Un petit tour aux environs du Panthéon…

En ce 8 mai pluvieux, difficile de se décider à sortir! Mais en fin d’après-midi, le ciel s’éclaircit un peu, et me voici dehors, mais, prudente, je décide de ne pas m’éloigner de ma base. Et donc de repasser par des chemins que je connais bien, en me dirigeant vers la Contrescarpe, dont je vous ai déjà parlé un peu. Mais, en chemin, je dévie vers le Panthéon…

Enceinte médiévale

Je devrais plutôt dire « une des enceintes médiévales de Paris ». Car, après l’enceinte gauloise et l’enceinte gallo-romaine – on ne va pas débattre ici, mais certains ne parlent que d’une seule -, il y aurait eu, d’après mes informations, pas moins de trois enceintes au Moyen-Age! Certaines sont demeurées occultés jusqu’à une époque récente, comme l’enceinte dite « carolingienne », dont un morceau a été dégagé par une équipe de l’INRAP, rue de Rivoli, en 2009. Mais d’autres se laissent encore deviner, voire admirer. C’est le cas de l’enceinte de Philippe-Auguste, datant du XIIème siècle, dont on peut même voir une tour dans le Marais.

Le tracé de l’enceinte
Source : Vikidia
Une vieille dame coincée entre deux jeunettes…

Sa présence explique le nom de certaines rues, qui évoquent ses Fossés : rue des Fossés Saint-Jacques, rue des Fossés Saint-Bernard. L’enceinte croisait, dans ce qui est le 5ème arrondissement du Paris actuel, le canal de la Bièvre. Sous le bureau de poste hideux de la rue des Ecoles, subsiste une arche superbe, que l’on peut parfois voir.

Porte close à l’Eglise Saint-Etienne-du-Mont

Je ne vous parlerai que très peu aujourd’hui de cette église qui défie le Panthéon, car je n’ai pu y entrer… porte close. De braves dames qui bavardaient devant celle-ci m’ont expliqué benoîtement : « Vous comprenez, c’est le 8 mai »… Elles espéraient une ouverture tardive… Je les ai donc laissées à leurs commérages, mais ne puis m’empêcher de vous offrir une photo…

Porte close… et curiosités

L’inscription est originale : « Lapis templum Domini destruit, lapis astruit ». Je vous laisse le soin de traduire? Ou j’essaie? Le début est simple « La pierre a détruit le temple du Seigneur »… Mais le verbe « astruere » me pose problème… A ma connaissance, il n’appartient pas au latin classique… « la pierre l’a reconstruit »? Si vous pouvez m’aider…
Et, puisqu’on y est, je vous propose une énigme : Quel lien peut-on faire entre la statuaire de la façade et les Halles?

En cherchant à en savoir davantage sur l’église, j’ai découvert un document que je vous propose de découvrir si vous en avez l’envie et le temps : une notice rédigée par le curé de la paroisse, en 1840, à destination de ses « chers paroissiens ».

Le Panthéon se refait une beauté

De face, vu de la rue Soufflot, il est flambant neuf… Mais de dos…

Ravalement de façade à faire !

Sur les traces d’André Breton

Voici quelques années, j’avais commencé un jeu de piste sur ce thème, pour un lycéen récalcitrant qui devait étudier Nadja pour son bac. Et, bien sûr, il passait par l’Hôtel des Grands Hommes, dans lequel Breton et Soupault ont tenté l’expérience de l’écriture automatique avec Les Champs magnétiques, dont le manuscrit a été largement étudié.

L’Hôtel des Grands Hommes
Plaque commémorative

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus, je propose cet article québécois sur le manuscrit. Et surtout, cette vidéo d’un entretien avec André Breton, qui explique le surréalisme.

Sur la piste des « Illustres »

Mon oeil a été attiré par ce que j’ai pris au départ comme des tags… Mais ils se succédaient, et tous portaient le même titre : « Illustres ».

