Auteur : danylanomade
J 15 après N-C

J 14 après N-C

Un kilomètre à l’ouest… mais un peu plus d’une heure !
En ce 11 novembre, comme je vous le disais, j’avais décidé de me promener, comme j’aime tant à le faire, dans les rues de la capitale. D’habitude, il règne, les dimanches et jours fériés, une joyeuse atmosphère, empreinte d’affection familiale, d’amitié, d’amour… Sans compter la curiosité des touristes, leur air ravi en découvrant les trésors tant convoités, leurs sourires pour les selfies et photos de groupe… Ce jour-là, c’était sinistre. Des fantômes ambulants, masqués, s’éloignant de l’autre lorsqu’ils se croisent, déambulant plus que musant…
Pas moyen d’aller, comme j’aime tant à le faire, explorer en détail un petit bout de quartier un peu éloigné. Je suis donc repassée là dans des endroits déjà bien connus, et ai revu des lieux que je connais déjà bien. Quelques détails cependant ont changé…
Je vous propose donc de suivre cette balade, et de partager avec moi cette tristesse ambiante, que ne rompent que la beauté des édifices et quelques détails plus ou moins artistiques…
Le Pont de la Tournelle m’a conduite sur l’Ile Saint Louis. Personne sur les berges, dont ne profitent que les goélands et les canards.

Pas de file devant Berthillon. On n’a plus droit aux glaces. Pas de musiciens sur le pont qui mène à l’arrière de Notre Dame… le silence n’est rompu que par un hors bord de la police, filant sur la Seine désertée par les bateaux-mouche. Et par le bruit des grues. Car les travaux, eux, continuent, comme je vous l’ai montré dans une photo récemment publiée ici et comme le montre celle-ci.

Me revoici rive gauche… « ma » rive! La rareté des voitures est surprenante à cette heure, et je m’amuse à traverser et retraverser la large rue… Vais-je prendre la rue de Bièvre? Une nouvelle oeuvre l’orne, plutôt inattendue à cet endroit…

J’imagine l’artiste en train de la créer! Comme a-t-il ou elle fait pour déjouer les rondes policières, si fréquentes dans ce coin?
La suite est bien triste… Tout est fermé, déserté, voire grillagé… Les plaisirs sont abandonnés…



La culture est interdite (vous avez déjà vu le magasin de musique Avanti la Musica sis à cet endroit), et les galeries ne peuvent plus jouer leur rôle de promotion de l’art et des jeunes artistes… un beau projet pourtant ?
Et finalement, ce sont les traces du passé qui donnent un peu de « couleur » et de « gaieté » – oh, bien relatives! – à toute cette grisaille… Je retrouve avec plaisir la boutique de calicot qui me ravit, à chacun de mes passages…

Et l’ancienne « Tonnellerie centrale » voisine rappelle à quel point il a pu y avoir de commerces de vins depuis ce lieu jusqu’à Bercy…

Nous sommes 5, rue des Grands Degrés. Peut-être ne savez-vous pas que le bois pour les constructions et productions de tout genre était débarqué tout près de là, comme l’atteste le nom d’une rue proche, la rue de la Bûcherie? (merci au site que je viens de découvrir en recherchant l’origine de cette enseigne, site qui porte un nom qui me correspond « Parislenezenlair« …
En face, les péniches, peu nombreuses, restent sagement amarrées face aux travaux gigantesques de la réfection de la vieille dame.

Me voici arrivée au Square René Viviani – dont le nom rend hommage à celui qui fut au début de sa carrière député socialiste élu deux fois dans le 5ème arrondissement -, square où j’ai passé jadis des heures en attendant que le service des urgences de l’Hôtel Dieu veuille bien me recevoir… Il a changé depuis, car une statue y a été placée en 1996, en hommage à Saint Julien… Elle a remplacé la pelouse sur laquelle je me reposais…

J’en ai fait plusieurs fois le tour, tant pour prendre des photos que pour essayer de comprendre ce qu’elle représentait… Car elle allie des airs de monument aux morts à des tonalités de statues évoquant les plaisirs…

