Un déjeuner « surréaliste »

Il faisait beau ce midi… Je décidai donc de déjeuner en terrasse, même si l’environnement n’était pas superbe, et pour cause : des travaux partout! Comme en ce moment c’est assez général à Paris, on finit par passer outre…

Me voici donc installée au soleil, tranquille, dans un coin un peu reculé de la terrasse d’une brasserie, Un peu gênée, dois-je le dire, de voir travailler sans répit devant moi trois hommes, engoncés dans de chaudes tenues orange, bottes aux pieds… Durant tout le temps de mon séjour en terrasse, l’un d’entre eux arrosait le sol en ciment frais, tandis que les deux autres, armés de grandes raclettes, évacuaient l’eau. Lorsqu’ils arrivaient à l’extrêmité de la place, ils revenaient au point de départ, et recommençait. Sans fin… Le tonneau des Danaïdes revu et corrigé version XXIème siècle… Quoique… Pour une fois, je pensais que des machines auraient pu les remplacer, moi qui ne suis pas pour le remplacement de l’Homme par le Robot… Mais là, quand même, ce travail rude et répétitif, dans une tenue inadaptée au temps…

Arrive alors une jeune femme en trottinette. Elle gare soigneusement celle-ci, s’installe à la table voisine sans me saluer, dos au soleil. Quelques temps après, elle est rejointe par une autre, à peine plus âgée, qui lui concède la place face au soleil.

Les voici donc attablées, comme deux vieilles copines – qu’elles ne sont pas du tout, comme je le comprendrai après. Elles passent un temps impressionnant à discuter du menu, ce qui attire mon oreille, d’autant que l’une a vraiment une voix forte et ne cherche pas à baisser le ton. C’est ainsi que je vais être amenée à suivre toute leur conversation…

Et je n’en reviens pas, je dois bien l’avouer. Dans un premier temps, tout passe au peigne fin de leurs critiques acerbes. Travaillaient-elles pour un guide culinaire? Manque de chance, l’une avait commandé une salade César. Celle-ci est servie, abondante et alléchante… Mais en fine observatrice la cliente remarque des tranches fines de ce délicieux lard qu’aiment les Breton-ne-s… Et se plaint à l’autre. Qui consulte la carte sur Internet. Le lard n’est pas dans la liste des ingrédients qui composent la salade! Les voici donc hélant le serveur, débordé car seul pour une terrasse d’environ 60 couverts… Et renvoyant le plat. Lorsqu’il s’éloigne, la personne concernée dit à l’autre qu’elle ne sais comment se comporter en un tel cas. L’autre, d’un ton docte, bien haut et fort, lui dit qu’il faut expliciter, tout en restant « bienveillante ». Je n’en reviens pas! ce mot dans sa bouche! et répété! « Bienveillante »…

Ma curiosité est attisée. Qui sont-elles? Je prolonge donc mon repas par un dessert, pour essayer de deviner… Vous savez combien je suis joueuse!

Elles se plaignent du retard apporté à leur servir le dessert, en oubliant que c’est le renvoi du plat qui a tout décalé.
Et, tout à coup, le ton change entre elles. Les voici en train de discuter « affaires ». Chacune a un site, et un appui réciproque semble possible. Des influenceuses?

Elles discutent « partenariat », « liens », « référencement », quand la plus âgée dit à l’autre qu’elles ne jouent pas sur le même terrain. Elle a « l’oreille de Paris », dit-elle. Et ne fait pas payer les restaurants sur lesquels elle publie – j’apprends un peu plus tard que ce n’est pas elle qui écrit, qu’elle a « des petites mains » pour ce faire… Alors que l’autre a un site « Sortie » ou « Sortir » à Nantes, et fait payer les établissements cités.

Alors, me direz-vous, qui est la « Verbe Haut »? Elle finit pas se découvrir en montrant une de ses « publications papier » : le Petit Futé.

Pourquoi parler de « surréalisme », me direz-vous? Certes, le terme est mal approprié et discutable. Mais la surimpression des ouvriers au travail, de ces deux jeunes femmes aux critiques acerbes et au comportement mercantile, en train de négocier, pendant que, dans le ciel, se poursuit le ballet des hélicoptères amenant les malades à l’hôpital tout proche, cette surimpression, disais-je, me transportait dans un univers paradoxal qui me questionnait…

Et, par la suite, j’ai pu échanger avec le serveur et celle qui l’avait rejoint à la fin. Tous deux craignaient terriblement le retour du patron, « Olivier », que la Dame du Petit Futé avait affirmé connaître et à qui elle n’allait pas manquer de se plaindre… Inégalité, quand tu nous tiens…

Couchant à la pointe de Trévignon

Superbe après-midi ensoleillé en ce mois de novembre… Le couchant promet donc de l’être tout autant. Mais où aller voir le soleil se coucher sur l’Océan? Pas aisé lorsque l’on se trouve en Bretagne Sud! Sauf à aller sur une pointe, un « beg », pour parler correctement.

