de vue?
J’ai assisté la semaine dernière à deux spectacles de danse, au Palais de Chaillot. L’un d’entre eux, vous en avez déjà entendu parler sur ce blog, était un hymne à la vie, à l’amour, au(x) plaisir(s). Des corps nus, des scènes érotiques, des tableaux d’une beauté vivante et pure, des fleurs, de l’eau… Bref, un bouquet de joies et d’émotions partagées. La salle a vibré d’un bout à l’autre du spectacle.
Je n’ai pas voulu vous en dire davantage dans le précédent article, car vous pouviez encore aller le voir, et il me semblait important de ne pas trop dévoiler ce qui est, de bout en bout, surprises heureuses. Comme il n’est plus à l’affiche actuellement, je puis être plus loquace.
Au départ, sur la scène, des silhouettes revêtues de survêtements à capuche. Elles s’en dépouillent progressivement, et les spectateurs/trices découvrent des corps presque nus. Seul un slip ou un string les habille. Seul? Pas vraiment. Car les corps sont magnifiés par des cordes. Depuis, j’ai recherché sur le net si on pouvait comprendre la technique. Et j’ai trouvé. Il s’agit d’une série de noeuds utilisés pour le shibari, dénommée « Kikkou » (pour en savoir plus, voir ici). Les couleurs de cordes étaient variés, et j’ai particulièrement admiré l’esthétique d’un beau « dessin » de corde rouge sur l’ébène d’un des danseurs. Tout le début est assez lent, la montée en charge émotionnelle progressive. Des êtres qui vivent des scènes d’orgie, dont certaines dignes d’un certain Sade, mais sans la violence, qui s’ébattent et se débattent dans les plaisirs physiques… La musique elle-même est suggestives. Et de très beaux « tableaux », de corps enchevêtrés, immobiles ou frissonnants.
A droite de la scène, un portant orné de cordes de diverses couleurs. Et deux personnes, un homme et une femme, vêtus de noir, assis à côté. Un-e à un-e, les artistes se détachent du groupe dansant et s’approchent du portant. L’homme se lève, choisit une corde, et, en direct, sous nos yeux, leur attache les bras et mains dans le dos. Et le danseur, ou la danseuse, repart parmi les autres…. comme si de rien n’était. A ce moment, la chorégraphie devient plus précise, s’interprète souvent en binômes mouvants.
Nos désirs font désordres, Cie SINE QUA NON ART (c) Xavier Léoty (source)
Par la suite, tout le monde quitte la scène et revient, tirant derrière soi (bras et mains toujours attachés) un grand vase rempli de branchages, de feuillages et de fleurs. Cette fois, les deux personnes en noir vont auprès de chacun-e. L’homme orne cette fois la jambe d’une nouvelle architecture de noeuds, tandis que la femme crée de splendides compositions florales en piquant sur le réseau de corde placé sur la tête des danseurs/euses tantôt une branche, tantôt une gigantesque feuille, tantôt des fleurs… Et chacun-e se remet à évoluer en une danse très lente, cette fois. L’ensemble se fige de temps à autres en un tableau éclatant de couleurs. Composition picturales de compositions corporelles et florales. Superbes.
La lumière se rallume dans la salle. La fin? Non, pas du tout. Les artistes ont leurs bras libérés mais les visages masqués et montent les escaliers, distribuant des pièces de la composition florale. Puis redescendent sur scène.
La musique devient plus vive, et retentit plus fort. Tout le monde se libère des noeuds. Une partie se dénude complètement, l’autre joue avec string ou slip. On s’arrose, l’eau envahit la scène. Et suscite des glissades dans tous les sens, parmi les restes de bouquets… Une joyeuse libération totale, qui fait vibrer la salle, jusqu’à la scène finale…
Les spectateurs/trices enthousiastes se lèvent, crient, sifflent, applaudissent. Un délire complet. Qui dure, dure… une « standing ovation » sans fin… et tout le monde repart avec le sourire…
Pour en connaître davantage et voir des extraits d’une autre représentation de Nos désirs font désordres, voyez ceci.
