Le Musée de Dieppe

Si je voulais tant revoir le Musée, c’est pour trois raisons : la première, Boudin. J’aime ce peintre, et je me souvenais qu’il y était accueilli. La seconde, ce sont les maquettes de navires, qui avaient frappé mon esprit. La troisième, l’ivoire. Je n’ai pas été déçue… Et j’ai découvert trois autres sources d’intérêt : comme à Honfleur, Boudin y côtoie Saint-Saëns; la collection de peinture évoque avec bonheur l’histoire de Dieppe; et la sculpture, avec divers matériaux, n’y est pas oubliée.
Je me propose donc de reprendre tout cela dans l’ordre, avec vous.


Promenade 1. La vie à Dieppe vue par les peintres

Pour celles et ceux qui connaissent la ville, vous reconnaîtrez les quais sud et ouest. Par contre, le pont tournant et le parking ont remplacé ce que l’on peut voir au premier rang, qui donne un caractère assez champêtre à ce qui est maintenant si urbain!

Un petit clin d’oeil à « Karlhiver » : les dames sont en train d’étendre leur linge sur les barrières… Et, puisqu’on parle de lessive… J’ai découvert que les dames faisaient sécher, voire « blanchir » sur la Prairie et les galets. Peut-être les voiles?

Les vues du port ne manquent pas, mais j’en ai choisi une qui m’a rappelé mes terreurs d’enfant.

A l’époque de ce tableau comme à celle de mon enfance, les grands navires partaient vers l’ouest depuis le port qui est désormais réservé aux bateaux de plaisance. Et ils pressaient les voyageurs, puis signalaient leur départ en actionnant des sirènes, dont le son me terrorisait. Plus de voyageurs maintenant, et plus de sirènes : un port extérieur a été construit à cet effet, défendu par d’impressionnants barbelés.

La mode des bains de mer est venue bouleverser la vie des Dieppoises et des Dieppois. J’ai particulièrement été interpellée par ce tableau ovale (au fait, j’ai découvert le tondo, mais comment appelle-t-on un tableau ovale?) représentant la plage de Dieppe au moment de la Première Guerre Mondiale. Regardez bien : on y voit des soldats français, mais aussi des tirailleurs sénégalais…

Chose promise, chose due. Je ne pouvais terminer cette série de tableaux sans Boudin! Il a peint entre autres les falaises du Pollet. Le Pollet, c’est ce que vous voyez au fond quand vous regardez Dieppe depuis le château (voir article précédent). Un village autrefois, dont l’église domine le port. Rattaché à la ville, il a gardé une identité forte encore aujourd’hui.

Tondo… Kezako?

Encore un mo.. pardon, un mot, que j’ai découvert récemment et que, depuis, je rencontre sans cesse au détour des chemins, pourtant variés, que j’emprunte.

Je suppose que vous êtes moins ignare(s) que moi?

Sinon, peut-être une définition? Ou une illustration?

Voici donc un tondo…

Celui-là, je l’ai photographié à Art Capital. Et me suis d’ailleurs demandé s’il s’agissait réellement d’un tondo. Pourquoi? Si je vous le dis, je vous donne un indice… Parce que sa forme n’est pas parfaite. Puce à l’oreille?

En voici un autre, plus « classique ».

Tondo Doni, Michel-Ange

Vous y êtes? Alors je puis vous dire que c’est une aphérèse du mot italien « rotondo ». Et nous voici de nouveau parti-e-s pour une chaîne de recherches lexicales… Rions donc un peu… « Aphérèse » ? « retranchement (action ou résultat) d’un ou plusieurs phonèmes au commencement d’un mot »… « Phonème » ? « Le plus petit segment phonique (dépourvu de sens, car s’il en avait un ce serait un sème, Note de la rédactrice morte de rire) permettant seul ou en combinaison avec d’autres phonèmes de constituer des signifiants ou de les distinguer entre eux«  (D. D. L. 1976)… « Phonique » ? « relatif au son, à la voix » ex « Des écritures dont les signifiants graphiques représentent des signifiants oraux, articulés parallèlement en unités graphiques et phoniques qui se correspondent entre elles (Langage, 1968, p.523). » (CNTRL)… « Signifiant »? « Partie formelle, matérielle et sensible du signe. » Ex: « Le lien qui unit signifiant et signifié est nécessaire: dans la conscience du sujet parlant français, le signifiant bœuf (c’est-à-dire l’image acoustique du groupe de sons böf) évoque nécessairement le concept de bœuf et le concept déclenche nécessairement l’image acoustique böf. « Le signifiant est la traduction phonique du concept; le signifié est la contrepartie mentale du signifiant » (E. Benveniste ds Perrot, Ling., 1953, p. 112). » (CNTRL). Ne vous énervez pas, je ne vais pas continuer ainsi, car, comme vous l’avez très justement remarqué, ce n’est nullement le sujet de cet article.

