Nouvel incendie à Jansiac

Celles et ceux qui me connaissent un peu auront sans doute remarqué un hiatus dans les articles récents. Lors de mon séjour dans le Jabron, j’avais annoncé une visite à Jansiac, dont je n’ai plus parlé ensuite. Ce qui ne me ressemble pas.

La raison en était simple : je voulais protéger ce qui reste de la « Nef des Fous », et celle qui en est la gardienne, « Ferlane ». Je la sentais en danger dans ce monde déraisonnable et souvent odieux. Et j’avais raison. Hier soir m’est parvenue par une amie l’information que je redoutais. Un nouvel incendie a ravagé plus de 30 hectares, dont une grande partie leur appartenant, et les bâtiments qui avaient été épargnés par le précédent. Ce dernier avait détruit ce qui était la « salle à manger d’été », avec le piano et le clavecin ancien qui permettaient à Ferlane de jouer.

J’ai donc décidé aujourd’hui de rompre ce silence, car il faut trouver une solution pour protéger ce qui fut une Utopie, au vrai sens du terme. Et que je suis allée voir, empruntant une mauvaise piste pour grimper en montagne, puis cherchant en altitude où pouvait se trouver ce territoire hors du temps. Je l’ai trouvé, niché non loin d’un col, et ai été accueillie par le dernier membre de la communauté, Ferlane, maintenant âgée de 71 ans, selon ses dires, et ai fait aussi la connaissance de la jeune femme qui l’a récemment rejointe, et des jeunes gens qui l’aident à reconstruire des bâtiments, dont un Compagnon charpentier.

J’avais entendu parler d’ « ermites » qui vivaient en montagne. M’enquérant par la suite de cette histoire, j’en appris quelques bouts, et m’étonnais de voir considérer comme « fous » des êtres qui vivaient en autarcie au-dessus de la vallée. Un article découvert dans le journal local que l’on m’avait conseillé m’a permis d’en savoir davantage, et de concevoir le projet un peu fou d’essayer de les trouver.

Nous étions donc trois femmes à être montées les rencontrer, et nous avons reçu un accueil remarquable. Ce fut un vrai bonheur que de partager un repas avec cette petite communauté reconstituée le temps de l’été, et j’écoutais avec intérêt ce qui m’était dit du passé. Mais j’avais décidé de le taire, pour ne pas les mettre en danger. Tout en me demandant comment continuer à recueillir ces dires, pour garder la mémoire d’une aventure hors du commun et d’une démarche philosophique et sociétale très intéressante.

D’entrée de jeu, lorsque je parlai de « 68 », je fus rembarrée par mon interlocutrice, qui tint à faire observer que sa communauté n’avait rien à voir avec les « hippies », ni les « écolos », ni les militant-e-s de tout bord politique.

La jeune femme qu’elle était a rejoint cette communauté un an après sa création, en Bourgogne. Les deux fondateurs étaient des architectes qui ont délaissé leur ancrage francilien pour se lancer dans le projet d’une Utopie. En 1974, suite à des informations qu’ils ont recueillies et vérifiées, ils acquièrent un terrain, pour ne pas dire un territoire, énorme – regroupant trois propriétés agricoles et sylvicoles – sur les monts qui dominent la vallée du Jabron, et s’y installent pour créer ce qui devait être la première d’un ensemble de communautés en Utopie.

Au moment où j’écris ces lignes, sous le coup de l’émotion, je n’ai pas encore étudié les textes, articles, interviews et autres témoignages de l’époque, ce que je me proposais de faire par la suite, après avoir réfléchi à la manière de témoigner sans nuire. Mais les déclarations de mon hôtesse évoquaient une démarche philosophique basée sur la phénoménologie, et une expérience sociétale fondée sur l’absence de toute valorisation. L’idée était de vivre en une sorte d’autarcie partagée (expression de mon cru, à vérifier!), et de voir comment plusieurs communautés pouvaient vivre ainsi. Ils ont tout essayé. Modifier l’environnement naturel (2000 arbres plantés, des étangs creusés, des terrasses cultivées…), produire de l’énergie, et il subsistait encore, lorsque je suis montée, une scierie, une menuiserie, une imprimerie… Imprimerie? Eh oui, car la Nef des Fous fut une maison d’éditions, ainsi dénommée en référence au tableau de Jérôme Bosch, lui-même inspiré de l’ouvrage de Sébastien Brant, Das Narrenschiff.