Tout autre est le second spectacle…
Il commence par un ballet de grandes marionnettes qui glissent magistralement sur la scène. Elles portent des robes longues très larges, amples mais raides, qui accroissent la sensation de « raideur mobile », si j’ose dire. Elles finissent pas disparaître, et arrivent des jeunes femmes vêtues de curieuses robes noires sur des chemisiers blancs. Curieuses, car des sortes de bretelles reliées par une large bande de tissu noir occultent les poitrines. Elles sont reliées par des cordes à une grande croix posée sur le sol. Des pleureuses du Christ? Je ne m’aventurerai pas à l’interprétation des divers actes du ballet, tant tout m’a semblé obscur – à tous les sens du terme.
Puis elles tirent la croix, laissant la scène vide. Elle se remplit progressivement de vastes coffres sur roulettes, qui font évidemment penser à des cercueils. Ce qui semble se confirmer lorsque deux danseuses coiffées de têtes géantes représentant des vieilles sont glissées dans l’un des coffres.
La musique fait penser aux airs méditerranéens d’autrefois, et les corps souvent battent le rythme. Quelques beaux tableaux dont on n’a pas le temps de saisir tout l’attrait esthétique… et une danse évoquant parfois la pantomime.
Puis les danseuses s’effacent et reviennent en robe blanche mi-longue, formant corolles lorsqu’elles tournent sur elles-mêmes. Rires, cris, elles s’ébattent sur scène. J’ai du mal à vous raconter ce que j’ai vu, tant il m’a été difficile de suivre et, encore plus de comprendre. Un bébé? des fleurs blanches… des rondes… l’apparition de « belles Dames », d’un géant sans tête… Tout cela doit avoir du sens, mais trop surréaliste pour moi. Et pour les autres? Les spectateurs/trices restaient tranquilles, rien ne bougeait (sauf mon voisin qui regarda sa montre). Mais on ne ressentait aucune vibration.
Très technique, beaucoup de recherche, assez esthétisant parfois. Pour ce qui me concerne, il m’a manqué l’émotion. Même les tambours à la fin ne m’ont pas fait vibrer, c’est dire!
Pourtant, la présentation était alléchante.
« Marcos Morau embrasse ici l’histoire de l’art, de Pablo Picasso à Luis Buñuel, ose l’hommage distancié aux Ballets russes, emporte sa troupe de danseurs dans des contrées nouvelles. Vague de corps virtuose, ensembles chorégraphiés au cordeau, travail sur le rythme : tout est empreint d’une folle énergie. Le chorégraphe revisite les processions de son Espagne natale comme le sacré des corps. De son inventivité, doublée d’un goût pour les tableaux vivants, résulte une transe à la beauté léchée, peut-être la plus belle de son répertoire. Un spectacle magistral. « Soma » en grec signifie « corps », « sonum » en latin « son ». Sonoma, ballet-monde, est riche de ces racines. »
Il y a encore une semaine de représentation, j’aimerais que l’un ou l’une d’entre vous aille y assister et me donne son ressenti. Pour les autres, un extrait est visible en ligne ici. J’aurais dû le regarder avant, ce que je me refuse toujours à faire!
Rien de commun entre l’hommage vibrant et la « communion » entre le public et les artistes vécus lors du premier spectacle, et les applaudissements mesurés d’une grande partie du public lors du second. Mais certain-e-s semblent avoir apprécié, à en juger par des applaudissements plus forts. Peut-être des érudit-e-s, qui ont reconnu les évocations des autres arts à travers cette chorégraphie si particulière? Sans doute ne le suis-je pas assez…
Fleurs déposées à l’issue du spectacle « Nos désirs font désordre »
Un public debout, qui applaudit encore et encore… des danseurs qui reviennent, ensemble, séparément, en faisant parfois le pitre, en glissant sur la scène… J’ai vu beaucoup de spectacles de danse, mais encore jamais un comme celui-ci!
Je ne vous en dévoilerai pas grand chose, car ce serait enlever à votre plaisir, si vous allez le voir. Ce que je vous conseille plus que vivement.
Un grand bol d’air.
La Vie.
L’Amour, l’amitié, la chaleur.
Une virtuosité exceptionnelle de cette troupe animée par un même élan, qui transforme l’espace-scène en… non, je ne vous le dirai pas, allez voir!