Faisons donc simple : à « rotondo », on a retiré « ro », tout en gardant le sens du mot, « mot italien signifiant « forme ronde » et désignant un tableau de forme circulaire très en vogue au xve siècle en Italie. » (Encyclopedia Universalis).

A l’époque de la Renaissance, « Le tondo est généralement constitué par un panneau de bois entouré d’un cadre d’assez large dimension qui évoque les guirlandes « à l’antique » entourant la même forme circulaire en sculpture : peinture de la Vierge du Magnificat de Botticelli (1485 env., Offices, Florence) et sculpture de la Vierge à l’Enfant d’Antonio Rossellino pour la tombe du cardinal de Portugal à San Miniato al Monte, à Florence (1460-1466 env.). » (Encyclopedia Universalis)

Madone du Magnificat de Botticelli

Un tondo peut être un tableau, mais aussi une sculpture, comme c’est le cas pour ce tondo de Michel-Ange.

Tondo pitti, Michelangelo

Pourquoi cette forme ronde? A l’époque, elle est essentiellement choisie pour sa symbolique : la perfection. Sans début ni fin, le cercle évoque l’infini, l’éternité, la complétude. Il existe dans la nature, où sphères et globes nous abritent et nous éclairent. Contrairement au carré, invention de l’Homme. On l’associe donc au divin et à l’Harmonie. Il est aussi souvent relié au féminin.

C’est pourquoi le tondo a été si fréquemment exploité pour des sujets religieux, en particulier lorsque le personnage principal est une femme… ou la Vierge, comme c’est le cas ci-dessus.

Mais des artistes plus récents l’ont exploité avec d’autres visées. En particulier, rompre avec les formats plus classiques, rectangulaires, carrés, voire ovales.

Vous reconnaissez, je suppose? Eh oui, Les Nymphéas de Claude Monnet, version tondo, en 1908, exposé au Musée de Vernon.

Un peintre s’est beaucoup intéressé au tondo : Alechinsky.

« C’est le rond et rien que le rond que Pierre Alechinsky a choisi pour nouvel Eden, berceau moderne de ses dernières peintures à l’acrylique et à l’encre. Mais à l’inverse des célébrissimes tondi de Fra Angelico (L’Adoration des Mages), ou de Botticelli (La Madone du Magnificat), confinées dans leurs cercles, tels des reflets d’images pieuses dans des boules de Noël, les tableaux d’Alechinsky respirent, gagnent en liberté, profitent à la ligne qui ne connaît plus de limite, exultent. Le rêve s’organise en spirales imparfaites à partir d’un centre qui n’est pas forcément au milieu. Le visiteur entre dans un jeu subtil de perspectives où le regard prend de la vitesse, tandis qu’à la périphérie s’organise un langage de signes, univers abstrait ou figuratif en mouvement permanent. » (source)

Alechinsky a même fait un jeu de mots, en nommant cette toile « Dernier tondo à Paris »…

Une artiste allemande, Katarina Grosse, a joué sur le contraste cercle / lignes, comme en une recherche de l’impossible quadrature… Sa toile a été achetée par le Centre Pompidou.

Pour finir, je reviens à Art Capital, avec ces deux oeuvres exposées en « installation ». En était-ce une? Je l’ignore…

Du dessin à la pochette…

Voici deux jours, j’évoquais l’injustice vécue par un ami peintre, qui s’était vu accepter une toile au Salon de Versailles, puis refuser celle-ci, au tout dernier moment, sous prétexte qu’elle était « trop grande », alors que d’autres avaient des dimensions bien plus importantes… Comme je lui demandais l’autorisation de publier cette anecdote sur ce blog (ce que je fais toujours avec mes sources), il a complété l’histoire. Je vous la livre donc aujourd’hui.

Un galeriste installé près de Bastille avait organisé une exposition Brassens et réuni les oeuvres de 30 peintres pour ce faire, parmi lesquels l’ami dont il est question. Un jour, le galeriste l’appelle, lui demandant de venir car une personne souhaitait acheter le tableau représentant Brassens et « Le Chat« . Il refuse, car ne veut pas se démunir du tableau. Mais se rend à la galerie. Où l’attend l’acheteur potentiel et une dame. Le premier s’appelle Thomas Sertillanges. La seconde, Kathia David.

J’ignore si ces noms vous disent quelque chose, car les gloires radiophoniques sont souvent éphémères et s’envolent avec les générations.

Pour ce qui concerne le premier, je vous livre une biographie publiée sur Babelio.

« Thomas Sertillanges est passé par le théâtre, la radio officielle à France-Inter, la radio libre avec la création de « Génération 2000″, la première radio pirate commerciale en 1978, le monde de l’entreprise où il a fondé et dirigé une société de conseil en communication événementielle.

Il a ensuite été consultant pour de grands groupes tout en s’adonnant à deux passions, Tintin et Edmond Rostand.

Administrateur des Amis de Hergé pendant quelques années, il a écrit « La Vie quotidienne à Moulinsart », de nombreux articles et donné fréquemment des conférences. Il est à l’origine, avec le député Dominique Bussereau du débat à l’Assemblée nationale, « Tintin est-il de droite ou de gauche ».