En route donc vers l’une des pointes les plus proches, à savoir celle de Trévignon. Vous allez me faire remarquer que ce nom n’évoque pas la Bretagne, non? Eh bien, détrompez-vous. Sa première partie désigne un village, « treb ». On la retrouve d’ailleurs dans bon nombre de lieux, comme Trégunc, Trévarez, etc. Quant à la seconde, elle correspond à des « marais », « vignen ». C’est donc « le village des marais ». Et effectivement, il est une zone marécageuse très riche en espèces animales et végétales, que j’ai visité naguère avec un « guide nature »… mais c’est une autre histoire! Aujourd’hui, c’est Phoebus qui m’intéresse, et je veux voir son char s’enfoncer dans les ondes.

J’aime la profonde minéralité des côtes bretonnes, dont les enrochements créent des oeuvres surprenantes, quand ils ne jouent pas à se déguiser, comme celui-ci, en rampe de lancement.

Sauter de roche en roche, enjamber les crevasses, « escalader » les rochers en surplomb, voilà qui fait revivre l’enfant en moi. Et le soleil joue aussi…

Il est encore relativement haut, à en juger par le magnifique contrejour que j’ai tenté de saisir avec mon objectif (pardonnez la mauvaise qualité de cette image!)

Le centre de sauvetage en mer est toujours là, bien campé sur ses multiples piliers…

Et le muret qui conduit au phare peut, en ce calme jour automnal, être emprunté sans risques, ce qui est loin d’être le cas lorsque les vagues se déchaînent.

Non, les rochers ne se sont pas déguisés cette fois… c’est bien la main de l’Homme qui les a modifiés, en taillant l’escalier final.

Oh qu’il est mignon

Le phare

de Trévignon…

Certain-e-s puristes me reprendront : « Ce n’est pas un phare, mais la balise d’entrée au port ». Et j’ajouterai même « de tribord »… rires…

Le char de l’Astre du Jour descend vers l’onde, et joue à cache-cache avec les roches…

Sur la jetée, les pêcheurs, plus ou moins professionnels (plutôt moins que plus, à en juger par leur comportement), se font concurrence. J’apprends ainsi que certains cherchent à saisir des maquereaux, et que les hameçons placés à différentes hauteurs sur le fil ont pour objectif de pouvoir prendre à diverses profondeurs… Eh oui, on peut se cultiver en se promenant sur un môle!

D’autres préfèrent jeter leur dévolu (oui, je sais, vous attendiez un autre complément d’objet…) sur les rochers environnants.

Les bateaux, eux, sont sagement rangés dans le petit port qui abritent autant les chalutiers que les petits canots bretons des plaisanciers.

La lumière change, il est temps de rebrousser chemin… Un « au revoir » au pseudo-phare…

Un au-revoir au « porz » qui est si « bihan »…

La nuit monte doucement… Ne bondissez pas ainsi, je préfère l’image de la montée de la nuit à celle de sa chute… La sérénité des crépuscules me sied…

Une nuit blanche ratée…

Samedi soir et dimanche matin… il me faut plusieurs heures pour comprendre le programme de la Nuit Blanche 2021 à Paris. En effet, il est présenté sous forme de « parcours » géographiques : nord, sud, est, ouest… Or je me moque des points cardinaux mais m’intéresse aux lieux et aux activités proposées…
Dimanche après-midi, dernière main à « mon » programme, restreint en fonction du temps annoncé : je n’irai pas en voiture en Seine Saint Denis comme prévu initialement (spectacle en plein air dans un parc… on oublie avec ce temps automnal!), je n’utiliserai pas les transports en commun (le retour en bus depuis la Fondation Cartier jusqu’au 5ème en début d’après-midi m’a servi de leçon : trois changements, deux bus raccourcissant leur itinéraire en dernière minute), non, j’irai à pied. Donc un périmètre pas trop étendu.
Au programme prévisionnel : Musée Carnavalet (une performance chorégraphique en lien avec les tableaux Failles de Tal-Coat (j’aime ce peintre) à 19h30, Musée Cognacq-Jay (une autre performance chorégraphique) à 21h, l’église des Blancs Manteaux (musique et chants toute la mi-nuit) vers 21h50, puis, si j’ai encore le courage, soit la Gaîté Lyrique (installation sonore et visuelle), soit les églises Saint Gervais Saint Protais (arts plastiques) et Saint Louis en l’Ile (installation)… ensuite, à voir…

19h05 : arrivée au Musée Carnavalet sous une petite pluie bien mouillante… Une queue déjà, mais pas énorme… Un jeune homme s’avance. Il m’annonce que non, je ne pourrai rentrer. Il a clos juste devant moi, le nombre étant atteint. J’explique que j’ai tenté de joindre le Musée par téléphone toute la journée. Réponse : il n’y a pas de standard au Musée (sic!). Que j’ai essayé de réserver sur le net. Réponse : on ne pouvait pas réserver. J’argumente, je supplie… En vain. Il ne veut rien entendre. Explications données: le spectacle aura lieu dans un autre espace, trop restreint pour plus de personnes. Il me propose de revenir… il ne sait pas bien à quelle heure. Je lui demande comment réserver pour ce deuxième créneau. On ne peut pas. Donc… soit rester sur place, debout, dehors sous la pluie, deux heures, soit… risquer de se retrouver dans la même situation. Je renonce.

