Une plage vivante

Autant, en cette saison, la plage de Deauville semble « morte », autant celle de Trouville est « vivante ». A quoi est-ce dû? je me le suis demandé. Peut-être aux cafés ouverts? aux jeux pleins d’enfants? aux promeneurs/euses qui arpentent les (beaucoup plus) modestes planches? Toujours est-il que j’ai pris plaisir à la découvrir, puis à y revenir le lendemain. Dès le départ, couleurs et humour sont au rendez-vous, avec cette affiche, puis une photographie d’autrefois qui mériterait les foudres des féministes. Si vous souhaitez voir d’autres oeuvres de Savignac, regardez ce petit film sur Youtube.

L’ancien… se cache derrière l’alignement de cabine. A juste titre, car il ne garde de sa superbe de jadis que son fronton.

Or, il se trouve justement que ce fronton n’est pas d’origine et ne date pas de 1936, date de la création de l’édifice. L’observation des cartes postales anciennes accessibles sur le Net montre qu’il a été construit sans lui.

C’est là que descendaient les écrivain-e-s, visiblement. Marcel Proust, par exemple. Et, beaucoup plus tard, Marguerite Duras. Et il a récemment inspiré une écrivaine…

D’autres résidences et grands hôtels anciens ou plus récents se succèdent, continuant à surprendre par la diversité des styles.

L’esplanade est truffée d’affiches en tout genre qui l’égaient, par cette fin d’après-midi un peu sombre. Une statue attire mon attention…

Les amateurs/trices seraient aimables de m’expliquer ce dont il s’agit car, pour ma part…

Les nuages sont bien bas, mais ne parviennent pas à cacher Le Havre, malheureusement. Cependant, en jouant un peu sur l’angle de prise de vue et l’imagination, on pourrait imaginer les clochers de Venise, non? Et les coquillages s’exposent comme des verroteries tandis que l’onde flirte avec le sable.

Il est temps de se rapprocher de Deauville, car le crépuscule arrive. L’occasion d’aller voir de plus près phare et estacade.

Un au-revoir à la colline sur et au pied de laquelle se niche la cité, puis au Nouveau Casino « Barrière » dont je ne comprends toujours pas pourquoi on l’appelle « de Deauville » alors qu’il est situé à Trouville, casino nettement plus beau de nuit que de jour, soit dit en passant.

Peut-on aimer Deauville ? (2)

Rien de tel qu’une promenade sur les « planches » pour répondre à cette question.
Quittons donc la Presqu’île de la Touques, mon lieu de résidence, pour gagner la rive gauche et rejoindre la plage… Pour ce faire, trois solutions : aller faire le tour par le pont des Belges, qui relie Trou- et Deau-ville, prendre le bac (mais il ne fonctionne qu’à marée haute (et je ne l’ai pas vu fonctionner du tout…?), ou emprunter le pont situé entre les deux nouvelles tours marquant l’entrée du port. C’est tout naturellement que nous l’empruntâmes, car situé… en face de la résidence! Paresse oblige…

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Une des tours vue du balcon

En réalité, l’une des tours est l’ancien phare du port, qui a été rénové et « doublé » d’une tour presque jumelle.

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J’apprends bien vite que le quai porte le nom de l’Impératrice Eugénie… « Sur le port de Deauville, au petit matin du 7 septembre 1870, l’Impératrice Eugénie, sur la route de l’exil, embarque depuis ce quai, avec le Docteur T.W. Evans, sur la goélette La Gazelle, afin de rejoindre l’Angleterre. »

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La lumière est superbe, en ce matin de janvier à la douce fraîcheur. Un soleil pâle éclaire magnifiquement le port et Trouville…

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J’ai malheureusement « raté » la photo de l’entrée du chenal, mais je ne résiste pas à l’envie de la partager quand même avec vous, certaine de votre indulgence.

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Un homme veille sur l’entrée de la plage. Son buste est maltraité par les volatiles, marins ou non.

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Ce n’est ni un artiste ni un élu. Mais un homme d’affaires, le fondateur du restaurant Maxim’s.

« En 1905, il est sollicité par la municipalité de Trouville-sur-Mer pour prendre la direction du casino de la station balnéaire, ce qui permet ainsi à Trouville de faire venir sur la côte normande une partie de la clientèle parisienne de Cornuché. En 1909, il est envisagé de reconstruire le casino, mais le projet soutenu par Cornuché n’est pas celui qui est retenu ; il donne alors sa démission et s’en va trouver le maire de Deauville, Désiré Le Hoc, à qui il propose son projet4.