J’ai bien sûr cherché par la suite à en savoir plus sur cette statue. En réalité, c’est une fontaine… je ne suis pas perspicace! L’artiste se nommait Georges Jeankelowitsch et l’a créée peu de temps avant sa mort, alors qu’il avait 63 ans. Vous ne le trouverez pas sous ce nom dans les plaquettes touristiques. En effet, il avait modifié son patronyme en « Jeanclos », et, les dernières années, en hommage à sa mère, avait ajouté le patronyme de celle-ci, Mossé. D’où la signature de ses dernières oeuvres « Georges Jeanclos-Mossé ». Un personnage étonnant, visiblement ouvert à différentes cultures, que je me promets de découvrir un peu mieux plus tard… Mais revenons square Viviani…
Ce qui a peu changé, au regard de sa longévité, c’est le célèbre robinier qui va bientôt fêter ses 420 ans.
Bon, d’accord, il n’existait pas encore lorsque Dante ou encore Pétrarque sont venus à l’église voisine… mais quand même, ce n’est pas mal, non? A propos d’église voisine, elle a eu une histoire plus que mouvementée, dont je vous parlerai peut-être un jour où je pourrai y entrer… car en ce moment, elle est aussi victime des interdictions, dont celles de célébrer ensemble en un lieu consacré un culte quel qu’il soit. En l’occurrence, il s’agit de l’Eglise grecque-melkite-catholique. Pour celles et ceux qui seraient comme moi béotiens en matière de religions, je décrypte, grâce à ce que j’ai lu sur un site qui présente la multitude incroyable de rites orientaux. Grec, car les Pères de cette église ont écrit en grec. Melkite (du terme désignant un « empereur »), car lors du Concile de Chalcédoine, en 451, il y eut schisme avec les Monophysites (alors là, ne m’en demandez pas plus pour l’instant!) qui leur donnèrent ce nom. Enfin, catholique, car un nouveau schisme se produisit au XVIIIème siècle et une partie se rattacha à Rome, tandis que d’autres sont orthodoxes. En bref, un culte byzantin mais catholique, dont les textes fondateurs sont en langue grecque, qui se pratique dans ces lieux depuis 1889.
Impossible d’y entrer, disais-je. J’enchaîne donc par la rue Galande, ordinairement si gaie et vivante avec ses boutiques exotiques, ses restaurants qui le sont tout autant – un vrai tour du monde en quelques mètres! – et le fameux studio de cinéma, lui aussi actuellement condamné. Pas un chat. Je suis seule. Comme diraient certain-e-s, c’en est même « flippant »! Et cela perdure jusqu’à la Place Maubert ! Même la boutique Tahnh Binh, où j’allais autrefois acheter mon sac de riz avant de repartir au Maroc, est déserte! pourtant, elle est ouverte, elle! Au passage, je m’interroge à nouveau sur la Société d’Instruction élémentaire. Voici un bon nombre de fois que je me promets de rechercher de quoi il s’agit, mais je ne l’ai toujours pas fait!

M’engageant à nouveau à mener cette enquête, je poursuis ma route et m’aperçois que certains immeubles ont pris des couleurs qui tranchent sur la grisaille environnante…

L’heure est dépassée, et il me reste encore un peu de chemin à faire… Vite, pressons-nous! Ah non, pas tant que cela, car la devanture du traiteur grec m’appelle… Echo à l’église admirée un peu plus tôt? Et… c’est ouvert, en ce 11 novembre à 17h… devinez ce que j’ai fait ? Je suis allée échanger un peu avec le charmant jeune Grec qui tient cette alléchante boutique au nom évocateur, Le Pirée !
Eh oui, délices de l’Hellas… vrai taboulé, hommos et pain azyme, tiropites, aubergine farcie, gâteaux mielleux à souhait… sans oublier vin de Crète et Néméa… tout y est passé… et je dois avouer que ce fut un régal par la suite, en écoutant de la musique grecque, bien sûr. Non, non, pas le sirtaki, mais les Chants traditionnels grecs, interprétés par Vivi Kassou. On s’échappe comme on peut!
J 13 après N-C

Des inégalités induites par le rayon d’un kilomètre
En ce temps de privation de liberté de déplacement, avez-vous fait l’expérience de l’application qui permet de voir ce que représente le rayon d’un kilomètre autour du lieu où vous êtes censé-e résider?
Un de mes amis m’avait fait une remarque lors du dernier confinement. Il faisait état de l’inégalité fondamentale induite par cette règle : si l’on habite en bord de mer, on « perd » la moitié de la zone. Comme en ce moment je partage mon temps entre mes diverses « résidences », dont l’une en bord de mer, j’ai fait l’expérience, et vous la relate ici.
Voici donc la photographie de l’écran concernant la résidence « bord de mer ».

