C’était hier le Dimanche des Rameaux. J’aime cette tradition qui évoque si bien la Renaissance, le Printemps. Et j’aime tout simplement le mot « rameau ». Allons voir notre vieil ami CNTRL.
1.Division, ramification d’une tige, d’une branche d’arbre; petite branche.Dans les rameaux fleuris Les oiseaux s’appelaient avec de petits cris (Bouilhet, Melaenis, 1857, p. 76). La route jonchée de rameaux morts (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 354):
1. … [ces grands hêtres] sont si chargés de rameaux, et ces rameaux ramifiés encore par filaments sont si chargés de feuilles, qu’on aperçoit à peine, à travers le réseau de leur ramure, l’étang limpide qui brille en bas sous les peupliers. Lamart., Nouv. Confid., 1851, p. 133.
SYNT. Rameau cassé, desséché, flétri; rameau de chêne, de lierre, de sapin; rameaux épais, flexibles, frêles, frémissants, nus, vivaces; longs, lourds, vastes rameaux; jeunes rameaux; les rameaux se balancent, s’étendent.
2.Locutions
a)Rameau d’olivier, rameau vert
− [P. allus. au rameau rapporté par la colombe à Noé, annonçant la fin du Déluge]Christophe Colomb I: Je suis la colombe dans sa main. Qu’il ouvre la main et je partirai et du rivage inconnu là-bas c’est moi qui lui rapporterai un rameau vert (Claudel, Chr. Colomb, 1929, 1repart., p. 1155).
− [Symb. d’espoir, de paix]Cette simple remarque, dans le silence qui l’entoure, est pour notre obstiné le rameau d’olivier. Elle lui fait aussitôt reprendre courage (Sarraute, Ère soupçon, 1956, p. 90):
2. Un jour l’Émir de Qalaat reçut une ambassade des chrétiens de Tripoli, désireux d’établir avec lui des rapports de bon voisinage. Il accueillit avec empressement ces porteurs du rameau vert, car il ne rêvait que de jouir en paix de ses richesses, de ses beaux jardins et de son harem… Barrès, Jard. Oronte, 1922, p. 13.
b)Rameau d’or
− [P. allus. au rameau d’or qu’Énée doit trouver pour pouvoir descendre aux Enfers]N’y a-t-il pas aussi un rameau d’or pour me guider et m’ouvrir les grilles? (Butor, Modif., 1957, p. 180).
− Dans le domaine des traditions, des symb.
♦ Gui, branche de gui.Si le rameau d’or, déjà brandi dans les vallées de la préhistoire, s’est distribué triomphalement dans nos forêts druidiques, il s’éparpille aujourd’hui encore dans la pluie scintillante des étrennes (Dévigne, Légend. de Fr., 1942, p. 100). »
♦ [Symb. d’immortalité ou de sagesse]La loi des lois est qu’il faut penser ce qu’on ne sait pas par ce qu’on sait. Remontant, avec ce rameau d’or, jusqu’aux pensées de nos naïfs ancêtres, je comprends que la magie fut la première physique (Alain, Propos, 1921, p. 333).
« Rameau » évoque pour moi le renouveau, et le paradoxe fragilité / vitalité. Sans compter, bien sûr, la musique de Jean-Philippe.
Quand je suis à Nice, j’apprécie les palmes, et les tressages que l’on en fait.
Cette tradition perdure, et FR3 a fait un reportage à ce sujet, que vous pouvez voir en ligne. Une démonstration de la technique est aussi proposée ici. Nice Matin titrait sur ce thème récemment.
Mais dans les Hauts-de-France (décidément, je ne m’habituerai jamais à cette dénomination), comme dans les Ardennes et en Thiérache, contrées d’origine de ma famille, c’est du buis qui est utilisé. Dans les jardins de nos grands-parents il y avait souvent cet arbuste dont personnellement je n’apprécie ni l’esthétique ni l’arôme. Je vous ai narré voici quelques temps la procession de l’Ile Saint Louis, à Paris. Là aussi, point de palmes, mais du buis.