19h20 : arrivée rue Elzévir. Musée apparemment fermé, mais un portail ouvert plus loin, une file. Je m’y glisse. Et comprends très vite qu’il s’agit d’un événement à l’Institut Suédois… donc rien à voir… Retour vers le Musée. Toujours fermé; pas un affichage. Deuxième renoncement.

19h40 : église des Blancs Manteaux. Ouverte. Pas de queue. On entend la chorale d’enfants (des jeunes accueillis en IME, cela m’intéresse!). Une personne aimable à l’accueil. « Non, vous ne pouvez pas entrer. C’est la répétition. » Je m’étonne, car le spectacle était censé commencer à 20h. « Revenez à 20h15 ». La pluie s’est faite plus forte, les bars et restaurants du coin sont bondés. Troisième renoncement.
Ce sera le dernier. Je n’ai pas eu le courage de continuer à me mouiller, à faire la queue, à plaider… et ai fini la soirée avec des amis au restaurant kabyle près de chez moi… Désillusion…
Si vous avez réussi, de votre côté, à voir un spectacle ou une oeuvre durant cette Nuit Noire, faites-le moi savoir, partagez en écrivant un article sur ce blog?

Une guinguette menacée de disparition

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit sur ce blog, et beaucoup m’en ont fait reproche. Mais l’été a été très occupé, et surtout, lorsque je reçois des hôtes dans ma demeure niçoise, j’édite quotidiennement à leur intention une Gazette, pour leur permettre de profiter de chaque jour et chaque soirée au mieux. La collecte d’informations, chaque jour, sur les spectacles de Nice, ses environs et l’arrière-pays, leur sélection en fonction des goûts des personnes accueillies, et la rédaction de cette Gazette me prennent tant d’énergie et de temps que je délaisse ce blog.

Me voici de retour à Paris, le travail a repris. Et hier, il m’a menée à Meudon. Comme une visio conférence suivait immédiatement une séance de travail à Saint-Philippe (je vous en parlerai, de cet endroit étonnant), je me suis dirigée, pour la faire tranquillement, vers les étangs de Meudon, dont je vous ai déjà parlé sur ce site, en particulier, l’étang de Trivaux. Près de celui-ci, une guinguette, qui fleure le plaisir et la simplicité, toute proche de l’étang, dont je vous ai déjà parlé.

Guinguette de Trivaux naguère (source)

Et là, quelle n’a pas été ma surprise… et ma colère!

L’adorable guinguette, trace du passé et lieu actuel de plaisir, avec le partage de délicieux repas et de bons moments partagés, est menacée de disparition. Un arrêté de démolition a été pris à son encontre. Et le bâtiment principal porte les stigmates de la lutte que mènent les habitant-e-s de Meudon pour la sauver.

Ce matin, je me suis donc renseignée autant que faire se peut sur les facteurs de cette menace. D’après ce que j’en ai compris, ce sont les Eaux et Forêts qui ont demandé la destruction de ces bâtiments, en arguant de leur esthétique douteuse et en refusant d’en renouveler la concession. Le maire de la ville a été destinataire d’une pétition d’habitant-e-s de Meudon, il lui a été demandé d’intervenir, et une association s’est créée pour défendre la guinguette. Désormais la pétition est à signer en ligne, et les témoignages se multiplient pour raconter les bons moments et expliquer le plaisir de dîner à la bougie, car il n’y a pas l’électricité ici… Affaire à suivre…

Escapade en montagne

La chaleur monte à Nice, et il y a beaucoup (trop?) de monde sur les plages… Le moment rêvé pour une escapade en montagne!

Direction : le Col de Turini. Envie de respirer l’odeur des pins et sapins qui font la spécificité de ce coin du Mercantour…

Aller par la Vallée de la Vésubie. Pas par la route du fond, censée être plus rapide (mais est-elle accessible après la catastrophe de cet hiver? et puis je préfère celle des sages muletiers d’autrefois, en hauteur à flanc de montagne). Donc passage au Saut des Français à Duranus, avant de redescendre sur Saint Jean la Rivière. Et là, les dégâts commencent à être visibles, ainsi que les travaux gigantesques engagés à leur suite. Mais je n’irai pas jusqu’à Saint Martin… direction La Bollène. Quelques lacets, et on y est. Mais le restaurant repéré sur Internet avant le départ, annoncé à La Bollène, se situe… au-delà du Col de Turini, ainsi que me l’annonce la dame qui répond au téléphone (en l’absence de connexion, on revient aux anciennes technologies!)