Ainsi naît en 1912 le casino de Deauville, contribuant au succès de la station normande5.

Eugène Cornuché meurt le 1er avril 19266 à Paris. C’est son associé François André – l’oncle de Lucien Barrière – qui reprend alors le casino de Deauville. » (Wikipédia)

La plage est déserte. Seuls y courent des chevaux attelés, sans doute en prévision de la course du week-end. Les planches sont aussi bien vides.

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Une exposition de photographies un peu « kitch » casse malencontreusement la belle harmonie de ces lieux.

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De belles horloges égrènent secondes, minutes et heures. Là aussi, faute de goût : elles ne servent qu’à la publicité, à peine déguisée, de la marque.

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Non loin de ce panonceau flambant neuf, un pauvre vieux rouillé évoque un grand peintre, relégué sur un recoin des cabines.

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Le seul café de l’endroit est fermé. Impossible donc de boire un café en profitant de la belle vue d’une plage déserte. Dans le lointain la brume occulte un peu l’horreur industrielle…

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Peut-on aimer Deauville ? (1)

C’est la question que je me pose depuis longtemps, en cinéphile amateure que je suis… Jusqu’à présent, je n’y avais fait que des « passages », sans être séduite par la célèbre cité surnommée « le 21ème arrondissement de Paris » – ce qui, soit dit entre parenthèses, ne plaît pas à tous les Deauvillois, comme l’atteste cet extrait :

« Certaines caricatures ont la vie dure mais c’est aussi parce qu’elles correspondent à une part de vérité… Sauf que la question de savoir qui maîtrise l’image de la Normandie, de qui la diffuse ou la manipule est toujours posée. Notamment à Deauville, terminus balnéaire et autoroutier pour beaucoup de Parisiens le temps d’un week-end que d’aucuns croient romantique depuis le film de Lelouch avec un minimum de pouvoir d’achat. Les vrais Deauvillais diront qu’il y a peut-être mieux à faire que d’être seulement une caricature, « Paris sur Mer, 21ème arrondissement ». (source)

Cette fois, un séjour devait me permettre de mieux l’apprécier.

En route donc vers la Touques, qui, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas la rivière qui arrose Le Touquet, mais sa grande rivale, Deauville. Oh pardon! J’allais commettre la même erreur que le journal Ouest France qui dut faire son mea culpa après avoir « traité » la Touques de « rivière ».

« Dans notre édition du 11 février, on annonçait qu’un plan de protection de la « rivière » la Touques était en cours de réflexion. Un terme qui a interpellé un lecteur.

À la Direction départementale de la terre et de la mer (DDTM), on nous explique que certes, la Touques est un fleuve « puisqu’elle se jette dans la mer, mais aussi une rivière. » Sauf que le dictionnaire Larousse, lui, explique qu’un fleuve est un cours d’eau finissant dans la mer.

Tandis qu’une rivière est un cours d’eau qui se jette dans un autre cours d’eau. Si les affluents de la Touques (La Calonne, L’Orbiquet, etc.) sont bien des rivières qui se jettent dans la Touques, cette dernière ne se jette que dans la mer. Elle serait donc bien uniquement… Un fleuve. » (source)

Source

En réalité, donc, la Touques est le fleuve qui sépare Trouville et Deauville, ce petit bourg qui ne compte que 3700 habitant-e-s, à quelques naissances et décès près, en fonction des jours…

Car oui, Deauville, ce n’est pas une ville, contrairement à ce que son nom veut faire penser. Mais « ville », ce n’est qu’une « villa » gallo-romaine (voir à ce sujet le joli site du Ministère de la Culture).

J’ai tenté de comprendre ce que signifiait la première syllabe, et me suis heurtée à plusieurs hypothèses : pour les uns, c’était le nom du Dominus, le maître de céans. Pour d’autres, cela proviendrait d’un terme germanique que je connais bien, car il est à l’origine du nom de l’une des Trois Villes Soeurs picardes, Eu : il s’agit d’auwa (diverses graphies possibles) qui désigne l’eau, fleuve ou prairie humide (même racine que le « aqua » latin, persistant dans nos mots français). Les constructions modernes qui se multiplient à l’embouchure de la Touques font oublier qu’il devrait y avoir effectivement des zones plus ou moins marécageuses dans les temps anciens. Il n’est qu’à voir cette carte du XIIème siècle pour l’imaginer…

Comme partout où c’était possible, au Moyen-Age, les êtres humains privilégiaient les hauteurs pour se protéger. En l’occurrence, le mont qui domine l’actuelle plage, le Mont Casiny.