À propos d’Edmond Rostand, il réunit la collection la plus complète sur Cyrano de Bergerac, organise des expositions, participe à des conférences, crée le site cyranodebergerac.fr. En 2018, il crée le Festival Edmond Rostand et publie en 2020 la première biographie illustrée du poète.« 

Un sacré personnage ! Que vous pourrez découvrir sur son site…

Quant à Kathia David, elle est surtout connue pour avoir longtemps animé « L’Oreille en coin« .

 » L’émission mythique et multifacettes, occupe les auditeurs tous les week-ends de 1968 à 1990. Elle s’étale sur trois demies-journées. Le dimanche matin était consacré aux chansonniers et les samedis et dimanches après-midi étaient plutôt expérimental avec, entre autres, de longs reportages, des canulars élaborés, des jeux d’identité, récits d’aventuriers.« 

Kathia David a fait du théâtre et du journalisme, avant de devenir consultante et formatrice. Mais à l’époque, elle est essentiellement sur France Inter dans une émission à laquelle Thomas Sertillanges n’est pas étranger.

La voici sur une photo empruntée au site de Thomas Sertillanges.

Bref, voici notre peintre face à ces deux personnes, dont l’une veut absolument le dessin original. Il refuse, ne voulant pas s’en défaire, et, ce faisant, suscite la colère du galeriste qui l’accuse de ne pas l’aider à gagner sa vie… Lequel l’emportera quelques temps plus tard, et le dessin sera vendu à Sertillanges. Entretemps, des lithos et des gravures avaient été produits à partir de ce dessin.

Pour la petite histoire, le même galeriste fera plus tard une exposition consacrée à Brel. Le même peintre y exposera un tableau. Le même collectionneur en achètera le dessin original…

Bref, le dessin se trouve maintenant chez Sertillanges. Celui-ci reçoit un jour un certain Monsieur Bourgeois, qui vient de faire graver un disque « Une petite fille chante Brassens » (dont je vous ai déjà parlé).

Chez son hôte, il voit le dessin… et aussitôt le veut pour la pochette du disque. Sertillanges organise une rencontre entre Monsieur Bourgeois et le peintre… et l’affaire est conclue. Pour la petite histoire, le disque a eu une certaine renommée, car il a remporté le Prix Charles Cros en 1985….

Et voilà comment un dessin se retrouve en pochette de disque…

Un corbeau sur scène

Source: site de la Compagnie Baro d’Evel

Un corbeau sur scène, voilà qui n’est guère courant, si l’on excepte les représentations de fin d’année dans les écoles maternelles, où les enfants représentent parfois les Fables de La Fontaine… Or c’est ce qu’il m’a été donné de voir, hier soir, lors d’un spectacle aux Bouffes du Nord.

Un ami m’avait recommandé d’aller voir ce qu’il considérait comme le plus original et « décoiffant » de tous ceux auxquels il avait eu l’occasion d’assister dans sa vie…

Pas de lever de rideau. Dès son arrivée, la spectatrice découvre une scène totalement blanche, constituée de trois panneaux de toile vierge et d’un sol tout aussi immaculé. Comme j’ai raté la photo dans ma précipitation avant le début du spectacle, je ne puis vous la montrer vierge. Par contre, voici la même scène une heure et quart plus tard…

Sur le côté droit, vous apercevez, au bout, en bas, une fente horizontale… C’est par là qu’est entré en scène le premier acteur. Nous vîmes apparaître d’abord un pied chaussé, puis un second, puis des jambes… et enfin l’entièreté du corps d’un grand escogriffe, tenant en main un support de micro. Il se relève, costume noir taché de blanc, et joue un moment en tirant sur le fil du micro, qui finit par entourer le devant de la scène. Le tout accompagné d’un monologue sur le « vide ». Il sort un papier de sa poche, censé être le contenu de son discours.

Surgit alors un corbeau, qui s’en empare et le déchiquète consciencieusement… puis va et vient de bord en bord sur la scène, côté cour, côté jardin et ainsi de suite.

Le monologue reprend, quand un pied nu traverse le même côté droit. Cette fois, dans la fente verticale que vous voyez vers le devant. Il est suivi d’un second pied, de jambes nues, et d’un corps de femme, aux cheveux abondants cachant le visage.

Le ton est donné. Je ne vais pas vous narrer la suite, car cela nuirait à une découverte que je vous conseille de faire. Même s’il y a parfois quelques longueurs – mais sans doute voulues, pour faire prendre conscience du temps qui passe -, les surprises se succèdent dans ce spectacle que je ne puis qualifier, entre danse, acrobatie, peinture, chant, pantomime et théâtre…

Et les applaudissements nourris des personnes présentes étaient bien mérités de ces deux (pardon, corbeau, trois) artistes qui ont montré des facettes très variées de leur talent dans un rythme souvent lent, mais parfois endiablé.

De l’émotion, de l’esthétique, du rire, tout y est pour passer un bon moment malgré l’inconfort des sièges de ce vieux théâtre.