Donc de nouveaux lacets… Et de l’admiration pour toutes et tous les cyclistes doublés dans la montée!

Passage au Col où quelques sportifs et de rares touristes se rafraîchissent aux terrasses des cafés/restaurants, puis montée vers Camp d’Argent, la station de ski.

Une maison plutôt défraîchie, mais une belle terrasse… L’Authion… C’est bien là… Une carte sur une ardoise un peu effacée le confirme : « Jean-Jean vous propose… »

Installation sur une table avec belle vue sur la forêt et la vallée… Il fait bon, le soleil brille…

Au menu, entre autres : une « cassolette », du lapin grillé, de la daube, des raviolis, de la tarte aux myrtilles… Voilà qui est alléchant…

La cassolette est délicieuse.

La patronne (71 ans) explique qu’elle est faite à partir des champignons fraîchement cueillis et de « chénopode bon-Henri » (je lui ai fait écrire!). Ainsi j’ai découvert une plante que je ne connaissais pas, et appris depuis qu’elle avait de nombreuses vertus… Autrement parfois appelée « épinard sauvage »…

Description de cette image, également commentée ci-après

Appris aussi l’origine (ou la légende) du nom : Henri IV aurait encouragé la culture de cette plante aux vertus médicinales et gustatives…

La même plante a servi à farcir les délicieux petits ravioli qui accompagnent une daube savoureuse et un lapin grillé à point. Au dessert, tarte (j’aurais tendance à dire « tourte » car elle est couverte) aux myrtilles et tarte aux framboises se disputent la vedette.

C’est bien le patron qui fait la cuisine, encore, à 82 ans… et la patronne qui sert. Un accueil chaleureux, qui s’achève sur le genépi offert… Bref, une adresse comme on en trouve beaucoup trop rarement…

Pendant le repas, une pluie d’orage. Les autres clients se réfugient à l’intérieur. Et c’est un délice de continuer à déguster sous un vaste parasol devenu parapluie, avec l’odeur des sapins amplifiée par l’humidité, dans la tranquillité ambiante…

Petite sieste ensuite au-dessus de la station, avec une vue splendide sur le Mercantour et la Vallée des Merveilles.

Mais il faut penser à redescendre, à regret.

Arrêt à la Vacherie de Mantegas. Le coin regorge de vacheries, où l’on peut acheter la tome, le brousse et la brousse… ce que je fais auprès de la vachère, qui m’explique ses déboires avec les touristes…

Vacherie de Mantegas

Tome et brousse achetés, la descente continue. Nouvel arrêt, cette fois pour aller voir ce qui est indiqué comme « table d’orientation ». En fait, je découvre qu’il y a deux tables. Que plus d’un siècle séparent…

On commence donc par la plus récente, qui offre un panorama allant, si on l’en croit, jusqu’à la Corse. En l’occurrence, la brume empêchait même de bien percevoir le Pic de l’Ours… Comment aller à l’autre, que l’on aperçoit au lointain? Un escalier s’offre en contrebas… Essayons?

Les marches plient mais ne rompent pas… ouf! Ce n’est pas fini… Il faut maintenant descendre d’autres marches, plus solides certes, mais aussi plus irrégulières…

Un banc sur le côté… Mais difficile d’en profiter… Il évoque plutôt un squelette!

Enfin l’on parvient à la vénérable table, qui a passé la centaine depuis quelques années!

Dans toutes les directions, la vue est superbe, malgré le temps capricieux…

Nous pouvons observer que la route empruntée le matin même, pour passer de La Bollène au Col de Turini, n’est pas enregistrée. Mais celle du retour l’est bien…

Il ne reste plus qu’à retourner à la première table, bien campée sur son éperon rocheux, là, au-dessus…

Au passage, nous saluons deux travailleurs ou travailleuses, qui butinent sans relâche…

Au fait, qui pourrait me dire ce que sont ces insectes, que je n’ai jamais vus?

Vittefleur

Quel joli nom, n’est-ce pas ? Et quel joli bourg, découvert au hasard d’une invitation d’un groupe d’ami-e-s qui y ont loué une belle longère normande.
Car oui, il se situe en Normandie, non loin de Saint Valéry en Caux et de Veules-les-Roses.

En ce mois de mai, il regorge de pommiers en fleurs, mais aussi d’iris, de glycine, de muguet…

Son charme vient en particulier de la présence de la rivière qui le traverse, la Durdent. L’image qui suit est sauvagement empruntée au site de la mairie de Grainville-la-Teinturière, qui présente une association en partie dédiée à ce fleuve : le Comité des Lettres de Grainville et d’Histoire de la Vallée de la Durdent.