Comme vous pouvez le constater, près de la moitié du cercle obtenu se situe… dans la mer… Qu’à cela ne tienne, on peut marcher dans l’eau, n’est-ce pas? Je suis donc allée voir sur GéoPortail quelle était la profondeur de la mer à cet endroit. Elle est d’environ 50 mètres. J’ai donc le droit d’aller me promener à 50 mètres sous la surface des flots. Sportif, non? Et là, le bât blesse… Les sports nautiques sont interdits! Mais marcher au fond de la mer constitue-t-il un sport nautique? Nouvelle enquête… ça se corse! Sur Légifrance, sont définis les sports extérieurs, les sports d’hiver… mais pas les sports nautiques! Le CNTRL reste assez vague (sans jeu de mots, promis!) : « Sport nautique. Sport qui se pratique dans ou sur l’eau. » A ce stade (encore sans jeu de mots), si je fais de la gymnastique respiratoire dans ma baignoire, je tombe sous le coup de la loi… Qu’en est-il de la pratique de la marche dans l’eau? Si on la fait assez loin pour qu’elle soit considérée comme sportive, cela s’appelle du « longe-côte ».
« Le Longe Côte® – Marche Aquatique consiste à marcher en milieu aquatique au bon niveau d’immersion, c’est-à-dire avec une hauteur d’eau située entre le nombril et les aisselles (immersion minimum au-dessus de la taille) avec et sans pagaie. » (source)
J’ai au passage appris qu’elle avait été conçue comme « à l’origine une méthode de musculation avec pagaie conçue pour l’entrainement des rameurs. Apparue en 2005 sur le littoral du nord de la France, cette pratique a été élaborée par un entraîneur professionnel d’aviron, à la recherche d’une activité de renforcement musculaire et cardiovasculaire sans traumatisme articulaire. »
Or, sa pratique dépend des décisions préfectorales. Donc, résumons-nous : comme mes aisselles ne sont pas à 50 mètres, ce n’est pas ce sport. Ainsi, quand je me suis promenée dernièrement en maillot, genoux dans l’eau, le long de la côte, je ne pratiquais pas de marche aquatique… donc, je suppose, pas de sport nautique.
Mais marcher sur les fonds marins ? Si, si, on peut le faire! Regardez cette vidéo d’une charmante jeune femme qui se déplace à 20 mètres de profondeur… Mais mes compétences en termes d’apnée se limitent aux concours que je faisais, enfant, avec mon frère, dans le lavabo de la salle de bains…
Le mystère reste donc entier. Mais je sais que, quoi qu’il en soit, un citoyen ou une citoyenne ordinaire, comme moi, ne peut pas décemment considérer comme simple d’aller marcher à un kilomètre du bord de mer… et perd donc, comme je le disais, une partie du territoire autorisé. Ce qui, reconnaissez-le, constitue une injustice fondamentale!
Prenons maintenant un second exemple. Voici le rayon tracé autour de ma résidence parisienne.