Tout y est : beauté, sensualité, érotisme, poésie. Sans oublier la Nature.
Ah ! J’allais oublier de vous dire de quoi je parlais. « Nos désirs font désordre »… au Théâtre National de Chaillot. Mais attention, il ne reste que deux soirées, vendredi 21 et samedi 22 janvier…
Promis, c’est le dernier épisode de cette présentation du Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt ! Nous allons donc ensemble descendre du 4ème étage au rez-de-chaussée, rapidement et en ne jetant qu’un coup d’oeil sur les collections… Enfin, je vais essayer!
Peintures des années 30
Loin de moi l’idée de tout vous expliquer ici : il faut que vous puissiez, vous aussi, découvrir ce Musée. Je vais donc me contenter d’une sélection des oeuvres qui m’ont intéressée.
On bascule progressivement hors de l’Europe, avec des peintres voyageurs…
Comme je vous le disais dans le début de cette série d’articles consacrés au Musée, je viens de rater l’exposition Bouchaud. Mais deux oeuvres du peintre sont exposées dans les collections permanentes.
Toute la suite du 3ème étage est consacrée à l’Afrique et l’orientalisme.
Voyage en terres lointaines… Sans commentaires…
J’ai préféré vous livrer cette série sans commentaires, pour laisser l’émotion intacte.
On découvre, dans une petite salle un peu à l’écart, un artiste explorateur, Alexandre Iacovleff.
Impossible de trouver en ligne un documentaire sur cet artiste étonnant, proche de la photo. Mais comme il a fait l’objet d’une exposition ailleurs, un reportage vous le présente assez rapidement, ainsi que les croisières Citroën auxquelles il a participé. Quelques planches sont présentées dans une petite salle, donnant une idée de son travail de « reporter ».
Oeuvres liées à la religion
Comme vous l’avez compris, je n’ai pas saisi la « narration » ou « logique » muséographique de ces lieux. La suite de la collection est en lien avec la religion. J’ai beaucoup moins aimé, mais vous en livre quelques exemples.
Vierge du Village Français, Carlo Sarrabezolles (1925)
Cette statuette m’a appris qu’il existait, dans l’Exposition internationale des Arts décoratifs de Paris en 1925, une Chapelle du groupe des catholiques des Beaux-Arts. C’est là qu’était exposée cette Vierge à l’enfant.
Des maquettes de décoration d’églises et de chapelles sont présentées dans cet espace du 2ème étage.
Résurrection, Marthe Flandrin (1943). Maquette pour la voûte de l’abside de l’église du Sacré Coeur de Colombes
Résurrection du Christ, Marthe Flandrin (1953). Maquette pour l’église Saint-Martin de Givry-sur-Aisne
Et pour finir rapidement…quoique…
J’ai dû écourter ma visite, plus longue que je ne l’avais prévue. Et je vais faire de même dans ce blog, pour vous éviter l’ennui, et faire en sorte qu’il vous reste encore beaucoup à découvrir. Donc, juste un regard sur quelques oeuvres exposées au 2ème étage, puis on redescend au rez-de-chaussée, où une partie de l’entrée est consacrée à des sculptures… plutôt monumentales!
Un petit arrêt, malgré tout, devant ce tableau de Jaro Hilbert, peint à Ljubijana en 1929.
Cet artiste français (peintre, sculpteur et dessinateur) est né en Slovénie de parents tchèques, et a vécu presque 100 ans, de 1897 à 1995. Je me promets de le découvrir mieux ultérieurement, si j’en ai le temps…
Deux étages par ascenseur (le 1er est consacré à l’administration du Musée), et me voici revenue au rez-de-chaussée. En entrant, je n’avais absolument pas remarqué un espace pourtant vaste, sorte de « proue » du navire…
L’exposition que je souhaitais voir s’est terminée deux jours avant… Pas de chance! Mais il reste les collections… Il me faut avouer leur avoir trouvé un aspect un peu hétéroclite. Certes, elles se rapportent (plus ou moins) aux années 30, mais leur agrégat semble quelque peu artificiel. Qu’à cela ne tienne, elles n’en sont pas moins intéressantes…
Commençons par les premières salles, situées au quatrième étage (oui, on commence par le haut!). Devinez à qui elles sont dédiées ? Mais oui, bien sûr, à Landowski en personne. Normal, dans l’Espace éponyme !