Sur la carte de Cassini, vers 1750, vous remarquerez que son nom s’orthographiait différemment…

Erreur grossière de ma part, pardonnez-moi. Ce n’est pas une rivière, mais un fleuve. Même s’il ne fait qu’un peu plus de 20 km de long…

La vue du pont principal est superbe, avec la subdivision de celui-ci pour mieux faire courir l’eau…

A Vittefleur, la Durdent faisait tourner deux moulins. L’un d’entre eux est devenu une minoterie importante. Nous sommes parvenus à pénétrer dans sa vaste cour, en franchissant des passerelles improbables, et en piétinant des graines qui m’ont d’abord fait penser à de la sciure. A l’intérieur, une boulangerie, apparemment désaffectée, dont le nom m’a questionnée.

La « grigne »… Késako? Vite, le CNTRL ! La « grigne », c’est à la fois la fente sur le pain, pour qu’il cuise bien, la couleur dorée du pain bien cuit, et la croûte, morceau de l’entamure du pain. Evidemment, cela m’a immédiatement fait penser au joli verbe « grignoter »…

On peut toujours admirer les deux roues à aube qui résistent tant bien que mal au temps. Dommage que la minoterie ne finance pas leur entretien!

Sur toute la vallée du fleuve, les moulins abondaient autrefois. Pas uniquement pour le blé et la farine. Certains faisaient vibrer les filatures, tandis que d’autres permettaient de faire de l’huile… et je ne parle pas de ceux qui faisaient couler beaucoup d’encre…

L’architecture est extrêmement variée, traces de la vitalité de la vallée à diverses époques.

J’ai particulièrement apprécié, bien sûr, cette belle chaumière.

Ou encore cette maison sur la berge. Les biefs voisins font penser à un ancien moulin, mais rien ne me l’a confirmé, même pas le pannonceau placé juste en face. Il en est de nombreux qui expose au/à la touriste avide de connaissances l’histoire et la vie de Vittefleur.

Mais de plus modestes demeures ont aussi attiré mon regard.

En arrivant vers l’église, j’ai eu le regard attiré par une curieuse enseigne mêlant un coiffeur à la bibliothèque et à la Poste… Je me suis demandé ce qui permettait de placer un « Figaro » au même rang que des institutions aussi vénérables!

L’église veille les morts… et l’on ne sait qui, d’elle ou du manoir voisin, les protège le mieux.

Comme certaines ou certains d’entre vous, qui me connaissent ou qui suivent depuis longtemps mon blog, j’ai une attirance certaine pour le nombre 7… sauf pour ce qui concerne les plaies d’Egypte, bien sûr.

Alors j’ai compté les moutons sans m’endormir…

J’imagine que vous attendiez plutôt des vaches, non? Mais je n’en ai point rencontré à Vittefleur. Toutefois, pour ne pas vous décevoir au regard des superbes stéréotypes relatifs à la Normandie, je vous offre un point de vue sur les pommiers en fleurs…

Je ne veux pas clore ce modeste article, qui ne rend pas compte des moments intenses vécus dans ce bourg, moments de convivialité et d’amitié partagées, sans une dédicace à un groupe d’ami-e-s venu-e-s du Sud (Ardèche, environs de Valence, Vallée du Rhône…) qui a été à l’origine de cette découverte, en m’invitant dans une longère typique, très bien restaurée, où nous avons passé des moments inoubliables! Merci donc à Mylène (la seule que je connaissais, et qui était l’instigatrice de cette virée de copains/copines) et « la bande à Patrick », (dans l’ordre alphabétique pour ne pas faire de jaloux/ses), Francis, Huguette, « Isa », « Lili », Patrick 2… bref, le cercle de « Go to Normandy »… On se retrouve bientôt!

Les Rameaux sur l’Ile Saint Louis

En ce dernier dimanche de mars, le soleil brille sur les quais de Seine. Sainte Geneviève continue à veiller sur sa ville, de toute sa superbe.

Les pompiers s’entraînent, les uns le long de la berge, les autres sous un pont.

Il est 10 heures, les bouquinistes commencent à déployer leurs échoppes et à livrer leurs trésors ou bric-à-brac au regard des chalands encore peu nombreux à cette heure d’autant plus matinale que le changement d’heures a eu lieu cette nuit.

Le printemps est bien là, il se répand partout, faisant vibrer nos sens, nous en mettant plein la vue et plein les narines. Mais des péniches préfèrent se parer de fausses plantes!

Les alentours de Notre Dame font pitié… Un Algeco a été installé, qui la cache en partie…

Les grues perturbent toutes les images que l’on souhaite faire, et parfois entraînent un résultat cocasse…

Comme une épée de Damoclès sur la tête des innocents pigeons
Réajustement

On court, on marche, on pédale, on « trottine » (je ne sais pas quel verbe utiliser pour désigner l’action sur les trotinettes), on roule, et certains se contentent de rester tranquillement assis au bord de l’eau, malgré la fraîcheur matinale. Au loin, sur le Pont Saint Louis, un rassemblement étrange…

Eh oui, c’est le dimanche des Rameaux ! A ce propos, un très mauvais jeu de mots relevé sur le site de France Bleu, qui nous vient de Pierre Nuss, chroniqueur alsacien. Je vous le livre tel quel.

