Accueils commerciaux en Côte d’Armor

Vous devez en avoir assez de lire des articles sur Erquy et ses environs. Celui-ci sera le dernier (pour l’instant!), mais je tenais absolument à le faire, pour rendre hommage à la gentillesse des commerçant-e-s d’Erquy et de Matignon. En commençant par le personnel de l’Hôtel de la Plage, que je vous recommande sans restriction (rapport qualité/prix remarquable, en plus). Il ne paie pas de mine, vu de l’extérieur, et il reste assez simple, à l’intérieur, mais les vastes baies vitrées donnent l’impression d’être dans un navire, et on voit plage, port et mer de son lit!

Si un jour vous allez dans ce coin, essayez de rencontrer Sylvie. Elle tient une minuscule crêperie dans le centre du bourg : 16 places en hiver.

Assistée, l’hiver, par une jeune étudiante en droit d’une écoute et d’une amabilité exceptionnelles. Sylvie a choisi de monter son entreprise pour rester dans ce bourg qu’elle affectionne, bien qu’elle ne soit pas Bretonne d’origine. Le matin, elle reçoit les autochtones qui peuvent venir tranquillement bavarder autour d’un café. Comme elle le dit, ce n’est pas ce qui lui permet de gagner sa vie, mais c’est une toute autre richesse. A midi, elle confectionne, en fonction du marché, un plat du jour que peuvent venir manger les personnes qui travaillent dans le coin. Et ensuite, place au salon de thé – une impressionnante collection! – et à la crêperie. Elle confectionne elle-même ses crêpes, à partir de produits en circuit court. Très frais. Même les champignons de garniture sont extraordinairement bons! Et les pommes sont délicatement cuites et dorées à souhait.

Enfin, pour les amateur-e-s de bière comme moi, une jolie carte de cervoises bretonnes.

L’été, d’après son récit, c’est une toute autre affaire : 60 places en terrasse! Ce sont alors 5 étudiant-e-s qui viennent l’épauler pour le service… car c’est toujours elle en cuisine (l’espace en est minuscule). Je ne sais donc pas quelle est l’ambiance, mais la patronne est toujours là…

31 décembre, 15 heures… Il reste 4 heures de route, et un réveillon à préparer… Aucun achat effectué… Arrêt à Matignon, sur le chemin du retour. Pas pour voir le Premier Ministre! Il s’agit d’un bourg entre Fréhel et Saint Cast le Guildo. Une boulangerie-pâtisserie, pour le pain et les gâteaux… et une boucherie-charcuterie… Il restera ensuite à acheter les vins. Mais non, pas nécessaire de chercher autre chose, car la seconde boutique a tout, y compris le blanc pour celles et ceux qui aiment cela avec le foie gras… Des mini-bouchées (qui s’avèreront délicieuses) aux mini-boudins blancs et noirs, jusqu’aux fromages, dont un breton que je ne connaissais pas, en passant par de délicates verrines. Incroyable choix dans ce petit bourg!

Résultat (partiel)

Mais ce que je voulais surtout signaler, c’est l’extrême attention portée aux client-e-s. Le patron découpait la viande, mais de temps à autres venait discuter avec moi. Et m’a demandé comment je comptais transporter cela. Je n’avais rien, en réalité, pour ce faire. Alors, spontanément, il a offert de me prêter une glacière. Lui faisant remarquer que je n’étais pas certaine de repasser par là (tout au moins prochainement), il m’a mise à l’aise, et a demandé à une dame de chercher la glacière et d’y placer des bouteilles d’eau congelée. Adorable! Puis il m’a offert de délicieux macarons. La jeune femme qui servait a emballé tout délicatement et l’a placé dans le contenant, puis m’a accompagnée pour porter l’ensemble à la voiture… Bref, vous l’avez compris, si vous passez par là, arrêtez-vous, et profitez des joies d’un « commerce » au sens véritable du terme… Alors, pour vous y aider, j’ai recherché leur site… où j’ai découvert que Matignon avait des liens avec la famille de Monaco!

Promenades estivales. Vers Bercy

Paris 2019 – En allant vers Bercy…

Rejoindre le Parc de Bercy à partir de Reuilly Diderot, tel est le projet en cette journée douce, au soleil voilé.

En flânant dans les rues

La première impression est celle d’une très grande variété architecturale. Elle évoque pour moi un quartier martyr, qui subit destruction et reconstruction en permanence depuis des siècles. Est-ce dû à l’évolution périphérique / central? A la proximité des gares et voies de chemin de fer? A la progressive disparition de l’industrie et d’un type d’artisanat? Ou à tout cela à la fois? Toujours est-il que des ruines récentes en côtoient de plus anciennes, que de petites maisons subsistent difficilement parmi des immeubles de tout style, et que les grands hôtels remplacent progressivement les bâtiments industriels ou autres. Et le chantier est loin d’être fini, à en juger par toutes les destructions en cours…

L’oeil est attiré, parmi tous ces mastodontes à l’esthétisme fluctuant, par une maison complètement anachronique, évoquant plus l’Espagne ou la Camargue qu’un quartier parisien…

Je la connais, cette maison, ou tout au moins j’en connais la façade, que longe un de mes bus. Mais je ne pouvais en imaginer l’arrière… Il s’agit d’un petit hôtel qui a su garder un charme désuet…

Un bout du Parc de Bercy

En entrant dans le parc, je suis séduite par un petit jardin potager, puis floral… et y entre donc pour le visiter. Pas de déception, tout est dans un ordre désordonné, ou un désordre ordonné, comme j’aime…

On y trouve des fruits et légumes tentant d’atteindre ou de garder leur maturité, des plantes invasives qui se fraient difficilement un chemin parmi les plantations domestiquées, et même une belle hutte de feuillages et de framboisiers… Une sculpture étrange attire mon attention…

Nous les accueillons bien volontiers! Mais c’est finalement une magnifique roseraie que je vais admirer, agréablement assise sur un banc ombragé…

Un moment fantastique de douceur et de méditation, à l’issue de cette belle promenade, pleine d’inattendus…