De retour chez moi, vite, surf sur le net pour mieux comprendre… Il s’agit des restes d’un événement artistique qui s’est déroulé en 2018 : « Illustres! C215 autour du Panthéon ». Si vous souhaitez faire ce circuit, un blog le présente en détail.

Plaisirs des mots… « Tintinnabuler »

Je ne sais pas si cela vous intéressera, lecteur, lectrice qui gaspillez votre temps à me lire, mais j’ai envie de vous faire partager aussi le bonheur que, depuis ma plus tendre enfance, me procurent les mots.

Alors je commence par celui dont j’ai fait un jeu : essayer de l’employer au maximum, pour le faire revivre. Car ce mot est quelque peu tombé en désuétude, et rares sont les fois où il est prononcé dans la vie courante. Il sonne pourtant si joliment !

« Tintinnabuler »…

Prononcez-le, et vous verrez s’embellir le moment…

« Tintinnabuler »…
Comme les glaçons dans un verre, comme les bouteilles dans un panier, comme les clochettes des animaux dans les alpages…
Evocation d’univers cristallin. De bulles légères. D’air pur et frais.

Où l’ai-je appris? entendu ou vu pour la première fois? Je l’ignore…
Il est présent en littérature, certes…

Le CNRTL cite par exemple Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier :

« Deux robustes chevaux de labour harnachés fort proprement, avec colliers peinturlurés et clarinés de grelots qui tintinnabulaient le plus agréablement du monde au pas ferme et régulier de ces braves bêtes (Gautier, Fracasse, 1863, p. 182). « 

Tiens, « clarinés », c’est un joli mot aussi. Et totalement oublié, celui-là, non?

Il cite également une des mes auteures fétiches, Colette :

 » L’esprit d’un jeune matelot, habitué invisible et espiègle, qui, revenant à jours fixes, s’enfermait dans l’armoire à vaisselle pour y faire tintinnabuler tasses et soucoupes (Colette, Chambre d’hôtel, 1940, p. 196) « 

On apprend qu’il existe un autre verbe, « tintinnuler », de sens voisin. Mais j’aime moins, car l’évocation de « bulle » et « buller » disparaît.

Bien sûr, Sherlock Holmette est allée en rechercher aussitôt l’étymologie… « Tintinnabulum », en latin, désignait un ensemble de clochettes, qui donc produisait ce type de sonorités. En cherchant une image libre de droit d’un tel objet (je n’en ai pas en réserve!), je suis tombée sur celle-ci… Que le lecteur/la lectrice prude me pardonne…

Tintinnabulum ithyphallique
British Museum

Faites vous-même une recherche sur des images à partir du mot, et vous verrez que ce n’est pas le seul cas où l’objet évoque autre chose que ce que j’en disais plus haut! Mais on en trouve de plus convenables, par exemple au Pérou.

Image extraite d’un article relatant un débat scientifique, en 1888, sur le tintinnabulum

Utilisation religieuse ou pas… Voilà qui a fait couler beaucoup d’encre. Et ce dont, franchement, on se moque un peu quand on utiliser le verbe français.
Mais je n’ai toujours pas l’étymologie, à ce stade de l’enquête… Mes recherches m’entraînent sur des chemins de traverse, tel ce chapitre de livre, en accès libre, dont la présentation vaut le détour, à propos du Tintinnabulum Naturae

Un livre à découvrir… (Photo du blog Les Livres de Philosophie)

Je me suis promis de trouver l’ouvrage et vous en rendrai compte, si vous le voulez. J’aime bien la référence de l’auteur « Un solitaire de Champagne »… On revient aux bulles!
Quant à l’étymologie… facile, en lien avec deux verbes qui n’ont d’autre signification que de renvoyer… aux sons… On tourne en boucle!