Si vous voulez en savoir davantage, un beau film de présentation ici, un second là, et un entretien avec Baro d’Evel ici.

Une longue histoire, mais toujours autant de fantasmes autour de La Femme…

La Société des Artistes Français a une longue histoire, comme elle le raconte sur son site. Elle serait issue du Salon initié par Colbert en 1667. Et existe en tant que telle depuis 1881.

« En 1881, elle prend son nom actuel de Société des Artistes Français. L’Etat lui délègue le soin d’organiser une exposition annuelle des Beaux-Arts et la charge de s’administrer elle-même.

En 1883, un décret paru au journal officiel la déclare « d’Utilité Publique »

Depuis 1901, tous les ans, si l’on excepte quelques interruptions dues aux guerres ou à des travaux, le Salon a lieu à Paris au Grand Palais des Champs-Elysées. »

Une mini-exposition sur son histoire est présentée, et donne l’occasion d’observer l’immense différence entre les Salons d’autrefois et ceux d’aujourd’hui.

Cela saute aux yeux : il y a bien eu une forme de démocratisation, même si l’on peut encore observer que le public aujourd’hui ressort d’une certaine « élite », plus « intello-bobo » qu’aristocratico-bourgeoise.

Il est par contre un point commun évident. Regardez bien la photo ci-dessus. Que représentent les statues?

Eh oui, des femmes… De la femme comme objet de l’art à la femme comme objet, y a-t-il tant de pas? L’artiste magnifie-t-il gratuitement l’objet de ses fantasmes?

Je ne répondrai pas à cette question et vous laisse ce soin. Je vous propose simplement une balade dans cette exposition, orientée autour de la thématique « représentations de la femme »… là encore, une sélection de mon cru, donc éminemment subjective. D’autant que j’ai choisi les oeuvres que j’aimais ou qui m’interpellaient…

Vous en avez déjà vu certaines dans les précédents articles, – excusez-moi des « redites » -, mais elles devaient aussi apparaître dans ce florilège sans commentaires.

Je terminerai par mon propre Palmarès : peinture, photo et sculpture…

Au Salon des Artistes Français

Hésitation sur les majuscules… en faut-il ou non? si oui, partout ou considère-t-on que l’adjectif ne doit point en avoir? Vous me connaissez, je suis allée vite vérifier sur le site de la Société éponyme… Oui, il en faut partout! Ouf!

Dans le précédent article vous avez découvert des vues d’ensemble. Imaginez donc que vous êtes à l’opposé de la Tour Eiffel, côté sud, là-bas, tout au bout à gauche sur la vue panoramique… Tout près de l’entrée, donc. C’est là qu’a commencé ma déambulation dans le Grand Palais Ephémère en ce samedi 19 février.

Toute la partie droite est réservée à la Société des Artistes Français, avec des stands pour les éditeurs d’art. Je n’ai pas photographié les deux mannequins superbes, d’au moins 1,90 mètres, des lianes métisses d’une grande beauté qui attiraient plus de monde (surtout masculin!) que les oeuvres d’art… Par contre, j’ai saisi les deux jeunes femmes qui jouaient merveilleusement bien et dont la musique a accompagné tout le début de ma visite.

Elles mettaient un tel entrain dans leur jeu que les spectateurs/trices dansaient sur place!

Mais laissons là musique et mannequins… Comme dans la partie présentée précédemment, je vous livre quelques photos – plus ou moins bonnes, et parfois prises « de travers » – de cette visite. Pas de commentaires, je vous laisse découvrir et, je l’espère, aimer quelques-unes de ces oeuvres, dont la variété est extrême.

Encore une fois, elles ne sont pas « représentatives » de l’ensemble… Il s’agit d’un choix d’échantillon et/ou de compositions que j’ai construit au gré de ma balade…

Je dédie la photo qui précède à « Karlhiver », dont j’ai fait la connaissance toute virtuelle lors du premier confinement, qui nous a donné l’occasion d’écrire « en écho », ici pour ce qui me concerne, et sur Facebook de son côté (Un jour Un tableau)… Depuis mon article sur les lavandières (ou bugadières), il place régulièrement sur son site – que je vous conseille vivement de visiter, si ce n’est déjà fait… il me « donne la pêche » chaque jour de l’année! – il place régulièrement, disais-je, des tableaux où l’on voit la lessive… A mon tour donc…

Mais reprenons notre errance parmi l’Art…

Je vous laisse sur cette robe virevoltante qui revêt la Femme Invisible… Car le prochain article sera consacré aux Visions de la Femme dans ce salon…

Salons au Grand Palais Ephémère

Vous avez déjà eu l’occasion de visiter avec moi la structure éphémère qui se substitue actuellement au Grand Palais, sur le Champ de Mars. C’était à l’occasion du Salon de la Photographie. Cette fois, ce sont les beaux-arts qui sont à l’honneur, pour le Salon Art Capital.