« Le nom Canisci montis apparaît, en 1061, dans une donation au prieuré de Saint-Arnoult.
Au Moyen-âge, le plein fief du Mont-Canisy regroupait principalement les territoires des 4 communes actuelles de Bénerville, Deauville, Saint-Arnoult et Tourgéville.
Le manoir seigneurial, situé à Bénouville (un lieu-dit de la commune de Tourgéville) a accueilli les seigneurs du Mont-Canisy jusqu’à la construction à Saint-Arnoult du château de Lassay au XVIIe siècle.
« 

« En 1850, il existait une dizaine de fermes, 26 maisons, et une centaine d’habitants qui vivaient de l’agriculture et de l’élevage.
Trouville, sa voisine, était un village de pêcheurs.
Les marais, situés en contrebas du village et sur lesquels allait s’édifier le futur Deauville, servaient à faire paître les vaches et les moutons
. »

La croissance du bourg a été violente. En un siècle, il a fallu accueillir d’abord toutes les personnes venues en villégiature, ensuite les amateurs de courses hippiques, enfin les stars et leurs fans… La variété infinie de l’architecture du 20ème siècle témoigne de cette évolution mal maîtrisée, qui se poursuit à l’heure actuelle avec les horreurs en cours de construction ou juste achevées sur l’embouchure de la rivière…

On peut être fan des vastes demeures destinées à l’esbrouffe… Ou des résidences pour touristes assoiffés de les côtoyer le luxe. Ce n’est pas franchement mon cas, même si j’apprécie l’esthétisme désuet de certaines, voire l’attachement apparent à la culture régionale, comme celle-ci.

Beaucoup ont du mal à survivre, et des étais sont parfois nécessaires, comme pour cette imposante demeure.

Les statues semblent avoir été signe de réussite sociale, et l’on en trouve assez fréquemment, comme sur cette maison…

Nombre de résidences sont ainsi closes. Et de restaurants. Pas un bar ouvert le long de la plage. Heureusement, nous en avons trouvé un bien sympathique, en centre ville, le Cyrano. Bien kitch, comme décoration, mais avec des clients autochtones, ou presque, comme ce Parisien venu s’y installer à la retraite, qui m’a avoué ne savoir que faire de ses soirées. Car c’est le désert culturel, ici. En ce week-end de janvier, aucun concert ni pièce de théâtre! Une seule exposition, aux « Franciscaines« . J’ai appris depuis que cet endroit est à voir et fréquenter. Hélas trop tard… Je n’ai pas été tentée d’aller voir les photos de la soeur d’Amélie Nothomb…

Côté marché, ce n’est pas mieux. Un tout petit marché de victuailles, avec de tout gros prix. Qui m’a conduite à aller… au Carrefour voisin pour acheter du poisson! Le comble en bord de mer!

Il reste la plage. Mais désertique. Et les travaux multiples nuisent au charme que pourraient avoir les célèbres « planches ». Je suis quand même parvenue à faire quelques photos, que je vous proposerai dans un prochain article…

Dîner sur la plage

Qui ne rêve de dîner sur une plage? Voici quelques jours que je me fais plaisir en testant diverses formules, et j’ai envie de partager cela avec vous ce matin, alors que je suis confortablement au lit dans la douce chaleur de ma chambre, par seulement 15 degrés dehors (où est la canicule annoncée???)…

Hier vous avez pu voir la photo prise lors d’un pique-nique sur la Plage de Passable. Voir descendre le soleil sur le Mont Boron, regarder Villefranche sombre progressivement dans la pénombre, et se baigner avant ou après le pique-nique, quels plaisirs !

La photo ci-dessus vous donne la réponse à l’énigme d’hier! Effectivement, j’avais oublié les verres… en temps de CoVid, on évite de boire tous au goulot de la même bouteille… J’ai donc effectué une superbe genèse instrumentale (clin d’oeil à Pierre Rabardel) et découpé la bouteille d’eau glacée, qui a permis de dégager deux verres, dont l’un, au superbe pied-bouchon de plastique, visible ci-dessus!

L’écriture de mon article a été interrompue… Je viens d’aider des associations à installer leurs étals (ou étaux???) sur l’esplanade de Mers-les-Bains, en vue de la préparation de la Fête des Baigneurs… Et il est l’heure maintenant d’aller voir la Fête de la Mer au Tréport… promis, je reviens vous « parler » dès que possible…

Sherlocke Holmette au Crotoy

Il m’est déjà arrivé de vous parler de la Baie de Somme sur ce blog. Ne m’en veuillez pas si j’y reviens, car c’est un de mes endroits préférés, et on y fait toujours de nouvelles découvertes. Ce jour-là, je m’y étais rendue car je pensais avoir résolu une énigme, et voulais valider mon hypothèse in situ. Je m’explique. Une vieille photo familiale retrouvée par des amis montrait des membres de leur famille dans une station balnéaire. Bien sûr, pas question de vous montrer la photo entière, par respect du droit à l’image et de leur histoire familiale, mais en voici une partie, pour que vous compreniez.