A propos de sons… Le verbe « tintinarre » a inspiré une chanson bien loin du tintinnabulement! Comment en est-on arrivé à un tel hiatus? En passant par une phrase du fondateur de Playboy, Hugh M. Helfer : « Si non oscillas, noli tintinarre » (les latinistes et amateurs d’italien remarquent la double erreur d’orthographe, n seul et r redoublé), gravée sur une plaque, peinte sur une verrière… Mais c’est une autre histoire…

Oublions tout cela, revenons à l’essentiel et prononçons ce mot : « tintinnabuller »… aussi bien que Graeme Allwright

Un air frais, un cristal pur, un entrechoquement de choses légères…

Boire un petit coup, c’est agréable…

En cette semaine d’anniversaire, j’ai eu l’occasion de découvrir quelques cafés, et de revenir à quelques-uns de mes préférés… Une invitation à vous y rendre, quand vous serez dans ces quartiers de Paris…

… à l’Ebouillanté

6 rue des Barres, dans le 4ème

Un de mes « repaires » dès les premiers beaux jours, que l’Ebouillanté, cet endroit tranquille entre Seine et Marais. Cet ancien atelier d’artiste – il appartenait au peintre François Gall qui le transforma en lieu de rencontres et échanges voici un peu plus de 40 ans – offre un abri à la fois serein et chaleureux.

Un petit mot d’abord sur l’environnement… La rue n’est pas longue, mais on peut y admirer entre autres une belle maison à colombages, à l’angle de la Rue du Grenier sur l’Eau… Que de noms évocateurs du passé, et de l’importance qu’a joué l’eau dans l’histoire de la ville, si l’on sait que la rue en question permettait aux potiers, nombreux dans ce quartier au Moyen-Âge, un approvisionnement en eau et en bois pour leurs fours « des Barres » est le raccourci de « Moulin des Barres ».

La rue, enserrée entre quais de Seine et rue de Rivoli, offre un havre de paix surprenant et bien tentant entre deux occupations… Reste à trouver une place en terrasse de ce café, qui est assez fréquenté. Mais quand on y arrive, quel bonheur de siroter des boissons aussi exotique que le bissap.

Pour ma part, j’aime particulièrement ce qu’ils dénomment « citronnade », que je consomme chaude durant les jours hivernaux et froide lorsque la chaleur revient…

Citronnade de l’Ebouillanté
Version hiver

Une boisson à base de citron, mais riche aussi en gingembre et menthe… Un régal!

… à la Brasserie La Contrescarpe

Un véritable refuge par les froides journées d’hiver, et l’occasion, en été, de profiter de la joyeuse vie de la petite place de la Contrescarpe. Bon, le personnel est digne d’une brasserie parisienne, ne vous attendez donc pas à un accueil chaleureux. Mais les fauteuils de cuir dans cette ambiance « bibliothèque anglaise » vous le feront oublier.

Canapés et fauteuils confortables pour confidences entre ami-e-s

La Contrescarpe offre aussi un jardin intérieur, et de nombreux recoins où discuter tranquillement. Vous ne pourrez pas la rater : elle fait face au Café Delmas (dont je vous parlerai sans doute un jour, mais il est actuellement fermé pour rénovation) sur la place.

Un Mojito délicieux !

Et, pour faire une étude comparative des Mojito (saviez-vous que ce nom est une contraction de l’espagnol, signifiant « légèrement mouillée?) servis dans les bars français, je peux vous assurer que, dans leurs bons jours (hélas pas toujours…), c’est l’un des meilleurs…

Bords de Seine et environs

Aujourd’hui je me propose de cheminer de l’Avenue Rapp – eh oui, le Général n’a pas donné son nom qu’à un square! – au Pont Alexandre III, par la rive gauche. Balade agréable en cette fin d’après-midi d’un dimanche d’avril… Vous l’avez compris, promenade engagée après le spectacle Le Tour du Monde en 80 Jours évoqué dans un autre article.