Beaucoup moins de monde en ce samedi après-midi de février, que lors du précédent salon. Sans doute l’effet fin de vacances pour les uns et début pour les autres? Ou faut-il en conclure que les beaux-arts attirent moins que la photo?

Je vous propose une visite de ce salon en plusieurs éclairages.
Commençons par des aperçus de l’ensemble, pris depuis la cafétéria, au 1er étage. Cafétéria, soit dit en passant, aux tables trop peu nombreuses et à l’ambiance trop froide à mon goût… mais qui offre une belle vue sur le Champ de Mars.

Tournons le dos à la Grande Dame pour nous concentrer sur l’espace d’exposition…

J’ai commencé la visite par ce qui se trouve à gauche, au fond de cette photo. En effet, comme on ne l’identifie absolument pas dans ce point de vue, l’entrée s’effectue par ce qui est à l’opposé de la cafétéria, qui constitue ici le « fond » de l’allée centrale.

Ce que vous voyez ici, c’est l’espace dédié à la « peinture à l’eau ». Approchons-nous…

Descendons à présent, si vous le voulez bien, pour voir de plus près ces « peintures à l’eau » (et, me semble-t-il, encres)… Comme tout le reste de l’exposition, elles sont extrêmement variées… Je vous en propose quelques exemples seulement, non représentatifs de l’ensemble, soyons claire!

Je finirai par celle à qui, dans cette série, j’accorderais le premier prix, si j’étais membre du jury… je vous laisse aujourd’hui sur cette oeuvre, et reprendrai la visite par la suite…

Ecoinçon

Celles et ceux d’entre vous qui me lisent depuis longtemps savent à quel point j’aime apprendre de nouveaux mots. J’ai été gâtée cette semaine, avec un florilège de termes qui n’appartenaient pas à mon vocabulaire. En voici un exemple : « écoinçon ».
Avez-vous une idée de son sens?

Si vous le décomposez et en recherchez la « racine », vous pouvez trouver… Alors que moi, je ne l’ai pas compris d’entrée de jeu dans le contexte où il était employé.

Il s’agissait – souvenez-vous, si vous avez lu l’article précédent sur le théâtre des Champs-Elysées – de la description de la salle. Le lustre, les peintures de Maurice Denis… vous y êtes? Je cite : « Il y illustre quatre thèmes dans les écoinçons« . Or, le lustre est rond, et la forme globale de ce que l’on serait tenté de dénommer « plafond » est… je ne sais comment dire? … ovaloïde?

Vous aviez peut-être, comme moi, pensé à « coin ». Mais des coins dans des ronds ou des ovales, voilà qui est original ! Me serais-je trompée ?

Que nenni ! Il s’agit bien d’un mot forgé à partir de « coin ». Alors, me direz-vous ? Comment se fait-ce ?

Le CNTRL précise que le terme est apparu en 1331 sous la forme « escoinson » (L. Delisle, Actes Normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois, 28). Mais a disparu jusqu’en 1798, date à partir de laquelle il est orthographié tantôt « écoinson », tantôt « écoinçon ».

Bien gentil de nous donner étymologie, histoire et orthographe, me direz-vous, mais cela ne nous donne pas sa signification !

Résumons-nous : cela vient de « coin », est employé en architecture et en menuiserie/ébénisterie… Bon, d’accord, je cède, le plus simple est de citer les définitions officielles:

A.− ARCHITECTURE

  1. Pièce de menuiserie ou de maçonnerie, souvent décorée, établie à l’intersection de deux murs et formant encoignure : … l’architecture naît d’une adaptation du nombre à la pierre; puis la sculpture, c’est-à-dire la forme spirituelle, naît de l’architecture, s’étire sur la colonne, s’inscrit aux courbes des voussures et des tympans, aux étroitesses des écoinçons. Cassou, Panorama des arts plastiques contemp.,1960, p. 676.2.P. méton.

2. Pierre qui forme l’encoignure de l’embrasure d’une porte ou d’une fenêtre. Les douze écoinçons des six dessus de portes de l’hôtel de ville, que Carrière vient de peindre (Goncourt, Journal,1892, p. 259).

B.−AMEUBL. Partie qui est située à l’angle d’un meuble ou d’une partie du meuble. Écoinçons de l’abattant, des vantaux.Les pieds des meubles restent légèrement galbés, les panneaux carrés ou rectangulaires sont échancrés et une rosace est placée dans l’écoinçon (Viaux, Meuble Fr.,1962, p. 111).

♦ Meuble en écoinçon. Meuble construit pour être placé à l’angle d’une pièce. Armoire en écoinçon (Fonv.1974).

Mais alors, objecterez-vous à juste titre, pourquoi parler d’écoinçon dans ce cas de formes « sans coins »?

J’ai trouvé un autre sens au terme, dans les beaux-arts, en recherchant les oeuvres du peintre.

Voyez ceci. Les écoinçons seraient les parties restantes lorsque l’on dessine un ovale sur un support rectangulaire. Ou un cercle sur un support carré.