Mon propos n’est pas de développer sur cette fête qui marque, pour certain-e-s, le début de la Semaine Sainte. Il est de vous raconter comment j’ai eu conscience de la déperdition de traditions entre les générations.
M., une jeune femme d’une trentaine d’années, m’appelle en ce dimanche matin. Nous échangeons, et l’expression « dimanche des Rameaux » est citée. « C’est quoi? ». Explications. « On fait ça par tradition ou parce qu’on y croit? ». Bref, elle ignorait totalement de quoi il s’agissait. Nouvelles explications. J’avoue que cela m’a quelque peu perturbée. D’abord, parce qu’elle est professeure des écoles, donc censée connaître l’Histoire et ouvrir aux diverses cultures. Mais aussi, parce que c’est un membre de ma famille. Et cela m’a poussée à m’interroger sur l’intrication, voire la confusion, entre culture et croyance, qui pousse à oublier, souvent volontairement, les traditions. La laïcité n’empêche pas de les transmettre, me semble-t-il? Teintées ou non de foi, selon les individus. A moins que… Bref, un beau sujet de réflexion pour les géniteurs/trices de nos jours, et pour les aïeux/aïeules de naguère, n’est-ce pas?
Un peu d’humour pour la détente… une image provenant du site d’une paroisse, à l’époque ancienne du GC (Grand Confinement)…
Je vous ai relaté hier la blague d’un adhérent d’OVS Paris, qui proposait d’aller à la messe à la Madeleine à 5 heures du matin, puis de visiter les toilettes Belle Epoque (qui existent réellement, mais n’ouvrent qu’à 10h), avant de manger une soupe à l’oignon. Suivi par 37 personnes!
Photo empruntée au site Sortir à Paris, légèrement modifiée pour la circonstance…
Pour vous distraire en ce 2 avril un peu terne, voici deux autres farces que j’ai « vécues ». J’ai failli être victime de la première.
Image copiée sur le blog, et légèrement transformée par mes soins…
Je suis depuis longtemps le blog d’un Niçois féru de langue, de littérature et de poésie. Gabriel Grossi tient ce blog, Littérature Portes Ouvertes, depuis 2015, et j’apprécie tout ce qu’il me fait découvrir. Hier matin, il mettait en scène une poétesse niçoise méconnue. Voici l’intégralité de l’article.
« Eurydice Roussel est née en 1957 dans la région de Marseille. Elle a grandi dans un milieu artistique et c’est très tôt qu’elle a découvert sa propre vocation pour l’écriture poétique. Elle a étudié la littérature à l’Université Aix-Marseille et a rapidement commencé à publier ses poèmes dans des revues littéraires.
Ses premiers recueils de poésie, « Les Chants des abysses » et « Les larmes de l’Eternité », ont été très bien accueillis par la critique et ont rapidement attiré l’attention de grands noms de la poésie française contemporaine, tels que Emmanuel Hocquard, Jean-Pierre Siméon et Jean-Luc Nancy.
Eurydice est connue pour ses poèmes symboliques et oniriques qui abordent des thèmes tels que la mémoire, les rêves, la mort, et les relations humaines. Elle a également été très influencée par les philosophies orientales et on retrouve souvent des références à la méditation et à la spiritualité dans son œuvre. Elle a également développé un engagement féministe, qui se reflète dans ses poèmes qui dénoncent les injustices et les inégalités subies par les femmes.
Elle a également collaboré avec d’autres poètes contemporains tels que Edmond Jabès, Yves Bonnefoy et Jacques Dupin pour des lectures de poésie et des projets de création collective.
Ses recueils les plus récents « Les murmures des étoiles » et « Le silence des miroirs » ont été salués par la critique comme des chefs-d’œuvre de la poésie contemporaine française.