« C’est bientôt Pâques, et pour démarrer ce marathon de traditions, il vaut mieux commencer par le commencement. Ce dimanche, c’est… STOP ! Ce n’est pas le dimanche des Rambo, ce sera bien sûr le dimanche des rameaux. »

D’autres précisions, dont une aussi très drôle, sont apportées dans la suite de l’article :

« À propos de bêtes, nous n’avons pas encore parlé de l’âne, le Pàlmaesel, l’âne des rameaux, est une vieille tradition où l’on sortait une grande statue en bois de l’animal, parfois avec le Christ dessus, mais c’était plus rare. Les dignitaires du village organisaient une procession le matin, très digne, et l’après-midi, c’était la jeunesse qui s’en emparait pour faire parader l’âne à fond de train à travers les rues. Ils recevaient en échange du spectacle, des œufs, du pain, des saucisses, ou du lard. Et a priori, le dernier village d’Alsace qui pratique cette coutume est Ammerschwihr, à côté de Kaysersberg, où l’âne a été restauré après la Seconde Guerre Mondiale, et maintenant, il a même des roulettes !… »

Le plus drôle n’est pas que l’âne ait des roulettes, mais que le journaliste semble ignorer totalement qu’il s’agit d’une tradition très ancienne dans l’est, comme l’atteste cette statue en bois du XVème siècle – mais on en a des traces déjà six siècles plus tôt.

Christ des Rameaux, aussi dénommé Palmesel, Allemagne du Sud, XV7me siècle (Musée du Moyen-Age)

La Paroisse Saint Louis en l’Ile a organisé une procession depuis le pont jusqu’à l’église, dont elle a précisé en ligne qu’elle avait été autorisée. Un enfant chevauche l’âne, symbole d’humilité et de paix (par opposition aux chevaux des dignitaires et militaires).

Je suis étonnée par le nombre d’enfants et de jeunes gens dans la procession qui défile en chantant, palmes ou branches de buis à la main, après la bénédiction de ceux-ci par le prêtre, sur le pont.

Beaucoup de ce qui ressemble à des « enfants de choeur », d’un âge plus avancé. J’apprendrai par la suite qu’une maison adossée à l’église Saint Louis en l’Ile n’est autre qu’un séminaire, qui accueille une dizaine de jeunes se préparant à la prêtrise.

Au passage, j’admire les magnifiques broderies de la chasuble du prêtre qui va officier. Je ne suis hélas pas parvenue à les photographier de près, mais vous pouvez vous en faire une idée sur la photographie ci-dessus.

Il est 11 heures, les cloches sonnent, et la procession pénètre dans l’église pour la cérémonie religieuse qui inaugure la semaine sainte.

En passant par la Picardie…

Voilà longtemps que je me promettais de m’arrêter à Corbie. Mais comme souvent, lorsqu’un lieu est situé sur un itinéraire que l’on emprunte régulièrement, on se fait ce genre de promesse et on ne la tient pas. En ce vendredi que les météorologues avaient annoncé pluvieux et venteux, je roulais vers le nord de la région en admirant les collines boisées et les vallées verdoyantes (joli cliché, non?) sous un soleil radieux, ravie de leur erreur. Il me fallait un arrêt – boulangerie, je n’avais pas décidé où.
Corbie, une boulangerie, des places de parking libres juste devant. L’occasion rêvée; j’achetai le pain au levain dont la seule vue était prometteuse… sans compter l’odeur dans la boutique!

De l’animation sur la place voisine… c’était jour de marché. Tentant d’aller y faire un tour, non?

Me voici donc achetant des légumes à un couple d’exploitants agricoles, de la viande au camion boucherie, du cresson au producteur. La patience et l’amabilité des commerçant-e-s m’ont agréablement surprises. La bouchère m’a offert un saucisson. Le cressonnier m’a expliqué qu’il produisait dans un village voisin, Hailly, et m’a précisé qu’il ne fallait pas se contenter des feuilles, mais faire une bonne soupe avec le reste. Voici sa recette : mettre les tiges dans de l’eau avec trois pommes de terre, un oignon, du sel et du poivre; laisser cuire (j’ai oublié combien de temps) et presser. « Vous aurez un délicieux potage », ajouta-t-il. Je n’ai pas osé lui dire que ma grand-mère, durant mon enfance, a essayé en vain de me faire manger de la soupe « aux herbes », comme je le disais. Qu’il s’agît alors de poireaux, de cresson ou de cerfeuil, je détestais cela…

Une fois le marché achevé, il faisait toujours aussi beau et doux. Bien sûr, je ne résistai pas à l’envie d’aller faire un tour. Après tout, rien d’urgent à faire à mon arrivée. Et cela laisserait le temps à la maison de se réchauffer.

Première direction : l’Hôtel de Ville, que je remarque à chaque passage car il est toujours aussi pimpant malgré une histoire visiblement chargée.

Comme vous l’avez imaginé, il s’agit d’un ancien château. Plus précisément, celui de Monsieur De Caix de Saint Aymour,
ancien maire, dont la fille épousa le Comte espagnol Albalaty Navajas.