Maurice Denis. Motif décoratif dont un tondo avec écoinçons. (1928)
(Source)

Un article très intéressant montre comment le peintre s’est vu contraint à peindre les Béatitudes dans les écoinçons de l’Eglise Saint Louis de Vincennes. En voici un exemple:

Ecoinçon nord-ouest de l’Eglise Saint Louis de Vincennes

« Dans cette église à l’architecture très novatrice, de plan carré, Maurice Denis ne trouve évidemment pas le contexte habituel des églises anciennes. En particulier, les murs des trois façades autres que celle du choeur sont occupés par d’immenses verrières en béton. C’est dans les écoinçons des quatre grands arcs délimitant tout le volume de l’église qu’il est envisagé de placer les fresques des « Béatitudes », à l’intérieur de « panneaux ronds ». » (Source)

Il ne reste plus qu’à trouver des images de l’ensemble de l’oeuvre. Pas facile! Et seule la maquette au 10ème est accessible sur le net.

Maquette au dixième de la coupole du théâtre des Champs-Elysees_0
Maquette au dixième de la coupole du théâtre des Champs-Elysées. Maurice Denis (1911 ou 1912) (Source)

On voit nettement la partition en 4, avec des parties plus étroites séparant les fresques. Dans chacune, un rondo et… des écoinçons !

Quittons la peinture et le théâtre pour d’autres environnements agrémentés d’écoinçons. Beaucoup de hauts reliefs sur les façades des églises, notamment autour des portails.

Détail du décor sculpté de l’une des façades sur cour du château de Louppy-sur-Loison (Meuse). © Bernard Galéron (Source)
Source : culture.gouv.fr

Pour ce qui est du mobilier, vous l’avez vu, il y a deux sens. Soit le meuble lui-même est « en écoinçon », c’est-à-dire destiné à meubler une encoignure.

Fauteuil en écoinçon Louis XV - Meuble de style
Fauteuil en écoinçon Louis XV

En plus moderne, voici ce que cela donne :

Christian GRATIA d'une paire de fauteuils d'écoinçon
Christian Gratia, Fauteuil d’écoinçon (source)

Soit il y a des écoinçons sur les meubles (mais aussi sur des parquets).

écoinçon à la grecque
Ecoinçon à la grecque

Je vous laisse jouer à les repérer sur les photos ci-dessous…

Petit meuble chinois en bois naturel et écoinçons (source)
Miroir en bois de placage à décor marqueté d'écoinçons de bois clair. |  Miroir bois, Miroir, Decoration
Miroir en bois de placage à décor marqueté (source)
Tapis Orient en laine et coton, le champ marine à
Tapis d’Orient (source)

Je terminerai par un tableau, dont les écoinçons sont particulièrement « parlants ».

Peintre anonyme, Le duc d’Angoulême remettant la médaille de bronze à l’ébéniste François Baudry, 1827, huile sur toile, Paris, Arts décoratifs, inv. 2009.169.1.

Je vous conseille de lire le billet de l’auteure… Katia Schaal, « Des médailles aux écoinçons d’une remise de médaille », publié dans le carnet de recherche Au revers de la médaille, le 20/08/2019, https://medaille.hypotheses.org/489.

C’est à vous… Repérez des écoinçons autour de vous et placez la photo en commentaire ?

Haendel au Théâtre des Champs Elysées

Jamais je n’étais allée dans ce théâtre à l’histoire si marquée… Et j’en étais ravie, je dois bien l’avouer, de découvrir enfin l’édifice. En écho aux Années 30 qui ont marqué ma semaine, depuis la discussion sur les costumes de l’époque pour une pièce de Sacha Guitry qu’un de mes amis va jouer en amateur, jusqu’à l’architecture de Boulogne-Billancourt, en passant par le Musée qui leur est consacré… Il ne manquait plus que l’architecture et les oeuvres de ce théâtre, typique de l’Art Nouveau annonçant l’Art Déco !

Avant de pénétrer dans la salle, une visite s’imposait…

Vous l’avez compris, les escaliers aux fers si artistiquement stylés et aux détails si travaillés m’ont particulièrement intéressée. Mais je le fus aussi par les tableaux qui ornent les murs, à tous les étages.

Comment ne pas penser aux vers de Baudelaire ?

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. »

C’est une Invitation à d’autres Voyages que nous propose le théâtre.
D’abord, un voyage dans le temps. En effet, une série de vitrines propose des objets, maquettes, affiches et photographies qui évoquent les divers spectacles célèbres qui s’y sont déroulés, ainsi que les acteurs et hôtes qui ont fréquenté ces lieux.

Je ne connaissais pas les ballets suédois, et me suis donc intéressée au sujet. C’est ainsi que j’ai découvert un documentaire très bref et intéressant à ce sujet. Vous le trouverez ici. Quant à l’histoire du théâtre lui-même, un exposé très complet est en ligne ici.