Il fallait du courage, je pense, à la ville de Boulogne pour mettre en avant ce sculpteur qui a été controversé en raison de sa participation à la tournée en Allemagne durant la Seconde Guerre Mondiale. Et j’avoue ne pas apprécier le gigantisme de certaines de ses oeuvres… Mais dans cette salle figurent des statuettes d’autres sculpteurs, plus fines et sensuelles…
Jeune fille à la toilette, Joseph Bernard (1912)
Je suis un peu surprise, sur le moment, de découvrir, entre la succession d’espaces dédiés à la sculpture, une maquette du Paquebot Normandie. Que fait ici ce joyau de la construction navale française, plus spécifiquement nazairienne ? Certes, il date des années 30, puisqu’en 1935, lors de son lancement, il est le plus grand paquebot du monde « plus long que la Tour Eiffel », à la salle à manger « plus vaste que la Galerie des Glaces de Versailles », pouvant accueillir plus de 3300 personnes (si vous voulez en savoir plus, voici un documentaire à ce sujet) ?
La suite de la visite me le fait comprendre : une partie du mobilier et des décors présentés proviennent du paquebot, aux décors très Art Déco. Une exposition a été dédiée en 2020 à son prédécesseur, qu’il a surpassé, le Paquebot Ile-de-France. En est-ce la raison? Je l’ignore. Mais revenons à cette salle dédiée au mobilier, aux objets et aux maquettes…
L’esthétisme, à cette époque, n’exclut pas le confort… Et une pièce m’a fait imaginer combien le télétravail pourrait devenir agréable si nous la possédions…
Que dites-vous de cette chaise longue adaptée au travail? Il ne lui manque que les prises électriques sous les accoudoirs, non?
Envie de voir de plus près le tableau exposé à droite, comme moi ? Le voici…
La sieste, Auguste Clergeau (1930)
Beaucoup de mobilier exposé, ce qui m’a plus, car j’aime les formes épurées de cette époque…
Les recherches pour embellir les matériaux, qu’il s’agisse de bois ou de verre, me séduisent tout autant.
Coffre, Léon Jallot, 1937. Ebène de Macassar.
Décor en ivoire, Maurice Pico, sur le Meuble au char de Jacques-Emile Ruhlman (1924)
C’est ainsi que j’ai appris ce qu’est le verre églomisé : on applique au revers d’un verre une peinture à froid associée à des fonds brillants – argent ou or – et à du vernis noir. Regardez cette merveille, sur laquelle j’ai focalisé…
Zoom sur un panneau en verre églomisé, sur une armoire en ébène de Macassar, Jules Leleu, (1937)
Le métal n’est pas oublié, avec notamment des paravents aux formes épurées.
Paravent, Léon Barillet et Jacques Le Chevallier (1930)
Ce paravent a été conçu pour le bureau du directeur d’une revue, La Semaine à Paris.
« La devanture de cet immeuble, situé au n° 26 rue d’Assas dans le 6ème arrondissement de Paris, a été réalisé en 1930 par Robert Mallet-Stevens, avec le concours de Louis Barillet pour les vitraux et des frères Jan et Joël Martel pour les reliefs. » (source). Il faudra que je vous reparle de Mallet-Stevens… un univers architectural à découvrir!
Vous avez déjà pu voir des objets dans les photos qui précèdent… j’ai été impressionnée par la beauté simple et le bleu profond du décor d’un vase, et ne résiste pas à l’envie de le placer ici.
Décor du Vase au bananier et oiseau exotique, René Buthaud (1926)
Pas plus que je ne résiste à celle de partager avec vous deux tableaux aux antipodes l’un de l’autre et que la muséographie farceuse a placé face à face.
Le Pensionnat de Nemours, Bernard Boutet de Monvel (1909)
Soit dit en passant, je me suis demandé pourquoi figurait ici un tableau de 1906… Plus Années Folles qu’Années 30, non ?
Dans ce même espace sont proposées des maquettes d’architectes divers, allant de la belle demeure à l’immeuble le plus « moderne »…
On revient enfin au Paquebot Normandie avec cette belle verrière qui en décorait la salle de séjour.
