Le principe est simple : une playlist de huit titres pour danser. Et un texte en huit parties, chacune devant se terminer par l’un des titres. A chaque fin de partie, tout le monde gagne la piste de danse et peut se défouler en dansant. En effet, un espace avait été transformé en piste de danse, à l’étage inférieur du musée.

Ensuite, assis à nouveau, on écoute, et ainsi de suite jusqu’à la fin. Les textes avaient été rédigés en deux jours par quatre artistes, dont l’une en résidence au Musée. Et ce sont cet écrivain et ces écrivaines qui les lisaient, en alternant en permanence. Il faut préciser qu’iels écrivent habituellement des textes pour le théâtre… L’une du groupe, d’ailleurs, a révélé à la lecture des talents de comédienne.

« Imaginé par Fabrice Melquiot, cette représentation unique, joyeuse et festive marie littérature, musique et danse. Quatre auteurs-performers, Virginie Barreteau, Pauline Sales, Eddy Pallaro et Mariette Navarro se réuniront la veille pour écrire une fiction collective inspirée du lieu qui les accueille, de leurs sensibilités croisées et d’une playlist de chansons dansantes et populaires. »
Je ne vous raconterai pas l’histoire de Morgane, une fille d’Issy, bien sûr, la ville qui nous accueillait… Mais ce fut suffisamment intrigant pour que tout le monde reste jusqu’à la fin. La soirée s’est terminée pour les un-e-s en prolongeant la soirée dansante, et pour les autres en continuant la visite du musée. Ce qui fut mon cas, et j’en profitai pour me nourrir de la richesse et de la variété des fonds.
D’abord, revenons aux cartes et à leur graphisme souvent très fin. Revenons au point de départ, l’Inde et la Perse, et l’on découvre que des cartes pouvaient être rondes…

Les cartes sont classées par continents, puis pays…

Ci-dessous, ce sont les membres des familles royales de 4 pays européens qui jouent les « nobles ».

Les signes du Zodiaque font aussi l’objet de cartes.

Mais il n’y a pas que des cartes, dans ce musée. Et j’ai particulièrement apprécié les nombreux livres qui y ont trait, au travers des siècles (excusez la mauvaise qualité de certaines photos, mais il fait assez sombre pour ne pas abîmer les couleurs, et les lumières se reflètent dans les vitrines).




Le musée présente également une série de tableaux où l’on voit jouer aux cartes…


Certains tiennent de l’allégorie…


Quand on n’a pas le tableau, on le présente photographié, pour illustrer des explications.

Enfin, n’oublions pas les objets. Utilitaires, comme ceux qui servaient à fabriquer les jeux ou à les ranger, et certains très esthétiques.

Je n’avais malheureusement plus de batterie et ne pouvais continuer à photographier…
Après cela, une halte au Café d’Issy, dont il avait été question dans la pièce, pour un Mojito et une soupe de fruits avec glace. Une excellente soirée, loin de la foule qui envahit ce soir-là les musées parisiens! Un seul regret : la playlist était très « années 90 », entre disco et rap. Donc peu adaptée au public plutôt vieillissant… Mais je ne voudrais pas finir sans signaler l’exceptionnelle gentillesse de l’ensemble du personnel, fait assez rare dans un musée hélas…