La sonnerie retentit. Il est temps de pénétrer dans la salle…

Dans un premier temps, j’essaie de décrypter ce qui est peint et écrit tout autour du plafond lumineux…

En effectuant mes recherches plus tard, j’ai compris pourquoi je n’avais pas compris; ce n’est pas un texte, mais un ensemble de textes qui se lisent… en croix! Voici la présentation qui en est faite.

 » Il y illustre quatre thèmes dans les écoinçons : l’Orgue, l’Orchestre, le Chœur et la Sonate. Et entre deux, les phrases suivantes.
– Au-dessus de la scène : « Aux rythmes dionysiaques unissant la Parole d’Orphée, Apollon ordonne les jeux des Grâces et des Muses ». En effet, nous apercevons parmi les personnages Apollon, Orphée et sa lyre, Eurydice, Ariane…
– A gauche de la scène : « Du cœur de l’Homme de toutes les voix de la nature jaillit la symphonie ». Beethoven et ses œuvres, représentées par des femmes.

– A droite de la scène : « l’Architecture de l’Opéra classique ennoblit les passions et les destins tragiques ». On y voit l’opéra baroque de Versailles, le compositeur Glück, Don Juan et Papageno de Mozart, Agathe, Carmen de Bizet…
– Et derrière le public, en face de la scène : « Sur les cimes dans l’angoisse et le rêve, drame lyrique ou poème, la Musique s’efforce vers un pur idéal ». Sur la gauche Chopin est adossé à un rocher, Wagner est représenté par des personnages de ses œuvres (Parsifal, Brünnhilde, Tristan et Yseult), Mélisande sous les traits de l’actrice Yvonne Lerolle, aux côtés de la fille de Maurice Denis… »

Car c’est Maurice Denis qui est l’auteur des fresques, dont il a voulu qu’elles représentent l’histoire de la musique, en s’appuyant sur ses conversations avec Vincent d’Indy.

Le lustre lui-même est exceptionnel à plus d’un titre. Par son esthétique, d’abord.

Mais aussi parce que c’est lui qui assure l’excellente acoustique de la salle. Qui pourrait deviner les prouesses techniques que cache cette merveilleuse apparence? Je vous invite à visionner ce documentaire qui explique ce qui est dissimulé entre le plafond et le lustre, avant de présenter des détails de l’oeuvre de Maurice Denis.

Mais il est temps de se concentrer sur la scène… les musiciens commencent à entrer, puis les chanteurs, puis le chef d’orchestre…

Le silence se fait, et le ténor va se placer à la droite du chef… Je découvre alors que les paroles sont traduites et projetées à trois endroits. En grand, au-dessus de la scène. Et en plus petit, à droite et à gauche, beaucoup plus bas. Au début, j’apprécie de comprendre ce qui est dit, car l’anglais de cette époque, qui plus est, chanté, n’est pas aisément compréhensible pour la mauvaise anglophone que je suis. Par la suite, j’en suis venue à me demander si cela ne constituait pas plutôt un obstacle, comme un paravent entre l’oeuvre et l’auditeur-e…

Moi qui avais déjà assisté à une représentation de la même oeuvre à la Madeleine deux ans avant, j’ai trouvé fort peu de ressemblances entre les deux interprétations. Il faut dire que la première était plutôt perturbée, comme je l’ai narré dans l’article Le Messiah que je lui ai consacré sur ce blog. Un point commun cependant : la soprano, dans les deux cas, a une voix trop faible, qui est couverte par la musique, et peu audible pour les spectateur-e-s. N’était-elle pas en forme, ou n’a-t-elle pas suffisamment levé la tête pour que la machinerie placée dans le lustre saisisse mieux les sons ? Marie-Henriette Reinhold ne semblait pas très à son aise sur scène. Il serait intéressant d’en connaître la raison… Très peu de vidéos sur elle en ligne, mais celle-ci démontre bien la puissance de sa voix. Un mystère, donc, que ce qui pourrait apparaître comme une contre-performance.

L’orchestre joue avec coeur et talent, sous la direction d’un chef expressif, qui par moments « danse » sur la scène. Hans Christoph Rademann n’hésite pas à quitter le pupitre pour être au plus près des musicien-ne-s et du choeur. Si cela vous intéresse, vous pourrez le voir en action, dans le Magnificat (Bach) sur cette vidéo.

La « basse » est interprétée par le bariton Tobias Berndt. Une véritable prouesse lors de la deuxième partie de l’oratorio… et le public l’a reconnue, à en juger par la force des applaudissements en fin de spectacle! On peut en avoir un aperçu dans son interprétation d’un autre air de Händel, en ligne ici.

Le ténor est Islandais. Benedikt Kristjansson a bien modifié son apparence depuis le temps où il enregistra la Passion de Saint Jean de Bach. Plus de cheveux longs… et il paraît bien « sage »… trop, à mon goût, trop de retenue dans son expression, c’est dommage… Mais je ne suis pas spécialiste, loin de là!