Les Biches, Pierre Petit (1928)
Vous l’avez compris, j’ai regretté l’accumulation d’éléments un peu hétéroclites, que seuls rassemblent les dates de production. L’espace de ce 4ème étage est trop restreint pour autant d’objets si différents, et, qui plus est, sans fil conducteur autre que cette période. Dommage, car il y a de très belles pièces qui sont ainsi quelque peu « étouffées ». Comme cette table de bridge sur laquelle je finirai, qui a plus que séduite la joueuse que je suis…
Connaissez-vous le Musée des années 30 ? Ce n’était pas mon cas jusqu’à ces derniers jours, où je l’ai découvert. Comment? En me renseignant, à l’Office de Tourisme de Boulogne-Billancourt, sur ce que l’on pouvait voir dans cette ville. Une ville que je traverse ou longe souvent, en allant d’est en ouest ou vice-versa, mais dans laquelle on songe rarement, je pense, à faire du tourisme. Or elle possède quatre musées, pas moins. Et c’est ainsi que j’ai appris son orientation vers les années 30. Un autre jour où je disposerai de temps (et où il fera moins froid!), je pourrai ainsi faire le « Parcours des années 30 » proposé par un des dépliants, parcours architectural cette fois, à la fois Art Déco et Art Moderne. Mais, pour ce jour, direction l’Espace Landowski.
Situation de l’Espace Landowski
L’architecture de cet Espace est remarquable, au sens propre du terme. Voici ce qu’en disent ses architectes :
« Le projet structure et qualifie les espaces publics et s’intériorise autour d’une grande nef couverte, vide fédérateur des divers éléments du programme. Il exprime les deux fonctions du programme initial, politique et culturel, par une double image : l’une solennelle et minérale, l’autre quotidienne et transparente. L’écriture architecturale appuie la lisibilité du parti : la rigueur de la grande nef contraste avec les parois de béton poli ou sablé, les bandes vitrées soulignées de panneaux en béton blanc. Proportions et modénatures reprennent le vocabulaire des années 30 à l’origine de l’identité de ce secteur de Boulogne.«
Il a visiblement été construit pour les fonctions qu’il remplit, d’ordre culturel. En effet, il accueille une médiathèque, un cinéma d’art et essai et un Musée. Proche de l’Hôtel de Ville, il apparaît comme un navire accueillant, la proue arrondie, et surtout ouvert, avec de vastes baies vitrées. Récent, car achevé en 1998, il tranche avec les immeubles environnants : l’Hôtel, dont la construction a été confiée à Tony Garnier par André Morizet, maire de la ville qui a donné son nom à l’Avenue où elle se situe, qui a été inauguré en 1934, quatre ans avant la Poste (architecte Charles Giroud).
Sur la porte de la Poste, une évocation du blason de la ville « Taillé de gueules et d’azur à la barque à l’antique d’argent voguant sur des ondes du même brochant sur la partition, accompagnée en chef à dextre d’un poisson posé en pal et à senestre d’une fleur de lis, le tout d’argent« .
Blason de Boulogne-Billancourt
Devant l’Espace, une surprenante sculpture.
Photo empruntée au site consacré aux frères Martel
Un panneau apporte quelques explications sur cet « arbre » cubiste.
Issu du blog qui est consacré à Jan et Joël Martel, voici le commentaire permettant de comprendre l’oeuvre :
« Les frères Martel participèrent à Paris à des expositions au Salon des indépendants, au Salon d’automne, au Salon des Tuileries et à l’Exposition des arts décoratifs de 1925, où ils présentent, en collaboration avec Robert Mallet-Stevens, des arbres cubistes en ciment armé qui défraieront la chronique. Une réalisation destinée à montrer la solidité du béton armé en architecture. »
La lecture du blog qui est consacré à ces jumeaux nés en 1896 et morts tous deux en 1966 est passionnante.