En plus de sa carrière de poète, Eurydice Roussel est également une conférencière très recherchée sur les sujets liés à la poésie et à la création artistique. Elle donne régulièrement des lectures de poésie dans des universités et des festivals à travers la France et l’Europe. Eurydice Roussel a également été très engagée dans la cause féministe, en utilisant sa plateforme pour dénoncer les inégalités et les discriminations subies par les femmes. Elle a également participé à des manifestations et des campagnes pour la promotion des droits des femmes.«
Une photo était jointe, photo qui m’avait un peu étonnée : une dame souriante, dans une bibliothèque… un casque sur les oreilles! Mais à l’époque TICophile que nous vivons, pourquoi pas? Et les « témoignages » suivant l’article étaient, eux, très sérieux.
Je n’avais pas le temps d’aller voir ces poèmes, aussi me suis-je promis de le faire plus tard… Eh bien, ce matin, Monsieur Grossi dévoile qu’il s’agit d’une supercherie. « Je n’avais pas le temps d’aller voir ces poèmes, aussi me suis-je promis de le faire plus tard… Eh bien, ce matin, je reçois un courriel dans lequel Monsieur Grossi dévoile qu’il s’agit d’une supercherie.
« Une fois n’est pas coutume, je me suis adonné hier à une petite plaisanterie. C’est mon poisson d’avril pour 2023. Vous l’aurez compris, Eurydice Roussel n’a jamais existé. Mais il y a mieux : j’ai fait rédiger l’article par ChatGPT, et je n’y ai rien changé. J’ai par contre relancé plusieurs fois le robot afin qu’il améliore son écrit. Je lui ai demandé de changer de nom (« Jacques Dupont » était trop banal), de ne citer que des collaborateurs contemporains (une collab avec Rimbaud n’aurait pas du tout été crédible), et d’ajouter des témoignages. Cette capacité à améliorer le texte déjà écrit est vraiment incroyable. On a du souci à se faire… En attendant, je vous souhaite un joyeux 1er avril ! »
Avouez que vous vous seriez peut-être aussi pris au jeu?
L’autre scène se déroule sur la côte picarde où je suis venue profiter du vent du large, large largement venté par une belle tempête. Une amie me montre un article du journal L’Eclaireur. J’aime les journaux locaux qui évoquent si bien la vie quotidienne des invisibles et la prétention des trop visibles, mais je lis l’Informateur. Je n’avais donc pas eu connaissance de cet article, qui titrait sur le projet phare de la ville de Mers-les-Bains. « Phare » dans tous les sens, puisqu’il s’agissait de construire un phare. Et pas n’importe lequel : le phare le plus haut de la côte, d’une hauteur de 45 mètres.
Si vous ne connaissez pas ce joli coin de la côte d’albâtre, vous ne pouvez pas bien comprendre. Aussi vais-je vous y aider. J’ai emprunté une photographie à un autre canard local, le Courrier Picard.
Vous voyez l’entrée du port. Derrière, non visibles sur cette photo, trois espaces portuaires. L’un est destiné aux gros navires commerciaux; le deuxième, aux bateaux de pêche; un port de plaisance complète l’ensemble, relié à la rivière nommée Bresle, qui reliait la Manche à un ancien port situé près du Château de la troisième des « Villes Soeurs », Eu.
L’idée développée dans l’article est d’agrandir le port du Tréport vers Mers-les-Bains… Or voici l’image Google Map (au fait, quelqu’un sait-il/elle supprimer la pub?).
Point besoin d’être grand clerc pour saisir que cela ferait tout bonnement disparaître la majeure partie de la ville! Y compris, soit dit en passant, le magnifique front de mer classé, car datant de la Belle Epoque.
Post scriptum écrit le 3 avril à l’aube
Comme je rendais visite à la galerie de mon amie, celle-là même qui m’avait montré l’article, j’y retrouvai un artiste de Mers, Jack Guerrier, et son épouse. Il et elles étaient tou-te-s trois hilares. Figurez-vous qu’il est l’auteur de la farce! C’est lui qui a rédigé le texte, placé les illustrations, et inséré un titre évoquant le journal… Vous pourrez trouver l’intégralité sur sa page Facebook, mais je vous la recopie.