Ferlane a tenu à préciser, en riant, que, pour eux, les Fous n’étaient pas à l’intérieur, mais à l’extérieur du « navire »…

Je ne suis pas en mesure actuellement d’en dire davantage sans risquer de raconter des sornettes, et je ne veux pas pervertir la pensée de cette communauté. Mais vous l’aurez compris, elle mérite d’être fixée et de rentrer un jour dans l’Histoire.

Me taire n’a pas suffi à protéger ce qu’il en reste. Espérons que la Mémoire pourra jouer et l’Histoire s’emparer de ces idées, pour que d’autres continuent à vouloir (re?)créer des Utopies…

Déprise

Un nouveau mot est entré dans mon vocabulaire… Déprise… Pas méprise, non, vous avez bien lu : déprise…
Comment l’ai-je découvert? Tout simplement en cherchant à m’informer sur la vallée du Jabron, où je séjourne actuellement!

La déprise… un bien joli mot, n’est-ce pas?

Les politiques du territoire prônent la lutte contre la déprise… De quoi s’agit-il? Du fait que les êtres humains se détournent des activités qu’ils ont menées sur un sol. En l’occurrence, ici, des activités pastorales et agricoles. De ce fait, « la nature reprend ses droits », comme on dit. Pas tout à fait, en réalité, car on sait que les espèces indigènes ont parfois décliné, et qu’au contraire des « colonisateurs » ont tendance à tout envahir… Cela, c’est pour le côté « nature ». Allons voir du côté « espèce humaine ». Ils et elles ont défriché, modifié, à la fois le sol, la faune et la flore, pour s’emparer d’un territoire et en sortir ce qui leur apportait nourriture et/ou richesse(s)… Défrichage, essartage, assèchement, détournement de cours d’eau, plantations, terrasses, etc.

En quoi cela a-t-il plus de valeur que la « nature »? Pourquoi faut-il le préserver? Et surtout, la question que je me pose, c’est à quel moment situer « l’emprise »?

A la Préhistoire, quand les chasseurs sont devenus éleveurs? Quand les cueilleurs sont devenus agriculteurs? Il y a dans les alentours du gîte nombre de témoins de cette époque…

A l’époque romaine, quand la Provincia Romana, où se situe cette vallée, a été conquise par les Romains et que des « villae » s’y sont implantées? La Via Domitia témoigne à elle seule, avec toutes les incertitudes sur son tracé, de leur intérêt pour cette voie de pénétration vers la vallée du Rhône.

Au Moyen-Age? A l’époque des Templiers? Ils ont été intéressés par les lieux, à en juger par le nombre d’édifices qu’ils y ont construits et le nombre de lieux-dits « Granges » qui perdurent : « Les Granges », « Huates Granges »…

Au début du XXème siècle, où l’on a vu progressivement les routes d’abord, puis les villages « descendre », se rapprocher de l’eau au point maintenant de flirter avec un cours qui peut se révéler dangereux lors de ses crues? « Vieux Noyers », « Vieux Curel », ne sont plus que ruines, délaissées Le paisible Jabron est avant tout un torrent… Certes, depuis dix ans, aux dires des autochtones, il n’y a quasiment plus de neige pour le faire gonfler au printemps. Mais les orages et les pluies abondantes se multiplient. Et, par exemple, cet hiver, l’eau a parfois envahi la chaussée.

Où placer le seuil? De la déprise de quoi est-il question? Et de quelle « emprise », en creux, s’agit-il?