Comment entrer dans le Musée ? Il m’a fallu un certain temps pour y parvenir. Car l’Espace a été transformé en centre de vaccination! La porte principale est donc réservée aux candidat-e-s à la piqûre… Direction, l’est… Eh non! c’est l’entrée du bâtiment administratif et de la médiathèque! Les vigiles se moquent gentiment de moi, et me renvoient… de l’autre côté. Il faut en effet quitter l’Avenue Morizet pour emprunter l’entrée commune Cinéma / Musée et pouvoir enfin pénétrer dans ce dernier, dont je vous parlerai dans un prochain article… Vous remarquerez peut-être que je ne vous ai pas parlé de Landowski, vous comprendrez alors pourquoi…
Voici encore une lacune dans mes connaissances artistiques! Je ne connaissais pas ce peintre avant d’apprendre l’existence de cette exposition. Difficile d’y trouver une place, tant elle est courue. Et cela ne s’est pas amélioré avec les contraintes de jauge! Aussi ai-je pour une fois enfreint à l’un de mes principes, et réservé un mois d’avance, que dis-je, une année d’avance… Enfin, non, en décembre pour janvier.
En réalité, pas trop de monde dans les salles en ce mardi matin pluvieux de début janvier… Ce qui m’a permis d’en profiter pleinement, mais pas de prendre les photographies de face, tranquillement, comme je l’aurais souhaité – ce que vous constaterez de vous-même!
Non que j’aime particulièrement ce style de peinture, mais il me faut avouer que la palette de couleurs, la manière très personnelle de « saisir » les personnages pour les portraits, et les interrelations de l’artiste avec les autres arts m’ont fascinée.
Comment vous présenter ce que j’ai vu? La tâche est loin d’être aisée…
L’exposition commence par un extrait du film Ivan le Terrible de Sergueï Mikhailovich Eisenstein (1944).
Ce personnage hante visiblement Répine, et on le retrouve à divers moments de l’exposition, et en particulier dans le recoin consacré au célèbre tableau de Répine, où l’on voit Ivan tenant dans ses bras le fils qu’il vient de tuer.
Source : Wikipédia
Impossible de retracer l’ensemble de l’exposition, bien sûr, et ce n’est qu’un petit éclairage que je puis en faire… Avec d’abord un focus sur la France. Inattendu, non? Mais Répine a séjourné dans notre pays, et certains de ses tableaux témoignent de son regard sur celui-ci, comme le ramassage des galets à Veules-les-Roses.
Mais ce sont surtout des « personnages » qu’il a peints, dont voici quelques exemples.
Après le petit garçon de Montmartre, la petite Picarde. Mais ces enfants ont toujours l’air aussi triste…
Moi qui ne suis pas une fanatique des portraits, je dois dire que j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à découvrir ceux de Répine, car ils manifestent une interprétation forte des êtres et de leurs émotions.
Après le Juif en prière, la jeune Africaine en attente…
Des portraits, il y en a beaucoup dans l’exposition, notamment des artistes ou mécènes de son entourage. Et surtout de Léon Tolstoï, qu’il admirait énormément. Il en a peint plus de 70 portraits! Dont certains dans des activités inattendues, comme le labour…
… ou au contraire en inactivité, comme celui-ci:
Répine et Tolstoï ont longuement correspondu, et un livre retrace ces échanges épistolaires.
Beaucoup de portraits des membres de sa famille, en particulier de ses filles… parfois plus conventionnels…
Même les scènes de composition présentent des visages aux traits frappants, comme les hâleurs de la Volga.
Je ne suis pas parvenue à bien saisir le tableau « Réunion de militants », mais vous le présente quand même…
… ainsi que celui qui décrit l’explosion de joie de la Révolution.
On ne trouve qu’un dessin dans l’ensemble de l’exposition, mais il montre le goût de l’artiste pour « saisir » le moment.
Certains de ses tableaux ont donné lieu à de nombreux essais, et l’exposition en montre les différentes versions, comme c’est le cas pour la scène de retour d’un-e exilé-e. Vous pouvez jouer au jeu des différences (il y en a plus de 7!).
Un petit « zoom » pour vous y aider?