« Un phare pour Mers les Bains. Une ambition mersoise.
L’ambition pour les élus de la commune de Mers les Bains d’en faire une « VILLE PHARE » va être concrétisée par la construction d’un phare d’une hauteur appréciable de 45 mètres. Il deviendra ainsi le plus haut phare de toute la côte picarde, bien plus haut que celui d’Ault-Onival d’une hauteur de 28 mètres ou que celui du Tréport dont l’attrait attire toujours autant de touristes, malgré ses 14 mètres. Rappelons qu’à Mers les Bains, il subsiste les traces d’un port daté du 18ème siècle à l’entrée de la rue Jules Barni.
Les édiles nous confient : « Mers les Bains n’est plus un port de pêche, son ambition serait de le redevenir. C’est pour cette raison que nous souhaitons ce phare et les infrastructures qui constitueraient la future architecture portuaire complémentaire à celle du Tréport. »
Le projet est d’ores et déjà à l’étude.
L’Éclaireur du 1/4/2023
« La clarté est quand la lumière se fait ». Lao Tsong. »
Et c’est là qu’on constate que l’oeil « répare » les mots (exercice par ailleurs couramment fait dans les stages de récupération de points) : j’avais lu « Lao Tseu ». Sinon peut-être eus-je été alertée? Quoique.Voulant ce matin vérifier l’existence d’un Lao Tsong hypothétique, j’ai trouvé une page Facebook totalement vierge, d’un Lao Mao Tsong. Avec une photo délirante de chat… Peut-être une seconde farce de notre ami Jack?
Il n’en reste pas moins que le quotidien concerné apprécie les poissons d’avril. Il a publié des exemples de poissons d’avril ici ou encore là, pour le pays de Chateaubriant. Non, je n’ai pas commis d’erreur d’orthographe. Vous pouvez en trouver la preuve sur le net.
Je regardais hier les annonces sur le site OVS (On Va Sortir) Paris, ce que je fais souvent, non pas pour me joindre aux groupes (même si cela m’arrive), mais pour voir si quelque concert ou exposition ne m’avait pas échappé. Or voici ce que j’ai trouvé, et que je partage avec vous en cette aube d’un nouveau mois… J’ajoute que j’avais déjà vu annoncer la réouverture de ces toilettes superbes, et que je m’étais promis d’aller les voir un de ces jours, pour en même temps vérifier mon hypothèse de la fermeture du restaurant situé dans le sous-sol de l’Eglise. Le texte ci-dessous a été copié sans modification, et placé sur le créneau de 6 h. 30 personnes se sont inscrites, juste dans les limites du groupe, et il y en a 7 en liste d’attente, au moment où j’écris ces lignes (5h51). Quel succès!
« Le Lavatory de la Madeleine est un véritable morceau d’histoire en souterrain de la ville. Ouvertes en 1905, en plein dans l’effervescence de la Belle-Époque, elles ont « soulagé » les Parisiens et les touristes pendant plus d’un siècle. Car oui, c’est précisément en 2011, date à laquelle elles seront classées aux Monuments Historiques, qu’elles seront également fermées au public pour une grande restauration.
Je vous propose donc de venir après la messe de 5 h voussoulager dans ce lieu chargé d’histoire pour la modique somme de 2 €.
Réservation effectuée pour 35 personnes.
Nous rentrerons par groupe de 5 à intervalle de 10 mn. Les autres feront la queue de poisson à l’extérieur.