L’avenue Rapp

Qui se souvient que cette avenue a abrité au XIXème siècle l’un des trois hippodromes de Paris – petit quizz en passant : où étaient les deux autres? – , celui du Champ de Mars? J’aurais voulu vous en montrer une représentation, mais la seule que j’aie trouvée n’est pas libre de droit. A vous de la regarder sur le net! Je vous propose une annonce numérisée par la BNF en lieu et place…

Annonce d’un spectacle à l’Hippodrome
du Champ de Mars

Je ne remonterai pas au-delà du square éponyme, et me contente de « descendre » vers la Seine…

Un superbe immeuble « Art nouveau »

Loin d’être une experte en architecture, j’ignorais tout de cet immeuble, y compris son existence, avant qu’un ami ne me le fasse découvrir… Il vaut le détour ! Construit par Lavirotte – oui, le même que vous avez déjà vu au 3 du square Rapp – au tout début du XXème, il arbore fièrement une façade qui évoque l’activité du propriétaire de l’époque : céramiste – et pas n’importe lequel! Alexandre Bigot en personne…

Mais quelques détails vous attireront peut-être par leur aspect inattendu. Je ne vous en dis pas plus, mieux vaut les découvrir soi-même, selon ses affinités…


Pour en savoir plus sur la collaboration entre architectes, ingénieurs et artistes, comme celle qui a donné vie aux ornements de la façade, une lecture que j’ai trouvée intéressante (l’immeuble est évoqué page 323). Et un blog proposant un circuit des « immeubles Lavirotte ».

Moscou à Paris…

L’avenue débouche sur les quais entre le quai d’Orsay et le quai Branly. Or c’est ici, au numéro 1 de ce dernier, qu’a été édifié un monument pouvant paraître incongru – en tout cas, inattendu – au coeur même de Paris : la cathédrale de la Sainte Trinité.

Il y avait à ce moment une exposition de peinture qui m’attirait… Hélas, horaire trop tardif, impossible d’entrer. Je me contentai donc de découvrir l’intérieur de l’édifice, aux ors clinquants heurtant mon goût pour la sobriété. J’aime les icônes, mais l’abondance de celles-ci leur nuit à mon sens. De même que l’abondance de décors, de tableaux, et la disproportion avec leur environnement.

C’est pourquoi je ne poursuivrai pas sur cette cathédrale, mais m’attarderai sur un détail. Une Vierge au regard dur, voire au geste menaçant. La photographie n’est pas bonne, mais je la joins, car j’aimerais que vous m’aidiez à l’identifier, je n’y suis pas parvenue…

Tableau non identifié

Il se trouve que, peu de temps avant, un ami m’avait fait observer un tel regard et un tel geste sur un tableau semi-caché de la chapelle Notre Dame de la Persévérance à Barbizon… encore un écho…

Des espaces flottants que j’hésite à qualifier de « verts »

A l’origine des jardins de l’Archipel des berges de Seine Niki de Saint Phalle , une idée intéressante : proposer une réserve naturelle en plein coeur de Paris et des espaces de détente pour les promeneurs.

Hélas la nature a du mal à survivre dans ce lieu, qui vaut néanmoins d’être vu au moins une fois, ne serait-ce que pour la prouesse technique et les hamacs à disposition du public…

Un bar au soleil couchant

Un peu plus à l’est, deux bars se font face, pris d’assaut lorsque le soleil suit son penchant naturel pour le couchant… L’un, sur une péniche, est pris d’assaut et il est difficile d’y trouver place. L’autre est plus vaste, beaucoup plus vaste, et en pleine expansion car un espace sous le pont Alexandre III est en cours d’aménagement.

Bruyant, service faible, temps d’attente incommensurable parfois, il présente tous les défauts possibles. Mais un avantage : admirer la Seine au couchant, avec vue sur le pont (si on aime) et les Palais, Petit et Grand.

Le Tour du Monde en 80 jours

Une étrange idée pour un dimanche ensoleillé !