Je ne voudrais pas finir sans une oeuvre qui, pour moi, symbolise à la fois liberté et bonheur…
Il y a longtemps que je n’ai plus utilisé ce terme, mais il est le seul idoine pour caractériser ce qui s’est produit hier soir…
Je venais de publier l’article sur l’exposition vue l’après-midi même, pressée que j’étais de le mettre en ligne pour que puisse réagir l’un de mes amis qui allait le voir le soir même, et pourrait ainsi me dire comment lui-même avait vécu cette visite, et pour apporter une réponse à un autre qui devait deviner, à partir de deux tableaux envoyés, où j’étais en ce vendredi après-midi (j’adore proposer ce genre de devinette).
Je venais juste de le publier, disais-je, lorsque j’ai regardé, comme je le fais chaque soir, les titres du Monde affichés sur mon Iphone. Parmi ces titres… l’annonce d’une émission qui commençait juste à ce moment (22h50) sur France 5, un documentaire consacré à… Georgia O’Keeffe!
Et ça ne s’arrête pas à cela. Vous vous souvenez que j’avais oublié de noter le nom du peintre d’un des tableaux exposés dans la Galerie 261? Eh bien, la réponse a été apportée au cours de la narration de la vie de l’artiste. Je puis donc vous la donner ce matin : il s’agit d’Arthur Dove.
Arthur Dove (1880-1946)
Bel homme, non? Bien sûr, je suis immédiatement allée voir ce qu’il avait peint. Entre autres, regardez ceci :
Est-ce que cela vous rappelle quelque chose ? Et ce n’est pas tout. Certains de ses tableaux représentent une certaine maison typique, plus ou moins interprétée, et parfois accompagnées d’arbres qui ressemblent étrangement à ceux que j’ai vus durant ma visite à Beaubourg hier…
The Green House, Arthur Dove (1934)
Voici un extrait de sa biographie :
« In 1907 he traveled to Paris, where he met Alfred Henry Maurer, who was to be a dear friend for the remainder of his life and through whom Dove gained entry to art circles that included Matisse, Picasso, and Cézanne. Upon his return to New York, he met influential photographer and gallerist Alfred Stieglitz and began exhibiting at Stieglitz’s avant-garde gallery, 291. »
Les deux, voire trois, artistes ont-ils et elle « dialogué » à travers leurs oeuvres? Ou/et est-ce le fruit de leurs rencontres avec les peintres français de l’époque? Se sont-ils amusé-e-s à traiter les mêmes thèmes, les mêmes objets, les mêmes idées?
Un très bel article a été consacré à la relation entre Georgia O’Keeffe et Alfred Stieglietz.
« Elle réalise des dessins abstraits exécutés au fusain qu’une de ses amies envoie à Stieglitz en 1916. Sans la connaître, il les présente et lui consacrera même, l’année suivante, une exposition personnelle. Dès lors, ils s’écrivent, assidûment, et O’Keeffe décide de s’installer à New York. La situation de Stieglitz a quelque peu changé. Sa galerie, sa revue, son groupe n’ont pas trouvé un second souffle et leur influence s’est amenuisée. Il crée un nouvel élan : un cercle plus restreint d’initiés qu’il va favoriser et promouvoir, composé surtout d’artistes américains qu’il affectionne particulièrement : Arthur Dove, Marsden Hartley, John Marin, Paul Strand et Georgia O’Keeffe.«
Alfred a quitté sa femme pour cette jeune peintre, de 23 ans sa cadette, et c’est la mort qui les a séparés, en 1946 (oui, la même année que Dove, de 16 ans son cadet), même si leur relation avait évolué à partir du moment où, en 1829, elle avait découvert son infidélité.
Au moment de terminer cet article, je découvre un texte qui traite de ce sujet et discute la thèse d’une relation particulière entre les deux artistes.
« The extent to which Dove and O’Keeffe had a close personal relationship, it wasn’t really based on face time. It was really through their art and what they saw of each other’s work, through exhibitions and their conversations via Stieglitz,” says Hammond.“That’s the circles of influence we talk about; how the exchange between them continued and lasted for several decades.” They also owned each other’s work. O’Keeffe’s 1919 “Abstraction,” currently at the Clark, once hung in the cabin of Dove’s houseboat. »
Une exposition a été consacrée aux influences réciproques entre les deux artistes. Ce qui m’a sauté aux yeux et questionné en ignorante que j’étais est donc chose connue et reconnue… Excusez ma naïveté et mon ignorance!