Après cette visite nous pourrions déguster une soupe à l’oignon.«
En ce lundi matin, il est temps de repartir travailler, et donc de quitter Bordeaux. Arrivée un peu tôt à la gare, je décide d’aller prendre un jus de fruits. Le quartier de la gare est en chantier, donc peu agréable, comme Paris ces dernières années… Plusieurs bars se font concurrence aux alentours, dont certains encore fermés, car il est bien tôt. Mon choix se porte sur celui qui me semble le plus ancien, de par son architecture : le Terminus. Un nom d’une banalité affligeante, certes. Mais tant pis. En outre, c’est celui où il y a le moins de monde. Quelques personnes en terrasse. Mais nul être humain autre que le serveur à l’intérieur. Cela me donne tout loisir de photographier.
Comme j’ai voulu connaître un peu mieux son histoire, j’ai effectué des recherches. Créé en 1923, il se dénommait jadis « Hôtel du Faisan », et voici une carte postale ancienne dénichée sur le net.
La dénomination « Terminus » est plus tardive, comme vous pouvez le constater. On la voit sur cette autre carte, nettement plus récente, à en juger par le parc automobile et les tramways.
A l’intérieur, des photos rappellent ce passé. Il vient juste d’être rénové, mais on a gardé certains éléments Art Déco qui évoquent sa splendeur d’autrefois. Je vous entraîne dans une petite visite?
L’heure du départ approche, il est maintenant temps de gagner la gare toute proche. Pourquoi s’appelle-t-elle Saint-Jean? Je n’ai pas trouvé… si vous le savez, merci de placer un commentaire!
Plus ancienne que l’hôtel, elle date de 1855, année où la Compagnie du Midi créa la Gare… du Midi. Pourquoi est-elle si loin du centre ville? Parce que sa construction, envisagée au centre, sur les quais, a donné lieu à une levée de boucliers des riverains, et a donc été décalée plus loin. Dommage, non? Comme si les gares d’Orsay, d’Austerlitz et de Lyon avaient dû être construites en banlieue… L’intérieur garde trace du passé, par sa superbe verrière et une carte dont je me suis demandé, sur le moment, pourquoi elle était tronquée et n’allait pas jusqu’à englober Paris. J’ai compris : la construction de la gare est liée à l’implantation de la ligne Bordeaux-Sète. A l’époque, on ne reliait pas tout à la capitale!
La carte met en évidence la volonté de relier Bordeaux à la Méditerranée, d’une part (à partir de 1852) et au Pays Basque, à Irun, d’autre part (1854). Vous voyez aussi sur cette carte les lignes maritimes au départ de ce qui fut un port renommé… mais c’est une autre histoire…
Il m’a été donné l’occasion de tester des jeux en réalité virtuelle. J’avais déjà mis un équipement permettant de s’y promener, à l’occasion du Bal Blanc de Bianca Li (voir article, si cela vous intéresse… c’était génial!). Mais d’y jouer, jamais.
Me voici donc équipée du casque, une manette dans chaque main. Un fond de couleur bleue. Des cubes me foncent dessus. Chacun avec un triangle. Le principe est simple : il faut « trancher » chaque cube dans le sens du triangle. Les bleus, avec le « bâton » bleu que l’on a en main. Les rouges, avec le rouge. Autrement dit, parfois avec la dextre, parfois avec la senestre. Pour corser le tout, de temps en temps des « murs » virtuels vous foncent aussi dessus, et il faut les éviter en faisant un pas à droit ou un pas à gauche, voire en restant bien droit ou en se pliant.
Je pensais que ce type de jeu m’ennuierait. Que nenni! Pourquoi? Parce qu’il est accompagné d’une belle musique rythmée, qui vous pousse à danser. Me voici donc me déhanchant tout en tranchant assez sereinement des cubes. De quoi vous faire douter de mon intelligence, n’est-ce pas?
Eh oui, il me faut bien avouer que j’ai aimé. Et que j’en ai redemandé. Surtout que je réussissais. Il ne manquait à la fin que 2 coups sur 200… De quoi devenir addicte, non? Mais il est vrai que ce n’était que le premier niveau de jeu, et qu’ensuite il y a de quoi devenir fou/folle…
Quelques temps plus tard, je me suis retrouvée en train de jouer dans un superbe mini-golf en corniche sur le mer. Un parcours varié, avec des difficultés de tous ordres, et des vues sur rochers surplombant les flots bleus. On s’y croirait!