Comme une histoire d’amour qui finit mal? Mais au moins on peut « dater » le début de l’emprise…
Ce qui n’est pas le cas, en l’occurrence.

Hier j’ai vu un paysage totalement remodelé par l’Homme. Autour de mille mètres d’altitude, des architectes cherchant à créer une Utopie, au sens premier du terme, à savoir un Lieu Parfait, source de bonheur et de bien-être, avec une société dépourvue de tout intérêt et pouvoir, donc de toute source de discorde et de haine, des architectes, disais-je, ont planté 2000 pieds, en grande partie des conifères, ont créé des terrasses pour les plantations d’arbres fruitiers (non compris dans ce nombre), ainsi que pour le maraîchage, ont modelé le paysage dans une visée de « perfection », au sens plein du terme, ont creusé des étangs, protégé des zones marécageuses, etc.

Ici aussi, au fond de la vallée, on perçoit les traces de l’activité humaine ancestrale. Faut-il la reconstituer? ou en mener une autre, différente, plus soucieuse de ce que l’on nomme « écologie »? Mais comment?

Un exemple des conséquences de ces tensions. Ferlane, une des porteuses actuelles de l’Utopie, a accepté des filets « horribles », selon ses propos, pour protéger les troupeaux des prédateurs présents – j’allais dire « réintroduits » -, en particulier les loups. Replacer ceux-ci dans leur contexte « historique » (voir mes propos sur les périodes) relève-t-il de l’emprise ou de la déprise? Et continuer à garder des troupeaux de chèvres ou de moutons, dans cette nature plus ou moins hostile? Je me souviendrai longtemps de la jeune bergère rencontrée hier sur mon chemin, vivant seule à une heure de piste du premier village… Pas tout à fait seule, car avec trois magnifiques chiens bergers, mais quand même…

Un autre questionnement à propos des modes de culture actuels. Ici règnent le « bio » et la permaculture. Traction animale, refus d’intrants chimiques, utilisation contingentée de l’eau de la rivière, etc. Un microcosme qui vit, se tient, dure, mais jusqu’à quand? et à quel prix? En quoi sont-ils ou elles (plus souvent elles que eux) acteurs/actrices de cette « déprise »?

Découverte de la Vallée du Jabron

Je viens de réaliser que cela fait plus d’un mois que je n’ai pas écrit sur ce site… Un mois de reprise du travail, tant bien que mal, un mois encore perturbé par les événements… Me voici enfin plus tranquille, sinon sereine (comment pourrait-on l’être, au vu de l’actualité?), et je tente de renouer avec l’écriture. Pas facile, après une telle interruption! Par quoi commencer? Les articles « en retard »? Et Dieu sait s’il y en a! Ou l’actualité?
C’est la seconde réponse qui l’emporte, et je décide de vous faire partager la découverte de la Vallée du Jabron.

Un microcosme verdoyant où des jeunes et moins jeunes tentent de vivre au plus près de la nature, dans une société qui veut échapper à tous les méfaits de nos sociétés modernes et de la mondialisation. Un pari qui serait réussi s’il ne se heurtait aux contraintes de la productivité génératrice de revenus. Nous y reviendrons au détour d’un article. Car oui, je ne pourrai me contenter d’un seul pour partager ce que je vois et vis ici…

Mais commençons par le commencement… Les « Portes », les « Claux » (avec ou sans x), les « Clues »… Ce sont elles qui isolent, et celles qui ouvrent. Vous connaissez peut-être celle de Sisteron, dominée par la citadelle… Dans la vallée du Jabron des synclinaux se rejoignent presque pour « fermer » cette vallée, voie traditionnellement empruntée par les colporteurs pour relier la vallée du Rhône et la Durance, au travers des « Baronnies ». Mais en réalité, elle ne l’est pas totalement, et l’une de ses dénominations est « Vallée sans portes »…