Jamais je n’aurais pensé aller voir cette pièce, tant le titre évoque pour moi de longues heures face à des élèves qui ne comprenaient pas plus que moi pourquoi elles et ils étaient obligés de disséquer un livre considéré par ces ados comme poussiéreux… rares étaient ceux et celles qui aimaient Jules Verne, et il fallait toute la mise en scène de l’enseignante – actrice pour leur faire apprécier l’ouvrage… ou tout au moins quelques extraits… Aussi étais-je dans l’expectative en rejoignant l’ami qui m’y avait poussée… puis en constatant qu’une grande partie du public était constituée de familles « nombreuses » – les parents avaient-ils donc une progéniture si abondante ou certains s’étaient-ils sacrifiés pour emmener les enfants des autres avec les leurs, assurant ainsi aux autres une marge de liberté pour se retrouver en couple?

Un lieu étrange…

Le théâtre de la Tour Eiffel – que je ne vous situerai pas, vous trouverez si vous êtes perspicace ! – n’existe que depuis peu. Il a pris la place du théâtre Adyar, dont vous trouverez le faire-part de décès sur Facebook en date du 13 décembre 2016.

Pourquoi « étrange »? Par sa situation, dans l’immeuble qui abrite le siège français de la Société Théosophique. Vous ne connaissez pas? Mais si… Et si la mémoire ne vous revient pas, voici la présentation qui en est faite sur son site 6 – je cite:

 » La Société Théosophique est un groupement non sectaire dont les buts sont:
 1)      Former un noyau de la Fraternité Universelle de l’Humanité sans distinction de race, credo, sexe, caste ou couleur ;
2)      Encourager l’étude comparée des religions, des Philosophies et des Sciences ;
3)      Etudier les lois inexpliquées de la Nature et les pouvoirs latents dans l’homme.
La Théosophie est la Sagesse qui soustend toutes les religions, au-delà de leurs dogmes et superstitions.
Sa devise : IL N’Y A PAS DE RELIGION SUPERIEURE A LA VERITE »

Les éditions Adyar étaient aussi hébergées à cet endroit… Normal, puisque leur objet est de – je cite encore – « faire connaître l’enseignement théosophique ».

Bien, vous avez maintenant compris l’origine de l’ancien nom de ce théâtre… Il est temps d’en venir au présent, non sans avoir admiré la façade « art nouveau » de cet imposant immeuble sis au numéro 4 dans le square Rapp. Clin d’oeil de l’histoire, soit dit en passant, car le Général Rapp s’était d’abord orienté vers des études théologiques pour devenir pasteur!

4 Square Rapp
Paris 7ème

Et, si vous allez square Rapp, n’oubliez pas de regarder aussi le plus discret numéro 3, un immeuble de l’architecte Lavirotte, dont je reparlerai un peu plus loin…

Une pièce délirante

Comme je le disais, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre… et je ne me serais de toute façon pas attendue à ce que j’ai vu.

Le site annonçait certes ceci :
« Le tour du monde en 80 jours, c’est une comédie en 80 fous rires.
C’est le mariage fou entre OSS117 et les Monty Python. 
C’est la traversée délirante des 4 continents et de tous les océans du monde.
Ce sont 5 acteurs complètement cinglés. 
C’est le premier spectacle flashé à 210 sur l’autoroute.
 »

Et j’avais du mal à y croire… Eh bien, pour une fois, la publicité n’a pas trop menti… Spectacle délirant, acteurs engagés dans des dialogues fous qui renvoient au texte initial tout en se faisant l’écho de l’actualité, morceaux de bravoure dont on ne sait jusqu’à quel point ils sont improvisés, mise en jeu des spectateurs… Et des inventions intéressantes dans la mise en scène elle-même. Bref, un excellent moment…

Dommage pour vous, il n’est plus à l’affiche de ce lieu depuis fin avril.