La réalité est peut-être virtuelle, mais elle croise la « vraie », car je suis aussi mauvaise au lancer de balle! Mais j’ai pris un plaisir bien réel, lui, à ainsi taper de mon club dans la balle, et me déplacer dans ces beaux espaces.
Si vous voulez essayer, le nom du premier jeu est Beat Saber. Si vous voulez en savoir plus, des explications ici. Quant au mini-golf, une idée grâce à cette petite vidéo (une différence : je n’ai pas vu « ma tête »!). Des commentaires sur ce site, avec une autre vidéo.
Il ne me reste plus qu’à commander au Père Noël un casque de réalité virtuelle. Mais d’une part cela coûte cher. Le Meta Quest 2, que j’avais, vaut environ 500 euros. Et un expert (familial) m’a conseillé d’attendre le 3, qui devrait sortir bientôt. Pour votre information la plus complète, voici un extrait du Journal du Geek.
« Si l’on en croit les informations partagées par The Verge, le casque embarquera un hardware amélioré, à commencer par la fameuse réalité mixte présente sur le Quest Pro. En plus d’éviter de se cogner pendant l’utilisation, cette technologie permet surtout de multiplier les applications de la VR.« Si l’on en croit les informations partagées par The Verge, le casque embarquera un hardware amélioré, à commencer par la fameuse réalité mixte présente sur le Quest Pro. En plus d’éviter de se cogner pendant l’utilisation, cette technologie permet surtout de multiplier les applications de la VR.
De nombreuses applications pourront profiter de nouvelles fonctionnalités. Les jeux et programmes plus grand public pourront donc se lancer dans la réalité mixte qui ne sera désormais plus réservée aux utilisateurs les plus fortunés. Cependant, cet upgrade conséquent s’accompagnera également d’une hausse de prix. Si la douloureuse n’a pas encore été dévoilée, il est déjà possible d’imager une tranche de prix.«
Cette tranche serait de 600 à 700 euros. Une broutille, comparée au prix du casque Pro : « Sauf que ces technologies ont un prix : 1799€, une addition salée loin d’être à la portée de tous les utilisateurs en quête de VR« .
Et il faut ajouter les manettes. Si vous voulez voir comment on les teste, c’est ici.
Sans compter les jeux. Il en est des gratuits, mais la plupart valent entre 10 et 40 euros. Un investissement, donc, mais pas plus coûteux qu’un ordi et des jeux… Avec toute la différence du métavers, si tentant qu’on peut craindre l’addiction, ce qui risquerait d’être mon cas… Essayez?
Comme dit dans l’article précédent, nous étions venu-e-s en famille à Lanton pour déguster les huîtres du crû, sur le conseil des « jeunes » qui fréquentent souvent « Le Cabanon ».
Un petit mot d’abord de l’endroit, fort agréable. Niché au bord du petit port de Cassy, il constitue une grande « cabane » (non tchanquée, comme je le disais précédemment, rien que pour utiliser ce mot surprenant), avec une jolie vue sur le port, qui doit être encore plus agréable depuis la terrasse, rendue inutilisable par le fort vent de ce dimanche de mars.
Qu’à cela ne tienne! L’intérieur est spacieux, et notre table reculée permet de ne pas souffrir du bruit. Certes, la vue est limitée. Mais il reste les tableaux. Je préfère nettement celui du fond, ici, aux autres plus colorés.
L’accueil est chaleureux, et nous commençons par ce que l’on nous présente comme « une sangria blanche », ce que personnellement je nomme « marquise ».
La carte est prometteuse, et le prix des huîtres fort raisonnable si l’on compare à ceux qui sont pratiqués ailleurs.