« Alpes de Haute Provence »… cette appellation récente traduit la dualité Alpes-montagnes- climat rude – pastoralisme versus Provence-piémonts et plaines- climat doux-cultures. Ici, les deux se rejoignent en un mélange étonnant. Adrets et ubacs s’opposent d’autant plus que la vallée est globalement très orientée ouest-est (pour prendre la sens de la rivière éponyme). Près de la source du Jabron, tout en haut, à plus de 1000 mètres d’altitude, des champs de lavande éblouissent le regard et parfument l’air. Mais dans la descente la végétation diffère, rendant compte des variations importantes de température et d’un climat déjà partiellement montagnard, qui empêche la plantation de certaines espèces végétales – dont les tomates – avant les Saints de Glace. Et, au moment où ces lignes sont écrites, 21 juillet, la température descend entre 12 et 15 degrés le matin, à l’altitude de Curel (environ 700 mètres), mais monte au-delà des 30 le midi… Une sacrée amplitude!

La vallée fut riche autrefois, car alliant élevage, en particulier de moutons et de chèvres, et agriculture, voire, jadis, viticulture et nuciculture. Elle subit comme nombre de régions de ce type la déshérence des jeunes générations dans les années 50 et 60. Mais vit arriver après 68 des communautés, comme la célèbre communauté de Jansiac, connue sous le nom de la Maison d’Edition qu’elle avait créée, la « Nef des Fous ». Et je me suis promis d’aller rendre visite aux deux femmes qui font perdurer l’esprit de la communauté, près de la crête de la Lure, à plus de 1000 mètres d’altitude. On dit qu’une troisième, d’une autre génération, les a rejointes en 2011… J’espère pouvoir y aller et vous en rendre compte…

J’écris depuis le gîte « La Lure », un des gîtes communaux de Curel. Curel, c’est un village historique sans trop l’être, situé à peu près au centre de la vallée, un de ces villages où il fait si bon vivre que Marseillais, Savoyards, Hollandais et Belges de Binche y achètent des maisons pour venir s’y « poser ». Un village discret s’il en est, où même la mairie se fait invisible, accessible par une impasse pierreuse…

Les gîtes sont à l’extérieur, dans un lieu dénommé « Cabine du Passavour ». Au départ, je pensais « cabane »… rien que de très normal en montagne… Mais non, c’est bien « cabine »… pourquoi??? Une hypothèse serait liée à l’existence d’un bâtiment voisin, devenu salle des fêtes communales, qui aurait peut-être abrité une cabine téléphonique… Mais cela me paraît « léger »… à voir… Quant à « Passavour », je ne l’ai pas trouvé dans les divers dictionnaires de langue d’oc ou provençaux… Certes, on peut penser à l’idée de « passage », mais rien ne l’atteste… Donc le mystère reste entier, concernant le nom de cette ferme datant sans doute du XIXème siècle, donc assez récente.

Le gîte « La Lure »

La plus grosse surprise, à mon arrivée, concerne le nombre de jeunes (plus ou moins) femmes qui oeuvrent dans et pour la nature et ses hôtes, végétaux ou animaux. Elles viennent « d’ailleurs », pour la plupart, et certaines ont vécu une autre vie avant, ont eu des diplômes élevés, ont exercé d’autres professions. Mais ici, elles se fondent dans une forme de « communauté » dont les membres, solidaires bien que parfois concurrents, ont en commun le rejet de la consommation, de la monétarisation, du profit, du stress urbain, des dégradations de la nature.

Les chevrières qui fabriquent des produits à partir du lait de leurs troupeaux. Deux d’entre elles ont un local sous le gîte, véritable laboratoire où elles concoctent de délicieux fromages. Une troisième a une exploitation à 300 mètres d’ici. Une autre encore est située plus bas dans la vallée, mais plus haut en altitude. Et l’on m’a parlé d’un quatrième troupeau, voire d’un cinquième… en quelque sorte, il y en aurait un par bourg.