« Dove/O’Keeffe: Circles of Influence,” this summer’s big show at the Clark Art Institute, is the first exhibit to deeply explore the lifelong bond of inspiration and admiration between the two artists. Curated by Debra Bricker Balken, an independent curator who organized a major Dove retrospective 12 years ago at the Whitney Museum of American Art, “Circles of Influence” will appear only at the Clark. » (source)
Pour en savoir plus sur cette exposition, vous pouvez regarder ici et surtout là. Et j’en profite pour vous donner l’adresse du Musée O’Keeffe à Santa Fe.
Bref, en lisant ce qui précède, vous aurez vécu en direct une « révélation » qui confirme l’expression « enfoncer des portes ouvertes »!
Un dernier mot, car j’avais oublié de vous le dire : si vous avez un peu de temps, écoutez l’émission dont je parlais au début de cet article. Elle est en ligne, mais seulement jusqu’au 2 février 2022 (2/2/22, facile à retenir!). « Georgia O’Keeffe, icône américaine« .
Fascinée… Tel est l’adjectif qui convient le mieux pour décrire mon état devant les portraits de Georgia O’Keeffe. Il faut dire qu’elle a eu la chance d’être photographiée par de grands artistes, qui ont su saisir la profondeur et la richesse intérieure de cette femme, qui devait avoir une personnalité hors du commun. Elle joue de tous les codes et se joue de l’âge et des rides.
On la sent, au travers de ces portraits, libre, passionnée, prête à transgresser, mais aussi pensant, réfléchissant, voire méditant… Difficile à avouer, mais c’est vraiment ce que j’ai préféré dans cette exposition. Et pourtant, nombre de visiteurs ne regardent – que dis-je? – ne voient même pas ces photographies mal mises en valeur parce que projetées sur le mur, directement, du couloir d’entrée où tout le monde s’agglutine pour lire les panneaux explicatifs. Au point qu’à certains moments il m’a fallu demander aux personnes de bien vouloir se déplacer pour que les personnes qui, comme moi, regardaient le diaporama, puissent en profiter.
Pour une personne qui s’intéresserait au Genre, elle est un exemple superbe d’individu qui échappe aux normes de genre. Et elle joue des attributs masculins avec visiblement beaucoup de plaisir.
A cause des individus dont je parlais plus haut, je n’ai pas réussi à la prendre dans ses tenues plus masculines, mais cela lui va à merveille. Ce qui ne l’empêche pas de jouer de sa grâce, comme dans cette photographie qui m’a beaucoup plu.
Je ne vous en ai présenté que quelques-unes, et bien mal re-prises avec des lumières malencontreuses, mais vous pouvez imaginer que ce fut un moment fort que ce face-à-face avec une femme aussi étrange et ouverte, aussi a-normale.
Il est temps maintenant de vous laisser entrer dans l’exposition elle-même. Le Centre Pompidou en effet offre la première rétrospective en France de l’oeuvre de cette artiste qui a vécu 98 ans. Mais encore une étape à franchir avant de ce faire (un vrai parcours initiatique, n’est-ce pas?). La première pièce, « Galerie 291 », est en effet consacrée aux artistes qui ont accompagné ses premières années d’artiste. A commencer par celui qui allait devenir son époux, en 1924, Alfred Stieglitz, dont voici une oeuvre.
Photographe, il était également galeriste. Ainsi peut-on voir du Rodin, du Picasso, et d’autres peintres dont celui dont j’ai omis de noter le nom.
Il est temps pour moi de vous dévoiler les oeuvres qui m’ont le plus interpellée. Comme d’habitude, mal photographiée. Mais vous trouverez sur le net de bien meilleures reproductions.
Une Nature très colorée
Les fleurs : de la couleur à la pureté
La petite maison dans la prairie, revue et corrigée
Des abstractions évocatrices
L’éclat des couleurs en abstraction
La sélection que j’ai faite est minimaliste, et ne rend pas compte, loin de là, de l’ensemble des oeuvres exposées. Il manque notamment toutes celles qui ont été créées dans les dernières décennies. Pour en savoir plus, vous avez la possibilité d’écouter les podcasts sur le site du Musée.