Il fut racheté par la ville en 1923 grâce à une contribution de la ville de Chartres, marraine de guerre de Corbie.

Sur le fronton furent ajoutés trois blasons représentant les armes de
la ville de Corbie, ainsi que le Lion de Venise et trois corbeaux. On peut y lire l’inscription suivante : « Urbs Aurea Altera Roma » qui signifie « Ville d’Or Autre Rome ».

C’est ça, la modestie!

Ne cherchez pas la salle des mariages dans l’hôtel de ville, elle n’y est pas. On la trouve, avec la police municipale et le CCAS, dans un bâtiment étonnant situé derrière celui-ci.

Deux aigles, des têtes de chevaux, un chien… S’agissait-il des écuries? Je n’ai pas trouvé la réponse…

Direction maintenant, l’église que je vois au loin. En réalité, il s’agit d’une abbatiale; j’apprendrai par la suite qu’il y avait une grande abbaye à Corbie, qui dominait les alentours, avec ses 300 moines.

Abbatiale Saint Pierre

Elle est malheureusement fermée, et je ne pourrai en voir que l’extérieur, dont la couleur des portes interroge. Presque un bleu Klein! Pourtant, il n’a pas sévi ici, à ce que je sache…

Sur la place qu’elle borde, un autre édifice religieux. l’église Saint Etienne, aussi allongée et basse que l’abbatiale est « ramassée » et élevée.

Eglise Saint Etienne

Aux alentours, quelques détails architecturaux attirent mon regard. Depuis les porches carrés, que l’on trouve souvent dans ce coin, jusqu’à une école possédant encore un vaste préau, en passant par une maison arborant fièrement ce que l’on dénomme un mur en « rouges barres » (appareillage de pierres blanches et de briques liées à la chaux) – le pluriel est normal, ce n’est pas une erreur d’orthographe, mais la coutume.

Porche carré dans une maison jouxtant l’abbatiale
Un vrai préau (photo mal cadrée, pour éviter de prendre les enfants qui étaient alors en récréation)
Rouges barres

Un havre de paix entre périph et stade…

Enigme

Qui eût cru pouvoir trouver un endroit calme, serein, et qui serait extrêmement silencieux si l’on n’entendait aussi fort les moteurs de l’incessant ballet automobile sur le périphérique et, en temps « normal », les clameurs des spectateurs du Stade Charlety?

Avez-vous deviné de quoi il s’agit?

Ce pourrait être le Parc Kellerman, s’il n’était pas fréquenté par enfants ou ados… Mais ce n’est pas de lui dont je vais vous parler aujourd’hui.

Les habitant-e-s de ce coin de Paris sont au nombre de 18600. Oui, vous avez bien lu. Dix huit mille six cents. Enfin, aujourd’hui. Car ce nombre peut encore croître. Et pourtant, jamais vous ne les entendrez… Vous y êtes?

Autre particularité : ils et elles restent à Paris, dans le 13ème arrondissement, et pourtant leur ville est Gentilly. Avez-vous trouvé?

Eh oui, il s’agit d’un cimetière, et plus précisément du cimetière de Gentilly, qui, comme je viens de le préciser, ne se situe pas sur le territoire de cette commune, mais bien dans l’enceinte de Paris.

Encerclées par le monde d’aujourd’hui

Actuellement, on y entre par la rue Sainte Hélène. Or, sa particularité est d’être bien en pente… et le bas de la pente est situé de ce côté. Donc un excellent endroit pour se muscler les mollets, si vous voulez faire du sport.

L’Allée Principale

Sa situation si particulière provoque des vues étonnantes…

Parfois, les immeubles environnants apparaissent comme de gigantesques monuments funéraires.

A l’est, ce sont les immeubles HLM tout proches, ou les tours situées entre Place et Porte d’Italie.

A l’ouest, un immeuble brille de tous ses feux… je ne sais ce dont il s’agit, mais c’est étonnant, vu de l’endroit où je me trouve…

Au Nord, on a l’impression que les éclairages du stade lui sont destinés.

Tombes dominées par le stade

Au Sud, vue imprenable sur l’Hôtel Ibis… dont les chambres, en retour, ont vue imprenable sur le cimetière.

Le carré militaire

Spécimens

J’ai toujours aimé visiter les cimetières, qui nous apprennent tant sur la vie de jadis, voire de naguère… L’inventivité en matière de tombes n’a pas de limites, et j’aime à recueillir quelques images lors de mon passage en ces lieux. Voici donc un petit florilège de ce qui m’a émue, intéressée ou amusée… je vous laisse deviner.

Omphalos
Gémélléité
Vitraux de plein air
Déchaînée
Sous la main
Matriarcat?
Acte de résistance pacifique

Tombes de célébrité

Ce n’était pas l’objet de ma visite, et je n’avais pas de plan. J’en ai un maintenant, et je vais pouvoir retourner sur place si je veux saluer quelques célébrités dont j’ai beaucoup entendu parler pendant mon enfance. J’en retiendrai deux.