Ma préférée, et de loin, fut Dorothée Mields. Gracieuse malgré une robe vraiment affreuse et qui ne l’avantageait pas, la soprano (annoncée ici comme ténor?) m’a conquise dans les (trop rares) airs qu’elle a interprétés. Vous pouvez la voir et l’écouter sur cette vidéo ou cette autre. Et j’aime beaucoup l’entendre dans ce morceau.

Le choeur, quant à lui, s’est révélé exceptionnel et a séduit le public, qui aurait aimé un « bis » à la fin de la représentation.

J’attendais avec impatience le Hallelujah, me demandant si, comme cela se fait dans certains pays, le public allait se lever pour l’entendre. Ce ne fut pas, à mon sens, le « morceau d’éclat » de l’ensemble. Par contre, le « Amen » final a emporté / transporté / enthousiasmé, au sens profond du terme – allusion à theos, le Dieu – la salle. J’en ai écouté plusieurs versions en ligne, dont celle-ci qui a beaucoup de grâce, mais aucune n’atteint la puissance, la force, la beauté prenante de celle que j’ai entendu en ce mois de janvier 2022.

Malgré les petits « bémols » – c’est le cas de le dire! – que je me suis permis dans ce qui précède, ce fut un spectacle remarquable, et des moments très émouvants, de ceux qui marquent la mémoire. S’il en est parmi vous qui ne connaissez pas l’oeuvre, vous pouvez la découvrir dans son intégralité lors d’un enregistrement à la Grace Cathedral de San Francisco.

« Standing ovation » pour le choeur, les chanteur-e-s, l’orchestre et son chef, qui a duré longtemps… Hélas le public n’a pas eu droit à un « bis » quelconque, dommage!

Musée des Années 30 (suite et fin)

Promis, c’est le dernier épisode de cette présentation du Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt ! Nous allons donc ensemble descendre du 4ème étage au rez-de-chaussée, rapidement et en ne jetant qu’un coup d’oeil sur les collections… Enfin, je vais essayer!

Peintures des années 30

Loin de moi l’idée de tout vous expliquer ici : il faut que vous puissiez, vous aussi, découvrir ce Musée. Je vais donc me contenter d’une sélection des oeuvres qui m’ont intéressée.

On bascule progressivement hors de l’Europe, avec des peintres voyageurs…

Comme je vous le disais dans le début de cette série d’articles consacrés au Musée, je viens de rater l’exposition Bouchaud. Mais deux oeuvres du peintre sont exposées dans les collections permanentes.

Toute la suite du 3ème étage est consacrée à l’Afrique et l’orientalisme.

Voyage en terres lointaines… Sans commentaires…

J’ai préféré vous livrer cette série sans commentaires, pour laisser l’émotion intacte.

On découvre, dans une petite salle un peu à l’écart, un artiste explorateur, Alexandre Iacovleff.

Impossible de trouver en ligne un documentaire sur cet artiste étonnant, proche de la photo. Mais comme il a fait l’objet d’une exposition ailleurs, un reportage vous le présente assez rapidement, ainsi que les croisières Citroën auxquelles il a participé. Quelques planches sont présentées dans une petite salle, donnant une idée de son travail de « reporter ».

Oeuvres liées à la religion

Comme vous l’avez compris, je n’ai pas saisi la « narration » ou « logique » muséographique de ces lieux. La suite de la collection est en lien avec la religion. J’ai beaucoup moins aimé, mais vous en livre quelques exemples.

Vierge du Village Français, Carlo Sarrabezolles (1925)

Cette statuette m’a appris qu’il existait, dans l’Exposition internationale des Arts décoratifs de Paris en 1925, une Chapelle du groupe des catholiques des Beaux-Arts. C’est là qu’était exposée cette Vierge à l’enfant.

Des maquettes de décoration d’églises et de chapelles sont présentées dans cet espace du 2ème étage.

Résurrection, Marthe Flandrin (1943). Maquette pour la voûte de l’abside de l’église du Sacré Coeur de Colombes
Résurrection du Christ, Marthe Flandrin (1953). Maquette pour l’église Saint-Martin de Givry-sur-Aisne

Et pour finir rapidement… quoique…

J’ai dû écourter ma visite, plus longue que je ne l’avais prévue. Et je vais faire de même dans ce blog, pour vous éviter l’ennui, et faire en sorte qu’il vous reste encore beaucoup à découvrir. Donc, juste un regard sur quelques oeuvres exposées au 2ème étage, puis on redescend au rez-de-chaussée, où une partie de l’entrée est consacrée à des sculptures… plutôt monumentales!

Un petit arrêt, malgré tout, devant ce tableau de Jaro Hilbert, peint à Ljubijana en 1929.

Cet artiste français (peintre, sculpteur et dessinateur) est né en Slovénie de parents tchèques, et a vécu presque 100 ans, de 1897 à 1995. Je me promets de le découvrir mieux ultérieurement, si j’en ai le temps…

Deux étages par ascenseur (le 1er est consacré à l’administration du Musée), et me voici revenue au rez-de-chaussée. En entrant, je n’avais absolument pas remarqué un espace pourtant vaste, sorte de « proue » du navire…