Mais la Compagnie Sébastien Azzopardi le joue au théâtre des Mathurins à partir du 16 mai, d’après mes informations… Et vous pourrez toujours aller voir le Square Rapp et ses environs, dont un autre article traitera.


Instantanés

J’aime à saisir l’instant… Il peut être drôle, émouvant, saisissant… C’est pourquoi j’ai décidé d’appeler ainsi une des rubriques de ce blog, afin de pouvoir partager ces « instants » saisis avec mon Iphone. L’éphémère pérennisé… le personnel diffusé…

Une rubrique-à-brac moins élaborée que celle qui a réjoui mes trajets d’étudiante…

Cela fait longtemps que je « fige » le fugace… Et peut-être un jour en ferai-je quelque chose… Mais construire… A quoi bon? Pour l’instant, je choisis de les faire simplement « figurer » en fonction des rencontres. La question qui se pose est dès lors « texte ou no comment? ». Au fait, pourquoi vouloir établir une règle? Foutu esprit cartésien et perfectionnisme idiot cultivé par toute une éducation et des années d’études sorbonnardes… Laissons-nous aller au gré de l’envie…

Pour commencer, quelques petites séries de photos prises ces derniers temps. Et, pour une fois, une forme de classement ?E

Bars et cafés

Bar poli
Le Bistrot Saint André Mers-les-Bains
Un peu de philo…
Le Loco Loco
Villefranche-sur-Mer

La vie des Autres

« Mais non, je ne te traite pas de haut! »
Tant pis pour Christina Cordula !

J’aime à « saisir » les personnes…

Non pour me moquer d’elles, mais parce que je me questionne en permanence sur leur vie, leurs pensées, leurs choix…

L’Orient des peintres

 » Ah ! L’orientalisme, comme il nous a fait rêver ! « 

Il a surtout fait fantasmer… C’est ce qui m’a frappée en visitant cette exposition au Musée Marmottan Monet. Et le désir s’est nourri de l’art… ou vice-versa? J’ai sélectionné pour vous trois thèmes pour illustrer mes propos, très « orientés » (pardon!) comme vous allez le constater. Pour une visite plus experte, je préfère renvoyer à ce qui a été écrit à propos de cette exposition, depuis le catalogue de l’exposition jusqu’à l’article de Beaux Arts en passant par le numéro spécial de Connaissance des Arts.

Corps rapprochés

Le hammam est le lieu du fantasme par excellence. Les femmes y sont regroupées, dans des positions lascives. L’une masse l’autre, elles se touchent, se regardent, se préparent… à quoi? pour qui? Les « absents » sont si présents dans ces tableaux…

Relations de servitude, de connivence, de concurrence… toute une gamme jouée…

Les hommes, eux, attendent, regardent, désirent. Seul le marchand d’esclaves touche, palpe, examine…

Mon coup de coeur


Le personnage situé en haut à gauche du tableau de
Jules Mignonney, Le Bain Maure.

Transparences

Qui n’associe l’Orient aux voiles? Tissus légers, ondoyants, chatoyants, qui dé/voilent si joliment les corps des femmes…

Lieux secrets

Terrasses écrasées de soleil, ruelles sombres de médinas, places et intérieurs stylisés…

Mon coup de coeur





De la Villette au Musée d’Orsay par les eaux…

Ce dimanche de Pâques transforme Paris en ville quasi méditerranéenne. Un déjeuner en terrasse s’impose… à La Plage, bien sûr! Où je goûte avec intérêt un gaspacho ananas – betterave… L’idée était d’aller ensuite sur la Péniche Demoiselle initier Mae (17 ans) au bal musette. Allez savoir pourquoi, l’idée ne l’a pas séduite… Nous voici donc errant à l’entrée du Parc de la Villette, bondé de monde en ce chaud après-midi d’avril. En passant sur le premier pont venu, j’aperçois un bateau en partance… Direction : la file de personnes en train d’embarquer… et nous voici jouant les parfait-e-s touristes, G.O. compris!