L’époque a été rapidement trouvée : vers les années 1930. Restait à identifier les lieux. A cette époque, on ne parlait pas de « cabines », comme aujourd’hui, dans certaines stations balnéaires, mais de « chalets ». Et ce sont bien des sortes de chalets que l’on voit derrière des personnes en maillot de bain ou tenue d’été. Mais où? Une recherche sur le net m’a conduite à retenir deux villégiatures, toutes deux proches d’un de mes refuges : Cayeux et Le Crotoy. A ma grande surprise, d’ailleurs, car actuellement seule la première a maintenu une tradition de cabines. Cayeux est en effet renommée pour son long chemin de planches (1,2 km) face à la mer, et ses 409 cabines de plage.

Le chemin de planches et les cabines de Cayeux (source)

Mais j’eus beau passer en revue les cartes postales anciennes, pas de trace des demeures que l’on voit en arrière-plan.

La Promenade des Planches en 1923 (source)

Si vous cherchez des cabines au Crotoy, de nos jours, vous serez déçu-e-s… ce n’est vraiment pas la spécialité du coin, on n’en voit pas trace. Et pour cause : la mer, lors des grandes marées, prend tout l’espace disponible jusqu’aux digues. Mais il faut croire qu’il n’en était pas de même jadis, car on trouve des traces de leur existence. D’abord, sur des cartes postales anciennes. D’abord, faits de bric et de broc et disposés un peu n’importe comment.

Chalets au Crotoy, 1905 (Source)

Puis mieux agencés et parfois alignés, comme sur cette carte.

Carte postale de 1908 (source)

Les cartes postales que l’on trouve en ligne témoignent de l’accroissement rapide du tourisme dans ce bourg, avec des constructions évoluant en permanence et des commerces florissant(s?).

Tentes de plage et cabines se font concurrence à la belle saison.

Certain-e-s d’entre vous ont peut-être déjà repéré quelques détails? Regardez bien, sur la gauche, au fond… Vous voyez cette maison avec un oeil de boeuf, devant un petit clocheton? Reportez-vous à la « photo énigme », maintenant… Une autre carte postale la montre de plus près.

Et regardez bien le détail de la maison sise à sa gauche… Vous comprendrez pourquoi cela m’a poussée à aller vérifier sur place. Pas question de rester sur une simple hypothèse, il me fallait voir ce qu’il en était, et si je pouvais retrouver trace de ces demeures datant de plus d’un siècle.

Première vérification sur le net. Il y a toujours, au Crotoy, une rue des Chalets. Débouchant sur la plage. Espoir! Allons sur place… Et, miracle, les demeures sont toujours là! Elles ont changé, certes, mais restent alignées dans le même ordre. Il ne reste plus que la partie supérieure de l’oeil-de-boeuf, car on a modifié le bas pour une plus grande fenêtre. Les décors de la maison voisine sont recouverts d’un crépi blanc.

Et la situation est claire : angle de ce qui était la rue des Chalets et de l’esplanade.

Modernisées, certes, mais pas totalement « défigurées », et l’on retrouve la jolie verrière visible sur les cartes postales. La famille se trouvait donc bien au Crotoy lorsque la photo a été prise. La maison du centre est devenue gîte, et, sur son site, on voit cette photo aérienne qui situe bien l’endroit.

Un seul détail : la rue des Chalets est toujours indiquée sur place, mais pas sur les plans en ligne. Elle est devenue « rue Victor Petit ». Pourquoi? Qui était-il? Nouvelle énigme. Je viens d’écrire à l’Office du Tourisme pour en savoir davantage sur cette rue et sur les « chalets ». Bien sûr, je vous tiendrai au courant!

Exode

Je devais rester en vacances chez moi jusqu’à dimanche… mais il a fallu fuir en ce vendredi pour éviter le confinement demandé par S3I (Idiot, Inapte, Incapable… on pourrait ajouter Imbu de sa personne et Influent ennemi de la ville qu’on lui a confiée).