Une jeune maraîchère produit ses légumes dans de grandes serres, en « total bio ». Déjeunant au Bistrot de Village de Noyers, je l’ai vue apporter une caisse de salades d’une belle fraîcheur. J’ai appris qu’elle s’adonnait à la traction animale, et que les deux magnifiques chevaux que j’avais vus à l’aube dans un pré non loin du gîte lui appartenaient.

Encore une femme, rencontrée ce matin alors qu’elle s’occupait de deux chevaux, dont la robe de l’un m’a questionnée… J’ai ainsi appris qu’on l’appelait « truitée »… de petites tâches noires sur une robe blanc gris… très original! Notre conversation m’a aussi permis d’échanger autour de l’équithérapie. Je m’étonnais en effet qu’on ne profite pas davantage de tout ce qui se faisait dans la vallée pour des personnes en situation de handicap. Or ses chevaux ont été dressés pour ce faire… Elle s’adonne aussi à la culture, et m’a expliqué qu’elle cultivait et cueillait des herbes (des « simples »?) comme on les appelait autrefois.

C’est aussi une femme qui s’occupe des gîtes; passionnée de permaculture… J’ai eu ce matin le bonheur de visiter son jardin, bien orienté sur l’adret, à la belle terre noire enrichie au fumier… Coloris superbement éclatants : jaune des tournesols et des fleurs de courge, orange des courges, rouge des tomates, violet de la bourrache… Sans compter toute la gamme des verts, depuis le vert tendre des butternuts pas encore mûrs jusqu’au vert sombre des feuilles de haricots, en passant par les verts variés des salades et des blettes… J’ai pu goûter de la menthe « chocolat ».

« La Menthe chocolat s’élève jusque ± 60 cm, et ses feuilles lancéolées n’offrent pas un parfum de chocolat, mais plutôt celui de la crème à la menthe utilisée dans les confiseries « After Eight ». »

Par la suite j’ai pu découvrir le parfum si particulier de la livèche (ou « ache des montagnes »). Depuis, j’ai appris qu’originaire de Perse, elle était cousine du céleri.

« La livèche est une plante vivace (c’est-à-dire qui vit plusieurs années) pouvant atteindre deux mètres de hauteur. Elle est reconnaissable à ses larges feuilles découpées en plusieurs lobes dentelés, pouvant rappeler celles du céleri. Cependant, elle tient surtout son surnom de « céleri perpétuel » de son parfum ou goût proche du céleri, qui lui a également valu le sobriquet « d’herbe à Maggi ».

L’été, de jolies fleurs jaunes pâles viennent embellir cette plante sous la forme d’une vingtaine d’ombellules. Sa tige cylindrique et creuse peut servir de paille ; et ses graines de 7 millimètres sont prisées en pâtisserie. Cependant, seules les feuilles de la livèche sont utilisées pour ses propriétés thérapeutiques, après leurs récoltes de Mars à Novembre. »

Que de productrices!

Femmes cultivant, élevant, plantant, dressant… Un univers gynarchique? Cultivent-elles la liberté, avec cet art de vivre si original? Pourtant le travail est rude… et encore, je ne vois que l’été! Partir le matin à l’aube vers l’un des marchés locaux, situés entre un quart d’heure et plus d’une heure de route, pour vendre leur production, tout en continuant à produire… Et il faut entretenir, gérer… Comment font-elles?

Il ya aussi des artistes… Plus discrets/discrètes, presque caché-e-s, ils et elles sont apparemment assez nombreux/euses à s’adonner aux beaux-arts, aux arts plastiques, au graphisme, à la musique. Rien que dans ce tout petit village de Curel, deux violonistes, dont un premier alto, et un saxophoniste… Je n’ai rencontré pour l’instant – et par hasard – que l’une d’entre elles…

Vallée des femmes? Où sont les hommes? Refuge des femmes? Ou de nouveaux risques d’aliénation?

Dernière nouvelle : demain matin, je vais « monter » en altitude, essayer de rencontrer d’autres femmes…