Itinéraire simple : départ du Bassin de la Villette, arrivée près du Musée d’Orsay, via (aqueuse) le Canal Saint Martin et… devinez quel fleuve?

Qu’ai-je apprécié dans cette « aventure »?

D’abord, d’imaginer le Canal d’autrefois… les bateaux remorqués par des êtres humains, le chemin de halage étant trop étroit pour les chevaux; son environnement aux différentes époques; la vision qu’on pouvait en avoir; l’activité économique qu’il facilitait, etc.

Ensuite, je dois avouer avoir eu, depuis mon enfance en bord de Sambre à Maubeuge et à Mers-les-Bains, près du port du Tréport, une fascination pour les écluses… Et là, le plaisir est complet : il y en a 9, dont des doubles!

Les ponts et berges du Canal Saint Martin, je les connais bien. Et cela faisait longtemps que j’avais envie de les voir d’un autre point de vue. C’est fait, et j’en suis ravie. Par contre, une déception : le fameux Hôtel du Nord est peu visible depuis le bateau…

Les commentaires du guide… Eh oui! Ce qui est rare pour moi! Et surtout leur variété, car aux explications habituellement prodiguées aux « touristes » s’ajoutaient des précisions historiques et techniques intéressantes, mais aussi l’expression d’appétences personnelles pour tel ou tel lieu, comme le Point Ephémère.

Enfin, tout simplement, la navigation. Et il faut aimer cela, car 2h30 peuvent paraître une durée longue, notamment pour les enfants, mais pas seulement! Et le pauvre guide a dû se sentir bien seul à certains moments, entre les discussions (et siestes!) des adultes, les cris des enfants et les déplacements innombrables suscités par l’organisation nécessaire pour les prises de vue.


Surfer sur le net

Je cherchais ce dimanche ce qui pouvait être vu le long du chemin « Station Riquet » – « Péniche Demoiselle » quand je me suis aperçue qu’il y avait un ancien cimetière juif.

Pour celles et ceux d’entre vous qui connaissent un tant soit peu l’Avenue de Flandres, étonnant, non? Alors, comment faire pour le trouver?
Tout est expliqué sur un blog que j’ai découvert, un blog à la fois ludique et bien documenté… Je ne résiste donc pas à l’idée de vous le faire connaître.

Son titre lui-même est tout un programme… Paris-bise-art

On y trouve des pépites pour « inventeurs », sous forme de balades, d’informations sur un lieu, de jeux. Le dernier en date, au moment où sont écrites ces lignes, porte sur une fontaine bressane sise entre le 13 et le 15 de la Rue Pecquay, dans le 3ème arrondissement, près de l’Hôtel de Soubise.

Quant au petit cimetière juif terré entre les grands immeubles, le site explique son origine, son utilisation passée, et même la manière d’y parvenir.

Partager pour multiplier…

En bonne hédoniste que je suis, j’aime partager les plaisirs pour les multiplier, voire démultiplier.

Ce blog est donc une tentative, effectuée sur les nombreuses suggestions de mes copains, qui ont bénéficié seuls jusqu’à présent de mes « articles »…

S’il n’y a que du masculin dans la phrase qui précède, ce n’est pas pour suivre les règles obsolètes de grammaire, qui veulent que « le masculin l’emporte sur le féminin » (sic!) mais bien parce que mon univers affectif est essentiellement masculin.

Mais j’ajouterai du féminin pour les membres de la famille et pour les ami-e-s… Donc, reprendrai-je, voici un blog destiné à permettre de tout un chacun (peut-on dire « toute une chacune »???) de partager mes découvertes et mes impressions, lors de mes nombreuses errances ou excursions.

Vous trouverez donc du sérieux mais aussi du moins sérieux, de la doc mais aussi de la provoc, des infos et des émotions… L’essentiel est que vous preniez autant de plaisir à le lire que moi à l’écrire!