Reveire la soustra noustra…

Vite, passer dans le département voisin, et aller profiter du soleil et de la plage au Dramont, plus exactement à Camp Long, dans la jolie petite baie du Tiki Plage. Pique-nique sur le chemin qui fait le tour du sémaphore, face à la Grande Bleue, tentative de bain (l’eau est encore bien fraîche!), puis sieste sur la plage.

Ambiance conviviale, ambiance de vacances. Enfin! ça fait du bien…

Il n’est que 16 heures, mais déjà tout le monde replie bagages, pour être de retour à temps à la maison (les bouchons vers l’A8, à Fréjus, en témoigneront un peu plus tard hélas). Des enfants ont édifié une structure en bois sur ce qui est habituellement la terrasse du café – restaurant pieds dans le sable…

Les véliplanchistes reviennent sur le littoral…

Il faut repartir tôt, car l’heure du couvre-feu approche et il reste de la route à faire. Sur le chemin qui me ramène à la voiture, un panonceau rappelle l’histoire du lieu lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Il ne faut pas oublier que la plage du débarquement est située tout près, de l’autre côté du sémaphore. On peut y voir, sur un vaste parking, une des péniches concernées. Pas le temps de passer à Saint Raphaël, je « coupe » pour reprendre au plus vite l’autoroute qui me mènera vers Les Arcs sur Argens…

Le printemps en février

La journée fut magnifique… Plutôt envie d’aller promener et bronzer que de travailler… Donc, ce midi, direction La Turbie, via le col d’Eze. De manière étonnante, le bourg ne semble pas souffrir de la situation. Du monde dans les rues, une ambiance plutôt gaie avec des gens en terrasse des cafés (mais debout, bien sûr!), et les restaurants, boulangeries et bars proposant toutes sortes de plats à emporter. Le pique-nique était dans la voiture, mais j’avais trop envie de salade niçoise et de pan bagnat. Donc direction une boulangerie à l’enseigne attrayante : « Ma première boulangerie« . Un régal pour les yeux et le nez, à l’intérieur. Avec des pains superbes, visiblement faits avec goût. Et des petits plats pour le repas. Sans compter les bugnes (c’est de saison!). Et ils ne manquent pas de l’humour qui se fait si rare ces derniers temps..

La salade niçoise était bonne, mais sans plus. Car il lui manquait le mesclun, remplacé par la laitue…normal en ce mois de février, me direz-vous… Par contre, le pan bagnat était excellent, bien « bagnato », avec malgré tout une croûte bien croustillante. Quant aux bugnes… j’ai eu du mal à en laisser!

Pas de visite au Trophée ce jour, car direction la plage. Le port de Beaulieu est bien triste, avec bateaux désertés et terrasses désertes. La plupart des boutiques et restos sont fermés. Et la plage voisine est presque vide malgré les 20 degrés, un soleil radieux et une mer très calme.

Les villas affichent toujours leur aspect prétentieux, qu’elles soient en bord de plage ou en à-pic sur l’impressionnante falaise.

Mais le littoral présente un aspect étrange… Des mini-collines l’ont envahi… Faites de végétaux séchés, elles gênent l’accès à l’anse où les enfants se baignent sans danger, quel que soit le temps et le nombre de méduses.

Cela semble faire le bonheur des goélands et pigeons, qui s’ébattent gaiement au piémont.

Quant à leurs collègues humains, ils et elles se promènent, bronzent, lisent… Deux jeunes femmes discutent devant une bouteille de blanc. Une silhouette de nageuse dans le lointain. Trois jeunes gens bavardent plus qu’ils ne pêchent, canne en l’air. Des enfants s’égaient, d’autres jouent avec le sable, ou regardent les petites méduses transparentes à forme d’hippocampe…


Le sol est parfois jonché de troncs, branches, morceaux divers d’arbres aux formes parfois torturées.

Et l’un d’entre eux attire mon regard, car il provoque une image plutôt étonnante, d’un être humain aux formes très allongées…

Sur le chemin du retour, pause humour avec l’abri des personnes qui ont édifié les mini-monts..

Mousse de mer…

Beau temps sur la côte picarde hier, mais un phénomène étrange…

Les rochers émergeant du sable, ainsi que les blocs tombés des falaises, étaient entourés d’une belle écume blanche qui tremblotait sous le souffle d’Eole…

Je n’avais jamais vu cela à ce point, et si quelqu’un-e en a l’explication, qu’il/elle me la donne!

Une magnifique écume, qui donne au minéral un air d’art pauvre, digne du Centre qui porte le nom d’un de nos anciens présidents…

Je vous en livre quelques photos, et j’ai regretté de ne pas avoir mon appareil (celles-ci sont faites grâce à la marque à la pomme)…