Veinarde que je suis! Je puis aller muser à Saint Michel (mais pas à Saint Germain des Prés), me promener au Jardin des Plantes (mais pas au Luxembourg), prendre le soleil sur les quais de Seine, mener une quête photographique sur l’Ile Saint Louis dans son entièreté (mais sur toute l’Ile de la Cité), ou encore observer l’avancement des travaux de Notre Dame, comme vous avez pu le voir sur la récente photographie montrant le travail des ouvriers en ce 11 novembre pourtant censé être férié. Avouez qu’il y a pire! D’ailleurs, je vous ferai profiter de ma dernière promenade dans un prochain article, si cela vous intéresse…
Mais imaginez le rayon de celui ou celle qui se trouve dans un de ces ghettos de Sarcelles ou d’ailleurs? Ou, à l’opposé, de celle ou celui qui habite dans une vallée resserrée, où seuls les déplacements se font en amont ou en aval, mais pas sur les côtés? le « cercle » devient alors « rectangle »… Ou encore des ruraux dont l’habitation est isolée, à plus de deux kilomètres (un plus un…) de toute autre? Qui ne peut dès lors rencontrer qui que ce soit dans ses balades…
Bref, inégalités de toutes sortes… Vive les penseurs (je n’ose imaginer « penseures ») – j’aurais pu écrire « technocrates », terme épicène – qui ont osé créer ces limites absurdes et injustes.
J 12 après N-C

Eupenlicus, Eupalicus, Euplicus ou Opalicus?
Il y a longtemps que je n’ai écrit sur les « mots », mais je dois bien avouer que, en ce 11 novembre plus tristounet que jamais, cela me démange… Je regardais ce matin un documentaire diffusé sur France 5 portant sur « l’artiste De Gaulle », quand un passage a suscité particulièrement mon attention. Il était fait référence à un sketch de Poiret et Serrault (autour de 1h30).

Ce binôme ne dit sans doute rien aux plus jeunes, qui connaissent quand même peut-être le second du fait de ses talents immenses d’acteur. Mais le duo a fait rire des générations, des plus vieux, comme mes grands-parents, aux plus jeunes, comme moi enfant. Or, dans le film que je visionnais, il est fait état d’une censure du Président contre un des sketches des deux humoristes. Jusque là, rien de surprenant, me direz-vous.

Le concept de « grandeur de la France » en a entraîné d’autres, y compris à l’encontre de Diderot ou tout au moins d’une de ses adaptations cinématographiques (interdiction de visionner La Religieuse, film de Rivette).

Non, ce qui m’a étonnée, ce sont les termes utilisés pour désigner le Général, « Le Grand Eupalicus » ou « L’Eupalicus Géant ». En effet, le titre du sketch est « Moeurs et coutumes des Eupenlicus », terme qui désigne les Français.
Evidemment, je me suis précipitée sur le net pour rechercher le sens de ce terme, qui échappe à mon latin certes lacunaire…
Rien. Pas un mot. Même pas en référence à ce sketch. J’ai essayé une recherche avec différents moteurs, depuis Qwant jusqu’à Google, puis sur différentes entrées « Eupalicus », associations diverses de « sketch », « Poiret et Serrault », « De Gaulle »… toujours rien. M’est alors venue l’idée d’effectuer une requête sur « Opalicus »… et j’ai appris qu’il s’agissait de minéraux, mais pas que… et une autre sur « censure De Gaulle sketch ». Elles ont abouti à des articles du Monde de l’époque, sur le sketch – intitulé « Un sketch de Poiret et Serrault » Mœurs et coutumes des opalicus » provoque la saisie des actualités » Pathé-Journal » – et sur l’interdiction de photos-montages sur lui en 1959… mais je ne suis pas parvenue à en savoir plus… Peut-être lire l’ouvrage sur la censure des émissions de télévision à cette époque ?
Par contre, j’ai poursuivi ma recherche sur « opalicus »… et voici la surprise qui m’attendait. Dans ce livre de 1833, A classical dictionnary, de John Dymock, une définition étonnante de « opalicus ».

« Opalicus : a man who anoited bathers on coming out of the water. He probably besides oil, dealt of parfumes ». Il est alors fait référence à « Mart.xii.71« . Traduction (merci à mon traducteur particulier!) : » Un homme qui oignait les baigneurs au sortir de l’eau. Il faisait probablement commerce de ces parfums, en plus de l’huile. Les lectures sur ce point diffèrent considérablement« .