Mony Dalmès ・ Comédie-Française
Mony Dalmès

« L’actrice française, Mony DALMÈS meurt le 11 mai 2006 à Paris. De son vrai nom Simone Marie Georgette ETENNEMARE, elle voit le jour le 24 juillet 1914 au Kremlin-Bicêtre. Attirée très jeune par l’art dramatique, elle trouve des premiers engagements dans les théâtres parisiens avant de devenir pensionnaire de la Comédie Française, en 1937. Entre temps, elle a déjà eu un petit rôle dans un film de Pierre CARON « Les demi-vierges » adapté de la fameuse pièce homonyme de Marcel PRÉVOST, écrite trente ans plus tôt, et qui décrit les comportements de jeunes filles affranchies. Notons qu’elle elle devient sociétaire de la Comédie Française en 1942, à l’âge de 28 ans. Elle la quittera en 1957, sans pour autant cesser de monter sur les planches et d’obtenir des rôles au cinéma. Elle a doublé Marilyn MONROE dans quelques films. »

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Raymond Souplex

Eh oui, le fameux Bourrel qui a passionné certain-e-s d’entre nous durant leur jeunesse est enterré ici depuis 1972. Né en 1901, il s’appelait en réalité Raymond Guillermain. On le connaît surtout comme acteur, mais il fut aussi dialoguiste, scénariste et chansonnier.

Si vous voulez en savoir davantage sur d’autres tombes de « personnalités », vous pouvez vous reporter à ce site.

Une petite auberge abandonnée

Ce sera le dernier article consacré à la forêt de Meudon… tout au moins pour l’instant, car vous avez bien compris, si vous commencez à me connaître, que je reviendrai vous parler des autres étangs et sources… Il est aussi un autre lieu que je me suis promis de venir revoir : le hangar Y.

Pour l’instant, on ne peut pas le visiter, sauf parfois lors des journées du Patrimoine. 70 mètres de long, 24 de large et 26 de hauteur, on ne peut pas ne pas le voir lorsque l’on arrive du côté des étangs de Chalais et Trivaux! Voici ce qu’en dit le site « Culture et Patrimoine » : « Cette œuvre unique et intemporelle construite à partir des portiques métalliques provenant de la “galerie des machines” de l’Exposition Universelle de 1878 conçus par Henri de Dion, fut le hangar à dirigeables depuis lequel le ballon La France effectua le premier vol en circuit fermé au monde. » La ville de Meudon en a fait un projet phare, qu’elle présente sur son site avec une vidéo sans texte, qui le décrit longuement (4’43!). Il devait, en 2020, devenir « un futur lieu événementiel dédié à la science ». Mais je n’en dis pas plus ce jour, ce sera l’objet d’une autre visite, et d’un autre article.

Car mon objet, ce jour, est une petite auberge abandonnée, comme vous avez pu le voir en titre… A la croisée des chemins et entre les deux étangs dont je traitais récemment, elle a un air de chien abandonné, et une allure de chaumière désertée.

Pourtant, elle est la trace d’une vie conviviale, avec des pêcheurs, des couples bourgeois ou bobos venus s’encanailler ou des familles profitant de l’atmosphère sylvestre aux beaux jours.

Comme vous pouvez le voir, la vitrine est couverte de documents, dont quelques photos d’autrefois.

Il n’y a pas si longtemps qu’elle est fermée, cette auberge. J’ai trouvé un article en ligne qui en parle de manière dithyrambique.

« Entre le lac et la forêt de Meudon, se cache un petit cabanon vert… Les fenêtres sont embuées par le poêle allumé et la cuisson du poulet rôti, entrez… Vous êtes Au Rendez-vous des Pêcheurs, un restaurant familial, tenue depuis 20 ans par une adorable mère et sa fille.

La cuisine est généreuse, les prix doux, et l’accueil kids friendly. La charmante gérante, elle-même grand mère, est tout simplement adorable et amicale avec les enfants. Envie d’un déjeuner au vert en famille ? N’hésitez plus….« 

Libération avait publié un article sur ce restaurant en 2015, reprenant le titre du texte ci-dessus, dont voici le début :

« Si vous n’avez pas peur du loup, enfoncez-vous dans le bois de Meudon un samedi soir pour savourer un dîner aux chandelles dans une cabane de pêcheurs. »

Voilà qui donne envie, n’est-ce pas, d’un vrai dépaysement à 15 minutes du « périph »!

Le dernier des avis pour la plupart très positifs sur TripAdvisor date de mars 2020. Un an seulement, donc. Est-ce la crise qui en a eu raison, comme de beaucoup d’établissements de petite taille?

Vue de derrière, sur le chemin menant au Tapis Vert et à l’étang de La Garenne

Toujours est-il qu’on n’a qu’une envie : de la voir revivre… et surtout, « dans son jus »…