Quatre douzaines sont immédiatement commandées… mais une à une d’autres suivront… nous atteindrons les 7 douzaines, tant elles sont remarquablement délicieuses, charnues à point.
J’avais appris la veille qu’en pays gascon on les sert avec du pâté, ce que je n’aurais jamais imaginé. Donc, essai, bien sûr. Les deux sont bons, mais pour ma part je les préfère séparés…
Un petit vin blanc pour accompagner, bien évidemment. Chance! J’avais déjà apprécié le Graves blanc, rare dans les restaurants. Et il y en a !
Place maintenant au rizotto de coquilles Saint Jacques, pour les uns, aux crevettes, pour les autres, et aux poissons grillés.
J’apprécie une dorade toute simple, accompagnée d’une pomme de terre en robe des champs avec crème légère.
Certain-e-s ont préféré prendre des brochettes de thon, avec cuisson sur demande.
Et iels ont préféré un peu de rouge pour les accompagner. Encore du Graves!
Je vous passe les desserts (et notamment les excellentes crêpes) et le café. Pas de pousse-café, il faut rentrer ! Une promenade dans un vent de plus en plus fort sera bien digestive…
Le temps est incertain en ce dimanche matin, mais qu’à cela ne tienne, deux voitures se dirigent vaillamment vers le Bassin d’Arcachon pour y fêter un anniversaire.
Je connais le bassin, et apprécie toujours de m’y rendre, mais je n’étais encore jamais allée à Lanton. Mais impossible de se perdre : les autorités ont tout fait pour nous rappeler où nous sommes…
Le petit port de Cassy m’a vraiment séduite. Peut-être parce qu’il est plus que calme en ce dimanche de printemps? Je n’avais jamais vu de canards glisser sur la vase…
… ni de barques amarrées dans des bassins…
Impossible d’ignorer la principale activité du coin quand on longe le port.
Et cela tombe bien, puisque c’est ce que nous sommes venu-e-s déguster! Le repas est prévu dans un « cabanon » ou « cabane« , mais pas « tchanquée » (terme qui signifie littéralement « sur échasses », donc sur pilotis). Je vous parlerai des ripailles dans un autre article.
Quittons le port pour nous diriger vers la plage, en longeant le chenal.
Des bourrasques de vent, très violentes, rendent difficile la promenade sur la plage pour la seule intrépide, visiblement, que je suis. Mais elles présentent l’avantage de faire évoluer rapidement les nuages, et le soleil apparaît donc par moments, pour mon plus grand plaisir.
Une fin d’après-midi à Bordeaux en ce 25 mars… Stationnement Place des Quinconces, et en route!
Sur le plan ci-dessous je n’ai pu suivre que le début de cette balade. Ensuite, je perds le fil car j’ai enchaîné toutes sortes de petites rues, en direction de la Librairie Mollat, mon étape intermédiaire, située près de « Gambetta ».
Les taggeurs (orthographe???) ne manquent pas d’humour pour ainsi défier Montaigne…
Je suis déjà passée par là à maintes reprises, mais n’avais jamais remarqué ce détail saphique.
La Place de la Bourse, noire de monde la veille, est quasi-déserte.
Se promener tête en l’air est bien la seule manière d’échapper à la société de consommation. Certains détails font de la ville une cité déjà bien méridionale.
Et l’on a l’impression d’assister à un concours de fenêtres.
Certaines boutiques à la devanture remarquable trompent le chaland. Publicité mensongère?
La curiosité me pousse à pousser… une porte et pénétrer dans un immeuble sans prétention. J’ai malheureusement raté la photographie de la fontaine situé en bas de ce bel escalier en colimaçon.
Mais je n’ai pas résisté à l’attrait du carrelage dont l’usure conduit à imaginer tous les pieds qui l’ont produite.
Refermons la lourde porte qui préserve la vie secrète de cet édifice. Il est temps d’aller vers le merveilleux…