Bien sûr, je me suis mise en quête de l’oeuvre à laquelle il est fait référence. En l’occurrence, l’épigramme 71 du livre 12. Pas de chance. Il est très bref, et pas de référence à ce genre d’activité. Par contre, le 70, oui. En voici une traduction – dont j’ignore la scientificité – trouvée sur le net.
» LXX. – SUR APER
Lorsque, naguère encore, le linge d’Aper était porté au bain par un esclave aux jambes torses ; lorsqu’une vieille femme borgne s’asseyait sur sa méchante toge pour la garder, et que le baigneur hernieux lui donnait à peine une goutte d’huile, les buveurs trouvaient dans Aper le censeur le plus âpre et le plus rigoureux. Voyait-il un chevalier boire en sortant du bain, il criait qu’on brisât les coupes et qu’on renversât le Falerne. Mais depuis qu’un vieil oncle lui a légué trois cent mille sesterces, il ne revient plus du bain sans être ivre. Voyez ce que peuvent sur un homme la vaisselle ciselée et cinq esclaves à la belle chevelure ! Alors qu’il était pauvre, Aper n’avait jamais soif. » (texte trouvé ici) – juste pour vous faire un peu rire au passage… Aper, c’est le Sanglier en latin… Il y a eu plusieurs personnages historiquement connus qui ont porté ce nom, mais je ne suis pas parvenue à identifier duquel il s’agit… Ici, il est présenté comme « pauvre », « censeur »… et censurant!
La traduction de « opaculus » est ici ‘baigneur hernieux »… me voici bien avancée, car j’ignore le sens de ce second terme! Certes, il évoque les hernies, mais? Eh oui, c’est bien cela… « qui est atteint d’une hernie » – ou, pour une chose, une excroissance, selon le CNRTL. Il me fallait donc retrouver le texte latin… Le voici:
Lintea ferret Apro vatius cum vernula nuper
Et supra togulam lusca sederet anus
Atque olei stillam daret enterocelicus unctor,
Udorum tetricus censor et asper erat:
Frangendos calices effundendumque Falernum 5
Clamabat, biberet quod modo lotus eques.
A sene sed postquam patruo venere trecenta,
Sobrius a thermis nescit abire domum.
O quantum diatreta valent et quinque comati!
Tunc, cum pauper erat, non sitiebat Aper.
Pas de trace du mot recherché, mais un « enterocelicus unctor », un homme chargé d’oindre d’huile le baigneur, et qui présente une hernie, une excroissance au niveau de l’estomac.

tait-ce donc l’allusion à la silhouette particulière du président en fonction alors? Ou au fait qu’il endormait tout le monde en les « oignant »?
Mais alors, pourquoi ces multiples « hésitations apparentes » sur le mot? ne serait-ce pas une manière de déjouer la censure? Le journal Le Monde s’est-il trompé ou a-t-il volontairement modifié le terme?
Les humoristes ont-ils jouée sur « Européen » en ajoutant le diminutif latin « culus »? Auquel cas on pourrait aussi y voir une référence aux Lilliputiens, et le président serait alors Gulliver…

Ou à un Dieu tout-puissants face à des homoncules.? Connaissaient-ils le texte de Martial et faisaient-ils référence alors à l’orateur? Omnipotent ou ventripotent ?
Quant à l’absence de références à cet épisode, et de diffusion de ce sketch (alors que l’INA présente beaucoup d’autres) sur le net, comment l’expliquer ? L’Ombre du Général – expression à l’origine d’un certain nombre de titres d’ouvrage… – continuerait-elle à planer, par-delà le demi-siècle?
D’où mon Appel du 11 novembre : si l’un-e d’entre vous connaît ce sketch, sait où le trouver, ou tout au moins a des références sur ce mot, je suis preneuse!!!
J 11 après N-C
J 10 après N-C
Voici 10 jours, un tiers de mois, que j’ai commencé cette série de photos, une par jour, pour tenter de déjouer la morosité du confinement, soit par la dérision, l’humour et le rire (souvent jaune), soit par une quête esthétique, plus ou moins réussie. Une par jour, m’étais-je dit… Voici donc celle de ce 10 novembre, prise hier soir. Un moment à saisir : la pluie menaçait au loin tandis que le soleil qui avait permis un bain de mer le midi était en train de se coucher…

En faisant route vers Paris entre 4 et 7 du matin, j’ai aussi pu admirer un superbe croissant de lune éclairant la campagne picarde et la vallée de la Bresle… Mais là, pas de photo possible… Je vous laisse donc imaginer…






