D’Urrugne à Ainhoa. 3. L’église de Lizarra

Je vous ai abandonné-e-s voici quelques jours à l’entrée de l’église. Il est donc largement temps d’en découvrir l’intérieur. Qui regorge d’éléments décoratifs en tout genre! Pénétrons donc par le portail roman tardif hyper-décoré bien caché, comme nous l’avons vu, par un portail beaucoup plus sobre…

A droite de l’entrée, un Christ sur un tombeau, figure relativement rare, me semble-t-il…

Découvrons maintenant la nef et le choeur.

Pour que vous compreniez mieux, un plan photographié dans l’église.

Et un commentaire pris sur le site de l’office du tourisme de la ville.

« L’église est dotée de trois nefs qui terminent par trois absides à l’extérieur et deux de plus a l’intérieur. Les voutes des bas-côtés sont à croisée d’ogives (xive siècle) et celles de la nef centrale sont des voutes en étoile de style gothique (xvie siècle). »

Il est vrai que les « plafonds » sont remarquables.

Avançons un peu dans la nef…

Deuxième surprise : deux chaires symétriques.

Cela signifie-t-il que les sermons se prononcent tantôt à droite, tantôt à gauche? Ou n’est-ce qu’un choix architectural? Un troisième étonnement devant la quantité impressionnante d’anges et angelots. Je crois n’en avoir jamais vu autant, même à Nice et en Ligurie!

Les évangélistes sont repérables à leur plume…

… et l’on peut se questionner sur le genre de Saint Jean.

Nombreuses sont les statues, et chacune interpelle, en particulier par l’expression des visages, mais aussi par tel ou tel détail, comme le petit diable tranchant avec l’angelot.

Et, pour en finir avec les « bouche bée », les statues de la Vierge, de la plus sombre aux plus « rayonnantes » (sens propre comme figuré!)…

Avant de quitter les lieux, un regard sur l’orgue, de taille relativement modeste, qui m’a également intéressée par ses tuyaux horizontaux.

En rédigeant cet article, j’ai découvert le sens de « chamade » !

“Tuyaux en chamade”

Expression pour parler de tuyaux à anches placés horizontalement et en dehors de l’orgue, généralement sous la façade, c’est-à-dire près du sommier. Dans ce cas le son de ces tuyaux est projeté directement vers l’auditeur, ce qui produit un effet surprenant et éclatant. Cette manière de faire provient des orgues espagnols du XVIIIe siècle où l’on trouve les Trompettes de Bataille faisant l’écho aux Trompettes réelles installées verticalement dans l’orgue. On a également placé horizontalement des jeux d’anches à pavillon court. (source)

Un dernier détail amusant dans le baptistère : les fonts baptismaux sont surmontés d’un couvercle. Un système à poulie mobile permet de l’ouvrir et le fermer…

Ingénieux et néanmoins élégant, non?

Quittons l’église San Miguel pour le centre du bourg, que je vous présenterai prochainement…

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